
Nota Bene - NOTA BENE - Bataille de Carrhes : une des pires défaites de l'armée romaine
12/1/2026 | 28 min
Une étude raconte que les mecs, plus que les filles, pensent très souvent à l’Empire ou à la République de Rome… Je sais pas si c’est vrai, mais quand on pose la question des armées invincibles, c’est vrai que la Légion romaine atterrit souvent dans le top 3 : peut être parce qu’elle peut plier les éléphants de Carthage, les phalanges de Grèce, et même le village d’Astérix ! Ou peut-être aussi parce qu’on ne parle pas très souvent de ses défaites… Comme par exemple la bataille de Carrhes, ou plutôt la boucherie de Carrhes ! C’est simple : c’est l’un des plus grands désastres qui ait frappé l’armée romaine, toutes périodes confondues. Bah oui, 30 000 soldats en moins en 24h, ça pique un peu. Mais alors, qui sont les fous furieux qui ont réalisé cet exploit ? Des Pictes, des Wisigoths, des Burgondes ? On découvre ça tout de suite !🖋 Écriture : Benjamin Brillaud, Lucas Pacotte, Jean de Boisséson👓 Relecture : Alice Durand / L'histoire est humaine : https://www.youtube.com/@histoirehumaine/🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/➤➤➤ Pour en savoir plus :- Dion Cassius, Histoire romaine, livre 40.- Plutarque, « Vie de Crassus », in : Vies, tome VII, Les Belles Lettres, 1972.- Bord L.-J. & Mugg J.-P., L’arc des steppes. Étude historique et technique de l’archerie des peuples nomades d’Eurasie, Editions du Gerfaut, 2005.- Engels D., « Cicéron comme proconsul en Cilicie et la guerre contre les Parthes », in : Revue belge de philologie et d’histoire, tome 86, n° 1, p. 23-45, 2008.- Grimal P., Cicéron, Fayard, 1986.- Medinger P., « L’arc turquois et les archers parthes à la bataille de Carrhes », in : Revue Archéologique, sixième série, tome 2, p. 227-234, 1933.- Sampson G., The Defeat of Rome. Crassus, Carrhae and the Invasion of the East, Pen & Sword, 2008.- Sartre M., D’Alexandre à Zénobie. Histoire du Levant antique. IVe siècle av. J.-C. – IIIe siècle ap. J.-C., Fayard, 2001.- Traina G., Carrhes. 9 juin 53 avant J.-C., Les Belles Lettres, 2011.- Suréna, général des Parthes : tragédie / [par P. Corneille] | Gallica (bnf.fr)- LE BOHEC Yann, Histoire des guerres romaines. Milieu du VIIIe siècle avant J.-C. – 410 après J.- C.Tallandier, « L’art de la guerre », 2017. C'est vraiment une référence en histoire militaire antique.- BOMATI Yves, NAHAVANDI Houchang, Les grandes figures de l’Iran. Perrin, « Synthèses Historiques », 2015.- LEROUGE Charlotte. L'image des Parthes dans le monde gréco-romain du début du Ier siècle av. J.-C. jusqu'à la fin du Haut-Empire romain. Stuttgart : Paris 10, 2007. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE - Pourquoi le placebo agit-il bien au-delà d’un simple faux médicament ?
12/1/2026 | 2 min
Quand on parle de l’effet placebo, on l’imagine souvent comme un comprimé de sucre donné à un patient « pour voir ». Cette vision est réductrice. En réalité, le placebo ne désigne pas seulement un faux médicament, mais l’ensemble des effets psychophysiologiques liés au contexte du soin. Les chercheurs parlent aujourd’hui plus volontiers d’effets contextuels du traitement.Ces effets reposent sur un élément central : l’attente du patient. Si une personne croit qu’un traitement va l’aider, son cerveau peut activer de véritables mécanismes biologiques. Ce n’est pas une illusion. Des études en neuroimagerie ont montré que le placebo peut stimuler la libération d’endorphines, des analgésiques naturels, ou de dopamine, impliquée dans la motivation et le bien-être. En 2001, une équipe dirigée par Fabrizio Benedetti a démontré que l’analgésie placebo pouvait être bloquée par la naloxone, un antidote des opioïdes, preuve que le cerveau produit réellement des substances actives.Mais l’attente ne naît pas dans le vide. Elle est façonnée par tout ce qui entoure le soin. La personnalité du médecin, son empathie, son assurance, sa manière de parler comptent énormément. Une étude publiée dans The Lancet en 2008 a montré que des patients souffrant du syndrome du côlon irritable allaient significativement mieux lorsque le praticien adoptait une attitude chaleureuse et attentive, même sans traitement spécifique.L’apparence du soin joue aussi un rôle. Une injection est souvent plus efficace qu’un comprimé, une grosse pilule plus qu’une petite, une pilule colorée plus qu’une blanche. Le prix influence également la réponse : une étude parue dans JAMA en 2008 a révélé qu’un placebo présenté comme coûteux soulageait mieux la douleur qu’un placebo « bon marché ». Le cerveau associe inconsciemment valeur économique et efficacité.Même le cadre médical compte : blouse blanche, matériel visible, langage technique, rituel de la consultation. Tous ces éléments renforcent la crédibilité du traitement et donc la réponse biologique du patient. À l’inverse, on parle d’effet nocebo lorsque des attentes négatives aggravent les symptômes ou provoquent des effets secondaires bien réels.Ce que montre la recherche moderne, c’est que le placebo n’est pas « dans la tête » au sens imaginaire du terme. Il est dans le cerveau, dans ses circuits neurochimiques, influencés par le contexte social, relationnel et symbolique du soin. Comprendre ces mécanismes ne revient pas à tromper le patient, mais à rappeler une chose essentielle : soigner, ce n’est pas seulement prescrire une molécule, c’est aussi créer les conditions favorables à la guérison. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi les voitures de gendarmerie n’ont-elles pas toutes le même bleu ?
12/1/2026 | 1 min
Certaines tirent vers un bleu foncé presque marine, d’autres vers un bleu plus clair ou légèrement métallisé. Cette variation n’est ni un hasard, ni une erreur.La première raison est historique et industrielle. La flotte de la Gendarmerie nationale se renouvelle progressivement, sur plusieurs années, et fait appel à différents constructeurs automobiles. Or, chaque constructeur possède sa propre palette de teintes, ses pigments, ses vernis et ses procédés de peinture. Même lorsqu’un bleu est officiellement défini, il n’est jamais reproduit de manière absolument identique d’une marque à l’autre.Deuxième facteur : l’évolution des normes dans le temps. La couleur réglementaire des véhicules de gendarmerie a changé à plusieurs reprises. Dans les années 1970 et 1980, les véhicules étaient souvent peints dans un bleu très sombre, proche du noir. À partir des années 2000, les autorités ont cherché à améliorer la visibilité des forces de l’ordre, notamment pour des raisons de sécurité routière. Les bleus sont alors devenus légèrement plus clairs, parfois métallisés, afin de mieux capter la lumière et d’être plus visibles de jour comme de nuit.Troisièmement, le vieillissement des véhicules joue un rôle important. L’exposition au soleil, aux intempéries et aux lavages répétés modifie la perception de la couleur. Deux voitures identiques, mais d’âges différents, peuvent donner l’impression d’appartenir à des teintes distinctes alors qu’elles sont sorties de la même chaîne de peinture.Il faut aussi prendre en compte la diversité des missions. Certains véhicules spécialisés — autoroutiers, unités de montagne, brigades mobiles ou véhicules banalisés — peuvent recevoir des peintures ou des habillages spécifiques. Le bleu n’est alors pas seulement esthétique : il doit s’adapter à l’environnement, au marquage réfléchissant et aux équipements embarqués.Enfin, la perception humaine amplifie ces différences. La lumière ambiante, l’angle de vue et même l’environnement urbain ou rural influencent notre manière de percevoir une couleur. Un même bleu peut paraître très différent sous un ciel gris, un soleil éclatant ou un éclairage artificiel.En résumé, si les voitures de gendarmerie n’ont pas toutes la même teinte de bleu, c’est le résultat d’un mélange de contraintes industrielles, d’évolutions réglementaires, de vieillissement naturel et de choix fonctionnels. Derrière ce détail en apparence anodin se cache une réalité très concrète : même l’uniforme des forces de l’ordre évolue avec le temps, la technique et les usages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Fil Mental - Fabien Olicard - Ce que nos Objets disent de nos Peurs
12/1/2026 | 22 min
Les objets ne pèsent pas par leur matière, mais par les versions de nous qu’on y accroche. Le jour où vous osez choisir ce que vous gardez, vous choisissez surtout qui vous devenez.🙏 Vous voulez soutenir le Podcast ? Laissez une note de 5 étoiles (+ un commentaire si vous êtes sur Apple Podcast) et partagez le sur vos réseaux.Vous voulez sponsoriser le podcast ou vous avez une demande professionnelle ? Contactez-nous ici Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Historia - Les crimes de Jack l’Éventreur : le premier tueur en série moderne qui sema la terreur à Londres [1/4] – Le prédateur et ses proies
12/1/2026 | 14 min
Récit 1/2. Des ruelles sombres, des victimes innocentes, et un mystère qui défie le temps : plongez dans l’ombre de Jack l’Éventreur. En 1888, dans le quartier de Whitechapel à Londres, cinq femmes sont brutalement assassinées, laissant la ville en proie à la terreur. Qui est Jack l’Éventreur ? Qu’est-ce qui motive ces crimes atroces ? Comment a-t-il pu disparaître sans laisser de traces ? Et surtout, connaîtra-t-on un jour l'identité du meurtrier ? Retour sur une énigme qui, plus de cent ans après les faits, continue de glacer le sang des curieux.Pourquoi Whitechapel est-il devenu le terrain de chasse de ce prédateur ? Comment les conditions de vie dans le Londres du XIXe siècle ont-elles favorisé la montée de la violence et la vulnérabilité des femmes ? Quel est le modus operandi de Jack l’Éventreur ?Historia. Vivez l’Histoire : une série en quatre épisodes pour enquêter sur les crimes de Jack l’Éventreur qui ont terrorisé Londres, écrit et raconté par Virginie Girod, suivi d'un entretien avec l'historien Bruno Fuligni.À voir :Jack the Ripper, the first serial killer, real. : Dan Oliver, Atlantics Productions, 2006.Ressources en ligne :https://cdn.nationalarchives.gov.uk/documents/education/resource-pack-19th-century-whitechapel.pdfhttps://www.museedubarreaudeparis.com/zoom-sur-le-chale-ensanglante-de-jack-leventreur/https://www.jack-the-ripper.org/kosminski-dna.htm#:~:text=CATHERINE%20EDDOWES'S%20SHAWL&text=In%202014%20the%20shawl%20was,the%20victim%20herself%2C%20Catherine%20Eddowes.https://www.jacktherippermuseum.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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