Cet épisode du podcast Petite Mu, présenté par Alice Devès, aborde un sujet essentiel et encore largement invisibilisé : les violences faites aux enfants, et plus particulièrement celles subies par les enfants en situation de handicap.
Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Marie Rabatel, survivante, membre permanente de la CIIVISE, qui se bat depuis des années pour faire reconnaître les violences sexuelles subies par les personnes en situation de handicap, notamment dans les institutions.
Elle est accompagnée de Mamari Munezero, humoriste et chroniqueuse sur Radio Nova, qui a elle aussi brisé le silence sur l’inc3ste qu’elle a subi et qui utilise aujourd’hui l’humour et la scène pour éveiller les consciences.
À travers leurs témoignages et leurs analyses, l’épisode met en lumière le cumul des vulnérabilités, le rapport au corps médicalisé, la négation du consentement, les obstacles à la parole pour les enfants non-oralisants, ainsi que le rôle des institutions médico-sociales comme espaces de huis clos favorisant les violences et le déni.
La discussion explore également les conséquences durables des violences sex*elles sur la santé mentale et physique : fatigue chronique, troubles anxieux et dépressifs, dissociation, addictions, difficultés d’accès aux soins, et confusion fréquente entre handicap et psychotraumatisme.
En filigrane, cet épisode interroge le validisme, la culture du silence et la suradaptation imposée aux personnes concernées. Il appelle à un changement de regard profond : reconnaître la parole des personnes en situation de handicap, sortir du déni institutionnel et transformer les environnements pour mieux protéger, plutôt que continuer à rendre ces violences invisibles.
Un épisode fort et nécessaire, qui invite à regarder en face ce que la société préfère encore trop souvent ignorer.
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