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Thomas Veillet et Vincent Ganne vous proposent un aperçu de toutes les catégories d'actifs

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- Pendant quinze ans, il y a toujours eu quelqu'un pour vous sauver.
Quand l'Europe partait en vrille, le Japon ouvrait le robinet. Quand l'Amérique toussait, la Chine sortait le chéquier. Il y avait TOUJOURS une banque centrale quelque part sur la planète pour baisser les taux, lancer un QE, ou inventer un truc pour éponger les erreurs du système.
Ce matin, ce truc-là n'existe plus.
La Fed monte probablement le 16 septembre. La BCE monte en septembre. La Banque du Japon monte le 18. La Nouvelle-Zélande monte demain. Tout le monde, en même temps, pendant le même trimestre. Un resserrement monétaire mondial synchronisé — la dernière fois qu'on a vu ça, c'était 2022.
Et pendant ce temps, le S&P 500 est à 1,1% de son record absolu.
Dans cette vidéo, on décortique ce que personne ne vous racontera correctement ce matin :
→ Le 30 ans américain a clôturé 55 fois au-dessus de 5% depuis janvier.
→ Le 10 ans japonais à 3%.
→ Comment un amendement voté un week-end en Californie a effacé 23% d'Edison International
→ Shein : 100 milliards en 2022, 26 milliards à l'introduction.
Et surtout, la chose la plus dingue de ces 24 heures ne s'est pas passée à New York ni à Tokyo. Elle s'est passée à Berne.
UBS n'est plus « too big to fail ». Elle est devenue TOO BIG TO REGULATE.
#Bourse #Obligations #UBS - Trump vient d'acheter du pétrole qu'on ne peut pas pomper
Vendredi après-midi, dans une salle de conférence perdue au milieu des montagnes du Wyoming, le patron de la Réserve fédérale américaine a prononcé une phrase de onze mots.
Onze mots. Et en un quart d'heure, le marché obligataire a réécrit toute sa feuille de route pour la fin de l'année.
Mais ce n'est pas l'histoire la plus dingue du week-end.
L'histoire la plus dingue du week-end, c'est que les États-Unis viennent de mettre la main sur 65 milliards de barils de pétrole vénézuélien, avec un bail de cent ans, et que Donald Trump appelle ça « un cadeau du Venezuela au peuple américain ».
Sauf que ce pétrole-là ne coule pas. Il ne se pompe pas. Il se ramasse à la pelle. Et pour arriver à le vendre, le Venezuela doit d'abord IMPORTER du pétrole.
Dans cette vidéo, on décortique les trois choses qui ont changé ce week-end et dont personne ne vous parlera correctement ce matin :
→ Pourquoi la Fed vient de renverser la charge de la preuve, et pourquoi ça change le prix de l'argent pour tout le monde
→ Le mea culpa à 65 mois que personne n'a relevé — un banquier central qui monte sur scène pour dire « c'est notre faute »
→ Le « hold up » vénézuélien, expliqué avec l'échelle API, une cave à vin et un tire-bouchon cassé
→ Et pour finir, le montage financier le plus culotté de l'année. Trente milliards de dette. Noté A+. Et il porte le nom d'une pâtisserie.
Ce dernier truc est très probablement déjà dans votre caisse de pension. Vous ne l'avez pas choisi. Vous ne l'avez pas vu passer. Mais il est là.
Le 16 septembre, Kevin Warsh devra prouver qu'il pensait ce qu'il a dit. Et vendredi, le chiffre de l'emploi américain lui dira s'il a le droit de le faire.
D'ici là : surveillez le baril.
📈 LA CHRONIQUE COMPLÈTE, TOUS LES MATINS AVANT L'OUVERTURE Tout ce que je n'ai pas eu le temps de vous raconter ici — les 6'800 milliards du bilan de la Fed dont Warsh n'a pas dit un mot, la deuxième vague d'inflation qui arrive par l'assiette et pas par le réservoir, et le reste — c'est sur 👉 https://morningbull.ch
🎥 Si vous avez raté le Swiss Bliss — la vidéo complète est ici : [https://youtu.be/yaW1T3S5NKw] - Cinq bateaux. Cent trente avant la guerre. Et le VIX au plus bas depuis le 31 décembre.
Cette semaine, trois institutions ont publié un bulletin d'avalanche. Personne n'a creusé pour voir ce qu'il y avait dessous.
Et Kevin Warsh a parlé vingt minutes — le temps de retourner toute l'année 2026.
On nous avait vendu trois rendez-vous : le « D-Day économique » de Bessent contre l'Iran le lundi, Nvidia le mercredi, Jackson Hole le vendredi. Trois institutions, trois textes, et la même question posée à chacune : est-ce que vous savez encore ce que vous faites ?
Résultat : les paris sur une HAUSSE des taux en septembre passent de 35 à 57,5% en une matinée. Le deux ans bondit de douze points de base. Le dollar s'envole. L'or se ramasse 3% dans la figure.
Et le trente ans ne bouge pas d'un cheveu.
Le vrai sujet de la semaine, c’est la Corée, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la BCE resserrent TOUS en même temps, pile au moment où l'on emprunte cinq mille milliards pour construire des datacenters. L'argent redevient cher sur toute la planète au moment précis où on construit la chose la plus coûteuse en capital de l'histoire industrielle. À crédit.
Au menu également : le PCE dont personne n'a parlé parce que tout le monde regardait une boîte qui fait des cartes graphiques. Le blé à son plus haut depuis trois ans, +51% depuis janvier — l'inflation américaine vient de changer de robinet et personne n'a regardé le nouveau. Une enquête pour cartel chez Givaudan, Nestlé au plus bas depuis juillet pendant que tout ce qu'elle achète fait ses plus hauts. Et UBS qui va emprunter deux milliards de yuans à Pékin.
Aucun conseil, aucune prédiction, aucune promesse de krach pour lundi. Juste ce que le marché a choisi de croire cette semaine — et ce qu'il a choisi d'ignorer. - Hier, Wall Street a terminé en hausse. Et pendant ce temps, 80% des valeurs du Dow Jones ont fini dans le rouge. Deux sur trois dans le S&P 500. Le pire ratio de l'année. Un jour de HAUSSE.
Ce n'est pas une erreur de lecture. C'est le sujet de cette vidéo.
Parce qu'il y a un calcul à faire, et il est vertigineux. Les 0,72% du S&P 500 hier représentent environ 480 milliards de dollars de capitalisation créés. Nvidia, à elle seule, en apporte 441. Salesforce en ajoute 36,7. Faites l'addition.
Alors quand on vous dira ce matin que « le marché est solide », vous saurez quoi répondre.
Le plus troublant, c'est ce qui s'est passé sur la volatilité. Le jour où les deux tiers de la cote se font démonter, le VIX BAISSE de 5% et tombe à 14,50, son plus bas de l'année.
On parle aussi de la taille de Nvidia. Pas de ses résultats — la vidéo complète est déjà en ligne, lien plus bas — mais de son POIDS : 8,3% du S&P 500, 13,6% du Nasdaq 100. Trois sociétés ont déjà atteint ces niveaux dans l'histoire américaine.
Et puis il y a Marvell, qui est mon histoire préférée de la journée. Chiffre d'affaires en hausse de 37%. Bénéfice au-dessus des attentes. Prévisions du trimestre au-dessus du consensus. Objectifs annuels relevés d'un MILLIARD ET DEMI. Tout est vert. Résultat : moins 7,5%, avec une baisse qui s'est creusée au fur et à mesure de la conférence téléphonique.
Enfin, le vrai rendez-vous de la journée : Kevin Warsh monte sur scène à Jackson Hole cet après-midi pour le premier grand discours de sa présidence de la Fed. Un sondage cette semaine : 80% des économistes veulent qu'il détaille enfin sa lecture de l'économie, 45% pensent qu'il ne dira strictement rien. Et le précédent qui hante tout le monde, c'est 2022 — Powell, huit minutes de discours, le S&P perd 3,4% dans la journée et 9,92% un mois plus tard.
On termine sur six mois de guerre à Ormuz, cinq bateaux, et une histoire de cacahuètes qui vous en dira plus sur l'économie américaine réelle que tous les commentaires que vous entendrez aujourd'hui.
📅 Demain matin, c'est le Swiss Bliss. On parle de la Suisse, de ses valeurs, et de ce que Warsh nous aura fait cet après-midi. Activez la cloche.
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