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    La Chine mise tout sur l'IA ?

    12/03/2026 | 2 min
    En Chine, l’intelligence artificielle n’est plus seulement un domaine technologique prometteur : elle devient un axe central de la stratégie nationale. Le nouveau plan quinquennal, dévoilé lors de l’ouverture du Congrès national du peuple, en témoigne clairement. Dans ce document de 141 pages, l’IA est mentionnée plus d’une cinquantaine de fois. Pékin y détaille un vaste programme baptisé « AI+ », destiné à intégrer l’intelligence artificielle dans l’ensemble de l’économie et de la société.

    Derrière cette ambition technologique se cachent plusieurs objectifs stratégiques. Le premier concerne la démographie. La Chine fait face à un vieillissement rapide de sa population, ce qui risque de peser sur la main-d’œuvre et la croissance. Pour compenser ce déficit de travailleurs, les autorités comptent accélérer l’automatisation. Le plan prévoit notamment le déploiement de robots dans les secteurs qui manquent de personnel, ainsi que des systèmes d’intelligence artificielle capables d’accomplir certaines tâches avec une supervision humaine minimale. Mais la stratégie va bien au-delà de l’industrie. Selon Kyle Chan, chercheur à la Brookings Institution, Pékin souhaite intégrer l’IA dans de nombreux aspects de la vie quotidienne : logistique, services médicaux, livraison de colis, mais aussi éducation. L’objectif est de transformer en profondeur l’organisation économique et sociale d’un pays de plus d’un milliard d’habitants.

    Cette accélération s’inscrit également dans un contexte de rivalité technologique croissante avec les États-Unis. Washington limite l’accès de la Chine aux semi-conducteurs les plus avancés, indispensables pour entraîner les modèles d’intelligence artificielle. En réponse, Pékin restreint certaines exportations de terres rares, ces minéraux essentiels à la fabrication de nombreux équipements électroniques. Dans ce bras de fer technologique, la Chine cherche désormais à maîtriser toute la chaîne industrielle, des puces électroniques aux applications d’IA.

    Le plan quinquennal ne s’arrête pas à l’intelligence artificielle. Il évoque aussi plusieurs technologies de rupture : la 6G, l’informatique quantique, les robots humanoïdes capables d’interagir avec leur environnement, ou encore les interfaces cerveau-machine, qui permettent de communiquer directement entre le cerveau et un ordinateur. Le programme inclut également des ambitions dans l’espace et l’énergie : développement d’une fusée lourde réutilisable, progrès dans la fusion nucléaire, et même la perspective d’une station scientifique sur la Lune. Enfin, un point notable apparaît pour la première fois dans ce rapport officiel : la Chine affirme vouloir utiliser l’open source comme un levier stratégique.
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    OBLITERATUS, l'outil qui débride toutes les IA ?

    11/03/2026 | 3 min
    Depuis plus d’un an, certains chercheurs indépendants expérimentent une technique controversée dans le monde de l’intelligence artificielle : l’“oblitération” des modèles de langage. Sur la plateforme Hugging Face, des versions modifiées d’IA, aux noms explicites comme Dark Champion ou Uncensored, circulent déjà et cumulent plusieurs milliers de téléchargements.

    Mais un nouvel outil, baptisé OBLITERATUS, pourrait changer d’échelle. Mis en ligne sur GitHub par un développeur se présentant sous le pseudonyme Pline le Libérateur, il rassemble dans une seule interface tout ce qui nécessitait auparavant des manipulations techniques complexes. Treize méthodes d’extraction différentes, quinze modules d’analyse, un système capable de détecter automatiquement les protections d’un modèle : le tout accessible sans écrire une seule ligne de code, simplement avec un compte Google.

    Le principe technique repose sur une idée issue d’une étude publiée en 2024 lors de la conférence NeurIPS, l’un des grands rendez-vous mondiaux de l’IA. Les chercheurs y expliquaient que la capacité d’un modèle à refuser certaines requêtes, par exemple des contenus dangereux ou illégaux, dépend souvent d’une direction particulière dans ce que l’on appelle l’espace des activations. Autrement dit, une configuration mathématique interne qui guide les réponses du modèle. Si l’on identifie cette direction et qu’on la supprime des paramètres du modèle, celui-ci conserve sa capacité de raisonnement… mais perd sa tendance à refuser.

    OBLITERATUS automatise ce processus en plusieurs étapes : chargement du modèle, collecte des activations, extraction des directions de refus à l’aide d’une méthode mathématique appelée décomposition SVD, modification ciblée des paramètres, puis vérification du résultat. L’outil fonctionne directement dans l’environnement gratuit Google Colab ou via les GPU mis à disposition sur Hugging Face Spaces. Pour plus d’une centaine de modèles compatibles, de GPT-2 à certaines variantes de DeepSeek, quelques minutes suffisent pour effectuer une modification complète.

    Chaque utilisation alimente aussi une base de données collective. Les informations enregistrées incluent le modèle utilisé, la méthode employée et l’efficacité du contournement des protections. L’objectif affiché par l’auteur est de constituer la base comparative la plus complète sur les mécanismes d’alignement des modèles d’IA. Cette démarche soulève évidemment des questions. Une étude publiée cette année dans Nature Communications montrait déjà que certains systèmes d’IA pouvaient contourner les protections d’autres modèles avec 97 % de succès. Mais OBLITERATUS va plus loin : il ne contourne pas les garde-fous à chaque requête, il les supprime directement dans l’architecture du modèle. Pour les équipes qui déploient des modèles open source, cette technique devient donc une nouvelle menace potentielle. Certaines solutions existent, comme renforcer l’apprentissage du refus ou multiplier les tests de robustesse, mais elles restent encore peu adoptées par les grands fournisseurs d’IA.
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    La fin des numéro inconnus sur téléphone annoncée par Orange ?

    10/03/2026 | 2 min
    Recevoir un appel d’un numéro inconnu est devenu un petit dilemme du quotidien. Est-ce un livreur, un conseiller bancaire… ou un démarchage commercial ? Par réflexe, beaucoup de personnes ne décrochent plus. Ce réflexe de protection est compréhensible, mais il entraîne aussi un effet inattendu : certains appels parfaitement légitimes passent eux aussi à la trappe. Pour tenter de résoudre ce problème, l’opérateur Orange expérimente un nouveau service baptisé Branded Calling. Présenté lors du Mobile World Congress 2026, ce système promet de rendre les appels téléphoniques beaucoup plus transparents.

    Le principe est simple : lorsqu’une entreprise appelle un client, son nom certifié apparaît directement sur l’écran du smartphone, même si le numéro n’est pas enregistré dans les contacts. L’utilisateur sait immédiatement qui tente de le joindre et peut décider de répondre en connaissance de cause. Selon Orange, l’impact est déjà spectaculaire. Le simple fait d’afficher un nom vérifié multiplierait par cinq le taux de réponse. Une donnée importante pour les entreprises qui utilisent encore le téléphone pour leurs livraisons, leurs services clients ou leurs démarches commerciales.

    Évidemment, afficher un nom ne suffit pas : encore faut-il s’assurer qu’il est authentique. Pour cela, l’opérateur affirme avoir mis en place trois niveaux de sécurité. D’abord, chaque entreprise souhaitant utiliser le service doit être vérifiée avant d’être autorisée à apparaître dans le système. Ensuite, son numéro doit passer par un niveau élevé d’authentification technique, appelé MAN, un mécanisme destiné à confirmer que l’appel provient bien de l’organisation annoncée. Enfin, les numéros suspects sont filtrés grâce à la base de données Orange Téléphone, un outil déjà utilisé pour identifier les appels frauduleux.

    Autre particularité : aucune application à installer. Le service fonctionne directement au cœur du réseau mobile 4G et 5G. Concrètement, une base de données – gérée par la société RealNetworks – associe chaque numéro professionnel à un nom d’affichage certifié. Lorsque l’appel arrive, cette information est transmise automatiquement au téléphone de l’utilisateur. Le système est déjà en service dans plusieurs pays, et la France pourrait le déployer à grande échelle avant la fin de l’année. Selon Orange, d’ici 2030, un tiers des appels pourraient afficher une identité vérifiée.
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    Les relations IA-Humains se normalisent-elles ?

    09/03/2026 | 2 min
    Les relations entre humains et intelligence artificielle ne relèvent plus seulement de la science-fiction. Une étude récente montre que certains utilisateurs explorent désormais une forme d’intimité avec des agents conversationnels. Et contrairement à certains clichés, ce phénomène ne concerne pas uniquement des personnes isolées ou en difficulté relationnelle.

    Selon les résultats du sondage, seuls 16 % des utilisateurs expliquent recourir à ces interactions parce qu’ils auraient du mal à rencontrer quelqu’un dans la vie réelle. 14 % évoquent simplement un manque de temps. La motivation principale est ailleurs : 61 % des participants affirment que l’IA leur offre un espace plus facile pour s’exprimer et expérimenter. Autrement dit, ces échanges ne remplacent pas nécessairement les relations humaines. Ils servent plutôt de terrain d’expérimentation, un environnement perçu comme sans risque social. Les utilisateurs peuvent y tester des conversations, explorer des idées ou formuler des choses qu’ils n’oseraient pas dire face à un partenaire réel.

    Dans cette logique, 37 % des personnes interrogées disent utiliser l’IA pour s’entraîner à flirter ou simuler des rendez-vous, tandis que 31 % expliquent s’en servir pour explorer certains fantasmes avant d’en parler ou de les vivre dans la réalité. Pour beaucoup, ces interactions jouent un rôle de répétition générale. 65 % estiment même que cela les a aidés à se sentir plus désirables dans leur vie réelle. Certaines découvertes concernent aussi l’identité personnelle. 60 % des participants déclarent que ces conversations les ont aidés à identifier des attirances ou des préférences sexuelles qu’ils n’avaient pas clairement perçues auparavant. Comme le souligne Justin Garcia, chercheur au Kinsey Institute, ces relations restent souvent plus « transactionnelles » que les relations humaines. Pourtant, 61 % des sondés disent que leur vie sexuelle réelle s’est améliorée grâce à ces explorations.

    Il faut toutefois nuancer ces résultats. L’enquête a été réalisée par Joi AI, une entreprise qui développe précisément ce type d’outils. Les 2 500 participants sont tous des utilisateurs actifs de ces technologies. L’étude ne représente donc pas l’ensemble de la population. Un dernier chiffre illustre néanmoins l’évolution des mentalités : 28 % des personnes interrogées trouvent ces interactions excitantes parce qu’elles donnent l’impression de vivre dans un univers de science-fiction. Et près de la moitié, 49 %, déclarent qu’elles envisageraient une relation physique avec une intelligence artificielle si la technologie le permettait un jour.
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    Apple songe à tout faire en impression 3D ?

    08/03/2026 | 2 min
    Chez Apple, chaque détail industriel compte. Quand on produit plus de 200 millions de smartphones par an, comme c’est le cas pour l’iPhone, la moindre optimisation dans la fabrication peut représenter des économies de plusieurs millions de dollars. C’est dans cette logique que le groupe californien explore une nouvelle piste : l’impression 3D appliquée aux pièces métalliques de ses appareils.

    Selon un rapport du journaliste Mark Gurman publié par Bloomberg, Apple testerait actuellement cette technologie pour produire certaines pièces en aluminium. Les boîtiers d’iPhone et d’Apple Watch pourraient, à terme, être concernés. L’impression 3D, aussi appelée fabrication additive, consiste à créer un objet couche par couche à partir d’un modèle numérique. Contrairement aux méthodes industrielles classiques — comme l’usinage ou la forge — cette technique permet de produire des pièces avec moins de matière et moins d’étapes intermédiaires. Résultat : moins de déchets, des chaînes de production potentiellement simplifiées et des coûts réduits.

    Apple n’en est pas à ses premiers essais. La marque a déjà utilisé ce procédé pour certaines pièces récentes. Les Apple Watch Ultra 3 et Series 11, par exemple, intègrent des éléments en titane recyclé fabriqués grâce à l’impression 3D. Le même principe aurait été appliqué au port USB-C en titane de l’iPhone Air. Selon Apple, cette méthode permet d’obtenir une pièce plus résistante tout en utilisant environ 33 % de titane en moins.

    Pour l’instant, la firme semble surtout s’intéresser à l’aluminium, un matériau central dans la conception de ses produits. Si la technologie est adoptée à grande échelle, elle pourrait contribuer à réduire les coûts de fabrication tout en limitant la consommation de matière. Mais l’intérêt n’est pas uniquement économique. L’impression 3D ouvre aussi des possibilités techniques difficiles à obtenir avec les procédés traditionnels. Apple a par exemple pu créer des micro-textures dans certaines zones métalliques, impossibles à réaliser auparavant. Dans l’Apple Watch Ultra 3, cette technique a servi à améliorer l’étanchéité autour du logement de l’antenne.

    Les montres connectées doivent en effet intégrer des éléments en plastique dans leur coque métallique pour permettre aux antennes de fonctionner. En imprimant une texture spécifique dans l’aluminium, Apple a pu renforcer l’adhérence entre les deux matériaux et améliorer la solidité de l’ensemble. Cette approche rappelle celle adoptée récemment pour le MacBook Neo, dont le processus de fabrication a été repensé pour utiliser moins d’aluminium et proposer un ordinateur plus abordable.
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