Rencontre avec Ray Nayler pour Où repose la hache, paru aux éditions Le Bélial.
Roman traduit de l’anglais par L’Épaule d’Orion et Henry-Luc Planchat.
Ray Nayler, né à Montréal mais ayant grandi en Californie, fait ses premiers pas en SF au milieu des années 2010, dans les pages de la revue Asimov’s, support auquel il demeure fidèle.
Officier du Service extérieur des États-Unis, il a sillonné le monde pendant plus de 20 ans, résidant ainsi en Russie, en Asie centrale (Turkménistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan et Afghanistan), dans le Caucase, au Vietnam, ou encore dans les Balkans, avant de revenir poser ses valises aux USA – non loin du Pentagone.
Polyglotte, Ray Nayler parle le russe (la nationalité de son épouse), se débrouille en albanais, en turkmène, voire en vietnamien.
Un œcuménisme qui traverse toute son œuvre, ses récits délaissant volontiers le cadre américano-américain pour aborder d’autres horizons.
Sa science-fiction pourrait être qualifiée d’humaniste tant il y a du Clifford D. Simak chez cet auteur, mais un Simak qui aurait lu et digéré Greg Egan – et arpenté le monde.
Où repose la hache
Avec « Où repose la hache », Ray Nayler continue de nous interroger sur notre société en mettant en scène un futur dans lequel l’Occident a perdu ses repères et confié les manettes à des intelligences artificielles, et un Orient dirigé par un despote vieillissant qui se voit proposer de transférer son esprit dans un corps plus jeune.
Ray Nayler nous offre avec ce roman polyphonique une dystopie futuriste et politique mêlant craintes envers l’avenir et désir d’un horizon pour les générations futures.
Récit de résistance, récit poignant, c’est aussi un livre sur la politique humaine et les systèmes humains, l'IA et l'autocratie. C’est un livre qui parle de demain !
Demain, ici et ailleurs. L'Occident, en quête de repères dans un contexte géopolitique sans horizon, est en passe d'abandonner le champ politique au profit d'intelligences artificielles toutes-puissantes. À l'Est, face à ce monde en déréliction, le despote vieillissant d'une Fédération écrasée par un totalitarisme nourri de technologie prépare son upload dans un corps plus jeune - une nouvelle fois...
Il y a Nikolaï, le médecin de la tyrannie ; Nurlan, un parlementaire témoin du renoncement ; Lilia, à l'origine d'une de ces technologies de rupture susceptibles de rebattre les cartes ; Zoïa, dont l’œuvre est pour beaucoup l'unique espoir... Et bien sûr ceux qui souffrent, la masse anonyme qui, broyée, meurt en silence. Mais au cœur de la taïga, caché à tout regard numérique, quelque chose se trame...
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