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- [Rediff] - Les réseaux sociaux sont des outils puissants. Mais parfois, ils deviennent un miroir déformant dans lequel les marques et les créateurs ne voient plus qu’eux-mêmes. Bienvenue dans l’ère de l’ego marketing.
On croise tous les jours des stratégies social media qui tournent en rond : des campagnes qui parlent à soi-même et des contenus pensés pour des gens qui… n’existent pas.
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Un piège courant : se prendre pour sa cible
Je poste ce que j’aimerais consommer. Je conçois un contenu que je trouve beau. Je lance une campagne qui me fait rire.
Erreur classique.
Une marque de prêt-à-porter masculin peut, par exemple, communiquer comme si tous ses clients étaient des directeurs artistiques parisiens, alors que l’essentiel de ses ventes se fait en province, sur des basiques.
Résultat : un contenu très stylé, mais totalement déconnecté.
Le risque, c’est de raconter une histoire qui ne parle qu’à la marque elle-même : une narration trop complexe, trop technique ou trop éloignée des préoccupations du public.
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Votre audience, ce n’est pas vous
Elle ne consomme pas comme vous, ne scroll pas comme vous et n’a pas forcément vos références, vos habitudes ou vos codes.
L’ego marketing, c’est aussi la tentation de faire du « beau » pour le beau. Pourtant, sur les réseaux, le design ne fait pas tout. Une créa trop léchée peut paraître distante ou artificielle et ne susciter aucune émotion.
Sur TikTok, notamment, l’authenticité prime souvent sur la perfection. L’ego marketing pousse dans la direction inverse.
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Le biais de projection
Ce phénomène porte un nom : le biais de projection. C’est notre tendance à croire que les autres pensent comme nous.
Le risque augmente lorsque les décisions sont prises par une petite équipe, en circuit fermé.
Exemple : une marque de food vegan adopte une ligne très radicale alors que sa croissance dépend surtout d’un public flexitarien. La marque parle depuis ses convictions, mais oublie la réalité de son audience.
Sur les réseaux sociaux, le risque est aussi conversationnel. Ce ne sont pas des médias à sens unique.
Si vous parlez dans le vide ou semblez mépriser les retours de votre communauté, vous créez de la distance, voire un risque réputationnel.
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Comment éviter l’ego marketing ?
Les outils ne manquent pas : insights Instagram, dashboards TikTok, analytics YouTube… Encore faut-il les regarder.
Lisez les commentaires et les messages privés. Utilisez les sondages, les stickers questions et les canaux de discussion. Surtout, testez : postez, observez, ajustez.
Un bon contenu social media n’est pas seulement celui qui plaît au directeur marketing. C’est celui qui fait réagir l’audience et progresser les bons indicateurs.
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S’adapter sans se trahir
Il ne s’agit pas de tout lisser ni de chercher à plaire à tout le monde. Il s’agit d’aligner son discours avec son audience sans perdre son identité.
L’ego marketing, c’est oublier que la communication est une rencontre, pas un monologue.
Vous n’êtes pas votre audience, et c’est tant mieux. Toute la richesse des réseaux sociaux réside dans la capacité à dialoguer avec des personnes différentes et à sortir de soi.
La prochaine fois que vous préparez un post, une vidéo ou une campagne, posez-vous cette question :
« Est-ce que je parle à moi-même… ou à mon audience ? »
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Deux cas d’ego marketing
Pepsi x Kendall Jenner, en 2017 : la marque met en scène Kendall Jenner apaisant une manifestation en offrant une canette de Pepsi à un policier. En reprenant les codes des luttes sociales avec une vision jugée superficielle et déconnectée, la campagne provoque un backlash massif. Pepsi retire rapidement la publicité et présente ses excuses.
Ego Shoes, pendant les JO 2024 : la marque souhaite célébrer des athlètes féminines, mais choisit de mettre en avant leurs relations amoureuses et des stéréotypes du quotidien plutôt que leurs performances. Une campagne critiquée pour son ton déconnecté et réducteur.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Le filtre chien Snapchat : l’histoire du filtre qui a changé Internet.
Deux oreilles. Une truffe. Une langue animée.Le filtre chien Snapchat n’était pas qu’un simple effet amusant : il est devenu un symbole culturel des années 2010 et a profondément transformé notre rapport au selfie, à l’image et aux réseaux sociaux.
Dans cet épisode de Social Stories, je te raconte l’histoire du filtre chien de Snapchat, de sa création à son héritage culturel, en passant par :
l’arrivée des Lenses Snapchat et de la réalité augmentée grand public
le rachat stratégique de Looksery par Snapchat
l’explosion virale du filtre en 2016
son impact sur les codes du selfie et de l’identité numérique
l’émergence du marketing en réalité augmentée
les premières polémiques liées aux filtres et standards de beauté
🎧 Ce que tu vas découvrir dans cet épisode :
Pourquoi le filtre chien Snapchat est devenu viral partout dans le monde
Comment Snapchat a révolutionné la réalité augmentée sur smartphone
Le rôle des célébrités comme Kylie Jenner, Ariana Grande ou Justin Bieber
Comment les filtres ont influencé Instagram, TikTok et même Zoom
Pourquoi le filtre chien est aujourd’hui une référence culturelle culte
À travers ce filtre iconique, c’est toute une génération qui a appris à se montrer sans vraiment se montrer, à jouer avec son image et à communiquer autrement sur les réseaux sociaux.
Le filtre chien de Snapchat, c’est un peu le smiley de la génération 2010 : simple, expressif, viral… et désormais historique.
🎙 Social Stories, c’est la chaîne décrypte l’influence des réseaux sociaux sur notre société et les événements numériques qui ont marqué l’histoire d’Internet.
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Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. On reconnaît vos posts IA à 10 km : 7 signaux qui trahissent un contenu automatisé [Rediff]
13/08/2026 | 17 min[Rediff] Depuis un an, les réseaux sociaux sont envahis de contenus produits avec ChatGPT, Claude, Gemini et autres assistants d’écriture.
Posts LinkedIn, threads, newsletters… L’IA est devenue un copilote éditorial pour de nombreuses marques et créateurs.
Le problème, c’est qu’utilisés avec les mêmes prompts génériques, ces outils produisent des textes qui finissent par tous se ressembler. Un véritable « style IA », reconnaissable presque instantanément.
Voici 7 indices pour le repérer.
1 — L’ouverture façon brochure corporate
« Dans un monde en constante évolution… »
« À l’ère du digital… »
« Dans un contexte de transformation permanente… »
Ces introductions sont interchangeables et pourraient lancer n’importe quel sujet.
L’écriture humaine part plus souvent d’une anecdote, d’une observation ou d’une situation précise.
❌ « Dans un monde en constante évolution, les réseaux sociaux occupent une place centrale… »
✅ « Hier, j’ai vu un post LinkedIn généré par IA avec 600 likes… et personne n’avait compris ce qu’il racontait. »
La différence : le réel.
2 — L’argumentation par la négation
« X n’est pas Y, c’est Z. »
« Ce n’est pas un outil, c’est un partenaire. »
L’IA adore cette construction : contraste, clarification et effet punchline. Mais derrière la formule, il ne reste parfois aucune idée concrète.
C’est un peu le PowerPoint du copywriting.
3 — Du “on”, mais jamais de “je”
Les textes générés sont souvent neutres, lisses et impersonnels.
Peu de vécu, de doute, d’erreurs ou de coulisses.
Un humain écrira plutôt :
« On a testé ça avec un client et ça n’a pas marché. »
Ou :
« Je pensais que ce format fonctionnerait… et je me suis complètement planté. »
Ce sont justement ces aspérités qui créent de l’engagement.
4 — Les connecteurs logiques à la chaîne
« Cependant… »
« En outre… »
« Par conséquent… »
L’IA cherche constamment à prouver que son raisonnement est structuré. Résultat : des textes parfois trop académiques pour les réseaux sociaux.
Un bon test : supprimez les connecteurs. Si le texte reste compréhensible, ils ne servaient probablement à rien.
5 — Les mots passe-partout
Essentiel. Crucial. Dynamique. Levier. Transformation. Paysage.
Ces mots sonnent sérieux, mais restent souvent très flous.
Ils permettent de parler de marketing, de RH, de SaaS ou de développement personnel sans presque rien modifier.
Si votre texte peut vendre aussi bien une assurance, un logiciel B2B ou un programme de méditation, il sent probablement un peu l’IA.
6 — L’auto-récap’ inutile
« En résumé… »
« Pour conclure… »
« Comme nous venons de le voir… »
Les modèles reproduisent les structures scolaires et SEO : introduction, développement, conclusion qui résume tout.
Mais sur les réseaux, une punchline, une question ou une idée qui ouvre la discussion fonctionne souvent mieux qu’un résumé final.
7 — Les questions rhétoriques en série
« Vous vous demandez comment… ? »
« Alors, comment faire concrètement ? »
« La vraie question est… »
Utilisées ponctuellement, elles relancent l’attention. Mais lorsque chaque partie commence par une question, le procédé devient prévisible.
C’est souvent le résultat d’un prompt du type : « Écris un article engageant. »
Le paradoxe, c’est que les IA sont devenues très bonnes pour écrire correctement.
Mais elles écrivent parfois trop correctement.
Pas d’aspérités. Pas de maladresses. Pas de vécu.
Et c’est précisément ce qui les trahit.
L’IA reste un excellent outil d’aide à l’écriture, à condition de ne pas lui laisser le volant : l’IA pour structurer, l’humain pour raconter.
Parce que sur les réseaux sociaux, ce qui fonctionne encore le mieux, c’est l’expérience réelle.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.- Tom de MySpace : que devient le premier ami de l’histoire des réseaux sociaux ?
Dans cette vidéo Social Stories, on plonge dans la véritable histoire de Tom Anderson, le co-fondateur de MySpace, l’homme que des millions d’internautes ont eu comme premier ami dans les années 2000.
Dans cette vidéo, on revient sur :
– Les débuts surprenants de Tom, jeune prodige de l’informatique
– Sa rencontre avec Chris DeWolfe et la création de MySpace
– Comment MySpace est devenu le plus grand réseau social du monde
– Le rôle central de la musique, des artistes et des communautés
– Pourquoi MySpace a marqué une génération entière : profils personnalisés, playlists, codes HTML copiés dans les forums, pages chaotiques mais uniques
– Comment l’arrivée de Facebook a bouleversé l’histoire et provoqué la chute de MySpace
– La mise à l’écart progressive de Tom après le rachat par News Corp
– Et surtout… ce que Tom est devenu aujourd’hui
Tu verras comment celui qui a été l’ami par défaut de 200 millions de personnes a décidé de quitter la tech pour vivre une vie plus simple, plus libre, et se consacrer entièrement à la photographie.
Aujourd’hui, Tom voyage autour du monde et partage ses clichés sur Instagram, loin de l’agitation des réseaux qu’il a pourtant contribué à créer.
Cette vidéo raconte la montée, le déclin et l’héritage d’un réseau social qui a redéfini l’expression en ligne, mais aussi la trajectoire d’un homme devenu malgré lui une icône de l’histoire d’Internet.
Si tu t’intéresses aux réseaux sociaux, à leur impact culturel, à l’histoire du web ou simplement aux destins atypiques, cette histoire est faite pour toi !
🎥 Social Stories – L’émission qui analyse l’influence des réseaux sociaux sur notre société et les histoires qui ont façonné Internet.
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Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - [Rediff] C’est un grand classique, la demande universelle du dirigeant : L’augmentation du compteur de fans !
Alors aujourd’hui on va se demander à quoi il sert réellement en 2025 ?
Côté Instagram : Si on écoute Adam Mosseri et les experts, ça ne sert plus à rien !
C’est une vanity metrics
Focus sur la portée du compte et de ses publications.
Pourquoi la valeur du compteur de fans est a relativiser ? En raison de la décorélation entre taille de l’audience et portée.
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Côté Tiktok : A l’évidence le compteur d’abonnés n’a aucune valeur réelle
Pour le coup, Tiktok a poussé les peloteurs un cran plus loin.
Il n’y a aucun lien entre le nombre de mes abonnés et la portée de mes vidéos.
POur s’en convaincre, je vous invite à jeter un coup d’oeil à quelques énormes comptes Tiktok et à constater le côté parfaitement aléatoire du nombre de lecture sur les vidéos.
Le compte Redbull France avec ses 1,5M d’abonnés postent des vidéos qui ne font parfois pas plus de 3000 vues.
Oui mais Attention ! Ce compteur d’abonnés il n’est pas à enterrer, il a même un vrai intérêt
Vos comptes Instagram ou TikTok sont des touch points importants. Le nombre d’abonnés renforcent la preuve sociale
La preuve sociale a un impact sur la perception de marque.
C’est de la psychologie de base. D’ailleurs le psychologue Robert Cialdini explique que suivre la foule nous permet de fonctionner dans un environnement compliqué. Nous nous appuyons sur des signaux comme la popularité. Si tout le monde achète quelque chose, il y a de fortes chances que l’article mérite notre attention.
Si beaucoup de gens aiment quelque chose, nous avons tendance à l’aimer aussi sur la base de « la sagesse de la foule ».
La preuve sociale crée aussi un mécanisme vertueux d’acquisition d’audience
La preuve sociale est un raccourci pour décider comment agir. Il y a 20k abonnés sur ce compte Instagram, ok je m’abonne. Il n’y a que 300 abonnés, attend un peu que je regarde de plus près, mouais finalement pas certain que je m’abonne moi aussi.
Avoir beaucoup de followers ça permet aussi de rassurer son eco-système de marque : fournisseurs, investisseurs, partenaires, clients
Pour les petites marques, les startup et les chaines de franchisés c’est un véritable enjeu.
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Vos abonnés sont la part de l’audience que vous êtes parvenu à amener jusqu’au bout de votre entonnoir. C’est votre communauté fidèle.
Avoir beaucoup de followers Instagram ça permet de récupérer des insights marketing pertinents
On ne le dira jamais suffisamment fort : vos audiences social media ont des tonnes de choses à vous apprendre. Quels sont leurs usages de votre produits, quels sont les points d’amélioration, comment en parlent-ils ? C’est un panel clients vivant et actionnable facilement et gratuitement.
Plus votre base d’audience est grosse et plus les insights que vous pouvez récupérer seront probants.
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Un communauté d’abonnés est beaucoup plus susceptible de s’engager avec vos contenus. Il y a d’ailleurs des formats qui ne sont que pour les followers : stories et Canaux Instagram.
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Retrouvez toutes les notes de l’épisode sur www.lesuperdaily.com !
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