
TKT, je gère Le multi tache, une super compétence cognitive des nouvelles générations, vraiment?
21/12/2025 | 7 min
Tkt, je gère — Cette formule vous parle. C’est typiquement la réponse d’un adolescent lorsqu’on l’interpelle sur sa façon de travailler, casque sur les oreilles, les yeux sur TikTok et le stylo à la main,Le problème ?Le cerveau n’est pas un couteau suisse. À chaque changement de tâche, il éteint un réseau de neurones et rallume un autre : ça s’appelle le switch cost, et cela à un coût, ça peut voler jusqu’à 40 % de son temps.Tâches proches ? Ça passe. Tâches éloignées ? Ça rame.Donc oui, la “génération multitâche” existe… mais surtout en illusion d’optique.Leur cerveau n’a pas évolué depuis celui de leurs parents. La seule chose qu’ils ont perfectionnée, c’est…C’est ce que l’on va développer dans cet épisode, pourquoi notre cerveau n’est pas fait pour faire plusieurs choses à la fois,ce que la science dit vraiment du multitâche, comment aider nos adolescents à s’en rendre compteVoilà, comme promis, des explications basées sur des connaissances scientifiques validées, et des conseils pratiques.N’hésitez pas à liker, à laisser des commentaires, même (surtout) si vous n’étes pas du même avis, à poser des questions, à partager avec vos proches, et même à proposer d’autres “questions de parents”.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

🧠 Adolescents & Réseaux, comprendre ce qui se joue vraiment
01/12/2025 | 8 min
Et si nous écoutions les adolescents plutôt que penser pour eux et vouloir les protéger avec des interdictions à tout va?Le cerveau des adolescents est en mode upload :Il tourne à plein régime, avec des émotions XXL, une hypersensibilité normale, et des tempêtes intérieures difficiles à apprivoiser.La régulation émotionnelle, elle, est encore en version bêta — les dernières mises à jour n’arriveront que vers 25 ans.Une période fragile, oui.Mais aussi l’une des plus créatives, des plus inventives, des plus vivantes de toute la vie.🌪️ Une adolescence sous pression“Qui suis-je ?”“Où est ma place ?”“Où vais-je ?”Pour répondre à ces questions, les adolescents testent, s’opposent, discutent, expérimentent. C’est ainsi qu’ils se construisent.Mais ils le font aujourd’hui dans une époque saturée :pressions sociales,injonctions contradictoires,incertitudes climatiques,flux d’informations permanent,regard des autres omniprésent.La validation sociale — un like, un commentaire — est devenue centrale.⚡ Et un défi de plus…Comme si cela ne suffisait pas, un défi supplémentaire s’est invité :Apprendre à vivre sur les réseaux… sans s’y perdre.On reproche aux réseaux d’être la source de tous les maux.Mais c’est un raccourci :ils n’inventent pas les tourments adolescents, ils peuvent les amplifier… ou parfois les apaiser.La vraie question n’est pas :“Les réseaux détruisent-ils la jeunesse ?”mais :👉 Que viennent-ils y chercher ?👉 Et que n’y trouvent-ils plus ailleurs ?🎧 Dans ce podcast, nous répondons à ces questions🔥 Que se passe-t-il vraiment derrière l’écran ?🔥 Pourquoi TikTok, Insta et les jeux vidéo occupent-ils autant de place ?🔥 Comment les réseaux influencent-ils — ou pas — la santé mentale ?🔥 Comment accompagner un adolescent sans le couper de son monde ?🔥 Quels sont les vrais risques… et les faux coupables ?Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site Mpédia.frHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Dopamine et numérique : mythe ou réalité ?
22/11/2025 | 8 min
Troisième épisode sur l'addiction: est ce le bon modèle pour comprendre les usages problématiques des réseaux sociaux🤳À la base, on va sur les réseaux pour échanger, s’informer, garder le lien.Rien de pathologique là-dedans.Mais ce qui devait durer quelques minutes peut devenir des heures. Ce qui devait nous connecter a fini par nous happer.Et souvent on pense addiction, on parle de circuit de la récompense, de dopamine, de “shoot numérique”🎙️Les deux premiers épisodes ont démontré que le modèle de l’addiction n’est probablement le bon pour expliquer les usages excessifs, connexions compulsives et chronophages.Dans ce nouvel épisode de la saison “questions de parents”, on tente de remettre les pendules à l’heure sur le rôle de la dopamine, ce neurotransmetteur star des médias.Le système dopaminergique / récompense peut effectivement jouer un rôle dans le renforcement des usages (notamment quand il y a stimulus positif, feedback social, quête de nouveauté).Mais toutes les interactions sur les réseaux ne libèrent pas de dopamine, et certaines pratiques ne s’y prêtent pas.La dopamine n’est pas la molécule du plaisir facile, c’est celle de la motivation, de l’anticipation, du désir.Et ce n’est pas elle qui nous piège, mais le design des plateformes qui savent comment capter notre attention — et notre temps.On parlera aussi du doomscrolling, ce réflexe de défiler sans fin les mauvaises nouvelles. On est là bien loin d’être dans la recherche de plaisir.L’usage inapproprié / problématique ne peut donc être réduit à une simple “captation dopaminergique” : il y a un masque technologique et cognitif (biais cognitifs, design des interfaces, notifications, algorithmes, attentes sociales) qui “cache la réalité” de ce qui motive ou contraint l’usage.En outre, seules certaines personnes seront plus sensibles — c’est là que les vulnérabilités cognitives, émotionnelles, sociales entrent en jeu.Et si, au fond, la clé n’était pas chimique mais cognitive ?Entre dopamine, stress et besoin de sens, cet épisode explore comment reprendre la main sur ce qui compte vraiment : notre attention.🎧 Dopamine et numérique : mythe ou réalité ? Disponible sur toutes les plateformes.Directeur de production Pascal CARONHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Attention prédateurs !
25/10/2025 | 7 min
« Ce que ton cerveau ne voit pas »: Les prédateurs de l'attention 💵 Notre attention est devenue un marché. Chaque clic, chaque scroll, chaque pause nourrit des algorithmes qui apprennent de nous… pour mieux nous retenir. 👤 Humain : « Je regarde juste une vidéo… ou un mail. » 🤖 Algorithme : « Très bien. Mais si tu lis celui-là, tu vas adorer celui-ci. » 👤 Humain : « Bon… encore un autre. » 🤖 Algorithme : « Si tu cliques, j’apprends. J’apprends donc je prédis. Et si Je prédis, je t’oriente. » 👤 Humain : « Alors, qui décide ? » 🤖 Algorithme : « T’inquiète… Ensemble. Sauf que moi, je ne dors jamais. » 🏴☠️ Dans cet épisode — “Attention prédateurs” ou “Prédateurs de l’attention” — nous allons explorer comment nos écrans exploitent les mécanismes profonds de notre cerveau : le plaisir de la surprise, la peur de manquer, la récompense immédiate. 🎙️ Vous découvrirez : Pourquoi les applis sont conçues pour qu’on ne décroche pas. Les 4 pièges invisibles qui capturent notre attention. Comment notre cerveau devient complice, malgré nous. Et surtout, comment reprendre la main : remettre de la conscience, du choix et du calme dans notre quotidien numérique. Parce qu’entre une notification et un regard d’enfant, il y a un vrai choix à faire. 💉? Le prochain épisode parlera de la dopamine —l’un des neurotransmetteurs les plus célèbres, star du cerveau, qu’on accuse un peu vite d’être le dealer du numérique. 🔔 Abonnez-vous au podcast et activez les notifications (les seules vraiment utiles 😉).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Mon ado est il addict aux réseaux?
11/10/2025 | 6 min
Questions de parentsDans cette série d’épisodes, nous explorerons ensemble :• Pourquoi se connecte-t-on si souvent ?• Pourquoi on n’arrive pas à décrocher) ?• Quel rôle joue la fameuse dopamine ? Et le modèle de l’addiction est-il vraiment le bon pour comprendre ces comportements nouveaux ?•Spécificités, vulnérabilités de nos adolescents ?Mais on ne s’arrêtera pas au constat : chaque épisode proposera des clés concrètes pour mieux gérer son usage… et aider ses enfants à faire de même. Une révolution qui a mal tourné (ou presque)Ce qui aurait dû être une formidable opportunité – l’accès libre à la connaissance et à la culture pour tous, depuis la mise en ligne gratuitement du Web en 1993 – est devenu, par manque de régulation (et un brin de naïveté collective), un gigantesque amplificateur des inégalités.Dès 1996, avec l’arrivée de DoubleClick, le marketing a découvert sa nouvelle religion : la donnée personnelle.Et depuis, les “prédateurs” du numérique se sont mués en géants de la finance : des services « gratuits », certes… mais financés par nos vies privées.Résultat : les plus grandes capitalisations boursières du monde se nourrissent de nos clics et de nos émotions — et pèsent parfois plus lourd que des États entiers. Le combat entre la démocratie et la logique financière ressemble donc un peu à un match de boxe entre un hamster et un bulldozer. Des adultes aussi paumés que leurs enfantsEncore 1996. C’est l’année où apparaît le terme “digital natives”, pour désigner ces enfants nés avec une souris dans une main et un smartphone dans l’autre (enfin presque).Dès lors, une peur s’installe : celle d’une génération “différente”, mystérieuse, presque mutante — celle qui comprend le numérique mieux que ses parents. L’idée d’un fossé générationnel se répand, opposant les “natifs du digital” aux “immigrés numériques” que sont les adultes.Mais la réalité est moins tranchée .La révolution numérique a ceci de particulier que les adultes sont aussi perdus que les adolescents.D’un côté, ils s’inquiètent (souvent à juste titre) du temps que leurs enfants passent sur les réseaux… tout en y passant des heures eux-mêmes, le regard fixé sur leur propre fil d’actualité.De l’autre, ils leur ouvrent très généreusement les portes de ces mêmes réseaux : “Allez, juste pour regarder des vidéos éducatives…”Cette peur, au fond, naît d’une incompréhension du vécu adolescent — ou d’une compréhension incomplète.Car si certains jeunes développent un usage problématique, la majorité s’y épanouit, tissant des liens, s’exprimant, s’engageant. Les réseaux, pour eux, sont autant des miroirs que des terrains de jeu sociaux.Dans cet épisode: « Pourquoi je sors mon téléphone alors que je l’ai déjà fait il y a 2 minutes ? »Spoiler : ce n’est pas (que) de votre faute.C’est aussi celle de votre cerveau — et d’une armée d’ingénieurs en Silicon Valley qui ont très bien compris comment utiliser le fonctionnement de ce cerveau. En conclusionLe numérique n’est pas l’ennemi.Mais pour ne pas qu’il devienne notre tyran, il faut d’abord comprendre comment il nous attrape.C’est tout l’enjeu de cette série : reprendre le contrôle, sans renoncer à la connexion.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.



😀 Pour une parentalité apaisée