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    Teknik - Le COCD/SOC moderne - Parce que... c'est l'épisode 0x7727!

    19/03/2026 | 41 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x7727!

    Shameless plug

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    20 au 22 avril 2026 - ITSec

    Code rabais de 15%: Seqcure15




    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Contexte et invités

    Dans cet épisode, Nicolas reçoit David Bizeul pour un retour approfondi sur le concept de SOC (Security Operations Center) moderne. David est notamment l’un des artisans de Secoya, une plateforme SOC développée par son équipe, ce qui lui confère une perspective à la fois pratique et stratégique sur l’évolution du domaine.

    Ce que contient un SOC moderne en 2026

    David commence par dresser un portrait du SOC contemporain tel qu’il devrait fonctionner aujourd’hui. Selon lui, trois grandes dimensions structurent un SOC efficace.

    1. La fusion de la connaissance interne et externe avec les événements de sécurité

    La première brique fondamentale est la capacité à ingérer, normaliser et consolider les événements de sécurité issus du système d’information. À cela s’ajoutent deux couches de connaissance complémentaires :

    La connaissance interne : elle porte sur les assets de l’entreprise, les identités, les vulnérabilités, les chemins critiques métier. En somme, tout ce qui permet de comprendre ce que l’on protège.

    La connaissance externe : c’est le domaine de la threat intelligence (CTI). Elle répond à la question « qu’est-ce que je dois craindre ? » et modélise les menaces extérieures, les campagnes d’attaque, les modes opératoires.

    David explique que Secoya a justement construit son produit en partant de la CTI, avant même de s’intéresser aux événements clients. L’idée était d’abord de bien connaître la menace, puis de confronter cette connaissance aux données du terrain.

    2. Les moteurs de détection

    Une fois les données ingérées, trois moteurs distincts entrent en jeu :


    Le moteur de threat intelligence : il repose sur une base de connaissances en graphe. Chaque indicateur (une adresse IP, par exemple) est relié à des nœuds représentant des malwares, des campagnes, des acteurs malveillants. Quand un indicateur apparaît dans les événements, le moteur remonte automatiquement tout le contexte associé, permettant d’évaluer rapidement la gravité de la situation.




    Le moteur de corrélation : basé sur le langage Sigma et Sigma Correlation, il modélise des comportements suspects à partir d’enchaînements d’événements. Par exemple : cinq échecs d’authentification sur un poste suivis d’une connexion anormale sur un équipement réseau peuvent caractériser une tentative d’intrusion. Toutes les règles sont créées ou validées par des experts internes, ce qui permet d’atteindre un taux de faux positifs infime (environ 0,001 %).




    Le moteur d’anomalie : il détecte les déviances par rapport à une baseline comportementale. Un pic de trafic soudain sur un serveur web, une exfiltration de données inhabituelle ou une activité de type brute force sont autant de signaux que ce moteur est conçu à relever.



    Le retour en arrière : le SOC d’il y a dix ans

    Pour mieux illustrer les progrès accomplis, David fait un flash-back sur les SOC de la génération précédente. Monter un SOC il y a dix ans était une opération longue et coûteuse : infrastructure à déployer, licences SIEM à acquérir, threat intelligence quasi inexistante ou inutilisable, enrichissement des alertes quasi nul. Une seule alerte pouvait mobiliser un analyste pendant une heure sans déboucher sur une conclusion claire. Les règles de corrélation, souvent dérivées de politiques de sécurité mal rédigées, généraient un volume d’alertes sans valeur réelle. Le bilan : des millions dépensés pour un SOC qui ne produisait rien d’utile.

    De l’alerte à la réponse : l’automatisation et l’IA agentique

    La génération d’alertes n’est qu’une étape. Le vrai objectif d’un SOC est de contenir les risques avant qu’ils ne se concrétisent en impacts. David décrit la chaîne de réponse moderne :


    Qualification automatique des alertes : des agents IA prennent en charge le triage préliminaire, vérifient le contexte autour d’un événement (les cinq minutes avant/après, la nature de l’asset concerné), et déterminent si l’alerte mérite d’être escaladée ou peut être ignorée.




    Playbooks automatisés : des plans de réponse préconfigurés peuvent déclencher des actions concrètes, comme l’isolation d’une machine compromise, sans intervention humaine immédiate.




    Le rôle central de l’humain : malgré l’automatisation, l’analyste reste indispensable pour les décisions complexes, la communication de crise, l’adaptation des plans de réponse aux spécificités du client.



    Le modèle MDR et l’architecture multitenant

    David aborde également la réalité économique : la grande majorité des entreprises n’ont pas les ressources pour gérer un SOC en interne. C’est là qu’interviennent les prestataires MDR (Managed Detection and Response), qui mutualisent les services de SOC pour plusieurs clients. Secoya répond à ce besoin avec une architecture multitenant : un opérateur MDR peut gérer dix clients dans une seule interface, tout en maintenant une séparation stricte des données.

    L’interopérabilité et le rôle d’OXA

    La dernière partie de l’échange porte sur l’interopérabilité entre produits de cybersécurité, notamment via la plateforme ouverte OXA et le protocole MCP (Model Context Protocol). L’idée est de permettre à chaque outil de se « présenter » aux autres — ses capacités, ses endpoints, ses types de données — afin de construire des workflows automatisés sans friction.

    La mise en garde finale : l’IA ne vaut que ce que valent ses données

    Les deux interlocuteurs s’accordent sur un point crucial pour conclure : l’engouement pour l’IA agentique en 2025 a souvent masqué un problème fondamental. Si les sources de données en entrée sont de mauvaise qualité, l’IA produira des résultats erronés, voire dangereux. La vraie tendance de 2026 sera donc la valorisation des data sources de pertinence : une CTI fiable, une connaissance interne solide des assets, avant d’y injecter de l’intelligence artificielle. Un prochain épisode est annoncé pour approfondir spécifiquement cette question.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    David Bizeul

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm
  • PolySécure Podcast

    PME - La sécurité en toute simplicité - Parce que... c'est l'épisode 0x726!

    18/03/2026 | 12 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x726!

    Shameless plug

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    20 au 22 avril 2026 - ITSec

    Code rabais de 15%: Seqcure15




    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Introduction

    Dans cet épisode du podcast, je reçois Cédrick Bruyère, associé chez Vigilia, une entreprise spécialisée en cybersécurité qui se concentre principalement sur la formation et la sensibilisation des PME. Cédrick nous partage les réflexions qui ont guidé la création de leur plateforme, articulées autour de trois piliers fondamentaux pour rendre une solution véritablement accessible en entreprise : la simplicité, l’abordabilité et l’adaptabilité. Ces trois concepts, bien que distincts, s’alimentent mutuellement et forment un cadre cohérent pour penser le développement de solutions qui répondent aux besoins réels des organisations.

    Premier pilier : la simplicité

    Le premier pilier, la simplicité, est apparu comme une évidence lors des sondages menés par l’équipe de Vigilia auprès d’entrepreneurs et de décideurs. Le constat était récurrent : lorsque les gens visitent le site d’un fournisseur de solutions en cybersécurité, l’impression dominante est celle d’une complexité rebutante. On a l’impression de s’embarquer dans un labyrinthe de configurations et de problèmes techniques. Résultat : beaucoup renoncent avant même d’avoir commencé.

    Pour Cédrick, la simplicité ne réside pas dans la solution elle-même, mais avant tout dans la façon de communiquer. Il évoque le concept bien connu de la curse of knowledge — la malédiction du savoir — ce phénomène par lequel un expert, tellement immergé dans son domaine, oublie que son interlocuteur ne partage pas le même bagage. On se retrouve alors à utiliser un jargon technique, à accumuler les termes spécialisés sur une page d’accueil pour afficher son expertise, mais on finit par perdre le lecteur plutôt que de le convaincre.

    La clé, selon Cédrick, est de privilégier une communication humaine, accessible, qui explique clairement ce qu’on fait et comment on peut aider, sans chercher à impressionner. L’objectif d’une communication efficace n’est pas de paraître intelligent, mais d’être compris. C’est un renversement de posture important pour beaucoup d’entreprises habituées à valoriser leur expertise par la complexité de leur discours. Être simple dans sa communication, c’est paradoxalement l’un des exercices les plus difficiles qui soit — et l’un des plus puissants.

    Deuxième pilier : l’abordabilité

    Le deuxième pilier est l’abordabilité. Cédrick reconnaît que le sujet est délicat, car il ne s’agit pas d’accuser les entreprises qui proposent des solutions coûteuses d’être motivées uniquement par le profit. Le prix d’une solution est souvent le reflet direct de sa complexité. Plus on accumule de fonctionnalités, plus on mobilise de ressources humaines pour faire fonctionner et entretenir la solution, et inévitablement, le coût grimpe.

    C’est là que les deux premiers piliers se rejoignent avec force : en simplifiant l’offre, on réduit les coûts. En se concentrant sur l’essentiel — c’est-à-dire ce qu’on veut réellement accomplir pour le client —, on évite de surcharger la solution de fonctionnalités superflues qui alourdissent la structure sans nécessairement apporter de valeur ajoutée à la majorité des utilisateurs. Cédrick illustre cette idée avec une analogie parlante : comme chez Maxi ou dans un magasin de meubles à bas prix, le décor est fonctionnel mais pas tape-à-l’œil. On vend le produit, point. Pas d’artifices, pas d’employés en surnombre pour entretenir une mise en scène. La marchandise est accessible, le client achète, et tout le monde y trouve son compte.

    En cybersécurité, la logique est identique. Si l’objectif est de sensibiliser les entreprises, il faut concentrer ses efforts sur cet objectif précis, délivrer la solution la plus directe possible, et éviter de complexifier pour le simple plaisir de l’exhaustivité. Moins il y a de personnes nécessaires pour faire tourner la machine, plus la solution peut être proposée à un prix accessible — et donc atteindre un plus grand nombre d’entreprises.

    Troisième pilier : l’adaptabilité

    Le troisième pilier, l’adaptabilité, est celui que Cédrick considère comme le plus important, car c’est lui qui permet de répondre aux besoins spécifiques de chaque client. Une solution, aussi bien conçue soit-elle, ne peut pas être universelle si elle ne peut pas s’ajuster aux particularités de chaque organisation.

    Cédrick insiste toutefois sur un point crucial : l’adaptabilité découle directement de la simplicité. Si la base d’une solution est simple, la modifier pour répondre à un besoin particulier devient une opération légère et rapide. Par exemple, si un client souhaite diviser son compte en plusieurs équipes, il suffit d’effectuer un ajustement minimal sur une structure épurée. En revanche, si la solution est déjà surchargée de couches de complexité, chaque modification devient un chantier, et l’adaptabilité devient illusoire en pratique — même si elle est promise sur le papier.

    L’adaptabilité n’est donc pas une fonctionnalité qu’on ajoute par-dessus une solution complexe. C’est une qualité qui émerge naturellement d’une solution bien conçue à la base. Cédrick souligne également l’importance d’avoir une solution qui appartient vraiment à l’entreprise qui la développe — une plateforme qu’on peut moduler soi-même, sans dépendre d’une infrastructure tierce rigide.

    Conclusion

    Ces trois piliers — simplicité, abordabilité et adaptabilité — forment un tout cohérent et interdépendant. La simplicité conditionne l’abordabilité, et toutes deux rendent l’adaptabilité possible. Le fil conducteur de la réflexion de Cédrick est une mise en garde contre la tendance naturelle des experts à se perdre dans leur propre expertise au détriment des besoins fondamentaux de leurs clients.

    La vraie valeur d’une solution ne réside pas dans sa sophistication, mais dans sa capacité à aider le plus grand nombre, le plus efficacement et le plus accessiblement possible. Un message simple à retenir, et pourtant difficile à appliquer.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Cédrick Bruyère

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux virtuels par Riverside.fm
  • PolySécure Podcast

    H'umain - PODCASTHON - Prévention du suicide - Parce que... c'est l'épisode 0x725!

    17/03/2026 | 40 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x725!

    Préambule

    Besoin d’aide?

    Téléphone: 1866-277-3553

    SMS: 535353

    Clavardage




    Shameless plug

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    20 au 22 avril 2026 - ITSec

    Code rabais de 15%: Seqcure15




    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Présentation

    Dans cet épisode spécial enregistré dans le cadre du Podcaston, l’animateur reçoit Hugo Fournier, PDG et porte-parole de l’Association Québécoise de Prévention du Suicide (AQPS). L’organisme, qui célèbre son 40e anniversaire, poursuit une vision à la fois ambitieuse et utopique : bâtir un Québec sans suicide, brique par brique. Sa mission s’articule autour de trois grands axes — influencer les décideurs politiques, soutenir les initiatives citoyennes et offrir des formations aux intervenants.

    Les mythes tenaces autour du suicide

    Hugo Fournier commence par déconstruire plusieurs mythes profondément ancrés dans la société.

    Mythe 1 — La personne suicidaire veut mourir. C’est faux. Elle ne veut pas mourir ; elle veut cesser de souffrir. Face à une souffrance devenue insupportable, l’espoir se transforme en désespoir. Il subsiste néanmoins toujours une ambivalence : une partie d’elle veut en finir, une autre cherche de l’aide. C’est précisément pour cela que les personnes appellent les lignes d’écoute.

    Mythe 2 — Parler du suicide encourage le passage à l’acte. C’est également faux. Poser directement la question « Penses-tu au suicide ? » ne provoque pas le geste ; au contraire, cela soulage la personne, lui fait sentir qu’elle n’est pas seule et ouvre une conversation sur sa souffrance. Briser le tabou du silence est une étape essentielle.

    Mythe 3 — Le suicide est un acte de courage ou de lâcheté. Ni l’un ni l’autre. La personne ne se suicide pas par choix, mais parce qu’elle n’aperçoit plus aucune option devant elle, même si elles existent.

    Mythe 4 — Les menaces de suicide sont de la manipulation. Toute verbalisation suicidaire est un appel à l’aide. Il faut toujours prendre ces propos au sérieux.

    Comment intervenir : la simplicité avant tout

    Un point central de l’entretien porte sur la façon d’aborder quelqu’un qu’on inquiète. Hugo Fournier insiste : il ne s’agit pas de devenir un intervenant professionnel, mais simplement d’initier une conversation sincère et directe.

    Concrètement, si une personne de l’entourage dit qu’elle « n’en peut plus », on peut lui répondre : « Quand tu dis que tu n’en peux plus, est-ce que ça t’amène à penser au suicide ? » Un geste aussi simple qu’une main sur l’épaule, accompagné de mots bienveillants, peut faire toute la différence. L’objectif est de faire sentir à la personne qu’elle n’est pas seule et de l’orienter vers une ressource professionnelle.

    Hugo rappelle également les ressources disponibles : le 1 866 APPEL, le 5353 (texto) et le site suicide.ca (clavardage). Ces plateformes sont accessibles autant aux personnes en détresse qu’à celles qui ne savent plus comment aider un proche.

    Les signaux de détresse à reconnaître

    Plusieurs signaux peuvent alerter, indépendamment du genre ou de l’âge :

    Tristesse persistante, découragement, propos comme « Vous seriez bien mieux sans moi »

    Isolement social soudain chez quelqu’un d’habituellement extraverti

    Négligence de l’hygiène et de l’apparence

    Absence de motivation, changement des habitudes de vie

    Intérêt soudain pour la mort, colère inhabituelle, impulsivité

    Don d’objets précieux, règlement de conflits, évocation d’un legs

    Un signe particulièrement trompeur est la rémission spontanée : une personne en grande souffrance qui semble soudainement apaisée. Cet apaisement peut indiquer qu’elle a pris sa décision, ce qui représente un risque élevé de passage à l’acte.

    La spécificité des hommes et la culture du silence

    Les hommes, surtout ceux des générations plus anciennes, sont statistiquement plus touchés par le suicide, mais moins enclins à demander de l’aide. Le stéréotype voulant qu’un homme « doit être fort » a longtemps invalidé toute expression de vulnérabilité. Hugo Fournier le rappelle avec conviction : demander de l’aide est un signe de force, pas de faiblesse. Face à un ami masculin en difficulté, une approche directe et simple — aller cogner à sa porte, proposer un café, lui demander d’appeler le 5353 devant soi — est souvent plus efficace qu’un long discours.

    Une réalité préoccupante chez les jeunes et les femmes

    Les données récentes de suicide.ca révèlent des tendances alarmantes. En 2025, 70 % des interventions par clavardage concernaient des femmes, et 67 % des utilisateurs avaient entre 18 et 40 ans. Plus inquiétant encore : les interventions auprès de filles de 13 ans et moins ont bondi de 80 % par rapport à 2024. Le taux d’hospitalisation pour tentative de suicide chez les adolescentes de 15 à 19 ans est le plus élevé jamais enregistré, et celui des 10-14 ans a triplé depuis 2010.

    Les facteurs explicatifs pointés par la recherche incluent les séquelles de la pandémie, l’usage excessif des écrans, la pression de performance scolaire, l’intimidation en ligne et la surcharge travail-études.

    Pour rejoindre les jeunes là où ils se trouvent, l’AQPS soutient les gardiens virtuels : des travailleurs de rue du numérique formés à détecter les signaux de détresse dans les chambres de jeu en ligne (PS5, Xbox) et à intervenir directement dans cet environnement.

    Le rôle des médias

    Les médias ont une responsabilité particulière. Diffuser les moyens utilisés lors d’un suicide peut provoquer un effet d’entraînement, comme l’ont montré des cas marquants au Québec. Aujourd’hui, les médias sont invités à adopter une approche sécuritaire : mettre l’accent sur les facteurs de protection, présenter les ressources d’aide et traiter le sujet avec respect, sans détailler les méthodes.

    Conclusion

    Cet épisode offre des outils concrets pour reconnaître la détresse, oser poser la question directement et orienter vers les bonnes ressources. Comme le résume Hugo Fournier, chaque initiative — un podcast, un tournoi, une conversation — contribue, brique par brique, à construire un Québec où la souffrance peut trouver une réponse humaine et digne.

    Notes

    Association québécoise de prévention du suicide

    Oser parler du suicide

    Fondation des gardiens virtuels

    Besoin d’aide?

    Téléphone: 1866-277-3553

    SMS: 535353

    Clavardage




    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Hugo Fournier

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Association québécoise de prévention du suicide
  • PolySécure Podcast

    Actu - 15 mars 2026 - Parce que... c'est l'épisode 0x724!

    16/03/2026 | 53 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x724!

    Shameless plug

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    20 au 22 avril 2026 - ITSec

    Code rabais de 15%: Seqcure15




    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Notes

    IA ou dans le prisme de la machine

    Amazon WTF
    - Amazon Forced Engineers to Use AI Coding Tools. Then It Lost 6.3 Million Orders.

    After Outages, Amazon To Make Senior Engineers Sign Off On AI-Assisted Changes

    Amazon insists AI coding isn’t source of outages




    Pour la nation

    AI CEOs Worry the Government Will Nationalize AI

    Canada Needs Nationalized, Public AI




    How AI Assistants are Moving the Security Goalposts

    AI Didn’t Break the Senior Engineer Pipeline. It Showed That One Never Existed.

    AI agent hacked McKinsey chatbot for read-write access

    USDA needs Palantir to tell workers where to sit

    AI nonsense finds new home as Meta acquires Moltbook

    Critical Microsoft Excel bug weaponizes Copilot Agent

    VS Code goes weekly, gets AI autopilot - what could go wrong

    Microsoft Copilot Email and Teams Summarization Vulnerability Enables Phishing Attacks




    Perplexity’s ‘Personal Computer’ Lets AI Agents Access Your Local Files

    OpenAI Blurs Its Mass Surveillance Red Line With New Pentagon Contract

    Document Poisoning in RAG Systems: How Attackers Corrupt Your AI’s Sources

    NanoClaw latches onto Docker Sandboxes for safer AI agents

    Top Google Result for Claude Code is Malicious




    La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal!

    What Is Cyber Warfare? Definition, Doctrine, and Real-World Examples

    Iran is the first out-loud cyberwar the US has fought

    Cybercrime isn’t just a cover for Iran’s government goons

    Stryker: Pro-Iran hackers claim cyberattack on major US medical device maker

    A superpower goes offline




    Souveraineté ou tout ce que je peux faire sur mon terrain

    Meta to charge advertisers a fee to offset Europe’s digital taxes




    Privacy ou tout ce qui devrait rester à la maison

    Patrick Breyer: “🇪🇺 1/7 🌍 Foreign-funded lobby …” - digitalcourage.social

    Upcoming Vote on Chat Control: New S&D, EPP, and Renew Deal is Worse Than Rejected Draft Report – AI Text Scanning and Mass Surveillance Set to Continue

    Where did you think the training data was coming from?

    Police Scotland fined for mishandling victim data

    Nanny state vs. Linux: show us your ID, kid

    Meta to Shut Down Instagram End-to-End Encrypted Chat Support Starting May 2026

    Federal Surveillance Tech Becomes Mandatory in New Cars by 2027




    Red ou tout ce qui est brisé

    One hundred accounts are behind the majority of conspiracy theory content in Canada

    Online astroturfing: A problem beyond disinformation

    DOGE employee stole Social Security data and put it on a thumb drive, report says

    Foreign hacker reportedly breached FBI servers holding Epstein files in 2023

    Most Google Cloud Attacks Start With Bug Exploitation

    Cyberattackers Don’t Care About Good Causes

    Supply-chain attack using invisible code hits GitHub and other repositories




    Blue ou tout ce qui améliore notre posture

    Intel Demos Chip To Compute With Encrypted Data

    Microsoft tightens Authenticator checks on Android and iOS

    WireGuard Is Two Things - Proxylity Blog

    How Kernel Anti-Cheats Work: A Deep Dive into Modern Game Protection




    Divers

    New Freenet Network Launches, Along With ‘River’ Group Chat




    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par Intrasecure inc
  • PolySécure Podcast

    Teknik - La transformation d'un 20% en 100% - Parce que... c'est l'épisode 0x723!

    12/03/2026 | 25 min
    Parce que… c’est l’épisode 0x723!

    Préambule

    Nous sommes à la Cage durant un match des Canadiens. Le bruit ambiant a fait que nous parlons en “criant”, pour nous entendre. Le lendemain, je n’avais plus de voix.

    Shameless plug

    31 mars au 2 avril 2026 - Forum INCYBER - Europe 2026

    14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026

    20 au 22 avril 2026 - ITSec

    Code rabais de 15%: Seqcure15




    28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026

    9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026

    3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026

    19 septembre 2026 - Bsides Montréal

    1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026

    24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027

    Description

    Un retour après une longue absence

    C’est avec une certaine nostalgie que j’accueille Nicolas Bédard, un invité régulier qui avait mystérieusement disparu des ondes pendant plusieurs mois. La raison de cette absence ? Un changement de carrière majeur qui a bousculé son quotidien et rendu toute planification d’enregistrement pratiquement impossible. Entre les décalages de calendrier, les voyages et les nouvelles responsabilités à apprivoiser, les deux complices n’avaient tout simplement pas réussi à se retrouver devant un micro. Mais Nicolas est de retour, et il a beaucoup à raconter.

    Cinq ans chez Google : de l’imposter syndrome aux 20 %

    Tout commence en août 2020, quand Nicolas rejoint Google en pleine pandémie, parmi une cohorte de 10 000 nouvelles recrues embauchées simultanément. L’imposter syndrome le frappe de plein fouet. Comment se démarquer dans une entreprise peuplée de talents exceptionnels ? Sa réponse : trouver une niche où son expérience passée peut faire une différence.

    Connaissant bien Palo Alto Networks de ses vies professionnelles antérieures, Nicolas remarque un courriel interne annonçant le lancement d’un nouveau produit, Cloud IDS. Il contacte directement le gestionnaire de produit pour offrir son aide. C’est ainsi que naît son premier projet à 20 %.

    La règle des 20 % est une particularité culturelle bien connue de Google : chaque employé a le droit de consacrer 20 % de son temps de travail à un projet annexe, à condition que celui-ci apporte de la valeur à la compagnie ou à la société. C’est d’ailleurs ce principe qui aurait mené à la création de Gmail. Pour Nicolas, cette liberté devient un levier de croissance personnelle et professionnelle remarquable.

    Pendant quatre ans, il consacre ce temps à renforcer l’alliance stratégique entre Google et Palo Alto Networks, deux géants dont le partenariat commercial est l’un des plus importants dans l’industrie de la cybersécurité. Il co-présente des produits lors de conférences comme Google Next, développe une expertise pointue sur les intégrations conjointes, et gagne en visibilité des deux côtés de l’alliance. Son 20 % devient, en quelque sorte, son véritable terrain de passion.

    Le moment décisif : convertir le 20 % en 100 %

    Après avoir tenté sans succès d’obtenir un poste dédié à cette alliance à l’intérieur même de Google, Nicolas pivote vers l’équipe Google Cloud Security (GCS) pour ses six derniers mois dans l’entreprise. C’est alors qu’il reçoit un texto inattendu de la personne responsable de l’alliance Google-Palo : un poste s’ouvre chez Palo Alto Networks pour prendre en charge tout l’enablement technique lié aux fournisseurs infonuagiques. Son nom a été mentionné. L’offre ? Transformer son ancien 20 % en 100 % de son travail.

    La décision n’est pas difficile à prendre. Bien que les produits de Google soient de grande qualité, Nicolas constate lors de ses discussions avec des clients que des angles morts existent dans l’offre de sécurité. Les entreprises ne vivent pas exclusivement dans un seul environnement infonuagique : elles jonglent entre des charges de travail on-premises, AWS, Azure, Google Cloud et Oracle Cloud. Palo Alto Networks, en tant que pure player de la cybersécurité, possède cet avantage de la spécialisation que ne peut pas toujours offrir un généraliste comme Google, si bon soit-il.

    Un nouveau rôle centré sur la valeur, sans pression de vente

    Ce qui enthousiasme particulièrement Nicolas dans son nouveau poste, c’est l’abandon du quota de vente. Fini la pression commerciale mensuelle : il peut désormais enfiler son chapeau de formateur et se concentrer sur la transmission de la connaissance. Son équipe de quatre personnes se structure autour de quatre missions principales :

    L’intégration de produits, pour s’assurer que les solutions conjointes Palo-Google fonctionnent de façon fluide et cohérente ;

    La création de sales plays, des guides qui permettent aux équipes de vente de bien articuler la valeur des produits devant les clients ;

    L’enablement, qui passe par des conférences, des webinaires, des architectures de référence et des démonstrations techniques ;

    Le soutien aux équipes commerciales, qui garde Nicolas connecté à la réalité du terrain sans qu’il soit lui-même sous pression de résultats.

    L’alliance Google-Palo Alto : une symbiose technique profonde

    L’intégration entre les deux entreprises va bien plus loin qu’un simple partenariat commercial. La quasi-totalité des produits de Palo Alto Networks tourne aujourd’hui sur l’infrastructure de Google Cloud. Certains produits Google, comme Cloud IDS ou Cloud NGFW Enterprise, sont en réalité propulsés par la technologie de Palo Alto en dessous. Des utilisateurs de Prisma Access, l’outil SASE de Palo, traversent l’infrastructure de Google à chaque connexion VPN sans nécessairement le savoir. L’alliance permet également des optimisations réseau avancées, comme l’appairage natif entre Prisma Access et Google Cloud via le Network Connectivity Center.

    L’intelligence artificielle : le prochain grand terrain de jeu

    La conversation s’oriente naturellement vers l’IA, sujet incontournable du moment. Nicolas identifie deux enjeux majeurs pour les entreprises qui adoptent ces technologies : la consistance des résultats (les modèles d’IA ne sont pas déterministiques comme un formulaire web) et, en second lieu, la sécurité. Les grands fournisseurs infonuagiques développent des modèles de pointe, mais ils sont moins bien équipés pour gérer des problématiques comme la prévention des fuites de données (DLP), la protection contre le prompt injection ou la sécurisation des pipelines IA. C’est exactement là que Palo Alto Networks intervient en complémentarité, comme en témoigne l’annonce récente d’une intégration de Prisma AIRS directement dans Microsoft Copilot.

    Un virage vers la souveraineté numérique

    En guise de conclusion, Nicolas évoque brièvement le thème de la souveraineté numérique, sujet d’autant plus brûlant dans le contexte géopolitique actuel. Les organisations cherchent à reprendre le contrôle de leurs données, à réduire leur dépendance envers des infrastructures étrangères et à explorer les options de nuage souverain. Un vaste sujet que les deux complices promettent d’explorer en profondeur lors d’un prochain épisode, avec Nicolas qui se retrouve, cette fois-ci, aux premières loges de cette transformation.

    Collaborateurs

    Nicolas-Loïc Fortin

    Nicolas Bédard

    Crédits

    Montage par Intrasecure inc

    Locaux réels par La Cage - Complexe Desjardins

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