
Choses à Savoir - Culture générale - Quelle ville américaine brûle depuis 1962 ?
11/1/2026 | 2 min
Dans cet épisode nous plongeons dans l’une des histoires les plus troublantes des États-Unis : celle de Centralia, une ville lentement rayée de la carte par un incendie souterrain qui brûle sans interruption depuis plus de soixante ans.Tout commence en 1962, dans cette petite cité minière de Pennsylvanie qui compte alors près de 1 500 habitants. À l’approche d’une fête locale, la municipalité décide de brûler une décharge à ciel ouvert, comme cela se fait couramment à l’époque. Le problème, c’est que cette décharge est située près d’anciennes galeries de mines de charbon, creusées sous la ville depuis le XIXᵉ siècle. Le feu, que l’on pense maîtrisé, s’infiltre en réalité dans ces tunnels abandonnés.Très vite, les autorités comprennent qu’un incendie de charbon s’est déclenché. Or, ce type de feu est quasiment impossible à éteindre. Le charbon peut brûler lentement, sans flammes visibles, pendant des décennies, voire des siècles, tant qu’il reste de l’oxygène. À Centralia, le feu commence à se propager sous la ville, libérant des gaz toxiques et provoquant une montée inquiétante des températures dans le sol.Pendant plusieurs années, les habitants tentent de continuer à vivre normalement. Mais les signes deviennent impossibles à ignorer. Des fissures apparaissent dans les routes. De la fumée s’échappe du sol, même en plein hiver. En 1981, un incident marque un tournant : un enfant manque de disparaître dans un gouffre soudainement ouvert sous ses pieds, révélant une cavité brûlante à quelques mètres de profondeur.Face au danger croissant, l’État fédéral finit par intervenir. Dans les années 1980 et 1990, la majorité des habitants est relogée de force. Les maisons sont rasées, les rues désertées, les infrastructures abandonnées. Centralia devient officiellement une ville fantôme. Son code postal est même supprimé en 2002, comme pour acter symboliquement sa disparition.Aujourd’hui, seules quelques personnes refusent encore de partir, vivant au-dessus d’un feu qui continue de consumer lentement le sous-sol. Les experts estiment que l’incendie pourrait brûler encore pendant 200 à 250 ans.Centralia est plus qu’une curiosité morbide. C’est un avertissement. Un rappel brutal de la puissance des ressources fossiles, et des conséquences durables de décisions humaines prises sans en mesurer les risques. Pourquoi Centralia brûle-t-elle encore ? Parce que certains feux, une fois allumés, échappent définitivement à notre contrôle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE - La phrase “Couvre-toi ou tu vas attraper froid !” a-t-elle un sens ?
11/1/2026 | 2 min
La phrase « Couvre-toi, tu vas attraper froid » est intuitive, mais médicalement incomplète. Un rhume ou une grippe ne naissent pas du froid en lui-même : ce sont des infections virales. Le rhume est causé par des virus très nombreux (souvent des rhinovirus), la grippe par les virus influenza. On “attrape” donc un rhume ou une grippe en étant exposé à un virus puis en l’ayant suffisamment dans l’organisme pour déclencher l’infection.Comment se transmet-on ces virus ?Principalement par :Gouttelettes et aérosols (quand quelqu’un tousse, éternue, parle de près).Contact avec des mains ou des surfaces contaminées, puis main → nez/yeux/bouche.Une fois sur les muqueuses (nez, gorge), le virus se fixe, se multiplie, et le système immunitaire déclenche l’inflammation : nez qui coule, mal de gorge, fièvre, courbatures…Alors, le froid ne joue aucun rôle ?Il n’est pas la cause directe, mais il peut favoriser la situation par plusieurs mécanismes plausibles :1. Plus d’exposition aux virus en hiverQuand il fait froid, on reste davantage en intérieur, fenêtres fermées, en proximité avec d’autres personnes. Cela augmente les chances de rencontrer des virus et de les respirer.2. Muqueuses plus fragilesL’air froid (et surtout l’air intérieur chauffé, souvent sec) peut assécher les muqueuses nasales. Or, une muqueuse bien hydratée et un mucus efficace aident à piéger et évacuer les virus. Quand c’est sec, cette barrière peut être moins performante.3. Réponse immunitaire locale un peu moins efficaceLe refroidissement du nez et des voies aériennes supérieures peut diminuer certains mécanismes de défense locaux (circulation sanguine, activité des cellules immunitaires et des “cils” qui évacuent le mucus), ce qui peut faciliter l’installation du virus si vous y êtes exposé.4. Stress physiologiqueUne exposition prolongée au froid, la fatigue, le manque de sommeil ou une alimentation insuffisante peuvent affaiblir la résistance générale, rendant les infections plus probables ou plus symptomatiques.Ne pas être assez couvert ne crée pas un rhume ou une grippe, mais peut augmenter le risque en rendant l’infection plus facile à condition qu’un virus soit présent. Donc “couvre-toi” a un sens… comme mesure de confort et de prévention indirecte, mais la vraie prévention, c’est surtout hygiène des mains, aération, éviter de se toucher le visage, et vaccination antigrippale pour la grippe. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nota Bene - À quoi ressemblait la musique du Moyen Âge ? - Avec Gisèle Clément
10/1/2026 | 1 h 38 min
Je sais pas vous, mais quand je me balade dans une fête médiévale, j’aime bien m’arrêter pour écouter des groupes reconstituant la musique de l’époque. Ce qui m’amène à me poser une question : que sait-on de la musique du Moyen Âge ? Parce qu’en plus la période est longue, et depuis beaucoup de choses ont pu se perdre. Mais du coup, deuxième question : ce que l’on connaît de cette musique, comment le sait-on ? Comment travaille-t-on aujourd’hui dessus ? Eh bien pour le découvrir, j’ai eu le plaisir d’accueillir Gisèle Clément, une spécialiste de la musique du Haut Moyen Âge Occidental s’intéressant particulièrement aux chants de procession et au chant grégorien, et qui a fait beaucoup pour la musicologie médiévale. Je n’en dis pas plus, je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour en savoir plus, jetez un œil au site du CIMM : https://cimmducielauxmarges.org/ 🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/➤➤➤ Pour en savoir plus :La Musique au Moyen Âge Vera Minazzi, Cesarino Ruini, 2011.Le CIMM : https://cimmducielauxmarges.org/ Le REMA : https://www.rema-eemn.net/fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi le cerveau broie-t-il du noir la nuit ?
10/1/2026 | 2 min
Pourquoi a-t-on l’impression que tout devient plus sombre, plus grave, plus angoissant une fois la nuit tombée ? Cette sensation bien connue n’est pas qu’une impression subjective. En 2022, des chercheurs de l’université de Harvard ont formulé une hypothèse scientifique devenue très commentée : la théorie Mind After Midnight, publiée dans la revue Frontiers in Network Psychology.Selon cette hypothèse, le cerveau humain n’est tout simplement pas conçu pour fonctionner de manière optimale après minuit. Passé un certain seuil nocturne, notre organisme entre dans une zone de vulnérabilité cognitive et émotionnelle. Les chercheurs expliquent que la nuit combine plusieurs facteurs biologiques défavorables : la fatigue, la privation de sommeil, la baisse de la température corporelle et surtout des déséquilibres neurochimiques.Le principal mécanisme en cause concerne les neurotransmetteurs. La nuit, la production de sérotonine et de dopamine, associées à la régulation de l’humeur et à la motivation, diminue. À l’inverse, les circuits cérébraux liés à la peur, à l’anticipation négative et à la rumination, notamment ceux impliquant l’amygdale, deviennent relativement plus dominants. Résultat : le cerveau interprète plus facilement les pensées de manière pessimiste, anxieuse ou catastrophique.Autre élément clé de la théorie Mind After Midnight : la baisse du contrôle cognitif. Le cortex préfrontal, chargé de la prise de recul, du raisonnement logique et de la régulation émotionnelle, est particulièrement sensible au manque de sommeil. La nuit, il fonctionne au ralenti. Cela signifie que les pensées négatives ne sont plus correctement filtrées. Une inquiétude banale en journée peut ainsi se transformer en spirale mentale nocturne, donnant l’impression que « tout va mal ».Les chercheurs de Harvard soulignent aussi un facteur comportemental : l’isolement nocturne. La nuit, les interactions sociales diminuent, les possibilités d’action concrète sont réduites, et le cerveau se retrouve seul face à lui-même. Or, notre cognition est fondamentalement sociale. Privé de feedback extérieur, le cerveau a tendance à amplifier les scénarios internes, souvent les plus sombres.Cette théorie a des implications très concrètes aujourd’hui. Elle permet de mieux comprendre pourquoi les travailleurs de nuit, les personnes souffrant d’insomnie chronique ou de troubles anxieux présentent un risque accru de dépression, d’idées noires et de prises de décision impulsives. Les chercheurs insistent d’ailleurs sur un point crucial : les décisions importantes ne devraient jamais être prises au cœur de la nuit.En résumé, si le cerveau broie du noir la nuit, ce n’est pas parce que la réalité devient soudain plus sombre, mais parce que nos circuits cérébraux sont biologiquement désynchronisés. La théorie Mind After Midnight nous rappelle une chose essentielle : parfois, le problème n’est pas ce que l’on pense… mais l’heure à laquelle on pense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Fil Mental - Fabien Olicard - Ce que je Fuis en moi me suit Partout
09/1/2026 | 20 min
Le jour où vous osez regarder ce qui vous dérange, vous cessez enfin de le retrouver partout.🙏 Vous voulez soutenir le Podcast ? Laissez une note de 5 étoiles (+ un commentaire si vous êtes sur Apple Podcast) et partagez le sur vos réseaux.Vous voulez sponsoriser le podcast ou vous avez une demande professionnelle ? Contactez-nous ici Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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