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    Pourquoi certains trous de mémoire sont-ils volontaires ?

    03/2/2026 | 2 min
    On parle souvent des “trous de mémoire” comme d’un simple oubli : un nom qu’on ne retrouve pas, une idée qu’on perd. Mais l’analyse approfondie d’environ 80 études publiée dans Trends in Cognitive Sciences met en lumière un phénomène plus surprenant : le vide mental (mind blanking). Ce n’est pas seulement “je n’arrive pas à me souvenir”, c’est plutôt “je n’ai plus rien dans la tête”, comme si la pensée s’était évaporée d’un coup.

    Et ce qui est fascinant, c’est que le cerveau ne subit pas toujours cet état : il peut en quelque sorte le produire. Attention : pas volontairement au sens “conscient” (vous ne décidez pas de débrancher votre esprit), mais volontairement au sens où c’est une régulation automatique, un mécanisme interne.

    Premier mécanisme : les fluctuations d’éveil. Le cerveau n’est pas un moteur constant. Il varie en permanence entre vigilance haute et basse, selon la fatigue, l’ennui, le stress ou la surcharge mentale. Dans certains moments, l’éveil descend juste assez pour que les réseaux qui soutiennent l’attention et la mémoire de travail ne parviennent plus à maintenir un contenu conscient stable. Résultat : un blanc total.

    Deuxième mécanisme : un phénomène étonnant appelé parfois “sommeil local”. Même quand on est éveillé, de petites zones du cerveau peuvent brièvement entrer dans un fonctionnement proche du sommeil, comme une micro-pause. Ce n’est pas une sieste complète, mais un arrêt temporaire de certains circuits. Et il suffit qu’une région clé pour l’attention ou la continuité de la pensée se mette en mode “off” quelques secondes pour que l’expérience subjective devienne : “je n’ai plus aucune pensée”.

    Troisième mécanisme : la mise en sourdine des réseaux mentaux. Certaines études suggèrent qu’au moment du vide mental, l’activité cérébrale devient moins complexe, moins organisée, comme si le cerveau basculait vers un mode plus simple, moins coûteux. On peut voir ça comme une stratégie d’économie d’énergie ou de réinitialisation : quand le système est saturé ou au contraire trop ralenti, il coupe brièvement les contenus disponibles.

    Conclusion : vos “trous de mémoire” ne sont pas toujours des ratés. Dans de nombreux cas, ils reflètent un état particulier du cerveau, où l’attention, l’éveil et les réseaux de maintien de la pensée se désengagent brièvement. Autrement dit, ce n’est pas juste que vous oubliez : c’est que, pendant quelques secondes, votre cerveau n’affiche plus rien à l’écran.
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    Pourquoi le syndrome du mort-vivant est-il dangereux ?

    02/2/2026 | 2 min
    Le “syndrome du mort-vivant” est le nom populaire d’un trouble psychiatrique rare et spectaculaire : le syndrome de Cotard. Il se caractérise par un délire dit nihiliste. Concrètement, la personne est persuadée d’être morte, de ne plus exister, de ne plus avoir d’organes, ou d’être en train de se décomposer. Ce n’est pas une simple impression ni une formule : dans l’esprit du patient, c’est une certitude absolue. Le syndrome apparaît le plus souvent dans le cadre d’une dépression très sévère, parfois associée à des symptômes psychotiques, mais il peut aussi être observé dans certaines maladies neurologiques ou après des atteintes cérébrales.
    Pourquoi ce syndrome est-il dangereux ? Pour trois raisons principales.

    D’abord, le risque suicidaire est majeur. Si quelqu’un est convaincu qu’il est déjà mort, l’idée de mourir “réellement” perd toute signification. Certaines personnes pensent que se suicider ne changera rien, ou que c’est même la seule manière de rendre cohérent ce qu’elles vivent intérieurement. Ce délire peut donc supprimer les freins habituels à l’auto-agression. C’est l’une des raisons pour lesquelles Cotard est considéré comme une urgence : le passage à l’acte peut survenir rapidement.

    Ensuite, le syndrome entraîne souvent une auto-négligence grave, parfois mortelle. Dans la logique du délire, manger ou boire devient inutile : “un mort n’a pas besoin de nourriture”. Le patient peut aussi refuser toute hygiène, ne plus dormir, ne plus se déplacer, ou arrêter ses traitements médicaux. Cette spirale peut conduire à une déshydratation, à une dénutrition, à des carences sévères et à des complications physiques importantes. Ici, le danger est double : psychique et médical.

    Enfin, Cotard est dangereux parce qu’il peut être mal diagnostiqué. Les proches et même certains soignants peuvent d’abord croire à une dépression “classique”, à une simple crise existentielle, ou à une bizarrerie verbale. Or le délire de négation est un symptôme précis, qui indique un niveau de gravité élevé et nécessite un traitement rapide. Plus la prise en charge est tardive, plus les risques s’accumulent.

    Conclusion claire : le syndrome du mort-vivant est dangereux car il combine un délire extrême avec un risque élevé de suicide et d’effondrement physique par refus de s’alimenter ou de se soigner. C’est une situation qui doit être traitée rapidement, souvent en milieu hospitalier, et qui peut s’améliorer nettement avec une prise en charge adaptée.
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    Les tatouages augmentent-ils les risques de cancer ?

    01/2/2026 | 1 min
    Les tatouages peuvent-ils augmenter le risque de cancer de la peau ? La question revient souvent, car un tatouage n’est pas seulement un dessin : c’est de l’encre injectée dans le derme, donc une exposition durable à des pigments et à divers additifs. Certaines encres peuvent contenir des substances irritantes, allergènes, voire des composés potentiellement problématiques lorsqu’on les analyse en laboratoire. Cela peut logiquement faire craindre un effet cancérogène à long terme.
    Mais en santé, l’intuition ne suffit pas : ce qui compte, ce sont les études sur de grands groupes de personnes, comparant les tatoués aux non tatoués, en prenant en compte les facteurs essentiels (notamment l’exposition aux UV, qui est de loin la première cause de cancers de la peau).

    À ce jour, les données scientifiques les plus solides ne montrent pas d’augmentation claire du risque de cancer de la peau chez les personnes tatouées, simplement parce qu’elles ont un tatouage. Autrement dit : avoir un tatouage ne semble pas, en soi, augmenter significativement le risque de mélanome ou des cancers cutanés les plus fréquents, quand on regarde l’ensemble des résultats disponibles.

    Alors pourquoi lit-on parfois des histoires de cancers “sur un tatouage” ? Parce qu’il existe effectivement des cas rapportés : certaines tumeurs cutanées ont été diagnostiquées dans des zones tatouées. Mais ces cas restent rares et ne prouvent pas que le tatouage en est la cause. Il est aussi possible qu’un tatouage rende plus difficile la détection précoce d’une lésion (un grain de beauté qui change, une tache inhabituelle, une zone qui saigne ou croûte), simplement parce que les couleurs et les motifs masquent les signes visuels.

    En pratique, le risque le plus important n’est donc pas tant “le tatouage = cancer”, mais plutôt : “le tatouage peut cacher un cancer débutant”.

    Conclusion claire : aujourd’hui, il n’existe pas de preuve scientifique solide permettant d’affirmer que les tatouages augmentent le risque de cancer de la peau. En revanche, il est prudent de surveiller sa peau, y compris les zones tatouées, et de consulter si une lésion apparaît ou change (taille, forme, couleur, saignement). Et bien sûr, la meilleure prévention contre les cancers cutanés reste la même pour tout le monde : se protéger du soleil.
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    Pourquoi l'anxiété peut-elle venir de l'alimentation ?

    29/1/2026 | 1 min
    L’alimentation peut jouer un rôle. Pas forcément comme cause unique, mais comme facteur qui peut déclencher, aggraver ou entretenir l’anxiété.
    D’abord, il faut comprendre une chose : le cerveau n’est pas “déconnecté” du reste du corps. Il vit dans un environnement biologique. Et cet environnement dépend en partie de l’alimentation. Ce que vous mangez influence l’inflammation, le microbiote intestinal, les hormones, la production de neurotransmetteurs… et donc, indirectement, votre niveau d’anxiété.

    Premier point : la qualité globale de l’alimentation. De nombreuses études observent qu’un régime équilibré, riche en fruits, légumes, fibres, poissons et bonnes graisses, est associé à moins de symptômes anxieux. Par exemple, une revue systématique s’intéressant aux liens entre qualité alimentaire et santé mentale chez les étudiants conclut qu’une meilleure qualité de régime est fréquemment associée à une diminution de l’anxiété et du stress.

    Deuxième point : le grand suspect moderne, ce sont les aliments ultra-transformés. On parle ici des produits industriels très transformés : snacks, biscuits, sodas, céréales très sucrées, plats préparés, etc. Une revue scientifique publiée en 2022 par Lane et ses collègues montre que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque plus élevé de symptômes dépressifs et anxieux. Ce n’est pas une preuve absolue de causalité, mais c’est un signal très cohérent, surtout quand on sait que ces aliments sont souvent pauvres en fibres et micronutriments, riches en sucres rapides, en sel, en additifs… et qu’ils favorisent une inflammation chronique légère.

    Troisième point : l’axe intestin-cerveau. Ce n’est pas une image : l’intestin communique réellement avec le cerveau. Le microbiote intestinal influence la production de substances qui modulent l’inflammation et le stress. Une alimentation pauvre en fibres et riche en produits ultra-transformés peut déséquilibrer ce microbiote, et ce déséquilibre peut favoriser un terrain anxieux.

    Enfin, il y a la question des nutriments. Certaines carences peuvent amplifier l’anxiété : magnésium, vitamines du groupe B, fer, zinc… parce qu’ils participent à la fabrication et à la régulation des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou le GABA.

    Et sur les interventions ? Il existe quelques données intéressantes. Une méta-analyse publiée dans JAMA Network Open montre que les oméga-3 pourraient réduire les symptômes d’anxiété dans certaines populations, même si les résultats restent hétérogènes.

    Conclusion : l’anxiété n’est pas “dans votre tête” au sens moral du terme. Elle a une base biologique, et l’alimentation peut en faire partie. Bien manger ne remplace pas une thérapie ou un traitement quand il le faut. Mais c’est un levier concret, quotidien, souvent sous-estimé… pour apaiser le mental.

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    Pourquoi le bruit rose aide-t-il à bien dormir ?

    28/1/2026 | 2 min
    Le “bruit rose”, c’est un son un peu comme une pluie douce, un souffle régulier, ou des vagues lointaines. Techniquement, c’est un bruit dont l’énergie diminue quand la fréquence augmente : les sons graves sont plus présents, les aigus moins agressifs. Contrairement au bruit blanc (type “radio mal réglée”, très riche en aigus), le bruit rose est plus chaud, plus naturel, et souvent mieux toléré par le cerveau.

    Mais pourquoi certains disent qu’il aide à dormir ? Pour deux raisons très concrètes.

    D’abord, il masque les bruits parasites. Le sommeil est extrêmement sensible aux sons imprévisibles : une moto qui passe, une porte qui claque, une voix dans la rue. Même si ça ne vous réveille pas complètement, ça provoque des micro-éveils et fragmente le sommeil. Le bruit rose sert de “rideau sonore” stable : il réduit les contrastes sonores et rend l’environnement plus uniforme. Résultat : moins de sursauts et un sommeil plus continu.

    Ensuite — et c’est le point le plus fascinant — le bruit rose peut aussi agir directement sur les rythmes du cerveau, surtout lorsqu’il est diffusé d’une manière très précise.
    Pendant la phase la plus réparatrice du sommeil, le sommeil profond, le cerveau produit des ondes lentes (slow waves). Or, si on envoie de très brèves impulsions de bruit rose au bon moment, parfaitement synchronisées avec ces ondes, on peut amplifier l’activité des ondes lentes, donc renforcer la qualité du sommeil profond.
    C’est exactement ce qu’a montré une étude de référence publiée dans Frontiers in Human Neuroscience : chez des adultes plus âgés, des impulsions de bruit rose synchronisées en temps réel avec les ondes cérébrales ont augmenté l’activité des ondes lentes, et les participants avaient aussi de meilleures performances de mémoire le lendemain. Cette stimulation est appelée “closed-loop auditory stimulation”.

    Donc, le bruit rose n’est pas juste un son relaxant : utilisé correctement, il peut stabiliser le sommeil et même renforcer le sommeil profond en soutenant les rythmes naturels du cerveau.

    Conclusion : si le bruit rose aide à mieux dormir, ce n’est pas de la magie. C’est une double action : moins de perturbations… et, dans certains protocoles, un vrai effet physiologique sur le sommeil profond.
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