
Nota Bene - À quoi ressemblait la musique du Moyen Âge ? - Avec Gisèle Clément
10/1/2026 | 1 h 38 min
Je sais pas vous, mais quand je me balade dans une fête médiévale, j’aime bien m’arrêter pour écouter des groupes reconstituant la musique de l’époque. Ce qui m’amène à me poser une question : que sait-on de la musique du Moyen Âge ? Parce qu’en plus la période est longue, et depuis beaucoup de choses ont pu se perdre. Mais du coup, deuxième question : ce que l’on connaît de cette musique, comment le sait-on ? Comment travaille-t-on aujourd’hui dessus ? Eh bien pour le découvrir, j’ai eu le plaisir d’accueillir Gisèle Clément, une spécialiste de la musique du Haut Moyen Âge Occidental s’intéressant particulièrement aux chants de procession et au chant grégorien, et qui a fait beaucoup pour la musicologie médiévale. Je n’en dis pas plus, je vous souhaite une bonne écoute sur Nota Bene !➤ Pour en savoir plus, jetez un œil au site du CIMM : https://cimmducielauxmarges.org/ 🎧 Mixage : Studio Pluriel : https://www.studiopluriel.fr/➤➤➤ Pour en savoir plus :La Musique au Moyen Âge Vera Minazzi, Cesarino Ruini, 2011.Le CIMM : https://cimmducielauxmarges.org/ Le REMA : https://www.rema-eemn.net/fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi le cerveau broie-t-il du noir la nuit ?
10/1/2026 | 2 min
Pourquoi a-t-on l’impression que tout devient plus sombre, plus grave, plus angoissant une fois la nuit tombée ? Cette sensation bien connue n’est pas qu’une impression subjective. En 2022, des chercheurs de l’université de Harvard ont formulé une hypothèse scientifique devenue très commentée : la théorie Mind After Midnight, publiée dans la revue Frontiers in Network Psychology.Selon cette hypothèse, le cerveau humain n’est tout simplement pas conçu pour fonctionner de manière optimale après minuit. Passé un certain seuil nocturne, notre organisme entre dans une zone de vulnérabilité cognitive et émotionnelle. Les chercheurs expliquent que la nuit combine plusieurs facteurs biologiques défavorables : la fatigue, la privation de sommeil, la baisse de la température corporelle et surtout des déséquilibres neurochimiques.Le principal mécanisme en cause concerne les neurotransmetteurs. La nuit, la production de sérotonine et de dopamine, associées à la régulation de l’humeur et à la motivation, diminue. À l’inverse, les circuits cérébraux liés à la peur, à l’anticipation négative et à la rumination, notamment ceux impliquant l’amygdale, deviennent relativement plus dominants. Résultat : le cerveau interprète plus facilement les pensées de manière pessimiste, anxieuse ou catastrophique.Autre élément clé de la théorie Mind After Midnight : la baisse du contrôle cognitif. Le cortex préfrontal, chargé de la prise de recul, du raisonnement logique et de la régulation émotionnelle, est particulièrement sensible au manque de sommeil. La nuit, il fonctionne au ralenti. Cela signifie que les pensées négatives ne sont plus correctement filtrées. Une inquiétude banale en journée peut ainsi se transformer en spirale mentale nocturne, donnant l’impression que « tout va mal ».Les chercheurs de Harvard soulignent aussi un facteur comportemental : l’isolement nocturne. La nuit, les interactions sociales diminuent, les possibilités d’action concrète sont réduites, et le cerveau se retrouve seul face à lui-même. Or, notre cognition est fondamentalement sociale. Privé de feedback extérieur, le cerveau a tendance à amplifier les scénarios internes, souvent les plus sombres.Cette théorie a des implications très concrètes aujourd’hui. Elle permet de mieux comprendre pourquoi les travailleurs de nuit, les personnes souffrant d’insomnie chronique ou de troubles anxieux présentent un risque accru de dépression, d’idées noires et de prises de décision impulsives. Les chercheurs insistent d’ailleurs sur un point crucial : les décisions importantes ne devraient jamais être prises au cœur de la nuit.En résumé, si le cerveau broie du noir la nuit, ce n’est pas parce que la réalité devient soudain plus sombre, mais parce que nos circuits cérébraux sont biologiquement désynchronisés. La théorie Mind After Midnight nous rappelle une chose essentielle : parfois, le problème n’est pas ce que l’on pense… mais l’heure à laquelle on pense. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Fil Mental - Fabien Olicard - Ce que je Fuis en moi me suit Partout
09/1/2026 | 20 min
Le jour où vous osez regarder ce qui vous dérange, vous cessez enfin de le retrouver partout.🙏 Vous voulez soutenir le Podcast ? Laissez une note de 5 étoiles (+ un commentaire si vous êtes sur Apple Podcast) et partagez le sur vos réseaux.Vous voulez sponsoriser le podcast ou vous avez une demande professionnelle ? Contactez-nous ici Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi Les Fleurs du Mal ont-elles provoqué un scandale judiciaire ?
09/1/2026 | 2 min
Lorsque Les Fleurs du Mal paraissent en 1857, Charles Baudelaire ne s’attend sans doute pas à déclencher l’un des plus grands scandales littéraires du XIXᵉ siècle. Pourtant, quelques semaines à peine après sa publication, le recueil est poursuivi en justice pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Mais pourquoi ce livre de poésie choque-t-il autant son époque ?D’abord, par ses thèmes. Baudelaire rompt brutalement avec la poésie romantique idéalisée. Il ose faire entrer dans la poésie des sujets jugés indignes : la sexualité, le désir, la prostitution, la déchéance physique, la mort, la pourriture, l’ennui profond qu’il appelle le spleen. Là où la poésie devait élever l’âme, Baudelaire montre la misère humaine, les corps fatigués, la tentation du vice. Pour la société bourgeoise du Second Empire, attachée à l’ordre moral, c’est inacceptable.Ensuite, par son traitement du mal. Le scandale ne vient pas seulement de ce que Baudelaire décrit, mais de la manière dont il le fait. Il ne condamne pas toujours clairement le vice : il le met en scène, parfois avec fascination, parfois avec beauté. Le simple fait de suggérer qu’on puisse trouver de la poésie dans le mal choque profondément les autorités. Pour ses juges, Baudelaire ne se contente pas de décrire l’immoralité : il la rend séduisante.Six poèmes sont particulièrement visés, notamment ceux consacrés à l’érotisme féminin et aux amours jugées déviantes. À l’époque, parler aussi directement du corps et du désir féminin est perçu comme une atteinte grave à la morale publique. Baudelaire est condamné à une amende, et ces poèmes sont interdits de publication en France pendant près d’un siècle.Le scandale tient aussi à la vision moderne de l’artiste que propose Baudelaire. Il refuse le rôle du poète moraliste ou édifiant. Il affirme que la poésie n’a pas à être utile ou morale, mais qu’elle doit dire le vrai, même lorsqu’il est dérangeant. Cette idée est révolutionnaire pour son temps.Enfin, Les Fleurs du Mal dérangent parce qu’elles montrent une société qui ne veut pas se regarder en face. Baudelaire parle de la ville, de la foule, de l’ennui moderne, du vide spirituel derrière les apparences respectables. En ce sens, le scandale révèle moins l’immoralité du poète que l’hypocrisie de son époque.Aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre fondateur de la poésie moderne, Les Fleurs du Mal rappellent que ce qui choque un siècle peut devenir, pour le suivant, une œuvre essentielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Historia - [Bande annonce] Les crimes de Jack l’Éventreur : le premier tueur en série moderne qui sema la terreur à Londres
09/1/2026 | 0 min
Des ruelles sombres, des victimes innocentes, et un mystère qui défie le temps : plongez dans l’ombre de Jack l’Éventreur. En 1888, dans le quartier de Whitechapel à Londres, cinq femmes sont brutalement assassinées, laissant la ville en proie à la terreur. Qui est Jack l’Éventreur ? Qu’est-ce qui motive ces crimes atroces ? Comment a-t-il pu disparaître sans laisser de traces ? Et surtout, connaîtra-t-on un jour l'identité du meurtrier ? Retour sur une énigme qui, plus de cent ans après les faits, continue de glacer le sang des curieux.Historia. Vivez l’Histoire : une série en quatre épisodes pour enquêter sur les crimes de Jack l’Éventreur qui ont terrorisé Londres, écrit et raconté par Virginie Girod.À voir :Jack the Ripper, the first serial killer, real. : Dan Oliver, Atlantics Productions, 2006. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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