Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, sort du collège de Conflans-Sainte-Honorine où il enseigne dans les Yvelines. Un islamiste radicalisé de 18 ans l'attaque au couteau et le tue. Cet assassinat est l'aboutissement d'un engrenage mortel. Le professeur était visé depuis une semaine par des dénonciations en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, où il était accusé d'avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe en demandant aux élèves musulmans de sortir.
Une adolescente, qui s'avérera ensuite avoir été absente lors du cours et avoir menti, a propagé la rumeur auprès de son père, Brahim Chnina. Il a posté une vidéo sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation et a obtenu le soutien du prédicateur Abdelhakim Sefrioui - autant d'éléments qui ont "préparé" les conditions "d'une infraction terroriste", d'après les juges. Comment défendre un homme qui a participé à cette "fatwa numérique" selon la cour d'assises spéciale de Paris, mais qui n'a aucun lien avec le terroriste ?
La voix du crime de cet épisode est l'un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui. Au micro de Marie Zafimehy, Maître Vincent Brengarth explique pourquoi, selon sa ligne de défense, son client est innocent et livre les raisons qui l'ont poussé à se pourvoir en cassation à l'issue du procès en appel en mars 2026.
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