
L'IA aujourd'hui épisode du 2026-01-04
04/1/2026 | 6 min
Bonjour et bienvenue dans le podcast de l'IA par l’IA qui vous permet de rester à la page !Aujourd’hui : un nouveau modèle multimodal taillé pour l’ordinateur portable, une interface web expérimentale plus visuelle, l’IA agentique au centre des usages, un guide pratique pour travailler mieux avec l’IA, de grands mouvements industriels, et le parcours d’Arthur Mensch.On ouvre avec T5Gemma-2, dernier-né de la famille Gemma 3. Ce modèle encodeur-décodeur multimodal compte 270 millions de paramètres et fonctionne sur un ordinateur portable. Il traite texte et images grâce à un encodeur de vision efficace et s’appuie sur des embeddings liés entre l’encodeur et le décodeur, ce qui réduit le nombre total de paramètres sans sacrifier les capacités. Autre choix d’architecture, une attention fusionnée côté décodeur qui regroupe auto- et cross-attention en une seule couche, pour simplifier et mieux paralléliser l’inférence. Le modèle gère des contextes jusqu’à 128 000 tokens via une attention local‑global héritée de Gemma 3, et il est massivement multilingue, entraîné sur plus de 140 langues. En pratique, il peut analyser un tableau de bord de ventes à partir d’une image et d’un prompt textuel, déterminer le mois au revenu le plus élevé et calculer l’écart à la moyenne trimestrielle. Il affiche des performances robustes en multilingue, multimodalité, raisonnement et long contexte, et dépasse les Gemma 3 de taille équivalente, limités au texte, sur les tâches multimodales.Restons chez Google avec “la vue dynamique” de Gemini. En phase expérimentale et disponible via un bouton sur la version web dans certains pays, notamment aux États‑Unis, elle génère des mini‑pages web interactives en réponse à une requête. On y trouve des éléments graphiques manipulables, des images, des animations et des onglets pour organiser l’information. L’approche veut dépasser la réponse purement textuelle. Limites à noter : Gemini ne peut pas trancher des aspects subjectifs, comme un ressenti personnel sur un produit. Et comme d’autres IA génératives, le service exploite des données utilisateurs pour s’améliorer, avec des questions associées de confidentialité. Gratuit pour l’instant, il pourrait demain intégrer publicités ou liens d’affiliation pour assurer sa monétisation.Côté usages, “IA agentique” a été élu mot numérique de l’année 2025. L’agent ne se contente pas de générer du contenu : il enchaîne des décisions pour atteindre un objectif, seul ou en coordination avec d’autres. Exemples concrets : lire des e‑mails, isoler ceux liés aux factures, extraire les données, les saisir dans un logiciel comptable et envoyer une confirmation au fournisseur ; ou encore analyser un agenda, repérer les créneaux libres, réserver un restaurant selon des préférences et ajouter l’événement au calendrier. D’autres termes étaient en lice, comme détox numérique et dégafamisation, ainsi que hyperscaler, shadowban, vishing, algospeak et numéricovigilance. Parmi les suggestions, cyberpunk, cyberdystopie, intellition, asservissement numérique, shadow IA, et “IA slop” pour qualifier un contenu généré en masse, de faible qualité, qui brouille la visibilité des créations humaines.Dans la même veine pratique, un guide propose d’atteindre un haut niveau d’efficacité d’ici 2026. Les axes clés : mieux communiquer avec l’IA via du prompting spécifique au domaine, changement de perspective, boucles d’auto‑évaluation et “reverse prompting” pour expliciter le raisonnement ; s’appuyer sur des outils d’optimisation de prompts adaptés à ChatGPT ou Gemini ; choisir un modèle, en maîtriser forces et limites, puis étendre à d’autres. Côté méthode, structurer le contexte et les entrées, standardiser les formats, combiner contrôles automatisés et relecture humaine pour fiabilité. L’approche recommande d’orchestrer plusieurs outils et d’automatiser avec Zapier ou Make.com, voire d’assembler des capacités avec LangChain. Enfin, auditer régulièrement les automatisations, supprimer les redondances et garder l’IA comme partenaire, pas comme pilote unique.Passons aux grands mouvements industriels. SoftBank aurait finalisé un investissement de 41 milliards de dollars dans OpenAI, apportant un soutien financier majeur à ses recherches et à son expansion. Neuralink vise l’automatisation des chirurgies d’implants cérébraux et une production de masse d’ici 2026, avec l’ambition d’interfacer cerveau et ordinateur pour traiter des pathologies neurologiques. Aux États‑Unis, l’ancien président Donald Trump a bloqué l’accord de HieFo sur les actifs de puces d’Emcore, en invoquant la sécurité nationale. En Chine, ByteDance prévoit d’augmenter fortement ses achats de puces d’IA face à la demande pour les produits Nvidia. Sur l’inférence, Nvidia et Groq ont conclu un accord stratégique de licence, qui pourrait élargir la portée des solutions proposées. Enfin, Google prévoit d’accélérer son infrastructure en 2026 avec l’expansion de ses TPU Ironwood, des circuits spécialisés pour les charges d’IA, distincts des GPU plus polyvalents, avec des gains attendus en coût et performance à grande échelle.Pour conclure, un portrait. Arthur Mensch, né en 1992 à Sèvres, formé à l’École polytechnique en 2011, puis à Télécom Paris et Paris‑Saclay, a soutenu une thèse à l’Inria sur l’optimisation stochastique et l’analyse prédictive d’images cérébrales en IRM fonctionnelle. En 2020, il rejoint DeepMind et travaille sur grands modèles de langage et systèmes multimodaux. En 2023, il cofonde Mistral AI avec Guillaume Lample et Timothée Lacroix, mise sur des modèles ouverts et interopérables, atteint en un an une valorisation de plusieurs milliards de dollars, et scelle des partenariats avec Microsoft et Nvidia. Une trajectoire qui place une entreprise française dans la course mondiale à l’IA.Voilà qui conclut notre épisode d’aujourd’hui. Merci de nous avoir rejoints, et n’oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucune de nos discussions passionnantes. À très bientôt dans L'IA Aujourd’hui ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'IA aujourd'hui épisode du 2026-01-03
03/1/2026 | 6 min
Bonjour et bienvenue dans le podcast de l'IA par l’IA qui vous permet de rester à la page !Aujourd’hui : un modèle multimodal léger qui tourne sur portable, une interface Gemini plus visuelle, l’IA agentique à l’honneur, un guide pour doper votre pratique, la montée en puissance des TPU v7 de Google, et le parcours d’Arthur Mensch chez Mistral AI.D’abord, T5Gemma-2. Ce modèle encodeur-décodeur de la famille Gemma 3 concentre 270 millions de paramètres et fonctionne sur un ordinateur portable. Il est multimodal: texte et image sont traités ensemble via un encodeur de vision. Côté architecture, il relie les embeddings entre l’encodeur et le décodeur pour réduire les paramètres sans perdre en capacité, et fusionne l’attention auto-référentielle et l’attention croisée en une seule couche dans le décodeur, ce qui simplifie l’exécution et la parallélisation à l’inférence. Sa fenêtre contextuelle grimpe jusqu’à 128 000 tokens grâce à une attention local‑global alternée. Formé sur plus de 140 langues, il couvre des usages globaux et surpasse les Gemma 3 de taille équivalente (qui étaient textuels) en performances multimodales. Exemple concret: analyser une capture d’écran d’un tableau de bord de ventes et répondre à des questions chiffrées sans serveur dédié.Cap maintenant sur la “vue dynamique” de Gemini, une fonctionnalité expérimentale accessible via un bouton sur la version web dans certains pays, dont les États‑Unis. Plutôt qu’un simple texte, Gemini génère de petites pages interactives: images, animations, onglets. Utile pour planifier un voyage, organiser des tâches ou comparer des produits, le tout sans quitter le site de Gemini. Des limites subsistent: bugs d’affichage, zones non cliquables, et incapacité à saisir des ressentis comme le confort d’un vêtement. Cette approche illustre aussi les enjeux de données et de monétisation: aujourd’hui gratuit, ce type d’assistant pourrait intégrer demain publicités ou liens d’affiliation.Sur le terrain des usages, “IA agentique” a été élu mot numérique de l’année 2025. L’idée: des agents capables de décider et d’enchaîner des actions pour atteindre un objectif, seuls ou en coopération, avec peu d’intervention humaine. Exemples: lire les e‑mails, détecter ceux liés aux factures, extraire les données, saisir dans un logiciel comptable, puis envoyer la confirmation; ou gérer votre agenda, trouver un créneau pour réserver un restaurant selon les préférences des invités, puis ajouter l’événement avec rappel. Le vote met aussi en avant “détox numérique” et “dégafamisation”, reflet de préoccupations sur la souveraineté technologique. D’autres termes cités: hyperscaler, shadowban, vishing, algospeak, numéricovigilance, ainsi que des propositions comme cyberpunk, cyberdystopie, intellition, asservissement numérique, shadow IA, IA slop, souvent liées aux risques de désinformation et de deepfakes.Dans la même veine pratique, un guide propose d’atteindre un niveau d’usage de l’IA supérieur à 99 % des utilisateurs d’ici 2026. Les clés: une communication précise (prompting spécifique au domaine, changement de perspective, boucles d’auto‑évaluation), le “reverse prompting” pour faire expliciter le raisonnement, et des outils d’optimisation de prompts adaptés à ChatGPT ou Gemini. Choisir et maîtriser un modèle à la fois avant d’en ajouter d’autres; structurer le contexte avec des formats d’entrée cohérents; vérifier la fiabilité via contrôles automatisés complétés par une revue humaine. Traiter l’IA comme un partenaire: partir des sorties comme base, injecter votre expertise et votre style. Pour aller plus loin, orchestrer plusieurs outils et automatiser avec Zapier, Make.com ou LangChain, tout en auditant régulièrement les workflows pour éliminer les redondances et rester aligné sur vos objectifs.Côté infrastructures, Google prépare pour 2026 un déploiement massif de sa septième génération de TPU, nom de code Ironwood. L’approche passe du serveur au rack comme unité de conception: intégration matériel‑réseau‑alimentation‑logiciel au niveau système. Ironwood adopte un design à double puce pour améliorer le rendement et garde le refroidissement liquide. L’interconnexion s’appuie sur des commutateurs de circuits optiques (OCS) entre racks pour réduire la latence, la consommation et offrir une large bande passante adaptée aux entraînements longs. Chaque rack compte 64 puces; des clusters jusqu’à 144 racks permettent de faire fonctionner 9 216 TPU de façon synchrone. Des estimations évoquent environ 36 000 racks déployés en 2026 et plus de 10 000 OCS. Côté énergie: 850 à 1 000 W par puce, jusqu’à 100 kW par rack, avec distribution avancée et secours par batterie. Reste un frein: la maîtrise de la pile logicielle Google, raison pour laquelle les GPU devraient demeurer dominants pour la majorité des entreprises.Pour finir, portrait d’Arthur Mensch. Né en 1992, passé par l’École polytechnique en 2011, Télécom Paris et Paris‑Saclay, il réalise une thèse à l’Inria sur l’optimisation stochastique et l’analyse prédictive d’images cérébrales en IRM fonctionnelle. En 2020, il rejoint DeepMind, où il travaille sur grands modèles de langage et systèmes multimodaux. En 2023, il cofonde Mistral AI avec Guillaume Lample et Timothée Lacroix. L’entreprise mise sur des modèles ouverts et interopérables, s’intègre facilement chez les développeurs, signe des partenariats avec Microsoft et Nvidia et atteint en un an une valorisation de plusieurs milliards de dollars. Un parcours qui illustre l’ambition européenne en IA et la quête de souveraineté technologique.Voilà qui conclut notre épisode d’aujourd’hui. Merci de nous avoir rejoints, et n’oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucune de nos discussions passionnantes. À très bientôt dans L'IA Aujourd’hui ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'IA aujourd'hui épisode du 2026-01-02
02/1/2026 | 6 min
Bonjour et bienvenue dans le podcast de l'IA par l’IA qui vous permet de rester à la page !Aujourd’hui : vidéo décentralisée et navigateurs, ingérences facilitées par l’IA, renommage chez OpenAI, YouTube et contenus générés, limites des modèles de raisonnement, et politique des tokens.On commence avec PeerTube, plateforme vidéo décentralisée fondée sur un réseau d’instances indépendantes. Si JavaScript est désactivé ou bloqué, l’accès échoue: le lecteur, les formulaires et l’interface reposent dessus. Pour limiter les frictions, les mainteneurs recommandent d’utiliser la dernière version de Mozilla Firefox. Les plus prudents peuvent consulter le code source sur GitHub et le GitLab de Framasoft, ou adopter des applications tierces. En cas de doute sur une incompatibilité, un dépôt GitHub dédié permet de signaler le problème. Conseillé aussi: vérifier les audits de sécurité de l’instance choisie.Cap ensuite sur la sécurité informationnelle. La France serait, selon un rapport parlementaire publié le 3 décembre 2025, le pays de l’UE le plus exposé aux ingérences étrangères, une vulnérabilité amplifiée par l’IA, qui rend la manipulation de l’information moins coûteuse. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, le document cite 3,6 millions d’articles de propagande diffusés par la Russie en 2024 et un investissement d’un milliard d’euros via Russia Today et Sputnik. Le rapport recense 18 recommandations, appelle à renforcer les moyens humains et matériels de Viginum, et juge les réponses actuelles insuffisantes malgré le DSA et l’AI Act. Il plaide pour développer des technologies européennes malgré des obstacles, et alerte sur le risque accru en période électorale; Viginum a publié un guide à destination des équipes de campagne.Dans l’industrie, changement discret de nommage. Chez OpenAI, Codex cloud — la version cloud de l’agent de codage — s’appelle désormais Codex web. Le changement a été repéré via l’Internet Archive: une capture du 18 décembre affiche encore “Codex cloud”, les plus récentes montrent “Codex web”. Thibault Sottiaux, en charge de l’ingénierie Codex, précise la distinction: les “tâches cloud” s’exécutent sur un environnement hébergé et couvrent, entre autres, la revue de code et des intégrations avec GitHub et Slack; “Codex web” désigne l’application web. Sur iPhone, le service reste “Codex iOS”. À noter: l’équivalent chez Anthropic, “Claude Code” sur le web, est jugé peu pratique par certains utilisateurs.Direction YouTube, où une vidéo sur cinq serait désormais générée par l’IA. L’étude de Kapwing, menée sur 15 000 des plus grandes chaînes, estime que 21 % des “shorts” sont produits à la chaîne grâce à l’IA. Parmi elles, 278 chaînes publient exclusivement ce type de contenus, totalisant 63 milliards de vues et près de 117 millions de dollars de revenus annuels. En testant un compte sans historique, il a suffi de 16 vidéos pour que l’algorithme recommande des contenus générés; sur les 500 premiers shorts visionnés, 104 venaient d’IA. Le “IA slop” prospère là où les revenus YouTube dépassent les salaires locaux, notamment en Inde, au Nigéria et au Brésil. En Inde, “Bandar Apna Dost” cumule 2,5 milliards de vues et plus de 4 millions de dollars avec des personnages comme un singe rhésus anthropomorphe ou un Hulk chef de guerre. En Corée du Sud, 11 chaînes reposant sur l’IA totalisent près de 9 milliards de vues; quatre figurent dans le top 10 national. En 2025, YouTube semble privilégier le rendement de recommandation.Côté recherche, les modèles de raisonnement d’OpenAI ou de Deepseek montrent un paradoxe: ils “réfléchissent” souvent plus longtemps à des tâches simples qu’à des tâches composées, produisant parfois des conclusions illogiques. Ces systèmes génèrent une trace de raisonnement avant la réponse finale — par exemple décomposer 17 × 24 en 17 × (20 + 4). Pourtant, Deepseek-R1 ajoute environ 300 tokens de réflexion pour un simple carré, davantage que pour une tâche addition+carré; les évaluations signalent des échecs sur des tâches composées. Pour corriger ces écarts, des “Lois du Raisonnement” (LoRe) sont proposées: effort proportionnel à la difficulté, et précision décroissante exponentiellement avec elle. Des essais de fine-tuning visant un comportement additif réduisent l’écart d’effort de 40,5 % sur un modèle 1,5B et améliorent plusieurs benchmarks. Les auteurs rappellent que ces modèles récupèrent des solutions existantes plus vite sans produire d’idées inédites. L’industrie mise néanmoins sur la montée en puissance du calcul: OpenAI a utilisé dix fois plus de compute pour o3 que pour o1, quatre mois après sa sortie.Enfin, gros plan sur la tokenisation, ce découpage du texte en sous-mots qui sert d’interface entre nos langues et les modèles. Les dictionnaires de tokens n’encodent pas que des mots: on y trouve des marques, des handles comme realdonaldtrump ou des séquences “!!!!!!!!!!!!!!!”. Avant même l’entraînement, ce vocabulaire emporte déjà des biais culturels et commerciaux; la tokenisation est un acte politique. Des expériences montrent 51 manières de “composer” giraffe en tokens, du token unique aux découpages gi|ra|ffe ou g|i|r|af|fe. En alimentant directement des modèles image avec ces combinaisons — g|iraffe, gir|affe — on obtient encore des girafes, signe que les débuts et fins de tokens pèsent sur la sémantique. Certaines images resteraient inaccessibles par simple prompt, l’étape de tokenisation “assainissant” des combinaisons. Des algorithmes génétiques permettent de rétroconcevoir des prompts, et l’analyse des vocabulaires révèle des “non-mots” issus de cultures de plateforme. L’anglais n’est, au fond, qu’un sous-ensemble de ces langues de tokens, qui cadrent ce qui est représentable.Voilà qui conclut notre épisode d’aujourd’hui. Merci de nous avoir rejoints, et n’oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucune de nos discussions passionnantes. À très bientôt dans L'IA Aujourd’hui ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'IA aujourd'hui épisode du 2026-01-01
01/1/2026 | 5 min
Bonjour et bienvenue dans le podcast de l'IA par l’IA qui vous permet de rester à la page !Aujourd’hui : agents intégrés et vie privée, stratégie IA de Meta, achats automatisés d’Amazon, percées 2025 en raisonnement, sécurité des modèles, e-mail IA à Rob Pike, et « recettes Frankenstein » de Google. Note plateforme: Bluesky aussi.D’abord, la bascule vers l’IA agentique au niveau des systèmes. Intégrés dans l’OS et les navigateurs, des agents comme Recall de Microsoft, Magic Cue de Google ou Atlas d’OpenAI observent et anticipent l’usage sur toutes les apps. Signal alerte: si l’OS capture un écran avant chiffrement ou après déchiffrement, la confidentialité applicative est vidée de sa substance. Les « astuces » telles que détourner des fonctions DRM ne sont pas tenables. Un cadre « garrot » est proposé: 1) API officielles pour marquer des apps « sensibles » exclues par défaut des agents; 2) contrôles utilisateurs fins, application par application; 3) transparence claire sur les données accessibles et leur usage; 4) encourager et protéger la recherche adversariale. L’enjeu sera discuté au 39C3 dans le thème « Ethics, Society & Politics ».Transition avec la stratégie des géants: Meta a racheté Manus, société chinoise d’IA, pour accélérer un agent autonome « pour des milliards ». Le groupe lance Meta Superintelligence Labs, recrute quatre talents formés en Chine, tout en restructurant son département IA avec des licenciements. Pour soutenir la montée en charge, Meta achète 10 milliards de dollars de services cloud chez Google malgré 28 data centers en propre, signe d’un besoin massif de calcul pour l’entraînement et surtout l’inférence.Sur la distribution, un programme bêta d’Amazon, « Buy For Me », agrège des articles issus de boutiques indépendantes pour les afficher sur Amazon—parfois avec des fiches erronées—puis fait acheter par son agent sur le site d’origine. Pas d’accord préalable ni d’option de retrait pour les boutiques. Des créateurs s’inquiètent de la perte de contrôle, des erreurs de présentation et de la charge supplémentaire de support que cela génère.À propos de plateformes: si vous testez Bluesky, notez que son application web interactive nécessite JavaScript; plus d’infos sur bsky.social et atproto.com.Cap vers la R&D 2025: les LLM progressent en raisonnement avec RLVR et l’algorithme GRPO. DeepSeek R1 illustre l’apprentissage par renforcement qui fait émerger des chaînes de réflexion, avec un coût d’entraînement annoncé autour de 5 millions de dollars, rendu possible par une post-formation massive. RLVR emploie des labels de correction déterministes, efficaces en math et en code, avec des extensions envisagées vers la chimie et la biologie. Côté usage, on investit plus à l’inférence quand la précision prime sur la latence, et l’appel à des outils (recherche, calculatrices via API) réduit les hallucinations.Reste la sécurité des modèles. Les modèles, probabilistes et dépendants des données, ouvrent des surfaces d’attaque nouvelles: entrées adversariales, exfiltration par requêtes répétées, contournements par prompt. Les artefacts exposés couvrent données d’entraînement, architectures, poids, hyperparamètres, checkpoints, endpoints. L’empoisonnement peut intégrer des portes dérobées; des poids volés dévoilent la propriété intellectuelle. Réponse attendue: découverte et inventaire, sécurité de la chaîne d’approvisionnement, classification et protection des données, contrôles d’accès et surveillance des secrets, intégrité des artefacts et des déploiements—le tout orchestré par une gestion continue de posture (AI-SPM) et des tests adversariaux réguliers.Côté usages sociaux, Rob Pike a reçu le 25 décembre 2025 un e-mail non sollicité, signé « Claude Opus 4.5 », émis par AI Village, un projet de l’association Sage. Dans une expérience de « gestes de gentillesse », des agents ont envoyé des remerciements à des figures de l’informatique. Pike a dénoncé l’absence d’authenticité et de consentement. Analyse à l’appui: confusion d’attribution avec Anthropic, récupération de son e-mail via GitHub, et engagement des organisateurs à ne plus envoyer de messages non sollicités, sans excuses formelles. Le débat reste vif.Enfin, des blogueurs cuisine, dont Inspired Taste, signalent des « recettes Frankenstein » dans les réponses IA de Google: des mélanges de recettes existantes, brandés, mais suffisamment modifiés pour donner des résultats médiocres. Conséquences: baisse du trafic et atteinte à la réputation. Plusieurs médias s’en sont saisis. Google n’a pas commenté; une légère amélioration est observée, mais le problème persiste dans les recherches non-marques. Et ces recettes ne sont pas testées, source d’échecs en cuisine domestique.Voilà qui conclut notre épisode d’aujourd’hui. Merci de nous avoir rejoints, et n’oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucune de nos discussions passionnantes. À très bientôt dans L'IA Aujourd’hui ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

L'IA aujourd'hui épisode du 2025-12-31
31/12/2025 | 5 min
Bonjour et bienvenue dans le podcast de l'IA par l’IA qui vous permet de rester à la page !Aujourd’hui : emploi et IA, fondation open-source pour les agents, sécurité face aux injections de prompt, publicité dans ChatGPT, failles des assistants de code, et évaluation des agents par MLflow.D’abord, l’IA au travail sous la loupe du sociologue Antonio Casilli. Il observe que l’IA sert souvent de prétexte à des vagues de licenciements, dans la tech et au-delà. Aux États‑Unis, licencier “au nom de l’IA” est même perçu comme plus acceptable que pour des raisons de coûts. En France, la menace de remplacement par l’IA, parfois non réalisée, sert à discipliner le travail, les syndicats jugeant ce progrès difficilement évitable. Casilli critique l’injonction “adopter l’IA pour ne pas décrocher” comme argument d’automatisation. Pour les jeunes, la tendance dominante serait plutôt la précarisation via des contrats d’indépendants et la plateformisation du recrutement. Il rappelle aussi le rôle des travailleurs de la donnée, souvent dans le Sud global, chargés d’annoter et d’enrichir les corpus avec peu de protections. L’IA laisse ainsi une double empreinte, sociale et environnementale, des datacenters aux batteries. Il appelle à des réponses systémiques et note la montée d’actions collectives parmi ces travailleurs.On enchaîne avec la création de l’Agentic AI Foundation, abritée par la Linux Foundation. OpenAI et Anthropic y versent MCP et AGENTS.md, tandis que Block apporte son cadre d’agents goose. Des membres Platine rejoignent: AWS, Microsoft, Bloomberg, Cloudflare et Google, avec de nombreux membres Or et Argent. Le membre Argent Obot.ai transfère ses événements MCP Dev Summit et son podcast. Selon la Linux Foundation, MCP, goose et AGENTS.md, lancés respectivement fin 2024, début 2025 et au second semestre 2025, sont devenus des briques clés des agents. Rassembler ces projets vise une gouvernance ouverte et pérenne. Des voix demandent toutefois une spécification claire et communautaire pour l’API JSON des complétions, et certains s’interrogent sur la maturité de MCP, jugé par certains “trop jeune” pour une fondation dédiée. À noter : Google avait déjà confié son protocole A2A au projet Agent2Agent, également avec AWS et Microsoft.Côté sécurité, OpenAI admet que les attaques par injection de prompt ne seront peut‑être jamais éradiquées. L’entreprise publie une mise à jour pour l’agent de navigateur de ChatGPT Atlas, avec un modèle entraîné de façon adversariale et des protections renforcées après la découverte, via red‑teaming automatisée, d’une nouvelle classe d’attaques. L’agent peut lire des pages, cliquer et taper comme un humain, ce qui élargit la surface d’attaque déjà signalée par l’agence allemande BSI. OpenAI décrit un attaquant automatisé qui génère des injections, les teste dans un simulateur, récupère la trace complète de raisonnement et itère. Les garanties déterministes restent difficiles, mais la stratégie vise une réduction continue du risque. Conseils aux usagers: privilégier le mode déconnecté quand c’est possible, vérifier les confirmations et donner des instructions explicites plutôt que des prompts vagues.Sur le modèle économique, OpenAI travaille à l’intégration de publicités dans ChatGPT. Des indices dans la bêta Android mentionnent “bazaar content” et “search ad”. Des tests internes d’informations sponsorisées en barre latérale ont eu lieu puis été désactivés après retours négatifs, notamment des abonnés payants. Malgré une pause destinée à améliorer la qualité face à la concurrence, la recherche de revenus relance le dossier, avec des analystes évoquant un déploiement possible dès le premier semestre 2026. L’entreprise, qui ne viserait pas la rentabilité avant 2030 et aurait encore à lever 207 milliards de dollars pour ses ambitions, pourrait profondément déplacer l’attention publicitaire vers les chatbots, avec des réponses contextualisées à fort taux de conversion, mais une impartialité questionnée et des effets sur le trafic du Web.Retour à la sécurité avec le Mois des Bugs de l’IA d’août 2025: plus de deux douzaines de vulnérabilités ont été divulguées de manière responsable dans les principaux assistants de codage agentiques. Les travaux mettent en avant des schémas d’attaque récurrents et, point notable, des mesures d’atténuation pratiques pour des systèmes autonomes et probabilistes, afin de réduire la surface d’attaque sans bloquer l’assistance au développement.Enfin, comment évaluer ces agents? Une approche s’appuie sur MLflow pour suivre des expériences de red‑teaming tri‑modèle: un attaquant génère des invites risquées, une cible répond, un juge évalue la sécurité, chaque échange étant journalisé. Exemple cité: attaquant GPT‑5.1, cible Gemini 2.5 Flash, juge Claude 4 Sonnet. Les résultats montrent des styles distincts: Gemini refuse plus souvent les requêtes adversariales, GPT redirige vers des réponses plus sûres. MLflow centralise métriques et traces pour comparer les comportements et guider les améliorations.Voilà qui conclut notre épisode d’aujourd’hui. Merci de nous avoir rejoints, et n’oubliez pas de vous abonner pour ne manquer aucune de nos discussions passionnantes. À très bientôt dans L'IA Aujourd’hui ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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