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Alain Couchot
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  • Livres audio par Audiolude

    20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 16. Faute d'air.

    18/06/2026 | 28 min
    Narrateur : Alain Couchot
    Proposé par audiolude.fr
    "Ainsi, autour du Nautilus, au-dessus, au-dessous, un impénétrable mur de glace. Nous étions prisonniers de la banquise ! Le Canadien avait frappé une table de son formidable poing. Conseil se taisait. Je regardai le capitaine. Sa figure avait repris son impassibilité habituelle. Il s’était croisé les bras. Il réfléchissait. Le Nautilus ne bougeait plus.
    Le capitaine prit alors la parole :
    « Messieurs, dit-il d’une voix calme, il y a deux manières de mourir dans les conditions où nous sommes. »
    Cet inexplicable personnage avait l’air d’un professeur de mathématiques qui fait une démonstration à ses élèves.
    « La première, reprit-il, c’est de mourir écrasés. La seconde, c’est de mourir asphyxiés. Je ne parle pas de la possibilité de mourir de faim, car les approvisionnements du Nautilus dureront certainement plus que nous. Préoccupons-nous donc des chances d’écrasement ou d’asphyxie.
    — Quant à l’asphyxie, capitaine, répondis-je, elle n’est pas à craindre, car nos réservoirs sont pleins.
    — Juste, reprit le capitaine Nemo, mais ils ne donneront que deux jours d’air. Or, voilà trente-six heures que nous sommes enfouis sous les eaux, et déjà l’atmosphère alourdie du Nautilus demande à être renouvelée. Dans quarante-huit heures, notre réserve sera épuisée.
    — Eh bien, capitaine, soyons délivrés avant quarante-huit heures !
    — Nous le tenterons, du moins, en perçant la muraille qui nous entoure.
    — De quel côté ? demandai-je.
    — C’est ce que la sonde nous apprendra. Je vais échouer le Nautilus sur le banc inférieur, et mes hommes, revêtus de scaphandres, attaqueront l’iceberg par sa paroi la moins épaisse.
    — Peut-on ouvrir les panneaux du salon ?
    — Sans inconvénient. Nous ne marchons plus. »
    Le capitaine Nemo sortit. Bientôt des sifflements m’apprirent que l’eau s’introduisait dans les réservoirs. Le Nautilus s’abaissa lentement et reposa sur le fond de glace par une profondeur de trois cent cinquante mètres, profondeur à laquelle était immergé le banc de glace inférieur.
    « Mes amis, dis-je, la situation est grave, mais je compte sur votre courage et sur votre énergie.
    — Monsieur, me répondit le Canadien, ce n’est pas dans ce moment que je vous ennuierai de mes récriminations. Je suis prêt à tout faire pour le salut commun.
    — Bien, Ned, dis-je en tendant la main au Canadien.
    — J’ajouterai, reprit-il, qu’habile à manier le pic comme le harpon, si je puis être utile au capitaine, il peut disposer de moi.
    — Il ne refusera pas votre aide. Venez, Ned. »
    Je conduisis le Canadien à la chambre où les hommes du Nautilus revêtaient leurs scaphandres. Je fis part au capitaine de la proposition de Ned, qui fut acceptée. Le Canadien endossa son costume de mer et fut aussitôt prêt que ses compagnons de travail. Chacun d’eux portait sur son dos l’appareil Rouquayrol auquel les réservoirs avaient fourni un large contingent d’air pur. Emprunt considérable, mais nécessaire, fait à la réserve du Nautilus. Quant aux lampes Ruhmkorff, elles devenaient inutiles au milieu de ces eaux lumineuses et saturées de rayons électriques."
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    20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 15. Accident ou incident ?

    04/06/2026 | 20 min
    Narrateur : Alain Couchot
    Proposé par audiolude.fr
    "Le lendemain, 22 mars, à six heures du matin, les préparatifs de départ furent commencés. Les dernières lueurs du crépuscule se fondaient dans la nuit. Le froid était vif. Les constellations resplendissaient avec une surprenante intensité. Au zénith brillait cette admirable Croix du Sud, l’étoile polaire des régions antarctiques.
    Le thermomètre marquait douze degrés au-dessous de zéro, et quand le vent fraîchissait, il causait de piquantes morsures. Les glaçons se multipliaient sur l’eau libre. La mer tendait à se prendre partout. De nombreuses plaques noirâtres, étalées à sa surface, annonçaient la prochaine formation de la jeune glace. Évidemment, le bassin austral, gelé pendant les six mois de l’hiver, était absolument inaccessible. Que devenaient les baleines pendant cette période ? Sans doute, elles allaient par-dessous la banquise chercher des mers plus praticables. Pour les phoques et les morses, habitués à vivre sous les plus durs climats, ils restaient sur ces parages glacés. Ces animaux ont l’instinct de creuser des trous dans les ice-fields et de les maintenir toujours ouverts. C’est à ces trous qu’ils viennent respirer ; quand les oiseaux, chassés par le froid, ont émigré vers le nord, ces mammifères marins demeurent les seuls maîtres du continent polaire.
    Cependant, les réservoirs d’eau s’étaient remplis, et le Nautilus descendait lentement. À une profondeur de mille pieds, il s’arrêta. Son hélice battit les flots, et il s’avança droit au nord avec une vitesse de quinze milles à l’heure. Vers le soir, il flottait déjà sous l’immense carapace glacée de la banquise.
    Les panneaux du salon avaient été fermés par prudence, car la coque du Nautilus pouvait se heurter à quelque bloc immergé. Aussi, je passai cette journée à mettre mes notes au net. Mon esprit était tout entier à ses souvenirs du pôle. Nous avions atteint ce point inaccessible sans fatigues, sans danger, comme si notre wagon flottant eût glissé sur les rails d’un chemin de fer. Et maintenant, le retour commençait véritablement. Me réserverait-il encore de pareilles surprises ? Je le pensais, tant la série des merveilles sous-marines est inépuisable ! Cependant, depuis cinq mois et demi que le hasard nous avait jetés à ce bord, nous avions franchi quatorze mille lieues, et sur ce parcours plus étendu que l’Équateur terrestre, combien d’incidents ou curieux ou terribles avaient charmé notre voyage : la chasse dans les forêts de Crespo, l’échouement du détroit de Torrès, le cimetière de corail, les pêcheries de Ceylan, le tunnel arabique, les feux de Santorin, les millions de la baie du Vigo, l’Atlantide, le pôle sud ! Pendant la nuit, tous ces souvenirs, passant de rêve en rêve, ne laissèrent pas mon cerveau sommeiller un instant."
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    20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 14.

    07/05/2026 | 36 min
    Narrateur : Alain Couchot
    Proposé par audiolude.fr
    "Je me précipitai vers la plate-forme. Oui ! La mer libre. À peine quelques glaçons épars, des icebergs mobiles ; au loin une mer étendue ; un monde d’oiseaux dans les airs, et des myriades de poissons sous ces eaux qui, suivant les fonds, variaient du bleu intense au vert olive. Le thermomètre marquait trois degrés centigrades au-dessus de zéro. C’était comme un printemps relatif enfermé derrière cette banquise, dont les masses éloignées se profilaient sur l’horizon du nord.
    « Sommes-nous au pôle ? demandai-je au capitaine, le cœur palpitant."
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    20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 13. La Banquise

    04/05/2026 | 31 min
    Narrateur : Alain Couchot
    Proposé par audiolude.fr
    "Le Nautilus avait repris son imperturbable direction vers le sud. Il suivait le cinquantième méridien avec une vitesse considérable. Voulait-il donc atteindre le pôle ? Je ne le pensais pas, car jusqu’ici toutes les tentatives pour s’élever jusqu’à ce point du globe avaient échoué. La saison, d’ailleurs, était déjà fort avancée, puisque le 13 mars des terres antarctiques correspond au 13 septembre des régions boréales, qui commence la période équinoxiale.
    Le 14 mars, j’aperçus des glaces flottantes par 55° de latitude, simples débris blafards de vingt à vingt-cinq pieds, formant des écueils sur lesquels la mer déferlait. Le Nautilus se maintenait à la surface de l’Océan. Ned Land, ayant déjà pêché dans les mers arctiques, était familiarisé avec ce spectacle des icebergs. Conseil et moi, nous l’admirions pour la première fois. Dans l’atmosphère, vers l’horizon du sud, s’étendait une bande blanche d’un éblouissant aspect. Les baleiniers anglais lui ont donné le nom de « ice-blinck. » Quelque épais que soient les nuages, ils ne peuvent l’obscurcir. Elle annonce la présence d’un pack ou banc de glace."
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    20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 12.

    27/04/2026 | 29 min
    Proposé par audiolude.fr
    Narrateur : Alain Couchot

    "Pendant la nuit du 13 au 14 mars, le Nautilus reprit sa direction vers le sud. Je pensais qu’à la hauteur du cap Horn, il mettrait le cap à l’ouest afin de rallier les mers du Pacifique et d’achever son tour du monde. Il n’en fit rien et continua de remonter vers les régions australes. Où voulait-il donc aller ? Au pôle ? C’était insensé. Je commençai à croire que les témérités du capitaine justifiaient suffisamment les appréhensions de Ned Land."
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