
Nota Bene - ACTU - Pourquoi il y a eu autant de dictatures en Amérique du sud ?
15/1/2026 | 28 min
Quel début d'année 2026 ! Donald Trump capture le président du Venezuela, l’actualité s’embrase, et cela a provoqué de nombreuses réactions ! De mon côté, je ne vais pas vous livrer mon analyse de comptoir sur ce que j'en pense, mais j’ai quelques cartouches qui vous permettront peut-être de mieux comprendre ce qui se joue au Venezuela et de façon plus générale en Amérique du sud. Parce que si Trump est tout fier d’avoir capturé un dictateur et de libérer tout un peuple, on peut se poser une question légitime : pourquoi y a-t-il autant de dictatures en Amérique du Sud ? Et vous allez voir que les USA ne sont pas vraiment étrangers dans la réponse à cette question. Aller, aujourd’hui, on va parler d’un truc qui vous a peut-être déjà chatouillé l’oreille : la doctrine Monroe !➤ Découvrez l'épisode sur Simon Bolivar : https://youtu.be/ewVfzO5CHS0🖋 Écriture : Benjamin Brillaud et Virginie Tisserant👓 Relecture : Clément Thibaud : https://www.puf.com/clement-thibaud🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/➤➤➤ Pour en savoir plus :https://docs.google.com/document/d/1qa_6dG9Y4P-7g66AUjqX58uvRslRoofpCW7j0FZ1_ZQ/edit?usp=sharing Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Au Moyen Âge existait-il des bouffones ?
15/1/2026 | 2 min
Dans l’imaginaire collectif, le bouffon de cour est presque toujours un homme. Pourtant, les archives montrent que des femmes occupaient aussi ce rôle, en particulier dans les cours princières et royales d’Europe. Elles étaient plus rares, mais pas exceptionnelles.Comme leurs homologues masculins, les bouffonnes pouvaient être :des artistes comiques,des musiciennes ou chanteuses,des conteuses,ou des personnes présentant une singularité physique ou mentale, ce qui correspond malheureusement aux normes de l’époque.Elles remplissaient les mêmes fonctions essentielles : divertir, désamorcer les tensions, parfois dire des vérités qu’aucun courtisan n’osait formuler.Le cas emblématique de Jane FooleLa plus célèbre d’entre elles est Jane Foole, active au début du XVIᵉ siècle en Angleterre. Elle servit successivement Henri VIII et surtout sa fille Marie Ire d’Angleterre, dite « Bloody Mary ».Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Foole n’était pas forcément son nom de naissance, mais une désignation liée à sa fonction. Jane apparaît régulièrement dans les comptes royaux : elle recevait un salaire, des vêtements, parfois même des cadeaux, preuve qu’elle occupait une place reconnue à la cour.Les sources suggèrent qu’elle était probablement atteinte d’un handicap mental, ce qui, dans la logique cruelle de l’époque, faisait partie de sa “fonction”. Mais réduire Jane Foole à cela serait une erreur. Sa longévité à la cour — plusieurs décennies — indique qu’elle était appréciée, protégée et intégrée, notamment par Marie Tudor, qui semblait très attachée à elle.La présence de bouffonnes est d’autant plus intéressante qu’elles combinaient deux marginalités : être femme dans un monde politique dominé par les hommes, et être bouffon, donc hors des hiérarchies sociales classiques. Cela leur donnait parfois une liberté de parole encore plus singulière.Mais cette même marginalité explique aussi pourquoi elles ont été moins bien documentées. L’histoire officielle, écrite par des hommes, a largement ignoré ces figures jugées secondaires.Oui, il y eut des bouffonnes au Moyen Âge et à la Renaissance. Jane Foole en est la preuve la plus solide : une femme, salariée de la cour d’Angleterre, occupant un rôle central dans la vie quotidienne des souverains. Son histoire rappelle que le rire, la transgression et la parole libre n’étaient pas réservés aux hommes — même si la mémoire historique, elle, l’a longtemps fait croire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE - Quels sont les bienfaits du kimchi ?
15/1/2026 | 2 min
Le kimchi est un plat traditionnel coréen composé principalement de légumes fermentés, le plus souvent du chou chinois ou du radis, assaisonnés avec de l’ail, du gingembre, du piment, de la ciboule et parfois des fruits de mer fermentés. Consommé quotidiennement en Corée depuis des siècles, il se décline en des centaines de variantes selon les régions et les saisons. Son goût est à la fois acidulé, épicé et umami, résultat d’un processus de fermentation naturelle qui transforme profondément ses ingrédients.Premier atout majeur : le kimchi est un aliment fermenté, riche en probiotiques naturels. Lors de la fermentation, des bactéries bénéfiques — notamment des lactobacilles — se développent. Ces micro-organismes vivants renforcent le microbiote intestinal, cet écosystème de milliards de bactéries qui joue un rôle central dans la digestion, l’immunité et même la santé mentale. Un microbiote équilibré est associé à une meilleure absorption des nutriments et à une diminution des inflammations chroniques.Deuxième bénéfice clé : le kimchi soutient le système immunitaire. Il est naturellement riche en vitamines A, B et surtout vitamine C, et les probiotiques qu’il contient stimulent la réponse immunitaire. Plusieurs études suggèrent que la consommation régulière d’aliments fermentés est associée à une réduction du risque d’infections et à une meilleure régulation des défenses de l’organisme.Le kimchi possède également des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Le piment, l’ail et le gingembre contiennent des composés bioactifs capables de neutraliser les radicaux libres et de limiter le stress oxydatif, impliqué dans le vieillissement cellulaire et les maladies chroniques.Autre avantage souvent cité : son impact positif sur la santé métabolique. Peu calorique, riche en fibres et très rassasiant, le kimchi est associé à une amélioration de la sensibilité à l’insuline, à une baisse du cholestérol LDL et à un meilleur contrôle du poids dans certaines études observationnelles.Enfin, en agissant sur le microbiote, le kimchi influence aussi l’axe intestin-cerveau, un système de communication impliqué dans l’humeur et le stress. Attention toutefois à sa teneur en sel, qui impose une consommation modérée chez les personnes hypertendues.En résumé, le kimchi est bien plus qu’un simple condiment : c’est un aliment fermenté ancestral, dont les bienfaits digestifs, immunitaires et métaboliques sont aujourd’hui largement confirmés par la science moderne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi dit-on “vouer aux gémonies” ?
15/1/2026 | 2 min
L’expression « vouer aux gémonies » signifie condamner publiquement quelqu’un ou quelque chose, l’exposer au mépris général, le couvrir de honte et de discrédit. Aujourd’hui, on l’emploie surtout au sens figuré : un responsable politique, une décision ou une œuvre peuvent être « voués aux gémonies » lorsqu’ils sont rejetés unanimement par l’opinion ou les médias. Mais cette formule n’a rien d’exagéré : son origine est d’une violence extrême.Pour comprendre l’expression, il faut revenir à la Rome antique. Les degrés des Gémonies étaient un escalier situé au pied du Capitole, à Rome. Ce lieu avait une fonction très précise : il servait à exposer les corps des condamnés exécutés pour des crimes jugés particulièrement graves, notamment la trahison ou les atteintes à l’État.Dans la société romaine, mourir ne suffisait pas toujours à punir. Pour certains crimes, il fallait aussi détruire l’honneur du condamné, jusque dans la mort. Après l’exécution, le corps était traîné sur les degrés des Gémonies, laissé plusieurs jours à la vue de tous. La foule pouvait l’insulter, le mutiler, le profaner. Ce n’est qu’ensuite que le cadavre était jeté dans le Tibre, sans sépulture. Le message était clair : ce criminel était exclu non seulement de la cité, mais aussi de toute mémoire honorable.Être « voué aux gémonies », dans son sens originel, signifiait donc être promis à la honte publique absolue, à une mort sociale qui prolongeait la mort physique. C’était l’un des châtiments symboliques les plus sévères du droit romain.Avec le temps, le lieu a disparu, mais l’expression a survécu. Elle est passée du latin au français par l’intermédiaire des textes historiques et juridiques. Son sens s’est élargi : il ne s’agit plus d’un châtiment corporel, mais d’une condamnation morale collective.Aujourd’hui encore, l’expression conserve une force particulière. Vouer quelqu’un aux gémonies, ce n’est pas simplement le critiquer. C’est l’exposer à un rejet massif, durable, presque irréversible. Il y a l’idée d’un bannissement symbolique, d’une exclusion du cercle des personnes respectables ou audibles.En résumé, « vouer aux gémonies » est une expression héritée d’un rituel romain d’une brutalité extrême. Si son usage est devenu métaphorique, elle continue de porter la trace de son origine : l’idée que certaines fautes méritent non seulement la sanction, mais aussi l’opprobre public. Une preuve que notre langue garde, parfois intacte, la mémoire la plus sombre de l’Histoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Historia - Les crimes de Jack l’Éventreur : le premier tueur en série moderne qui sema la terreur à Londres [4/4] – Les secrets de la police scientifique – Entretien avec Bruno Fuligni
15/1/2026 | 14 min
Entretien 2/2. Des ruelles sombres, des victimes innocentes, et un mystère qui défie le temps : plongez dans l’ombre de Jack l’Éventreur. En 1888, dans le quartier de Whitechapel à Londres, cinq femmes sont brutalement assassinées, laissant la ville en proie à la terreur. Qui est Jack l’Éventreur ? Qu’est-ce qui motive ces crimes atroces ? Comment a-t-il pu disparaître sans laisser de traces ? Et surtout, connaîtra-t-on un jour l'identité du meurtrier ? Retour sur une énigme qui, plus de cent ans après les faits, continue de glacer le sang des curieux.Entretien avec Bruno Fuligni, historien, écrivain, maître de conférence à Sciences po et fin connaisseur d'enquêtes policières. Par ailleurs, il est l’auteur de nombreux ouvrages comme Gueules d'assassin (Mareuil Editions, 2025).Historia. Vivez l’Histoire : une série en quatre épisodes pour enquêter sur les crimes de Jack l’Éventreur qui ont terrorisé Londres, écrit et raconté par Virginie Girod.À voir :Jack the Ripper, the first serial killer, real. : Dan Oliver, Atlantics Productions, 2006.Ressources en ligne :https://cdn.nationalarchives.gov.uk/documents/education/resource-pack-19th-century-whitechapel.pdfhttps://www.museedubarreaudeparis.com/zoom-sur-le-chale-ensanglante-de-jack-leventreur/https://www.jack-the-ripper.org/kosminski-dna.htm#:~:text=CATHERINE%20EDDOWES'S%20SHAWL&text=In%202014%20the%20shawl%20was,the%20victim%20herself%2C%20Catherine%20Eddowes.https://www.jacktherippermuseum.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



Playlist Culture G : les podcasts pour apprendre chaque jour