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Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
Le Nouvel Esprit Public
Dernier épisode

822 épisodes

  • Le Nouvel Esprit Public

    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (5/7)

    20/05/2026 | 15 min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    5 : Dans ce cinquième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer s’intéressent aux parcours et œuvres de Gossec et Méhul, deux artistes ayant traversé plus ou moins heureusement la Révolution et les soubresauts politiques de l’époque, qui ont complètement transformé la musique officielle. Ils rappellent aussi l’importance de la musique dans les cérémonies de la Révolution et de l’Empire, et l’intérêt de Napoléon pour le contrôle de cet art.
    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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  • Le Nouvel Esprit Public

    Thématique : les espions du président, avec Pierre Gastineau

    17/05/2026 | 1 h
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 avril 2026.

    Avec cette semaine :

    Pierre Gastineau, journaliste grand reporter, spécialiste du renseignement, co-auteur avec Antoine Izambard de Les espions du président.
    Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
    Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.

    LES ESPIONS DU PRÉSIDENT

    Pierre Gastineau, vous êtes journaliste grand reporter au sein d’Intelligence Onlineet co-auteur, avec Antoine Izambard, de Les Espions du Président (2025), ouvrage dans lequel vous analysez les évolutions récentes du renseignement français.
    Comparé à ses prédécesseurs tels que François Mitterrand, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron apparaît comme « le président qui aimait les espions ». Dès son arrivée au pouvoir en 2017, il engage une transformation profonde des services de renseignement : augmentation du budget (de 2,4 à 3,1 milliards d’euros), hausse des effectifs (+13 %, dont +20% à la DGSI) et renforcement de la coordination autour de la CNRLT et du Conseil de défense, devenu un véritable centre de pilotage stratégique à l’Élysée.
    Cette montée en puissance s’accompagne toutefois d’une forte personnalisation du système, illustrée par le recours à des profils soigneusement sélectionnés, comme celui de Paul Soler, issus de la haute administration et intervenant directement au nom du président sur le terrain, au détriment des canaux diplomatiques traditionnels.
    Le paradoxe que vous soulignez est frappant : Emmanuel Macron apparaît à la fois comme le président de la Ve République le plus investi dans le renseignement et comme celui dont le système a éprouvé des difficultés à prévoir certains chocs géopolitiques. L’invasion de l’Ukraine en février 2022 révèle un déficit d’anticipation et conduit à un durcissement vis-à-vis de la Russie ; en Afrique, le manque de prévision et la gestion insuffisante des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger traduisent un recul de l’influence française ; enfin, sur le plan intérieur, l’élargissement des missions de la DGSI — avec près de 4.000 mesures d’interception liées notamment aux Gilets jaunes et à certaines mobilisations écologistes, parfois qualifiées d’«écoterrorisme » — interroge l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.
    Au-delà de ces différents théâtres, vous montrez que le renseignement se trouve désormais au cœur des recompositions géopolitiques. La menace iranienne, classée au niveau “P1”, combine terrorisme, cyberattaques et pressions diplomatiques. La guerre en Ukraine transforme durablement les méthodes, désormais plus ouvertes, technologiques et intégrées aux stratégies d’influence. Dans le même temps, la France demeure confrontée à une dépendance structurelle aux capacités américaines — les « enablers » — en dépit de son ambition d’autonomie stratégique, tandis que l’Europe, notamment l’Allemagne, cherche à renforcer ses propres dispositifs.
    Ainsi, à travers votre ouvrage, vous dressez le portrait d’un renseignement français à la fois renforcé, centralisé et politisé, mais également confronté à des défis majeurs d’anticipation, de coordination et d’adaptation dans un environnement international de plus en plus instable.
    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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  • Le Nouvel Esprit Public

    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (4/7)

    13/05/2026 | 13 min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    4 : Dans ce quatrième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer continuent leur histoire des relations entre pouvoir et musique. Ils s’attardent sur l’époque de la Régence, où naissent les concerts publics et où les influences étrangères se confrontent dans les salons et les grandes querelles, comme celle de Rameau et Rousseau.
    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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  • Le Nouvel Esprit Public

    Les accointances du Medef avec le RN / Le retrait des troupes américaines d’Allemagne

    10/05/2026 | 1 h 6 min
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mai 2026.

    Avec cette semaine :

    Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
    Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
    Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
    Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

    LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RN

    Depuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d’être bienveillantes à l’égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d’employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s’est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.
    Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d’employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d’approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l’organisation à l’époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d’été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd’hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l’Assemblée nationale.
    Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s’est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d’imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »
    À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l’immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.

    LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D’ALLEMAGNE

    Le Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d’artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L’objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c’est-à-dire avant le renforcement décidé après l’invasion de l’Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.
    L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.
    Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d’une intervention américaine en cas d’attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l’OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l’Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.
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  • Le Nouvel Esprit Public

    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (3/7)

    06/05/2026 | 14 min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    3 : Dans ce troisième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer racontent la création des Académies sous Louis XIV, qui sont des lieux d’incarnation concrets des liens profonds entre musique et politique. Le choix de Delalande comme surintendant de la Musique, choix du roi et pas de Colbert, révèle comment la politique musicale peut cristalliser alliances et oppositions.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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