Et franchement, on comprend. Le soleil était là. Les terrasses aussi. Et les marchés tournaient à vide comme un screensaver géopolitique pendant que Trump, lui, ne dormait pas. Non. Trump publiait. Trump menaçait. Trump entrait dans des colères qui, pour les décrire poliment, ressemblaient à une discussion de fin de soirée dans un bar fermé depuis deux heures.
Résultat ce matin : un ultimatum qui expire ce soir à 2h du matin heure de Paris, un détroit d'Ormuz qui concentre 20% du pétrole mondial et un WTI à 116 dollars qui fait semblant de ne pas s'affoler. Parce que le marché, lui, a décidé de parier sur le scénario hollywoodien. Celui où les gentils gagnent à la fin. Celui où le cessez-le-feu arrive par la grâce du Pakistan, de l'Égypte et de la Turquie — le triumvirat de la stabilité géopolitique mondiale, rien que ça. On est rassurés.
On parle aussi des NFP de vendredi — 178'000 jobs créés au lieu de 60'000 attendus, une prouesse qui cache à peine le fait que la moitié de ces emplois sont des grévistes qui reprennent le travail et des remplaçants des travailleurs étrangers expulsés. Mais ça, c'est sous le titre. Et l'investisseur moyen s'arrête au titre.
Et puis Jamie Dimon qui publie sa lettre annuelle aux actionnaires, soixante pages pour nous présenter "le putois à la fête" — spoiler : c'est l'inflation — et Blue Owl qui pleure sur ses produits illiquides qu'il avait vendus comme liquides. Classique. Éternel. Immuable.
En résumé : personne ne sait ce qui va se passer cette nuit. Les marchés font semblant que si. Et nous, on décortique tout ça avec l'enthousiasme de quelqu'un qui a lu trop de rapports trimestriels pour encore croire aux miracles diplomatiques.
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