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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir SCIENCES

    Quel est l’objet le plus rapide jamais créé par l’Homme ?

    12/10/2026 | 2 min
    Quel est l'objet le plus rapide jamais fabriqué par l'être humain ? Un avion de chasse ? Une fusée ? Un missile hypersonique ? Rien de tout cela. Le record appartient à un engin spatial capable d'atteindre près de 690 000 kilomètres à l'heure ! Son nom : Parker Solar Probe, une sonde de la NASA lancée en 2018.

    Pour comprendre cette vitesse absolument vertigineuse, quelques comparaisons s'imposent.

    En effet, à une telle allure, il faudrait seulement une trentaine de secondes pour parcourir la distance entre Paris et New York, en ligne droite. Et la sonde se déplace environ 200 fois plus vite qu'une balle de fusil !

    Mais pourquoi avoir construit un engin aussi rapide ?

    Tout simplement pour explorer notre étoile : le Soleil.

    En effet, Parker Solar Probe a été conçue pour s'approcher de sa surface comme aucun autre objet fabriqué par l'Homme auparavant.

    Le 24 décembre 2024, elle a ainsi atteint une distance record d'environ 6,1 millions de kilomètres de la surface solaire. Cela semble énorme, mais à l'échelle du système solaire, c'est extrêmement proche !

    D'ailleurs, la sonde traverse directement la couronne solaire, autrement dit l'atmosphère extérieure du Soleil.

    Mais comment parvient-elle à atteindre une telle vitesse ?

    Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce ne sont pas ses moteurs qui lui permettent d'accélérer autant.

    En réalité, c'est principalement la gravité du Soleil qui fait le travail.

    En effet, plus la sonde se rapproche de notre étoile, plus l'attraction gravitationnelle l'accélère.

    Pour réussir cette prouesse, les ingénieurs utilisent également une technique appelée assistance gravitationnelle. En passant plusieurs fois à proximité de Vénus, la sonde modifie sa trajectoire et perd de l'énergie orbitale, ce qui lui permet de se rapprocher progressivement du Soleil.

    Mais un autre défi se pose : comment éviter de fondre ?

    Pour cela, Parker Solar Probe possède un bouclier thermique d'environ 11 centimètres d'épaisseur, fabriqué notamment à partir de carbone.

    Grâce à lui, ses instruments restent protégés malgré des températures pouvant atteindre plusieurs centaines de degrés à la surface du bouclier.

    Enfin, cette mission poursuit un objectif scientifique essentiel : comprendre le fonctionnement du vent solaire, ce flux de particules qui peut perturber nos satellites, nos communications et nos réseaux électriques.

    D'ailleurs, en septembre 2026, la sonde a de nouveau égalé son record de vitesse.

    Finalement, l'objet le plus rapide de l'histoire n'a pas été conçu pour battre un record, mais pour résoudre certains des plus grands mystères de notre Soleil.
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  • Choses à Savoir SCIENCES

    Peut-on vraiment extraire de l’or avec du sucre ?

    09/10/2026 | 2 min
    Et si un simple dérivé du sucre permettait de récupérer de l’or, sans utiliser les produits chimiques extrêmement toxiques employés traditionnellement ? C’est la découverte étonnante réalisée par des chercheurs américains. Mais derrière cette promesse écologique se cache une réalité un peu plus compliquée.
    Pour comprendre, il faut d’abord savoir comment on extrait habituellement l’or.
    Dans les mines, le métal précieux est souvent présent en quantités infimes, mélangé à d’autres minéraux. Pour le récupérer, les industriels utilisent notamment du cyanure, un composé chimique très efficace pour dissoudre l’or, mais aussi extrêmement toxique.
    En cas de fuite, les conséquences pour les sols et les cours d’eau peuvent être catastrophiques.
    C’est pourquoi les scientifiques cherchent depuis longtemps des solutions moins polluantes.
    Et en 2013, des chercheurs de l’université Northwestern, aux États-Unis, ont fait une découverte surprenante, presque par hasard.
    Ils ont constaté qu’une molécule appelée alpha-cyclodextrine pouvait permettre de récupérer de l’or dissous dans une solution.
    Cette molécule est fabriquée à partir d’amidon, notamment celui du maïs. Elle appartient à la famille des glucides, comme le sucre alimentaire, mais possède une structure particulière : six unités de glucose disposées en anneau.
    Et c’est précisément cette structure qui fait toute la différence.
    Lorsqu’on ajoute l’alpha-cyclodextrine à une solution contenant certains composés de l’or, les molécules s’assemblent spontanément pour former de minuscules cristaux solides.
    Ces cristaux emprisonnent les composés contenant l’or, qui peuvent ensuite être séparés du liquide.
    Autrement dit, une substance dérivée de l’amidon permet de récupérer sélectivement un métal précieux !
    Mais attention : cela ne signifie pas qu’il suffit de verser du sucre sur une roche pour en faire sortir de l’or.
    Le métal doit d’abord avoir été dissous grâce à d’autres substances chimiques. Et certaines peuvent elles-mêmes être dangereuses pour l’environnement.
    Autre difficulté : une méthode efficace en laboratoire ne l’est pas forcément à l’échelle industrielle. Il faut notamment tenir compte du coût, de la consommation d’énergie et du recyclage des réactifs.
    En revanche, cette découverte ouvre une perspective particulièrement intéressante : la récupération de l’or contenu dans nos déchets électroniques.
    Car nos smartphones, ordinateurs et circuits imprimés renferment de petites quantités de ce métal précieux.
    En perfectionnant cette méthode, les scientifiques espèrent rendre leur recyclage plus propre et plus rentable.
    Alors, peut-on vraiment extraire de l’or avec du sucre ?
    Oui, indirectement. Mais il ne s’agit pas encore d’une révolution industrielle. Plutôt d’une piste scientifique prometteuse, qui pourrait contribuer à réduire l’impact environnemental de la récupération de l’or.
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    Quel est le mystère de l’étoile de Tabby ?

    08/10/2026 | 2 min
    À environ 1 400 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Cygne, se trouve une étoile qui a longtemps donné du fil à retordre aux astronomes : KIC 8462852, plus connue sous le nom d’« étoile de Tabby » ou « étoile de Boyajian ».

    Tout commence grâce au télescope spatial Kepler. Celui-ci surveille la luminosité de milliers d’étoiles afin de détecter des exoplanètes. Lorsqu’une planète passe devant son étoile, elle provoque normalement une petite baisse de luminosité, régulière et périodique.

    Mais avec l’étoile de Tabby, rien ne se passe normalement.

    Les observations révèlent des diminutions de luminosité totalement irrégulières. Certaines atteignent environ 20 %, ce qui est énorme : une planète de la taille de Jupiter ne provoquerait qu'une baisse bien plus faible devant une étoile de ce type. Surtout, les événements ne semblent pas suivre une périodicité simple.

    Il fallait donc trouver ce qui pouvait masquer une partie aussi importante de l’étoile.

    Des hypothèses très diverses sont avancées : collision entre objets, fragments de planètes, gigantesques essaims de comètes… jusqu’à une idée beaucoup plus spectaculaire : une civilisation extraterrestre aurait-elle construit autour de l’étoile une immense structure destinée à récupérer son énergie ?

    Cette hypothèse de « mégastructure extraterrestre » a évidemment fait le tour du monde. Mais les observations réalisées depuis l’ont rendue extrêmement improbable.

    La principale découverte est que les baisses de luminosité dépendent de la couleur de la lumière : les courtes longueurs d’onde sont davantage bloquées que l’infrarouge. C’est exactement le comportement attendu avec de minuscules grains de poussière, alors qu’un immense objet solide bloquerait plus uniformément les différentes longueurs d’onde.

    Le mystère n’est pourtant pas complètement résolu.

    Car si la poussière explique assez bien comment la lumière est masquée, il reste à déterminer d’où vient cette poussière et pourquoi elle apparaît sous forme de concentrations aussi irrégulières. Une des pistes privilégiées implique des exocomètes ou des fragments de petits corps qui se désintégreraient en passant près de l’étoile.

    Et l’histoire vient peut-être de connaître un nouveau rebondissement. En 2026, des astronomes ont présenté des indices, encore provisoires, de l’existence d’un énorme compagnon autour de l’étoile, peut-être une planète géante ou une naine brune. Sa gravité pourrait perturber des comètes et contribuer indirectement à produire les fameux nuages de poussière. Cette détection reste toutefois à confirmer.

    Ainsi, l’étoile de Tabby n’est probablement pas entourée d’extraterrestres. Mais elle conserve son mystère : nous savons vraisemblablement ce qui cache sa lumière — de la poussière — sans savoir précisément pourquoi cette poussière est là.
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    Comment la NASA a-t-elle retrouvé un satellite perdu depuis 12 ans ?

    07/10/2026 | 2 min
    Un satellite de la NASA disparaît pendant plus de douze ans. Tout le monde le croit définitivement perdu. Puis, un soir de janvier 2018, un astronome amateur capte par hasard son signal depuis chez lui. C’est l’histoire étonnante du satellite IMAGE.
    IMAGE signifie « Imager for Magnetopause-to-Aurora Global Exploration ». Lancé par la NASA le 25 mars 2000, il avait pour mission d’étudier la magnétosphère terrestre, c’est-à-dire cette immense région autour de notre planète dominée par son champ magnétique.
    IMAGE était particulièrement innovant : au lieu de simplement effectuer des mesures ponctuelles, il permettait d’obtenir des sortes d’images globales de phénomènes jusque-là invisibles, notamment des particules chargées présentes autour de la Terre. Sa mission initiale devait durer deux ans. Elle fonctionna finalement pendant près de six ans.
    Puis, le 18 décembre 2005, plus rien.
    Lors d’un passage habituel au-dessus d’une station au sol, IMAGE cesse brutalement d’émettre. La NASA tente de lui envoyer différents ordres, sans succès. L’hypothèse privilégiée est alors qu’un système chargé d’alimenter son émetteur s’est déclenché accidentellement, peut-être à cause d’une particule très énergétique.
    Les ingénieurs espèrent encore qu’une éclipse en 2007, en privant momentanément le satellite d’énergie solaire, provoquera une sorte de redémarrage automatique. Mais rien ne se passe. IMAGE est finalement considéré comme perdu.
    Jusqu’au 20 janvier 2018.
    Ce jour-là, l’astronome amateur canadien Scott Tilley cherche en réalité un tout autre satellite lorsqu’il remarque un signal radio inhabituel. En étudiant son orbite et sa fréquence, il réalise quelque chose d’incroyable : le signal pourrait provenir d’IMAGE.
    Il contacte alors les scientifiques responsables de l’ancienne mission.
    La NASA mobilise plusieurs antennes pour vérifier son hypothèse. Et le 30 janvier, la confirmation tombe : le satellite émet bien l’identifiant 166, celui d’IMAGE. Après plus de douze années de silence, le satellite perdu vient de refaire surface.
    Le plus étonnant est que ses batteries semblent encore fonctionner. Mais un autre problème apparaît : une partie des logiciels nécessaires pour communiquer avec IMAGE date des années 2000. Les ingénieurs doivent donc retrouver ou recréer des outils capables de dialoguer avec cette technologie ancienne.
    L’histoire n’a toutefois pas une fin parfaite. En février 2018, le signal faiblit de nouveau. Il réapparaît brièvement en mai, puis les communications deviennent à nouveau impossibles.
    IMAGE n’a donc jamais véritablement repris sa mission scientifique.
    Mais son réveil inattendu reste extraordinaire : pendant douze ans, un satellite que la NASA croyait mort continuait de tourner autour de la Terre… avant qu’un amateur ne soit le premier à l’entendre de nouveau.
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    Comment soignait‑on la gueule de bois autrefois ?

    06/10/2026 | 2 min
    La gueule de bois est probablement presque aussi ancienne que l’alcool lui-même. Et pendant des siècles, les hommes ont imaginé des remèdes parfois surprenants pour faire disparaître maux de tête, nausées et fatigue après une soirée trop arrosée.
    Dans l’Antiquité, l’un des grands remèdes était… le chou.
    Pline l’Ancien rapporte ainsi que certains Grecs pensaient que le chou avait une sorte d’« inimitié naturelle » avec la vigne. Manger du chou avant de boire devait empêcher l’ivresse ; en consommer après devait aider à dissiper ses effets. Les Romains lui attribuaient d’ailleurs toutes sortes de vertus médicinales.
    Mais les textes antiques mentionnent des traitements beaucoup plus étranges. Pline rapporte par exemple une recette attribuée aux Assyriens : un bec d’hirondelle broyé et mélangé à de la myrrhe. Difficile de savoir à quel point ce traitement était réellement répandu, mais il montre jusqu’où pouvaient aller les pharmacopées anciennes.
    Au Moyen Âge et à l’époque moderne, on retrouve d’autres remèdes. Les amandes amères furent longtemps réputées protéger contre les effets de l’alcool. Leur efficacité était pourtant déjà contestée au XVIIe siècle. D’autres préparations recommandaient même des anguilles crues ou diverses décoctions censées rééquilibrer les humeurs du corps.
    Un principe particulièrement tenace apparaît également : combattre l’alcool… avec de l’alcool.
    C’est le fameux « hair of the dog », littéralement « le poil du chien ». L’expression vient d’une ancienne croyance selon laquelle, après avoir été mordu par un chien, on pouvait soigner la blessure en y appliquant des poils de l’animal. Transposé à l’alcool, le principe devient simple : puisque l’alcool vous a rendu malade, reprenez-en un peu le lendemain matin.
    Au XIXe siècle apparaît ainsi le « Prairie Oyster », cocktail destiné aux lendemains difficiles : jaune d’œuf cru, sauce Worcestershire, poivre, sel et parfois sauce piquante. Certaines versions contiennent également de l’alcool.
    Le problème, c’est que la plupart de ces remèdes ne guérissent pas réellement la gueule de bois.
    Aujourd’hui, on sait qu’elle résulte de plusieurs phénomènes : déshydratation, perturbation du sommeil, inflammation, irritation digestive et transformation de l’alcool dans l’organisme.
    Le remède le plus efficace aurait donc certainement déçu nos ancêtres : boire moins, s’hydrater, manger normalement et attendre que le corps élimine l’alcool.
    Beaucoup moins spectaculaire qu’un bec d’hirondelle à la myrrhe… mais nettement plus raisonnable.
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Generated: 10/12/2026 - 2:34:26 PM