868 épisodes
Thématique : l’information à l’heure de l’Intelligence Artificielle, avec Fabrice Fries
25/10/2026 | 59 minVous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 octobre 2026.
Avec cette semaine :
Fabrice Fries, PDG de l’Agence France Presse.
Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
L’INFORMATION À L’HEURE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, AVEC FABRICE FRIES
Comme le prouve le rapport du Reuters Institute de 2026, l’Intelligence artificielle bouscule tous les secteurs, et en premier lieu peut-être celui de l’information : 10% des sondés dans 48 pays utilisent un chatbot quotidiennement, et seuls 17% acceptent de payer pour accéder à une information de qualité, alors que 62% des personnes craignent la désinformation. Ce rapport montre également que pour la première fois de l’histoire la plupart des sondés passent par une plateforme intermédiaire (chatbot IA, réseau social …) pour accéder à l’information, ce qui hyper-personnalise cette dernière et rend le travail des journalistes de plus en plus invisible. Ces derniers perdent non seulement en visibilité mais aussi en revenu : déjà paupérisés depuis l’arrivée des réseaux sociaux et la fin de leur contrôle sur la diffusion de l’information, les journalistes n’ont désormais plus le monopole de la production d’information. Devenu liquide, l’information n’a plus de forme précise, peut d’un texte devenir un audio voire une vidéo avec un simple clic. Non seulement les journalistes n’ont plus le contrôle de la production, mais les machines deviennent également les principales lectrices de l’information, pouvant désormais fonctionner en boucles autonomes. À quoi bon les journalistes aujourd’hui alors ?
« Pendant longtemps, le journalisme a été défini par ce qu’il produisait. À l’ère de l’IA, il sera de plus en plus jugé sur ce qu’il garantit : des faits établis, des méthodes transparentes, une chaîne de responsabilité identifiable. Y parvenir ne dépend que de l’homme, pas de la machine. C’est ce qui rend la transformation en cours passionnante. »
C’est par ces mots que se concluait une tribune parue dans Le Monde le 2 juin dernier, intitulée : « Avec l’IA, la machine devient un public du journalisme, et même son premier lecteur ». Fabrice Fries, vous êtes l’auteur de cette tribune, qui cherche à dresser le bilan de la révolution historique que nous vivons. En tant que président-directeur général de l’AFP, vous êtes en effet aux premières loges de la déshumanisation de l’information, un processus qui a atteint un tel point qu’on peut aujourd’hui interviewer une IA sur ses méthodes mais aussi ses représentations, comme l’a fait un journaliste de TTSO avec l’IA Claude le 2 octobre dernier. À la croyance que cette déshumanisation peut être totale, que tout peut – doit ? – être délégué à l’IA, vous répondez que les journalistes sont et seront toujours aussi importants, si ce n’est plus : gardiens de la vérité dans une chaîne de responsabilité complète, ils peuvent et doivent continuer leur tâche de veilleurs de la démocratie, dans un monde qui s’est profondément transformé en quelques années. Pour reprendre vos mots, l’IA n’est « ni une fatalité technologique ni une nécessité économique, n’est pas un projet informatique », mais une réalité qui, comme toutes les autres, s’ouvre à l’ingéniosité comme à la responsabilité humaines.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.- Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une conversation entre Florence Méaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 septembre 2026.
1/2 : Dans ce nouveau bada, Florence Méaux et Philippe Meyer se promènent - métaphoriquement ! - le long du boulevard Raspail, pour s'attarder au numéro 216, où se dresse le Studio Raspail. Réinventé par Florence Méaux, ce haut lieu de l'art déco, théâtre américain construit par Helena Rubinstein devenu un cinéma, accueille de nouveau des représentations de tout genre, avec comme seul souci la qualité de l'expression artistique. Dans ce premier épisode, nous revenons sur l'histoire du lieu et les caractéristiques de ce studio unique, vestige d'une vie et d'un monde parisiens aujourd'hui disparus.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 octobre 2026.
Avec cette semaine :
Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
LA GAUCHE, COMBIEN DE DIVISIONS ?
Avec plus de 66% des suffrages, soit environ 79.000 voix sur 134.000 inscrits, Raphaël Glucksmann a remporté, dès le premier tour, la primaire sociale-démocrate organisée le11 octobre par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Ce score marque une large approbation par les électeurs de la gauche modérée de ce qu’incarne le député européen (Place publique) : discours pro-européen, écologiste, soutien indéfectible à l’Ukraine et, surtout, refus de toute alliance avec La France insoumise (LFI) et son dirigeant, Jean-Luc Mélenchon. Derrière lui, Olivier Faure a rassemblé 14,5 % des votes, Ségolène Royal 7,6%, puis Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj au coude à coude, en dessous des 6%.
Le candidat va désormais devoir rassembler son camp et préciser son positionnement. Les défis s'amoncellent déjà à l'orée de sa campagne pour 2027. À commencer par l'espace à laisser à ses anciens concurrents. Évincé dès le premier tour, le patron du PS soutient le gagnant du bout des lèvres. Sa défaite en rase campagne signe l'effacement de son parti. Lors des débats pour la primaire, le ton est monté sur l’international avec l’Ukraine et Gaza, et surtout, sur la question des alliances avec LFI qui est apparue comme le clivage majeur entre les cinq compétiteurs.
Les divergences, rivalités et divisions au sein de cette gauche sont telles que Raphaël Glucksmann n'aura pas dès maintenant campagne facile. Il fait le pari de réinstaller le vocable « social-démocrate » dans la campagne. Un concept devenu en 2026 une tentative de société du compromis, une pratique plus horizontale du pouvoir pour adapter nos vies aux impératifs sociaux et écologiques du moment. Pour l’instant, ce terme de « social-démocratie » reste flou dans l’esprit des Français et agit comme un repoussoir pour une partie de l’électorat de gauche. En outre, Raphaël Glucksmann devrait trouver François Hollande sur son chemin.
Dans la reconstruction actuelle de la gauche, pour gagner, l'eurodéputé promet qu'il sera le « candidat de la justice sociale et fiscale, de la révolution écologique et de la démocratie », mais aussi celui de « la rupture avec le macronisme ».
Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche publié le 3 octobre, soit avant le vote, 72% des Français « doute des chances » du candidat désigné par la primaire à gauche de se qualifier. Président de l'institut Cluster17, Jean-Yves Dormagen souligne qu'« il y a plus d'électeurs qui hésitent entre Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann qu'entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. » Et le sondeur de conclure, sans appel : « Les marges de progression du vainqueur de la primaire sont plus importantes dans l'espace modéré et central qu'au sein de l'électorat de la gauche mélenchoniste ».
LE DÉSORDRE HOUTHI
Le 11 septembre, à l’issue d’une offensive éclair, les insurgés houthis, pro-iraniens, ont pris le contrôle de l’ensemble du littoral yéménite de la mer Rouge, après s’être emparés du stratégique détroit de Bab el-Mandeb. En verrouillant ce point de passage au sud de la péninsule arabique qui voit transiter vers le canal de Suez quelque 20.000 navires par an, selon le Centre national d’études spatiales, les Houthis, offrent à l’Iran, une influence sur les deux principales routes d’exportations du pétrole du Moyen-Orient, avec le détroit d’Ormuz.
Les houthistes sont issus d’un mouvement né dans les années 1990, à Saada, dans le nord-ouest pauvre du Yémen, près de la frontière saoudienne. Il visait à protéger le zaïdisme – une branche minoritaire de l’islam chiite minoritaire dans le pays – et à réaffirmer une identité religieuse et culturelle fragilisée par l’essor de réseaux sunnites radicaux, salafistes et wahhabites, importés d’Arabie saoudite avec le soutien des autorités de la capitale, Sanaa. À partir de 2004, ses combattants se sont insurgés contre le pouvoir central. Dotés d'une branche politique et d'une branche armée, ils ont pris Sanaa, la capitale, en 2014 et contrôlent des territoires où vit la grande majorité de la population, tandis que les forces gouvernementales, reconnues par la communauté internationale, tiennent une superficie plus vaste mais moins peuplée. Entre 2014 et 2022, une coalition menée par Riyad en appui au gouvernement central yéménite, a tenté, sans succès, de repousser les Houthis, qui ont renforcé leurs capacités balistiques et de drones, avec l’appui de Téhéran.
Après les attaques du Hamas, le 7 octobre 2023, le mouvement houthi a changé de dimension. Relégué autrefois au rang de guérilla de montagne, il s’est transformé en une puissance régionale comptant environ 350.000 combattants, capables de paralyser les routes maritimes et d’ébranler les marchés internationaux. Au nom du soutien à Gaza, ses combattants tirent missiles et drones vers Israël et s’en prennent au trafic maritime en mer Rouge. Depuis cet été, ils mènent des attaques régulières contre l’Arabie saoudite ses installations pétrolières, ses infrastructures civiles et stratégiques, y compris des ports essentiels, comme Yanbou, et ses aéroports. Le 10 octobre, 13 personnes ont été tuées et 309 blessés dans une attaque revendiquée par les Houthis contre l'aéroport de Riyad.
Les Saoudiens se démènent pour faire de la lutte contre les houthistes un enjeu international. Ils ont été déçus par l’allié américain qui a refusé de frapper les houthistes et pris langue avec ces derniers en septembre. Toutefois, l’armée américaine fournit à Riyad une aide de renseignement et de ciblage, et ravitaille des avions en vol. L’Arabie saoudite a obtenu un soutien défensif de la France et de la Grande-Bretagne tandis que le pacte de La Mecque, signé le 7 août avec le Pakistan et la Turquie, a finalement été activé le 5 octobre. Il devrait cependant se cantonner à des opérations défensives.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une conversation entre Jérôme Lachasse, Marc-Olivier Padis et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 mai 2026.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Chers auditrices et auditeurs,
Nous nous réjouissions de poursuivre avec Sciences Po notre collaboration en enregistrant une émission thématique ce vendredi 16 octobre avec le président de l'AFP, Fabrice Fries, autour du thème : « l'information à l'heure de l'intelligence artificielle ». Malheureusement, cet enregistrement en public n'aura pas lieu, ou plus exactement il n'aura pas lieu en public car j'ai reçu de Sciences Po un courriel me précisant que leur bâtiment serait fermé jusqu'au lundi 19 octobre au moins, je pense qu'il n'est pas nécessaire de vous expliquer les raisons de cette fermeture.
Nous poursuivrons notre collaboration avec Sciences Po, notamment le 20 novembre, peut-être aussi plus tôt, je vous tiendrai au courant, quoi qu'il en soit, malheureusement :
PAS D’ÉMISSION EN PUBLIC CE VENDREDI, c'est en studio que nous enregistrerons avec Fabrice Fries autour du thème que je vous ai indiqué.
Bien cordialement à vous,
Philippe Meyer.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plus de podcasts Actualités
Podcasts tendance de Actualités
À propos de Le Nouvel Esprit Public
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Site web du podcastÉcoutez Le Nouvel Esprit Public, HugoDécrypte - Actus et interviews ou d'autres podcasts du monde entier - avec l'app de radio.fr

Obtenez l’app radio.fr gratuite
- Ajout de radios et podcasts en favoris
- Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
- Carplay & Android Auto compatibles
- Et encore plus de fonctionnalités
Obtenez l’app radio.fr gratuite
- Ajout de radios et podcasts en favoris
- Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
- Carplay & Android Auto compatibles
- Et encore plus de fonctionnalités


Le Nouvel Esprit Public
Scannez le code,
Téléchargez l’app,
Écoutez.
Téléchargez l’app,
Écoutez.








































