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    Les parkings doivent se couvrir de panneaux solaires ?

    02/04/2026 | 2 min
    C’est une transformation discrète, mais potentiellement massive, qui se prépare sur les parkings français. Avec la loi du 10 mars 2023, l’État a affiché un objectif clair : accélérer le développement des énergies renouvelables pour combler le retard de la France, qui, encore récemment, peinait à atteindre les objectifs européens, notamment les 23 % d’énergie renouvelable dans sa consommation.

    Un décret publié en novembre 2024 vient désormais préciser les règles du jeu. Il impose aux parkings de plus de 1 500 m² d’installer des ombrières équipées de dispositifs de production d’énergie renouvelable, le plus souvent des panneaux photovoltaïques. Concrètement, il s’agit de structures couvertes, installées au-dessus des places de stationnement, capables à la fois de protéger les véhicules du soleil… et de produire de l’électricité.

    Le calendrier est fixé. Les plus grands parkings, ceux de plus de 10 000 m², devront être conformes dès juillet 2026. Pour les surfaces comprises entre 1 500 et 10 000 m², l’échéance est repoussée à 2028. Dans tous les cas, au moins 50 % de la surface devra être équipée. Les grandes surfaces sont en première ligne : leurs parkings représentent à eux seuls environ 70 millions de mètres carrés en France. Le texte prévoit aussi des sanctions. En cas de non-respect, l’amende peut atteindre 50 euros par mètre carré non équipé. Pour un parking de 3 000 m², cela représente potentiellement 150 000 euros. De quoi inciter fortement à se mettre en conformité. Malgré cela, certaines enseignes ont demandé un report de deux ans, sans succès.

    Au-delà de la contrainte, cette mesure change la nature même des parkings. D’espaces purement utilitaires, ils deviennent des sites de production énergétique. L’électricité générée pourra être utilisée localement, par exemple pour alimenter des bornes de recharge pour véhicules électriques. Certes, ces installations représentent un coût important à l’investissement. Mais elles participent à réduire l’empreinte carbone des grandes surfaces, souvent critiquées pour leur consommation énergétique. Autrement dit, demain, faire ses courses pourrait aussi contribuer, indirectement, à produire de l’énergie.
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    Panasonic se réoriente vers les batteries ?

    01/04/2026 | 2 min
    On parle souvent de l’intelligence artificielle comme d’une course aux puces électroniques, ces fameux GPU, et à la mémoire ultra-rapide, comme la HBM. Mais une autre ressource devient tout aussi stratégique, et beaucoup moins visible : les batteries.

    Le groupe japonais Panasonic vient d’annoncer un virage industriel majeur. Objectif : tripler sa production de cellules lithium-ion au Japon et adapter certaines de ses usines, notamment aux États-Unis, pour répondre à une demande en forte hausse. À la clé, une ambition claire : atteindre 800 milliards de yens de chiffre d’affaires dans les batteries destinées aux datacenters d’ici 2029, soit environ 5 milliards de dollars, quatre fois plus qu’aujourd’hui.

    Mais attention, ces batteries ne servent pas directement à alimenter les serveurs. Elles jouent un rôle de sécurité. En cas de coupure électrique, elles prennent le relais pendant quelques minutes, comme des onduleurs, ces dispositifs qui stabilisent et maintiennent le courant. Elles permettent aussi de stocker de l’électricité pour la restituer lorsque les prix de l’énergie augmentent. Pour répondre à cette demande, Panasonic réoriente même une partie de ses lignes de production, initialement dédiées à l’automobile. Le groupe affirme que 80 % de sa capacité future est déjà réservée par des clients, et revendique environ 80 % de parts de marché sur ce segment. Des chiffres à prendre avec précaution : ils proviennent de l’entreprise elle-même et ne sont pas, à ce stade, confirmés par des sources indépendantes.

    En parallèle, Panasonic développe aussi des supercondensateurs, des composants capables de stocker et restituer de l’énergie très rapidement, utiles pour absorber les variations de charge dans les centres de données. Le contexte rend cette stratégie crédible. La demande énergétique des datacenters explose. Selon certaines estimations, leur consommation pourrait quadrupler d’ici 2030. Aux États-Unis, la puissance nécessaire pourrait atteindre 74 gigawatts d’ici 2028, avec un déficit important à la clé.

    Le scénario rappelle celui de certaines mémoires informatiques, déjà vendues avant même d’être produites. Alors, faut-il craindre une pénurie de batteries ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais tous les ingrédients sont là : une demande en forte croissance, des capacités limitées… et une industrie sous tension.
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    La France pose 144 M€ pour produire de l'hydrogène vert ?

    31/03/2026 | 2 min
    C’est un projet industriel qui illustre concrètement la transition énergétique en cours. Vendredi, l’entreprise HyforSeeds a obtenu un soutien public de 144 millions d’euros de l’État français, validé par la Commission européenne, pour construire une unité de production d’hydrogène renouvelable en Alsace. Au cœur du dispositif : un électrolyseur de 50 mégawatts. Cet équipement permet de produire de l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité, à condition que cette électricité soit d’origine renouvelable, comme l’éolien ou le solaire. L’installation sera implantée dans la zone industrielle d’Ottmarsheim-Chalampé, dans le Haut-Rhin, directement sur le site du chimiste LAT Nitrogen, un acteur majeur de la production d’engrais.

    L’idée est simple : connecter cette nouvelle source d’hydrogène « vert » à une industrie qui consomme déjà massivement ce gaz. Car aujourd’hui, l’hydrogène utilisé pour fabriquer l’ammoniac, un composant essentiel des engrais, est majoritairement produit à partir de gaz naturel. Un procédé très émetteur de CO₂. Avec ce projet, jusqu’à 15 % de cet hydrogène fossile pourra être remplacé par une alternative renouvelable. Une proportion qui peut sembler modeste, mais dont l’impact est significatif : au moins 70 % de réduction des émissions liées à cette production, soit plus de 46 000 tonnes de CO₂ évitées chaque année, l’équivalent des émissions d’environ 25 000 voitures.

    Le financement public couvrira une partie des coûts, notamment la construction de l’électrolyseur et des infrastructures associées. La Commission européenne a estimé que cette aide était indispensable : sans elle, le projet n’aurait pas vu le jour. Elle a également vérifié qu’elle respectait les règles encadrant les aides d’État, conçues pour éviter toute distorsion de concurrence entre entreprises. Pour Bruxelles, ce projet s’inscrit pleinement dans les objectifs climatiques de l’Union. D’ici 2030, 42 % de l’hydrogène consommé par l’industrie devra être renouvelable, puis 60 % en 2035. Autrement dit, la transformation est déjà en marche. Et elle passera, concrètement, par ce type d’installations, déployées progressivement sur les grands sites industriels européens.
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    Une batterie qui se recharge à la vitesse de la lumière ?

    30/03/2026 | 2 min
    C’est une annonce qui semble tout droit sortie de la science-fiction : en Australie, des chercheurs du CSIRO, l’agence nationale de recherche scientifique, en collaboration avec l’université de Melbourne et RMIT, ont mis au point un premier prototype de batterie quantique capable de réaliser un cycle complet : charge, stockage, puis décharge. Sur le papier, les perspectives sont vertigineuses. Le physicien James Quach évoque, à long terme, des voitures électriques rechargeables plus vite qu’un plein d’essence, ou encore des appareils alimentés à distance par laser. Mais il tempère immédiatement : à ce stade, la capacité du prototype est extrêmement faible, insuffisante pour alimenter le moindre appareil du quotidien.

    Concrètement, l’énergie stockée se mesure en milliards d’électronvolts, une unité utilisée en physique des particules, et surtout, elle ne reste disponible que quelques nanosecondes, c’est-à-dire des milliardièmes de seconde. Autant dire que l’énergie disparaît presque aussitôt stockée. Alors, qu’est-ce qui rend cette technologie si particulière ? Elle repose sur un phénomène quantique appelé « effet collectif ». Dans une batterie classique, comme celles au lithium-ion, plus vous ajoutez de cellules, plus le temps de charge augmente. Ici, c’est l’inverse : les unités de stockage interagissent entre elles et se comportent comme un seul système. Résultat, plus la batterie est grande, plus elle peut se charger rapidement. Théoriquement, si l’on multiplie le nombre d’unités, le temps de charge diminue selon une racine carrée, un gain spectaculaire.

    Le prototype repose sur une microcavité organique, une structure capable de piéger la lumière. Cette lumière est absorbée en un seul événement massif, appelé « super-absorption », permettant une charge extrêmement rapide. Les chercheurs ont mesuré des temps de charge de l’ordre de la femtoseconde, un millionième de milliardième de seconde, grâce à des lasers ultra-précis. Mais le défi reste immense : retenir l’énergie. Même après des progrès récents, une durée de stockage multipliée par mille en 2025, on reste très loin des besoins pratiques. Pour l’instant, cette technologie pourrait surtout trouver sa place dans les ordinateurs quantiques, qui nécessitent des sources d’énergie extrêmement stables et précises. En parallèle, les chercheurs explorent des solutions hybrides, combinant vitesse quantique et stockage classique.
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    La guerre en Iran créé une pénurie d’hélium pour la tech ?

    29/03/2026 | 2 min
    Le Moyen-Orient reste un point névralgique pour l’économie mondiale, principalement en raison de son rôle central dans la production d’hydrocarbures. Mais ce que l’on sait moins, c’est que d’autres ressources stratégiques transitent aussi par le détroit d’Ormuz. Parmi elles : les engrais azotés, comme l’urée ou les ammonitrates, indispensables à l’agriculture, et un gaz discret mais crucial, l’hélium.

    Ce dernier est aujourd’hui au cœur des inquiétudes. Déjà, il y a plusieurs mois, des responsables sud-coréens alertaient sur les risques de tensions d’approvisionnement. Des avertissements restés sans effet… et qui prennent désormais tout leur sens. Car l’hélium est un marché très concentré. En 2025, les États-Unis dominent la production mondiale avec environ 41 %, suivis de près par le Qatar, qui en assure près d’un tiers. Problème : ce dernier ne peut plus exporter. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, en réponse à des frappes américano-israéliennes, perturbe fortement les flux. Résultat, après plusieurs semaines, le spectre d’une pénurie commence à émerger. Selon l’agence Reuters, un responsable français du groupe Air Liquide évoque un risque réel à court terme. D’autres industriels confirment que l’absence du Qatar se fait déjà sentir dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

    Il faut dire que l’hélium est indispensable dans de nombreux secteurs de pointe. Dans le domaine médical, par exemple, il est utilisé sous forme liquide pour refroidir les aimants des IRM, ces appareils d’imagerie par résonance magnétique. Sans refroidissement, ces aimants supraconducteurs ne peuvent tout simplement pas fonctionner. Dans l’industrie des semi-conducteurs, au cœur de nos smartphones et ordinateurs, l’hélium sert à refroidir les plaques de silicium, appelées “wafers”, mais aussi à créer une atmosphère inerte, c’est-à-dire sans réaction chimique, pour éviter toute altération des matériaux. Les alternatives restent limitées. Après les États-Unis et le Qatar, la Russie et l’Algérie complètent le podium, mais avec des contraintes, notamment géopolitiques. Des pays clés comme la Corée du Sud ou Taïwan disposent bien de réserves, mais seulement pour quelques mois.
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