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Choses à Savoir TECH

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    Un super conseil tech américain pour battre la Chine ?

    01/04/2026 | 2 min
    La rivalité entre les États-Unis et la Chine se joue aujourd’hui sur un terrain bien précis : celui des technologies de pointe, et en particulier de l’intelligence artificielle. Un domaine devenu stratégique, à la fois pour l’économie, la défense et l’influence mondiale. Et sur ce terrain, Washington entend mobiliser ses meilleurs atouts.

    Les États-Unis disposent en effet d’un vivier exceptionnel d’entrepreneurs et de dirigeants technologiques. Des figures comme Jensen Huang, à la tête de NVIDIA, entreprise devenue incontournable dans la fabrication de puces utilisées pour l’IA, incarnent cette puissance industrielle. C’est dans ce réservoir de talents que l’administration Trump a décidé de puiser pour constituer un conseil technique de haut niveau. Ce conseil, baptisé PCAST, pour President’s Council of Advisors on Science and Technology, n’est pas nouveau. Créé en 2001 sous la présidence de George W. Bush, il a pour mission de conseiller la Maison-Blanche sur les grandes orientations scientifiques et technologiques. Dissous puis réactivé au fil des administrations, il connaît aujourd’hui une nouvelle incarnation.

    Le nouveau PCAST sera co-présidé par Michael Kratsios et David Sacks. Mais surtout, il rassemble treize personnalités majeures de la tech américaine. Parmi elles : Jensen Huang, mais aussi Mark Zuckerberg, patron de Meta, Larry Ellison, fondateur d’Oracle, ou encore Lisa Su, dirigeante d’AMD. Autant de profils directement impliqués dans les infrastructures et les usages de l’intelligence artificielle.

    Dans un communiqué, la Maison-Blanche précise que ce conseil devra se pencher sur les opportunités, mais aussi les défis posés par les technologies émergentes, notamment pour le marché du travail. L’objectif affiché : permettre aux Américains de prospérer dans ce qui est présenté comme un nouvel « âge d’or » de l’innovation. Mais derrière cette ambition, il y a aussi une inquiétude. Celle de voir la Chine prendre l’avantage dans la course à l’IA. Car cette technologie ne se limite pas aux applications civiles : elle est aussi au cœur des systèmes militaires, du renseignement et de la cybersécurité.
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    La boîte mail perso du patron du FBI piratée ?

    31/03/2026 | 2 min
    Huit jours après avoir promis de « traquer » les membres du groupe Handala avec toute la puissance des forces de l’ordre américaines, Kash Patel se retrouve lui-même au centre de l’affaire. Son nom figure désormais parmi les cibles revendiquées par ce collectif de hackers. Le FBI a confirmé fin mars qu’un accès non autorisé avait bien visé la messagerie personnelle de son directeur. L’agence assure toutefois avoir pris les mesures nécessaires pour limiter les risques. Selon son porte-parole, les données concernées sont anciennes et ne touchent à aucune information gouvernementale sensible.

    Dans le détail, les e-mails divulgués s’étendent de 2011 à 2022. Ils incluent des échanges personnels, professionnels ou liés à des déplacements, comme des réservations de voyage. Aucun élément ne semble concerner des opérations en cours du FBI. Le groupe a également diffusé des photos privées inédites de Kash Patel, ce qui renforce la dimension embarrassante de l’affaire. Car au-delà de la sécurité nationale, c’est bien l’image qui est en jeu. D’autant que, selon plusieurs informations, cette vulnérabilité était connue. Fin 2024, avant même sa nomination à la tête du FBI, Kash Patel avait été alerté qu’un piratage attribué à des acteurs iraniens avait compromis certaines de ses communications personnelles. Malgré cela, ce compte n’aurait pas été suffisamment sécurisé par la suite.

    Autre élément clé : les métadonnées ; ces informations techniques attachées aux fichiers, comme leur date de création ; indiquent que le piratage remonte à avant le conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran. Le groupe Handala aurait donc conservé ces données pour les publier à un moment stratégique, en réaction notamment à la saisie récente de ses domaines internet par le FBI.

    Il faut aussi relativiser l’ampleur technique de l’attaque. Contrairement aux affirmations du groupe, il ne s’agit pas d’une intrusion dans les systèmes internes du FBI, mais d’un accès à un compte Gmail personnel, visiblement insuffisamment protégé, notamment sans authentification renforcée ; un dispositif qui ajoute une étape de vérification, comme un code envoyé sur un téléphone. Pour les experts en cybersécurité, cette opération s’inscrit dans une stratégie classique dite de « hack-and-leak » : pirater des données, puis les diffuser pour fragiliser une cible. Objectif : exposer, embarrasser et créer un sentiment de vulnérabilité.
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    La Maison-Blanche lance sa propre app problématique ?

    30/03/2026 | 2 min
    « Il y a eu beaucoup de lancements récemment… rassurez-vous, celui-ci n’est qu’une application. » Le ton est donné. Dans une vidéo mêlant images de missiles et humour grinçant, l’administration Trump a annoncé, sur le compte officiel de la Maison-Blanche sur X, la sortie de sa nouvelle application mobile, désormais disponible sur les principales plateformes.

    Sur le papier, la promesse est ambitieuse : offrir une information « en temps réel, sans filtre, directement à la source ». Dans les faits, l’application ressemble surtout à un hub de contenus officiels. On y trouve des communiqués, des vidéos en direct, une galerie d’images, ainsi qu’un regroupement des publications issues des réseaux sociaux de la Maison-Blanche, X, TikTok, Instagram ou encore Truth Social.

    Mais après quelques minutes d’utilisation, l’écart entre la promesse et la réalité apparaît clairement. Prenons l’onglet « Affordability », censé illustrer la baisse du coût de la vie. Les données, issues du Bureau of Labor Statistics, l’organisme américain chargé des statistiques économiques, montrent bien une diminution des prix… mais sur une sélection très restreinte de produits. Le lait, par exemple, correspond ici à des versions allégées, dont les prix ont davantage baissé que ceux du lait entier. En revanche, des produits en hausse, comme le café, le bœuf haché ou le jus d’orange, sont absents. Même constat pour les carburants. Côté fonctionnalités, certaines promesses peinent aussi à se concrétiser. Les retransmissions en direct ne sont pas systématiques : un discours présidentiel récent n’était pas disponible en temps réel. L’onglet « Social », qui centralise les réseaux, souffre quant à lui de problèmes techniques, avec des ralentissements fréquents.

    Autre point sensible : les données personnelles. L’application demande l’accès à la localisation précise, aux empreintes digitales et à certains fichiers du téléphone. Des autorisations jugées intrusives par plusieurs utilisateurs, d’autant que la politique de confidentialité reste très générale sur leur usage. Enfin, un bouton permettant de signaler des individus à l’agence fédérale ICE, chargée de l’immigration, suscite la controverse. Présenté comme un outil citoyen, il est perçu par certains comme un moyen de dénonciation simplifié. Reste une question en suspens : celle de la durée de vie de cette application. Contrairement aux comptes officiels, transmis d’une administration à l’autre, son avenir après le mandat actuel demeure incertain.
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    OpenAI supprime Sora et se sépare de Disney ?

    29/03/2026 | 2 min
    Six mois à peine après son lancement très médiatisé, Sora, l’outil de génération vidéo d’OpenAI, s’apprête déjà à disparaître. Selon plusieurs médias américains, l’entreprise a décidé de fermer à la fois l’application, son interface de programmation, ce que l’on appelle une API, utilisée par les développeurs pour intégrer un service, et le site dédié. L’annonce a été faite sobrement sur le réseau X, sans calendrier précis. OpenAI indique simplement qu’un plan sera communiqué pour permettre aux utilisateurs de récupérer leurs créations. Mais derrière cette communication minimaliste, le constat est clair : le projet n’a pas tenu ses promesses.

    Pourtant, les débuts semblaient prometteurs. En novembre 2025, l’application avait enregistré 3,3 millions de téléchargements, portée par l’intérêt autour de Sora 2 et de son volet social. Mais dès janvier, la dynamique s’est inversée, avec une chute de 45 % des téléchargements. Le revers le plus marquant concerne un partenariat stratégique avec Disney. Un accord prévoyait l’utilisation de plus de 200 personnages issus de franchises comme Marvel, Pixar ou Star Wars, pour un montant estimé à un milliard de dollars. Finalement, ce contrat ne sera jamais concrétisé. Aucun échange financier n’a eu lieu.

    En coulisses, plusieurs facteurs expliquent ce retrait. D’abord, le coût. La génération vidéo par intelligence artificielle est extrêmement gourmande en puissance de calcul, notamment en GPU, ces processeurs spécialisés indispensables à l’entraînement et à l’exécution des modèles. Dans un contexte où ces ressources sont rares et très sollicitées, maintenir un service aussi exigeant devient difficilement soutenable. Ensuite, la concurrence. Des acteurs comme Anthropic se concentrent sur des usages plus rentables, comme le texte ou le code, avec des outils mieux adaptés aux besoins des entreprises. À l’inverse, Sora séduisait surtout le grand public, sans modèle économique encore stabilisé.

    La décision s’inscrit donc dans une stratégie plus large : recentrer les efforts sur les produits jugés prioritaires, notamment en vue de futurs investissements. Pour autant, la technologie ne disparaît pas totalement. Les équipes de Sora vont se réorienter vers la simulation du monde physique, un domaine clé pour la robotique. Et certaines fonctions vidéo devraient subsister, de manière plus intégrée, dans ChatGPT. En abandonnant Sora comme produit autonome, OpenAI laisse désormais le champ libre à d’autres acteurs.
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    Hidden Wiki, l’entrée rapide vers le dark web ?

    26/03/2026 | 2 min
    Le dark web fascine autant qu’il inquiète. Dans cet univers souvent entouré de fantasmes, un nom revient régulièrement : le Hidden Wiki, présenté comme une sorte de porte d’entrée vers les services cachés accessibles via le réseau Tor. En réalité, cette image est trompeuse.

    Contrairement à ce que laisse penser son nom, il n’existe pas un Hidden Wiki officiel, stable et reconnu. Il s’agit en fait d’une multitude de pages distinctes, qui circulent sous la même appellation. Ces pages fonctionnent comme des annuaires : elles listent des adresses en .onion, ces sites accessibles uniquement via Tor, un réseau conçu pour anonymiser la navigation. Le problème, c’est que ces listes sont souvent alimentées de manière anonyme, copiées, modifiées, puis répliquées ailleurs. Résultat : des liens obsolètes, des services disparus, et des copies qui continuent d’exister sans mise à jour fiable. Ce qui donne l’illusion d’un répertoire structuré… alors qu’il s’agit en réalité d’un assemblage hétérogène et peu contrôlé.

    Dans ce contexte, la question de la fiabilité devient centrale. Certains liens peuvent mener vers des services légitimes — des médias, par exemple, ou des outils axés sur la confidentialité qui proposent une version .onion de leur site. Mais beaucoup d’autres redirigent vers des pages inactives, des miroirs, ou des plateformes dont l’origine est difficile à vérifier. C’est là que les risques apparaissent. Comme sur le web classique, il est possible de tomber sur des sites frauduleux, conçus pour imiter des services connus et récupérer des identifiants ou diffuser des logiciels malveillants. La différence, c’est qu’ici, les repères sont moins nombreux pour distinguer le vrai du faux.

    Pour s’orienter, certains outils offrent des alternatives plus fiables. Des moteurs comme Ahmia indexent une partie des services .onion accessibles publiquement, avec un filtrage de contenu. D’autres sites, comme Dark.fail, permettent de vérifier l’adresse de plateformes connues. Mais la méthode la plus sûre reste souvent la plus simple : consulter directement les sites officiels sur le web classique, qui publient parfois leur adresse .onion. Enfin, une précision importante : utiliser Tor n’a rien d’illégal en soi. Ce réseau permet notamment de contourner la censure ou de protéger sa vie privée. En revanche, la prudence reste essentielle. Éviter les téléchargements douteux, vérifier les sources, et comprendre que ces annuaires ne sont pas des références fiables.
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