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Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

David Talerman
Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman
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63 épisodes

  • Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

    Les entreprises suisses recrutent des frontaliers car ils coûtent moins cher. Vrai ou Fake ?

    09/03/2026 | 11 min
    Les entreprises suisses recrutent-elles des frontaliers parce qu'ils coûtent moins cher ? C'est ce qu'affirment certains influenceurs sur les réseaux sociaux. Dans cet épisode, David Talerman démonte cette idée reçue en s'appuyant sur les données officielles de l'Office fédéral de la statistique suisse.

    Premier point clé : le coût employeur. En Suisse, les charges patronales (AVS/AI, APG, assurance chômage, LPP, assurance accident…) représentent environ 15 % du salaire brut. Et ces charges sont strictement identiques, que l'employé soit frontalier, résident suisse, titulaire d'un permis B ou C. Il n'existe aucun rabais ni avantage financier pour une entreprise qui embauche un frontalier plutôt qu'un résident.

    Côté salaires, la réalité est plus nuancée. Les données de l'enquête suisse sur la structure des salaires (2022) révèlent que les frontaliers cadres gagnent même légèrement plus que les Suisses : 10 707 francs de salaire médian brut contre 10 476 francs. L'argument du « moins cher » s'effondre totalement.

    Pour les postes sans fonction de cadre, il existe effectivement un écart d'environ 10 % en défaveur des frontaliers. Sur les postes à très faible qualification, l'écart peut atteindre 25 %. Mais cet écart s'explique en grande partie par des effets de structure : les frontaliers n'occupent pas les mêmes métiers, n'ont pas le même âge moyen ni le même niveau de formation. Au Tessin par exemple, où l'écart atteint 20 %, les analyses montrent que 60 % de cette différence vient de ces facteurs structurels.

    Alors pourquoi les entreprises suisses recrutent-elles des frontaliers ? La réponse est simple : la pénurie de main-d'œuvre. Avec 80 000 à 85 000 postes vacants dans la santé, la logistique, l'artisanat ou la construction, le marché local ne suffit tout simplement pas. La Suisse est un pays vieillissant et fin 2025, on compte environ 411 000 frontaliers, dont plus de la moitié vient de France. Sans eux, de nombreuses entreprises ne pourraient pas fonctionner.

    La Suisse dispose par ailleurs de mesures contre la sous-enchère salariale : conventions collectives, contrats types de travail et contrôles réguliers par des commissions paritaires. Depuis 2025, le dispositif d'obligation d'annonce a été renforcé avec une priorité de cinq jours donnée aux résidents inscrits avant toute publication d'offre d'emploi.
    Le message clé de cet épisode : quand quelqu'un affirme sur les réseaux que les frontaliers coûtent moins cher, demandez-lui ses sources. Connaît-il les données de l'OFS ? Sait-il ce que sont les charges patronales en Suisse ? Le marché suisse est bien plus complexe que les raccourcis vendus sur TikTok. Méfiez-vous des influenceurs qui ne s'appuient jamais sur des faits. Et si ce sujet vous parle, partagez cet épisode : les bonnes informations méritent de circuler.

    Je m'appelle David Talerman, je suis 𝗰𝗼𝗮𝗰𝗵 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶 et expatriation, et auteur de "Travailler et vivre en Suisse, 7ème édition" (éditions Gualino) et créateur de la plate-forme Swiss Mastery.
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  • Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

    Les 25 métiers les plus recherchés en Suisse en 2026 ne sont pas ceux que tu crois

    13/01/2026 | 8 min
    Les 25 métiers les plus recherchés en Suisse révèlent un paradoxe : contrairement aux attentes, une grande partie sont des métiers de l'artisanat et de la construction, reflétant une différence profonde entre les systèmes éducatifs suisse et français.

    Deux philosophies éducatives opposées

    En Suisse, seulement 22-23% d'une classe d'âge obtient une maturité gymnasiale (équivalent du bac), contre 78,8% en France. Inversement, 58% des jeunes suisses choisissent une formation professionnelle initiale, contre 28% en France. Fait notable : en France, plus de 62% des apprentis préparent un diplôme de l'enseignement supérieur, pas un métier manuel.

    Des pénuries révélatrices

    En 2025, la Suisse fait face à des pénuries importantes dans l'encadrement de la construction (conducteurs de travaux, contremaîtres), les techniciens spécialisés et les métiers de l'électronique. Les électriciens de montage totalisent plus de 6 000 annonces, le secteur de la construction compte 13 566 postes vacants. Plus de 20 000 postes restent vacants dans la construction selon l'Office fédéral de la statistique : carreleurs, plâtriers, peintres, maçons, charpentiers, plombiers. Cette pénurie entraîne des retards de chantiers de 20-30% et des augmentations de coûts de 10-15%.
    Pendant ce temps, la France forme 3 millions d'étudiants dans le supérieur mais peine à remplir ses postes d'artisans : 490 000 offres d'emploi dans l'artisanat en 2024. Question culturelle : en France, on préfère socialement dire que son enfant fait un bac+5 qu'un apprentissage manuel.

    La formation duale comme réponse

    La Suisse forme dans plus de 230 métiers via la formation professionnelle initiale. En 2025, 61% des jeunes envisagent cette voie, dont 87% en formation duale (directement en entreprise). Cette approche forme les compétences concrètes dont le marché a besoin. Toutefois, des différences existent entre cantons romands et alémaniques, où la culture de l'apprentissage est plus développée.
    Ces métiers offrent stabilité et excellentes rémunérations : 7 000 à 9 000 francs brut par mois pour certains profils techniques.

    Les limites du système

    Malgré cette valorisation de la formation professionnelle, les besoins restent importants, nécessitant le recrutement d'étrangers. Certains métiers demeurent difficiles d'accès, comme électricien avec ses normes spécifiques.
    La leçon finale : un système éducatif doit servir son économie et sa société. En valorisant la formation professionnelle, la Suisse tente de répondre aux besoins concrets de son marché. Comme le résume Thierry Baglan : "En Suisse on forme pour un métier, en France, on forme pour un diplôme."
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    Je m'appelle David Talerman, je suis 𝗰𝗼𝗮𝗰𝗵 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶 et expatriation, et auteur de "Travailler et vivre en Suisse, 7ème édition" (éditions Gualino) et créateur de la plate-forme Swiss Mastery.
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  • Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

    5 bonnes raisons de s'intéresser à la Suisse (et d'y vivre)

    06/01/2026 | 5 min
    5 bonnes raisons de s'intéresser à la Suisse
    Depuis 2007, la Suisse s'affirme comme une destination professionnelle de premier plan. Au-delà des clichés, voici cinq raisons objectives qui expliquent cet attrait croissant.
    Une économie solide et performante
    La Suisse adopte un modèle économique libéral orienté vers les affaires, tout en maintenant un système social robuste. Le pays se distingue par un faible endettement inscrit dans sa Constitution, une croissance supérieure à celle de ses voisins et un taux de chômage remarquablement bas de 4,8% au troisième trimestre 2025, contre 7,6% en France. Le tissu économique repose sur des multinationales prestigieuses (Nestlé, Rolex, Procter & Gamble) et un réseau dense de PME innovantes. Contrairement à d'autres pays, la Suisse a préservé son savoir-faire industriel tout en développant ses services.
    Une stabilité politique exemplaire
    La Suisse figure parmi les pays les plus stables politiquement au monde. Son système unique réunit sept conseillers fédéraux de sensibilités différentes, voire opposées, qui travaillent ensemble par obligation constitutionnelle. Cette formule magique, incluant deux membres d'extrême droite et des représentants de gauche et droite modérée, fonctionne efficacement depuis 1848.
    Une fiscalité prévisible
    La fiscalité suisse se caractérise par sa stabilité et son absence de changements fréquents, offrant une visibilité précieuse aux particuliers et entreprises. Si l'on paie effectivement des impôts en Suisse, la charge est mieux répartie : 74% des foyers contribuent à l'impôt sur le revenu contre seulement 45% en France. Les 10% les plus riches représentent 50% des recettes fiscales, contre 75% en France, démontrant une base contributive plus large.
    Un accès facilité au marché du travail
    Grâce aux accords bilatéraux et à la libre circulation, les ressortissants européens peuvent travailler en Suisse avec un simple contrat ou promesse d'embauche. Les refus de permis restent rares. Le pays vieillissant a besoin de main-d'œuvre qualifiée pour soutenir sa croissance, multipliant les opportunités. En revanche, l'accès demeure complexe pour les non-Européens.
    Une qualité de vie exceptionnelle
    L'étude Mercer Quality of Living 2024 classe quatre villes suisses (Zurich, Genève, Berne, Bâle) dans le top 10 mondial. Comme le résument de nombreux clients : "J'aimerais vivre dans un pays où j'aurai un avenir, et mes enfants aussi."
    La Suisse combine donc excellence économique, stabilité politique, fiscalité lisible, opportunités professionnelles et cadre de vie remarquable, même si tout n'y est pas parfait.
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    Je m'appelle David Talerman, je suis 𝗰𝗼𝗮𝗰𝗵 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶 et expatriation, et auteur de "Travailler et vivre en Suisse, 7ème édition" (éditions Gualino) et créateur de la plate-forme Swiss Mastery.
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  • Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

    Le Talk Show de David Talerman - épisode #4 - Les conseils d'une recruteuse

    11/11/2025 | 56 min
    David Talerman vous donne RDV avec Annalisa von Grünigen, recruteuse en Suisse. Elle délivre ses conseils et astuces pour performer sur le marché de l'emploi en Suisse.
    Annalisa est une habituée du plateau de David et a déjà contribué à de nombreux webinaires et podcast sur l'emploi en Suisse.

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  • Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

    Le Talk Show de David Talerman - épisode #3 - Le marché de l'emploi à Zürich

    04/11/2025 | 48 min
    David Talerman reçoit Rebeca Valença, coach basée à Zurich, qui a accompagné plus de 1 200 candidats vers des postes compétitifs en Suisse et à l’international. Le décor est posé : l’économie suisse montre des signes de prudence dans l’industrie et la construction, la finance ralentit, mais le commerce et l’hôtellerie-restauration tiennent bon.

    La question qui brûle les lèvres : peut-on travailler à Zurich sans parler allemand ? Oui, répond Rebeca, à condition d’évoluer dans des environnements internationaux et non « client-facing ». Pour servir la région DACH, l’allemand demeure un atout décisif. Côté rythme d’embauche, Zurich vibre : depuis mi-janvier, budgets débloqués, contrats signés, entretiens en chaîne.

    Zurich, surtout, s’affirme comme pôle deep-tech. Rebeca cite la cybersécurité, l’IA appliquée, l’ingénierie et l’automation dans une logique de « résilience ». L’ETH irrigue l’écosystème, et l’implantation annoncée d’OpenAI et de DeepMind accélère encore la traction. Le quantique prend forme, plutôt à Bâle.

    Pour s’insérer, la candidature en ligne ne suffit pas : la clé, c’est le networking par centres d’intérêt (crypto, data, IA, product…), dans les coworkings, labs et meetups. Beaucoup d’événements sont en anglais ; on y rencontre décideurs, recruteurs et pairs qui font avancer les carrières. Côté compétences, le marché valorise celles et ceux qui « appliquent » l’IA à leur métier et savent démontrer des gains concrets sur le CV.

    Sur les méthodes d’embauche, Rebeca démonte un mythe : malgré les ATS, le tri reste largement manuel pour des raisons de conformité. Les délais s’étalent souvent sur 3-4 mois dans les structures traditionnelles, plus courts lorsque la pression business est forte (IPO, private equity, ouverture de marché). Pour les profils seniors, place au « reverse recruitment » : beaucoup de postes sont cachés, sensibles ou ultra-niche. On les décroche via chasse dédiée, advisory boards ou mandats d’experts, en activant les réseaux « alumni » des entreprises qui recrutent des profils similaires.

    Vivre à Zurich ? Qualité de vie top, scène de meetups foisonnante et exigeante sans être agressive. L’intégration sociale peut demander du temps (langue, coût, mobilité des expats), mais l’ancrage local aide. Et l’on peut travailler pour Zurich en mode hybride depuis la Romandie. Pour trouver les bons événements : Meetup, Eventbrite, Luma… et la « House of AI » animée par Rebeca, dédiée aux usages concrets de l’IA.

    En filigrane, un message simple : Zurich concentre la majorité des opportunités (avec Zoug), l’anglais peut suffire, mais c’est le réseau ciblé et l’IA appliquée qui font gagner la partie.

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À propos de Travailler et vivre en Suisse - le podcast de David Talerman

Comment travailler en Suisse ? Comment s'expatrier en Suisse ? "Travailler et vivre en Suisse" est le seul podcast entièrement dédié à l'emploi et à l'expatriation en Suisse. Il s'adresse aux résidents, expatriés, frontaliers déjà sur place et à ceux qui veulent le devenir. Ce podcast vous permettra de mieux comprendre la Suisse et de concrétiser votre projet professionnel avec des conseils et des infos pratiques.  De nombreux thèmes sont abordés : l'emploi, la vie sur place, l'interculturel, les relations de travail, le droit du travail, l'assurance maladie, la fiscalité et les impôts, la banque...  Ce podcast est animé par David Talerman, spécialiste de l'emploi et de l'expatriation en Suisse. Son livre "Travailler et vivre en Suisse" et son site www.Travailler-en-Suisse.ch (https://www.travailler-en-suisse.ch) ont permis à des milliers de personnes de (re)trouver un job en Suisse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Generated: 3/10/2026 - 2:08:41 PM