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  • PolySécure Podcast

    PME - Fondamentaux en cyberassurance - Parce que... c'est l'épisode 0x707!

    11/2/2026 | 19 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x707!

    Shameless plug

    25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    Description

    Introduction

    Dans cet épisode de podcast, Casimir Le Grand, fondateur de FairPoint Assurance, un cabinet spécialisé en assurance pour entreprises technologiques, présente les fondamentaux de la cyberassurance et son importance cruciale pour les PME. La discussion met en lumière les aspects souvent méconnus de cette protection devenue essentielle à l’ère numérique.

    La nature spécifique de la cyberassurance

    La cyberassurance se divise en deux volets principaux : la responsabilité civile et les dommages directs. Le volet responsabilité couvre les poursuites découlant de fautes cybernétiques commises par l’entreprise, mais représente une portion moins importante des pertes. L’accent de la discussion porte sur les dommages directs, qui constituent les coûts réels de remise en état suite à un incident cybernétique.

    Un élément fondamental à comprendre est que la cyberassurance est une police monoligne distincte. Elle n’est pas couverte par les polices d’assurance générale combinée commerciale. Bien que certaines polices générales offrent de petites extensions de garantie de 25 000 $ à 100 000 $, ces montants sont largement insuffisants et les couvertures souvent inadéquates. Casimir insiste sur le fait qu’avoir ces petites extensions équivaut pratiquement à n’avoir aucune assurance. Les entreprises doivent donc se procurer une police spécifique pour être réellement protégées contre les risques cybernétiques.

    Les coûts de réponse à l’incident

    À chaque incident cybernétique, peu importe sa nature, les coûts de réponse sont systématiquement déclenchés. Ces coûts incluent tous les professionnels qui interviendront pour aider l’entreprise à se remettre en état. Cela comprend les experts en gestion de crise, les spécialistes en investigation forensique qui détermineront le point d’entrée des hackers et les données compromises, ainsi que d’autres professionnels spécialisés.

    La valeur de l’assurance se manifeste particulièrement ici, car la plupart des PME ne disposent pas d’équipes internes capables de répondre adéquatement à un incident. L’assureur coordonne l’intervention des professionnels et assume les coûts, qui peuvent varier considérablement selon l’urgence. Une intervention d’urgence un samedi matin coûtera significativement plus cher qu’une intervention planifiée le lundi après-midi.

    Les obligations juridiques et le rôle du breach coach

    Les avocats spécialisés en protection des renseignements personnels, appelés « breach coaches », jouent un rôle crucial dans la gestion d’un incident. Avec l’entrée en vigueur de la loi 25 au Québec, les entreprises ont des obligations juridiques précises lorsque des informations sont volées ou accédées illégalement. Les breach coaches aident à déterminer ces obligations, notamment :

    L’obligation d’avertir les personnes concernées

    Les exigences de notification aux autorités

    Les obligations contractuelles envers les tiers dont les informations confidentielles ont été compromises

    Une gestion appropriée de l’incident, guidée par ces professionnels, protège l’entreprise contre d’éventuelles poursuites. À l’inverse, la négligence peut être catastrophique. Certaines entreprises qui ont choisi de ne pas notifier les victimes ou de ne pas offrir de surveillance de crédit se sont exposées à des poursuites qui les ont forcées à fermer leurs portes. L’assureur, qui ne veut pas payer pour ces poursuites, s’assure donc que le breach coach intervienne pour minimiser les risques juridiques.

    La perte d’exploitation : un coût majeur

    Au-delà des coûts directs de réponse, les pertes d’exploitation constituent souvent le volet le plus coûteux d’un incident cybernétique. Casimir utilise l’exemple parlant d’une entreprise dont tous les ordinateurs deviennent noirs suite à une attaque de rançongiciel. Les employés ne peuvent plus travailler, les commerces de détail ne peuvent plus scanner les codes-barres, l’accès aux inventaires est bloqué.

    Pour une entreprise de commerce de détail vendant des produits non uniques, les clients se tourneront rapidement vers la concurrence, entraînant des ventes perdues irrémédiablement. La couverture de perte d’exploitation devient alors vitale. Pourtant, Casimir constate avec préoccupation que cette couverture est souvent sous-limitée. Il voit régulièrement des entreprises qui achètent une limite globale de 5 millions de dollars, mais dont la perte d’exploitation est limitée à seulement 500 000 $ ou 1 million de dollars.

    L’importance des limites de couverture adéquates

    Certains assureurs, comme Chubb et Coalition, offrent une limite séparée pour les coûts de réponse aux incidents. Cette structure est avantageuse : si la réponse à l’incident coûte 800 000 $, l’entreprise conserve l’intégralité de sa limite d’un million de dollars pour couvrir la perte d’exploitation et le paiement d’une éventuelle rançon. Cette structure évite que l’entreprise soit forcée de « tourner les coins ronds » sur la réponse à l’incident pour préserver des fonds pour d’autres besoins.

    Négliger une réponse complète à l’incident est dangereux. Les entreprises qui ne corrigent pas adéquatement les problèmes fondamentaux subissent souvent un deuxième incident dans les six mois suivants, ce qui devient généralement le coup fatal.

    Les fraudes non sophistiquées : une menace réelle

    Un aspect moins discuté mais très fréquent concerne les fraudes de transfert de fonds par ingénierie sociale. Contrairement aux attaques sophistiquées nécessitant une expertise technique pour contourner les systèmes de sécurité, ces fraudes de type « grab and go » sont relativement simples à orchestrer.

    Le scénario typique commence par une compromission de boîte de courriel d’entreprise (Business Email Compromise). Les hackers accèdent à des boîtes courriel mal sécurisées, installent des filtres pour rediriger certains courriels légitimes et surveillent silencieusement les communications. Lorsqu’une transaction importante se profile, ils envoient de fausses instructions de paiement, souvent en prétendant qu’un changement de coordonnées bancaires a eu lieu.

    Ces fraudes peuvent facilement atteindre des centaines de milliers de dollars. Casimir mentionne le cas remarquable d’une récupération de 9,5 millions de dollars orchestrée par Coalition, grâce à leur équipe spécialisée qui intervient rapidement pour tenter de récupérer les fonds transférés frauduleusement. Sans cette intervention professionnelle rapide, cet argent aurait été définitivement perdu.

    Conclusion

    La cyberassurance n’est plus un luxe, mais une nécessité pour toute entreprise moderne utilisant des équipements technologiques. Les coûts d’un incident cybernétique dépassent largement les capacités financières de la plupart des PME. Une couverture adéquate, avec des limites appropriées et l’accès à des professionnels spécialisés, peut faire la différence entre la survie et la fermeture d’une entreprise. L’essentiel est de ne pas sous-estimer les risques et de ne pas se contenter de couvertures inadéquates qui donnent une fausse impression de sécurité.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Casimir Le Grand

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Bagel Maguire Café
  • PolySécure Podcast

    Spécial - Enquêtes en cybersécurité - Méthodes et enjeux - Parce que... c'est l'épisode 0x706!

    10/2/2026 | 41 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x706!

    Shameless plug

    25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    Description

    Dans cet épisode spécial du podcast, Nicolas reçoit Christophe d’Arlhac pour explorer le monde complexe des enquêtes en cybersécurité. La discussion révèle que l’investigation cyber est avant tout une affaire de méthodologie et non simplement de technologie, avec des parallèles frappants avec les enquêtes dans le monde physique.

    Un malentendu fondamental

    Christophe souligne d’emblée un malentendu courant : beaucoup pensent que l’investigation cyber est uniquement réservée à des spécialistes ultra-techniques. En réalité, la cyber-investigation s’inscrit dans une tradition très ancienne d’enquête. Comme dans un accident industriel ou une enquête judiciaire, on n’efface pas les traces avant d’avoir observé et compris. Pourtant, en cybersécurité, les ingénieurs ont longtemps fait l’inverse, privilégiant la remise en production rapide au détriment de la compréhension de l’incident.

    L’opposition entre deux métiers complémentaires

    L’un des points centraux du podcast est la différence fondamentale entre le rôle de l’enquêteur et celui de l’ingénieur. L’ingénieur est formé pour faire fonctionner, créer et maintenir des systèmes. Son objectif est de rétablir le service rapidement et de sécuriser les infrastructures. L’enquêteur, lui, adopte une approche diamétralement opposée : il demande d’arrêter, d’observer et de comprendre avant d’agir. Il se pose des questions sur le contexte, la veille dans le secteur, les changements récents dans l’organisation, les nouveaux arrivants ou les nouvelles technologies déployées.

    Cette opposition crée naturellement des tensions lors de la gestion d’incidents. L’ingénieur veut rebrancher immédiatement le système compromis, tandis que l’enquêteur insiste pour préserver les preuves et observer l’attaquant. Comme le souligne Nicolas, il existe une tension particulière en cyber : la nécessité parfois d’observer l’attaquant dans son “état naturel” pour comprendre ses motivations et ses méthodes, une approche contre-intuitive pour les équipes techniques.

    La règle d’or : ne jamais effacer les preuves

    Les deux experts partagent une conviction forte : il ne faut jamais écouter quelqu’un qui dit d’effacer les preuves rapidement sous prétexte qu’il n’y aura pas d’enquête. L’expérience montre qu’il y a toujours quelqu’un – une autorité, un client, un partenaire – qui finira par poser des questions, parfois des années plus tard. Les contre-enquêtes peuvent survenir des décennies après les faits, et sans preuves conservées, toute investigation devient impossible.

    Le réflexe classique lors d’un incident – redémarrer, réinitialiser, restaurer des sauvegardes – est une catastrophe du point de vue de l’enquête. Cette approche efface la chronologie, détruit les journaux et les connexions, rendant impossible la compréhension du “comment” et du “par où” de l’attaque.

    L’ordre méthodologique universel

    Christophe insiste sur un principe fondamental : bien gérer un incident, ce n’est pas aller vite, c’est agir au bon moment. L’ordre méthodologique est universel : observer, comprendre, décider, puis agir. Inverser cet ordre pose systématiquement des problèmes. Cette approche peut se faire rapidement, mais elle doit respecter cette séquence logique.

    Dans l’idéal, l’ingénieur sécurise les périmètres pour éviter que la situation ne s’aggrave, pendant que l’enquêteur fige les preuves et observe. L’utilisation de “pots de miel” pour isoler et observer l’attaquant est mentionnée comme une technique avancée, bien que peu d’organisations aient la capacité de la mettre en œuvre.

    Les répercussions multidimensionnelles

    Une enquête cyber mal conduite n’est pas seulement un problème informatique. C’est aussi un problème juridique, d’assurance, de gouvernance, de crédibilité et d’image. Sans preuves conservées, impossible d’expliquer aux autorités, aux assureurs ou aux partenaires ce qui s’est passé. Ces réunions post-incident se passent rarement bien quand les preuves ont été effacées.

    La préparation : clé du succès

    La préparation d’une organisation à l’investigation cyber doit commencer bien avant l’incident. Cela implique plusieurs dimensions :

    Le choix des outils et des procédures : Les enquêteurs doivent être consultés dès la sélection des outils de sécurité, car ces outils fourniront les éléments d’investigation. Leurs besoins peuvent différer de ceux des ingénieurs.

    La veille juridique : Chaque pays et chaque secteur ont des réglementations différentes concernant la conservation des données, les délais, et les types d’informations à préserver. Les infrastructures critiques ont des obligations particulières.

    La conservation des preuves numériques : Le fameux “hash” ou empreinte numérique permet de garantir l’intégrité des preuves et de s’assurer qu’elles n’ont pas été modifiées. Cette capture doit être faite avant toute autre opération.

    La documentation exhaustive : Le degré de documentation requis en enquête est beaucoup plus élevé qu’en opération. Il faut documenter les versions des logiciels utilisés, la méthodologie employée, chaque étape de l’investigation. Cette rigueur est essentielle pour que les contre-expertises, parfois des années plus tard, puissent être menées correctement.

    L’entraînement : le parent pauvre

    Un constat frappant émerge de la discussion : en cyber, contrairement aux corps organisés (police, pompiers, militaires), on répond constamment aux incidents mais on s’entraîne peu. Les corps d’intervention traditionnels passent 95% de leur temps à s’entraîner et sont rarement sollicités. En cyber, c’est l’inverse. Ce manque d’entraînement crée un désavantage majeur lors de la survenue d’un incident réel.

    L’entraînement régulier à travers des exercices de crise est essentiel, non seulement pour les équipes techniques mais aussi pour les dirigeants. Ceux-ci doivent comprendre pourquoi les informations ne sont pas disponibles immédiatement et apprendre à gérer leur impatience naturelle.

    La nécessité d’un travail d’équipe

    L’investigation cyber exige de créer des binômes qui apprennent à travailler ensemble, où chacun comprend le langage de l’autre. Christophe compare cela à un orchestre où chaque musicien a sa partition. L’enquêteur et l’ingénieur doivent jouer en concert, avec la coordination d’un chef d’orchestre (le management).

    Quand on ajoute les avocats, les équipes de communication et les managers, la complexité augmente encore. Aligner tout le monde et s’assurer qu’on avance dans la bonne direction devient un défi majeur. La cybersécurité n’est plus l’affaire de spécialistes isolés mais concerne désormais toute l’organisation, des dirigeants aux citoyens.

    Conclusion : un changement de paradigme

    Comme le conclut Christophe, la cybersécurité change de nature. Après des années centrées sur la technologie, l’heure est venue de se concentrer sur la méthode, la culture et la capacité à prendre de bonnes décisions. L’investigation aura un rôle central à jouer dans cette transformation, à condition que les organisations investissent dans la préparation, l’entraînement et la collaboration entre les différents métiers impliqués.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Christophe D’ARLHAC

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm
  • PolySécure Podcast

    Actu - 8 février 2026 - Parce que... c'est l'épisode 0x705!

    09/2/2026 | 56 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x705!

    Shameless plug

    25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    Notes

    IA

    Dumpster fire called OpenClaw

    OpenClaw (a.k.a. Moltbot) is everywhere all at once, and a disaster waiting to happen

    ‘Moltbook’ social media site for AI agents had big security hole, cyber firm Wiz says

    MoltBot Skills exploited to distribute 400+ malware packages in days

    DIY AI bot farm OpenClaw is a security ‘dumpster fire’

    Detecting and Monitoring OpenClaw (clawdbot, moltbot)

    Clouds rush to deliver OpenClaw-as-a-service offerings

    A sane but extremely bull case on Clawdbot / OpenClaw

    OpenClaw: When AI Agents Get Full System Access – Revolution or Security Nightmare?

    It’s easy to backdoor OpenClaw, and its skills leak API keys

    Using microvm.nix to sandbox Openclaw

    OpenClaw Partners with VirusTotal to Secure AI Agent Skill Marketplace

    17% of 3rd-Party Add-Ons for OpenClaw Used in Crypto Theft and macOS Malware




    Grok

    French prosecutors raid X offices, summon Musk over Grok deepfakes

    Kevin Beaumont: “The UK’s Information Commissio…” - Cyberplace

    Kevin Beaumont: “Reuters reports Grok is still …” - Cyberplace

    Kevin Beaumont: “Elon Musk Under Investigation …” - Cyberplace

    Spain, Greece weigh teen social media bans, drawing fury from Elon Musk




    Vos agents IA sécurisés en -10 sec. sur Mac

    You won: Microsoft is walking back Windows 11’s AI overload

    C’est prouvé : Le vibe coding va tuer l’open source

    Anthropic keeps Claude ad-free

    AWS intruder pulled off AI-assisted cloud break-in in 8 mins

    n8n’s latest critical flaws bypass December fix

    Microsoft sets Copilot agents loose on your OneDrive files

    How Industrial Robot Safety Was Written In Blood

    Anthropic’s Claude Opus 4.6 uncovers 500 zero-day flaws in open-source code

    GitHub - Deso-PK/make-trust-irrelevant: Make trust irrelevant for agentic AI using kernel-enforced authority boundaries.

    Malicious VS Code AI Extensions Harvesting Code from 1.5M Devs




    Red

    Notepad++

    Notepad++ Hack Detailed Along With the IoCs and Custom Malware Used

    Notepad++ Users, You May Have Been Hacked by China




    Energy infrastructure cyberattacks are suddenly in fashion

    EDR killer tool uses signed kernel driver from forensic software

    Microsoft releases urgent Office patch. Russian-state hackers pounce.

    Attackers Using DNS TXT Records in ClickFix Script to Execute Powershell Commands

    nmapUnleashed Makes Nmap Scanning More Comfortable and Effective

    Google Looker Bugs Allow Cross-Tenant RCE, Data Exfil




    Blue

    When Cloud Outages Ripple Across the Internet

    Microsoft rolls out native Sysmon monitoring in Windows 11

    Ukraine tightens controls on Starlink terminals to counter Russian drones

    Satya Nadella decides Microsoft needs a quality czar

    EDR, Email, and SASE Miss This Entire Class of Browser Attacks




    Privacy

    GDPR is a failure

    California city turns off Flock cameras after company shared data without authorization

    Vos données sont déjà en vente… et vous ne vous en rendez même pas compte

    Lockdown Mode - La fonction d’Apple qui a mis le FBI en échec

    We had sex in a Chinese hotel, then found we had been broadcast to thousands




    Souveraineté

    Europe shrugs off tariffs, plots to end tech reliance on US

    Russian spy satellites have intercepted EU communications satellites

    Munich makes digital sovereignty measurable with its own score

    Commission trials European open source communications software




    Divers et insolites

    Bitcoin

    Why This Computer Scientist Says All Cryptocurrency Should “Die in a Fire”

    Bitcoin gets a zero price target in wake of Burry warning (BTC-USD:Cryptocurrency)




    Bitcoin de la “marde” ou de l’or en barre !! :) (Franck Desert)

    Flock CEO calls Deflock a “terrorist organization”

    Germany warns of Signal account hijacking targeting senior figures

    BrianKrebs: “Must-read: How ‘Pink Slime’ Pu…” - Infosec Exchange

    We moved fast and broke things. It’s time for a change.




    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Intrasecure inc
  • PolySécure Podcast

    Spécial - L'IA appliquée au travail, pour vrai ;-) - Parce que... c'est l'épisode 0x704!

    04/2/2026 | 53 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x704!

    Shameless plug

    – 25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    Description

    Introduction : Entre enthousiasme et vigilance

    Dans cet épisode, les animateurs explorent l’utilisation concrète de l’intelligence artificielle dans leurs environnements professionnels respectifs. Enregistré dans un contexte festif entre Noël et le jour de l’An, ce podcast vise à démystifier l’IA en partageant des expériences réelles, sanctionnées par leurs employeurs, plutôt que de perpétuer des mythes ou des craintes infondées.

    L’IA comme outil, pas comme substitut

    L’analogie centrale du podcast compare l’IA à une caméra de recul automobile : un outil utile qui améliore nos capacités, mais qui peut nous rendre « niaiseux » si on s’y fie aveuglément. Vincent insiste sur l’importance de tester l’outil, comme on teste une voiture en hiver dans un stationnement pour comprendre ses réactions et ses limites. Cette approche expérimentale est essentielle pour développer un usage responsable.

    Depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022, l’écosystème a considérablement évolué avec l’émergence de concurrents comme Claude, Copilot, Gemini et Mistral. Les deux animateurs utilisent principalement Copilot et Gemini dans des environnements contrôlés par leurs employeurs, avec des autorisations spécifiques pour certains types de données – un point crucial pour la sécurité.

    La méthodologie gagnante : partir d’un draft solide

    L’approche recommandée par les deux experts est claire : ne jamais partir de zéro. Vincent décrit son processus de travail pour la production de rapports, d’analyses de risque ou d’avis : il rédige toujours un premier draft lui-même avant de le soumettre à Copilot. Il définit ensuite des critères précis : l’audience (exécutive ou opérationnelle), l’objectif de la présentation, et le format souhaité.

    Cette méthode respecte la règle du 80/20 : on maîtrise 100 % du sujet, ce qui permet de détecter facilement les 20 % d’ajustements nécessaires dans le résultat proposé par l’IA. Vincent souligne que sa force réside dans les idées et le message, tandis que l’IA l’aide sur la présentation et la structure – un domaine qu’il reconnaît comme moins naturel pour lui.

    Nicolas partage cette philosophie : l’IA lui permet de gagner du temps en structurant ses idées plus efficacement, économisant les deuxième et troisième réécritures qu’il effectuait auparavant. Un rapport qui prenait une semaine peut maintenant être complété en 2,5 à 3 jours, mais cela représente toujours un travail humain substantiel.

    L’IA n’est pas votre ami : une relation professionnelle

    Un point crucial soulevé par Nicolas : il ne converse pas avec l’IA, il lui donne des directives. Cette approche professionnelle évite le piège de vouloir « plaire » à l’agent conversationnel. Vincent reconnaît ce risque : l’IA peut effectivement chercher à faire plaisir à l’utilisateur, reproduisant parfois exactement ce qu’on lui a soumis avec des changements cosmétiques.

    La métaphore employée évolue de « wingman » à « copilote », voire à « un enfant de 5 ans qui écrit bien » selon Nicolas. Cette désacralisation est importante : l’IA est un outil, pas un collègue, pas un ami, et certainement pas un expert autonome.

    Les pièges à éviter : hallucinations et références fictives

    Les animateurs mettent en garde contre plusieurs dangers majeurs :

    Les hallucinations : L’IA peut inventer des informations, notamment des références juridiques inexistantes. Plusieurs cas d’avocats américains ont fait les manchettes pour avoir cité des jurisprudences fictives. Au Québec et au Canada, où les données sont plus périphériques dans l’entraînement des modèles, ce risque est encore plus élevé.

    Les références erronées : L’IA propose souvent des sources qu’il faut impérativement vérifier. Vincent raconte avoir reçu des références provenant d’autres pays (Luxembourg, Japon, Chine) totalement inadéquates pour le contexte québécois et canadien. Les lois et règlements variant d’un pays à l’autre, une validation systématique est essentielle.

    Les biais discriminatoires : Vincent rappelle le cas d’Amazon en 2017-2018, où un système d’IA de tri de CV excluait systématiquement les femmes. Ces biais, parfois subtils, peuvent s’infiltrer dans les textes générés et nécessitent une vigilance constante, d’autant plus que l’AMF (Autorité des marchés financiers) s’intéresse de près à ces questions.

    Cas d’usage concret : l’importance du contexte

    Vincent partage un exemple éloquent : pour produire un avis de risque dans un délai serré, il a fourni à l’IA des documents de référence spécifiques (code Maestro, COBIT 4.1) ainsi que le contexte précis, les critères et les limitations. Le résultat : un document à 99 % probant, très cadré, qui lui a permis de présenter rapidement des recommandations claires à son vice-président.

    Cette approche illustre le concept de RAG (Retrieval-Augmented Generation) : en fournissant une base de connaissance spécifique, on obtient des résultats beaucoup plus précis et pertinents. L’IA n’est pas un moteur de recherche, mais un générateur de texte qui performe mieux quand on lui donne le contexte adéquat.

    Votre réputation en jeu

    Un message fort traverse tout le podcast : c’est votre nom qui apparaît sur le document. Si vous déposez un travail médiocre généré par l’IA sans vérification, c’est votre réputation professionnelle qui en souffrira, pas celle de la machine. Les conséquences peuvent être sévères : perte de confiance de la part des gestionnaires, sanctions professionnelles, voire amendes dans le cas d’avocats.

    La relation de confiance avec son supérieur est fragile, particulièrement en début de carrière. Un gestionnaire qui reçoit un document s’attend à ce que son auteur en maîtrise le contenu à 100 %. L’incapacité à répondre aux questions lors de la « question du journaliste » – ce moment où un décideur challenge votre travail – peut détruire cette confiance de manière durable.

    Conclusion : maîtrise et vigilance

    L’analogie de l’automobile revient en conclusion : l’IA est un outil puissant et utile, mais qui nécessite une maîtrise adéquate avant utilisation, comme un permis de conduire. Elle peut générer des gains de productivité de 10 % ou plus, mais ne remplacera pas l’humain, du moins pas dans un avenir immédiat.

    Les animateurs insistent : vous restez imputable de vos décisions et de votre travail. L’IA est un allié dans votre stratégie et votre tactique, mais vous êtes le décideur final. Utilisez-la comme un accélérateur, un rehausseur de qualité, mais jamais comme un substitut à votre expertise et votre jugement professionnel.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Vincent Groleau

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Intrasecure inc
  • PolySécure Podcast

    PME - MSP vs MSSP - Parce que... c'est l'épisode 0x703!

    03/2/2026 | 17 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x703!

    Shameless plug

    25 et 26 février 2026 - SéQCure 2026

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    Description

    Introduction

    Ce podcast réunit Nicolas Milot, Cyndie Fletz et Dominique Derrier pour discuter d’un sujet pour les PME : la différence entre les fournisseurs de services gérés traditionnels (MSP) et les fournisseurs de services de sécurité gérés (MSSP). Cette distinction, souvent mal comprise, a des implications importantes pour la stratégie technologique et la cybersécurité des entreprises.

    Définitions et différences fondamentales

    Le MSP (Managed Service Provider) et le MSSP (Managed Security Service Provider) ne sont pas interchangeables, malgré la tentation de certains fournisseurs de vouloir tout couvrir. La différence se résume ainsi : le MSP s’occupe principalement de la disponibilité des systèmes informatiques, tandis que le MSSP se concentre sur la sécurité contre les cybermenaces.

    Le rôle du MSP est de s’assurer que tout fonctionne sans interruption : les pages web s’affichent, les commandes sont traitées, les bons de commande s’impriment et les clients reçoivent des réponses. C’est une question d’opérations quotidiennes et de continuité des affaires.

    Le MSSP, quant à lui, se préoccupe de l’intégrité et de la confidentialité des données. Il surveille et protège contre les acteurs malveillants et les cyberattaques. Au Québec, pratiquement toutes les entreprises offrant des services de cybersécurité sont des MSSP, même si elles ne l’affichent pas toujours explicitement dans leur nom.

    Approches opérationnelles distinctes

    Une différence majeure réside dans la nature du travail. Le MSP a “les mains dans la technologie” : il intervient directement sur les systèmes, gère les serveurs, connaît les processus de redémarrage et l’ordre dans lequel les services doivent être relancés. Il sait si la base de données doit redémarrer avant le service web, ou si l’ERP doit être prioritaire sur les robots.

    Le MSSP, en revanche, travaille davantage dans l’analyse que dans l’intervention directe. Il collecte des informations via des technologies comme les EDR (Endpoint Detection and Response) et les SIEM (Security Information and Event Management). Ces outils de défense requièrent une spécialisation particulière pour être exploités à leur pleine valeur. Avoir la capacité technique de déployer ces outils ne signifie pas nécessairement pouvoir en extraire toute la valeur pour le client.

    Comme l’explique l’équipe, “rouler un outil et l’analyser sont deux choses vraiment différentes”. Un MSP peut savoir utiliser un outil de sécurité, mais sera-t-il capable d’en tirer la valeur analytique maximale? Ce sont des questions essentielles à poser lors du choix d’un fournisseur.

    L’importance de choisir le bon partenaire

    Les MSP et MSSP deviennent des partenaires à long terme, voire des extensions de l’équipe TI interne. Il est crucial de ne pas “mélanger les genres”. Demander à un MSSP de gérer le patching ou les opérations quotidiennes, c’est comme “enfoncer une vis avec un marteau ou un clou avec un tournevis” : ce n’est pas le bon outil pour le travail.

    Inversement, si vous payez un MSSP pour faire du travail de MSP, vous risquez soit de payer trop cher, soit de recevoir un service inadéquat. Les contrats étant généralement conclus sur le long terme, choisir le mauvais type de service peut sérieusement nuire aux objectifs de l’entreprise.

    La coexistence MSP-MSSP : défis et collaboration

    Un aspect délicat est la coexistence de ces deux types de fournisseurs. Le MSP se concentre sur le “run” quotidien, tandis que le MSSP doit collaborer avec celui qui opère ce “run”, particulièrement en cas d’incident de sécurité.

    Cette dynamique peut créer des tensions. La mission du MSP est que tout fonctionne et roule sans interruption, tandis que la mission du MSSP est que tout soit sécuritaire, ce qui peut impliquer des processus plus longs. En cas d’incident de sécurité majeur, ce conflit devient aigu : le client veut remettre sa chaîne de production en marche rapidement, mais le MSSP insiste pour mener une enquête forensique et récupérer des informations critiques.

    Il peut même y avoir un conflit d’intérêts si la même entreprise offre ces deux volets. C’est au client d’arbitrer entre ces positions, avec toutes les informations fournies par ses partenaires. Le client reste “accountable” devant son propre client et doit pouvoir faire des choix éclairés en fonction de ses priorités d’affaires et de ses obligations légales.

    L’ordre logique pour les PME

    Un conseil crucial pour les PME : ne prenez pas de MSSP si vous n’avez pas d’abord une gestion solide de votre IT. Il faut d’abord établir une hygiène de base avant d’investir dans la sécurité avancée. Si un fournisseur de sécurité découvre que vous n’avez même pas d’EDR déployé, vous paierez pour qu’il fasse votre travail TI de base en plus de la sécurité. Cela rendra la sécurité prohibitivement chère et risque de vous “dégoûter” du domaine.

    Comme le souligne l’équipe, avec 97,1% des entreprises québécoises comptant moins de 100 employés, beaucoup n’ont même pas d’équipe TI interne. Les équipes de sécurité dédiées sont encore plus rares. Ces entreprises devront inévitablement se tourner vers des MSSP à un moment donné, mais seulement après avoir établi des bases solides avec un MSP.

    Le facteur cyberassurance

    Les cyberassurances ajoutent une couche de complexité. Elles exigent généralement la présence d’un SOC (Security Operations Center), donc d’un MSSP. Mais elles requièrent aussi que des mesures de base soient en place : l’authentification multifacteur (MFA), la gestion des comptes, le DKIM, etc. Ces éléments, qui relèvent du MSP, doivent être implémentés avant même de pouvoir contracter sérieusement une cyberassurance.

    Conclusion

    Le message final est clair : cherchez un partenaire, pas un simple fournisseur. Soyez curieux, posez des questions, mais ne cherchez pas à “coincer” vos fournisseurs avec des questions pièges. La relation doit être collaborative. Et rappelez-vous : ni le MSP ni le MSSP n’est responsable de votre maturité technologique ou sécuritaire. Ils vous aident dans la mesure où vous le voulez, moyennant des frais supplémentaires pour augmenter cette maturité. Enfin, un dernier conseil important : les audits ne doivent jamais être réalisés par votre MSP, car il ne peut pas se vérifier lui-même.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Dominique Derrier

    Cyndie Feltz

    Nicholas Milot

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm

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