
Nota Bene - ENTRETIEN - Apprendre l’histoire avec les jeux vidéo ? - Avec Romain Vincent
18/1/2026 | 1 h 53 min
Dans les commentaires ou les messages que je reçois, ce n’est pas rare qu’on me compare à un professeur d’histoire. Et pourtant, bien que complémentaires, nos deux activités sont totalement différentes ! Par contre, il y a bien un point commun que j’ai avec certains enseignants : ma passion pour les jeux vidéo ! Et c’est dire, en 2018, j’avais même bossé avec Arte pour produire History’s Creed, une série dédiée aux jeux vidéo historiques. Et ces jeux vidéo historiques justement, certains professeurs les utilisent en classe ! Alors pour en savoir plus sur cette question, j’ai été à la rencontre de Romain Vincent, qui a énormément travaillé sur ce sujet ! Il est professeur d’histoire dans le secondaire et docteur en sciences de l’éducation. Romain, je l’avais justement rencontré durant le tournage d’History’s Creed pour discuter avec lui de l’apprentissage de l’histoire par les jeux vidéo. Depuis, le temps est passé, et il est temps de remettre le sujet sur la table ! Je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour en savoir plus sur le travail de Romain :➜ découvrez son site : https://jeuvideohistoire.com ➜ et sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@JVH/videos🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/➤➤➤ Pour en savoir plus :Mondes profanes : enseignement, fiction et histoire, Marc-André Ethier, David Lefrançois (dir.), 2021.La thèse de Romain : https://theses.hal.science/tel-05037080La fin du game ? Les jeux vidéo au quotidien, collectif, 2021.Dictionnaire des sciences du jeu, Gilles Brougère, Emmanuelle Savignac (dir.), 2024. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir SANTE - Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées par la maladie d'Alzheimer que les hommes ?
18/1/2026 | 2 min
La maladie d’Alzheimer touche davantage les femmes que les hommes. Aujourd’hui, près de deux tiers des personnes atteintes sont des femmes. Longtemps, cette différence a été expliquée presque uniquement par un facteur simple : les femmes vivent plus longtemps. Or, les recherches récentes montrent que cette explication est insuffisante. Même à âge égal, les femmes présentent un risque plus élevé de développer la maladie.Une étude de référence publiée dans la revue scientifique Nature Medicine montre que le cerveau féminin vieillit différemment face aux mécanismes d’Alzheimer. Les chercheurs ont mis en évidence des différences biologiques profondes, notamment dans la manière dont les protéines toxiques associées à la maladie s’accumulent et se propagent.Le premier facteur clé est hormonal. Les œstrogènes, hormones sexuelles féminines, jouent un rôle protecteur pour le cerveau. Elles favorisent la plasticité neuronale, soutiennent la mémoire et aident à réguler l’utilisation du glucose par les cellules cérébrales. Or, lors de la ménopause, les niveaux d’œstrogènes chutent brutalement. Cette transition hormonale pourrait rendre le cerveau plus vulnérable aux lésions liées à Alzheimer, en particulier si elle survient précocement ou sans compensation hormonale.Le deuxième facteur est génétique. Le principal gène de risque connu pour Alzheimer, appelé APOE ε4, n’a pas le même impact selon le sexe. Plusieurs études montrent que les femmes porteuses de ce gène présentent un risque plus élevé que les hommes porteurs du même variant. Autrement dit, à patrimoine génétique égal, le cerveau féminin semble plus sensible aux mécanismes pathologiques de la maladie.Troisièmement, le métabolisme cérébral diffère entre les sexes. Les études d’imagerie montrent que, chez les femmes, certaines régions du cerveau impliquées dans la mémoire consomment l’énergie différemment au cours du vieillissement. Cette adaptation, efficace plus jeune, pourrait devenir un point de fragilité avec l’âge.Enfin, des facteurs sociaux entrent aussi en jeu. Les femmes âgées aujourd’hui ont souvent eu, dans leur jeunesse, un accès plus limité à l’éducation ou à des carrières intellectuellement stimulantes. Cela peut réduire la « réserve cognitive », c’est-à-dire la capacité du cerveau à compenser les lésions avant l’apparition des symptômes.En résumé, si les femmes sont plus touchées par Alzheimer, ce n’est pas seulement parce qu’elles vivent plus longtemps. C’est le résultat d’une combinaison de facteurs hormonaux, génétiques, métaboliques et sociaux. Comprendre ces différences est essentiel pour développer, à l’avenir, des stratégies de prévention et de traitement mieux adaptées aux femmes comme aux hommes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi prendre de bonnes résolutions date de 4000 ans ?
18/1/2026 | 2 min
Chaque 1er janvier, on se promet de faire du sport, de manger mieux, d’arrêter de scroller la nuit… Et on croit que c’est une lubie moderne. Pourtant, selon une idée largement relayée par les historiens des traditions, le fait de prendre des “bonnes résolutions” remonterait à plus de 4 000 ans, chez les Babyloniens. Alors : mythe ou réalité ?Réponse : c’est vrai dans l’esprit… mais pas dans la forme.Dans la Mésopotamie antique, vers 2000 avant notre ère, les Babyloniens célèbrent le Nouvel An lors d’un grand festival de douze jours appelé Akitu. Ce n’est pas en janvier : c’est au printemps, au moment où l’on relance le cycle agricole. Mais c’est bien un moment symbolique de “redémarrage” : la société entière se remet en ordre, on renouvelle les pouvoirs, on réaffirme des équilibres.Et au cœur de cette fête, il y a une pratique très proche de nos résolutions : les Babyloniens faisaient des promesses aux dieux. Ils s’engageaient notamment à rembourser leurs dettes et à rendre les objets empruntés. Ces engagements n’étaient pas de simples intentions, mais de véritables vœux religieux, liés à une croyance : si l’on respecte sa parole, les dieux accorderont leur faveur pour l’année à venir. Cette filiation est souvent présentée comme l’ancêtre de nos résolutions modernes.Donc oui : l’idée de “commencer l’année par une promesse de mieux faire” existait déjà.Mais attention : ces promesses babyloniennes n’étaient pas des objectifs de développement personnel. On ne se disait pas “je vais devenir la meilleure version de moi-même”. L’enjeu était surtout moral et social : honorer ses obligations, rétablir l’ordre, rester dans les bonnes grâces du divin.Au fil des siècles, l’idée a survécu et s’est transformée. Les Romains, par exemple, faisaient des promesses au dieu Janus. Puis la tradition s’est progressivement sécularisée : au lieu de promettre aux dieux, on se promet à soi-même.Conclusion : oui, prendre de bonnes résolutions a bien plus de 4 000 ans. Mais nos résolutions actuelles sont une version très moderne d’un vieux réflexe humain : profiter du passage à une nouvelle année pour se réinventer… et croire qu’on va enfin s’y tenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nota Bene - EXTRAIT - Les jeux vidéo en classe - Avec Romain Vincent
16/1/2026 | 3 min
Peut-on apprendre l’histoire par les jeux vidéo ? Certains disent que oui, d’autres affirment le contraire, et on entend donc souvent des avis bien différents ! Ce qui est sûr, c’est que certains professeurs utilisent des jeux vidéo avec leurs élèves à des fins pédagogiques, et ça, ça ne date pas d’hier ! Alors pour en parler, j’ai eu le plaisir de recevoir en entretien Romain Vincent, qui a beaucoup travaillé sur la question ! Et cet entretien, il sera disponible sur le podcast dans les prochains jours. Romain, il est à la fois professeur d’histoire géographie dans le secondaire et docteur en sciences de l’éducation, ce qui veut dire qu’il a à la fois pu utiliser les jeux vidéo en classe, et étudier cette pratique au cours de ses recherches ! Il a donc pu être amené à comparer son approche à celle de ses collègues, et il nous en touche un mot pour patienter. Bonne écoute !🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Fil Mental - Fabien Olicard - Je Critique donc je Suis
16/1/2026 | 20 min
Un épisode tellement en improvisation qu'il n'y a pas de sujet pré défini.🙏 Vous voulez soutenir le Podcast ? Laissez une note de 5 étoiles (+ un commentaire si vous êtes sur Apple Podcast) et partagez le sur vos réseaux.Vous voulez sponsoriser le podcast ou vous avez une demande professionnelle ? Contactez-nous ici Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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