Pas parce que les résultats d'entreprises étaient bons. Non. Wall Street a explosé parce que Trump a annoncé qu'il allait peut-être arrêter une guerre qu'il avait lui-même lancée. Il y a cinq semaines. Avec son téléphone.
Le Dow Jones : +1 125 points. Le Nasdaq : +3,8%. Les investisseurs ont applaudi comme si on venait de trouver le remède contre la bêtise humaine — ce qui, soit dit en passant, aurait été nettement plus utile à l'humanité.
Petit détail qu'on range discrètement sous le tapis pendant l'euphorie : le pétrole est toujours à 103$. Le détroit d'Ormuz est toujours fermé. Et l'Iran n'a pas vraiment dit oui. Mais ça, c'est dans les petits caractères. Et les petits caractères, en 2026, ça ne se lit plus.
Au programme ce matin :
→ Pourquoi Trump a subitement découvert l'amour de la paix (indice : ça coûte 4$ le gallon)
→ Comment Wall Street a acheté la première phrase d'un communiqué en ignorant allègrement les suivantes
→ L'Asie qui explose à la hausse alors que c'est elle qui a le plus à perdre si Ormuz reste bouché
→ NVIDIA + Marvell : le partenariat dont personne ne comprend rien mais dont tout le monde achète les actions
→ Nike qui confirme que le turnaround… ne tourne pas vraiment
→ Et la seule chose qui ne ment jamais dans tout ce cirque : le prix du baril
Parce que lui, contrairement au Président des États-Unis, n'a pas de vérité alternative.
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