Survivre

Audio Sapiens
Survivre
Dernier épisode

64 épisodes

  • Survivre

    Les survivants du Costa Concordia (2012)

    27/05/2026 | 3 min
    Le 13 janvier 2012, la mer est calme au large de ... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Survivre

    L'Essex: baleinier coulé par un cachalot, source de Moby Dick

    22/05/2026 | 3 min
    Le 20 novembre 1820, au beau milieu de l’océan Pacifique, un gigantesque cachalot surgit des profondeurs. Quelques minutes plus tard, il aura envoyé par le fond l’un des plus célèbres navires de l’histoire : l’Essex.
    Et cette histoire incroyable inspirera des décennies plus tard le roman Moby-Dick.
    L’Essex quitte l’île de Nantucket en 1819. À bord : une vingtaine de marins partis chasser les baleines. À l’époque, l’huile de cachalot vaut une fortune. Elle éclaire les villes et lubrifie les machines du monde industriel.
    Le capitaine du navire est George Pollard Jr.. Son second, Owen Chase, est un marin expérimenté.
    Pendant plus d’un an, le voyage se déroule relativement normalement. Puis l’Essex atteint une zone reculée du Pacifique réputée riche en cachalots.
    Ce matin-là, les vigies aperçoivent plusieurs souffles à l’horizon.
    Les baleiniers mettent immédiatement leurs petites embarcations à l’eau pour lancer la chasse.
    Mais soudain, quelque chose d’étrange se produit.
    Un énorme cachalot d’environ 25 mètres semble agir différemment des autres. Il reste immobile. Il observe le navire.
    Puis, brutalement, il charge.
    Le monstre frappe l’Essex de plein fouet.
    Le choc secoue tout le bateau.
    Les hommes sont stupéfaits. Jamais ils n’ont vu un cachalot attaquer volontairement un navire.
    Mais le pire reste à venir.
    Après le premier impact, l’animal s’éloigne lentement… puis fait demi-tour.
    Cette fois, il fonce encore plus vite.
    Le cachalot percute la coque avec une violence terrifiante. Le bois explose. L’eau envahit immédiatement le navire.
    En quelques minutes, l’Essex est condamné.
    Les survivants récupèrent quelques vivres et montent dans trois minuscules baleinières ouvertes.
    Commence alors l’un des plus effroyables récits de survie maritime de l’Histoire.
    Pendant des semaines, les hommes dérivent sur l’immensité du Pacifique. Le soleil les brûle. L’eau potable manque. La faim devient monstrueuse.
    Ils croisent pourtant des îles… mais refusent parfois d’y débarquer, terrifiés par des rumeurs de cannibalisme.
    Ironiquement, cette peur les conduira précisément vers l’horreur qu’ils voulaient éviter.
    Les semaines passent.
    Les hommes meurent un à un.
    Finalement, les survivants sombrent eux-mêmes dans le cannibalisme pour rester en vie. Certains tirent même au sort qui devra mourir pour nourrir les autres.
    Après plus de 90 jours en mer, quelques rescapés seulement sont retrouvés dans un état presque indescriptible.
    Le récit de Owen Chase fascinera plus tard un jeune écrivain nommé Herman Melville.
    Et c’est ainsi qu’un véritable cachalot ayant détruit un navire en plein Pacifique deviendra la source de l’une des plus grandes légendes maritimes de tous les temps : Moby-Dick.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Survivre

    Rescapés de l’effondrement du Rana Plaza

    20/05/2026 | 4 min
    Le 24 avril 2013, à Dacca, l’aube se lève sur une journée étouffante. Dans le quartier de Savar, des milliers d’ouvriers affluent vers un immense bâtiment de huit étages : le Rana Plaza. À l’intérieur, des ateliers de confection fabriquent des vêtements pour des marques vendues partout dans le monde.
    Mais quelque chose ne va pas.
    La veille, de gigantesques fissures sont apparues dans les murs. Des employés ont vu le béton craquer. Certains ont entendu des bruits inquiétants, comme si l’immeuble gémissait. Les magasins situés au rez-de-chaussée ont immédiatement fermé. Une banque a évacué ses employés.
    Pourtant, ce matin-là, les ouvriers du textile reçoivent l’ordre de revenir travailler.
    Beaucoup hésitent. Certains ont peur. Mais au Bangladesh, perdre une journée de salaire peut signifier ne plus pouvoir nourrir sa famille. Alors les machines redémarrent. Les générateurs vibrent. Des milliers de personnes s’entassent dans le bâtiment.
    Puis, soudain…
    Un grondement.
    Au début, certains pensent à un camion ou à un séisme. Mais le bruit devient monstrueux. Les colonnes cèdent les unes après les autres. En quelques secondes, le Rana Plaza s’effondre sur lui-même dans un nuage de poussière gigantesque.
    Des milliers de corps sont ensevelis.
    Dans l’obscurité totale, les survivants comprennent qu’ils sont piégés.
    Sous les tonnes de béton, l’air devient irrespirable. Des bras dépassent des gravats. Des téléphones sonnent dans le vide. Certains blessés hurlent le nom de leurs proches. D’autres restent silencieux, coincés sans pouvoir bouger.
    Très vite, les habitants du quartier accourent. À mains nues, avec des marteaux, des barres de fer ou de simples morceaux de bois, ils commencent à creuser. Les secours officiels manquent de matériel. Chaque minute compte.
    Sous les décombres, les survivants luttent contre la soif, la douleur et la panique.
    Une femme raconte avoir passé des heures coincée entre deux dalles de béton, incapable de bouger les jambes, entourée de cadavres. Un autre survivant explique qu’il entendait des voix faiblir peu à peu dans le noir. Certains boivent leur propre urine pour survivre.
    Les jours passent.
    Contre toute attente, des miracles se produisent encore.
    Des secouristes découvrent parfois une poche d’air au milieu des ruines. Lorsqu’ils entendent un coup ou un cri, tout le chantier s’arrête. Les machines se taisent. Chacun retient son souffle.
    Puis, au bout de 17 jours sous les décombres, un événement incroyable se produit.
    Une survivante nommée Reshma est retrouvée vivante.
    Coincée dans une petite cavité, elle a survécu en trouvant un peu d’eau et de nourriture dans les ruines. Lorsqu’elle sort enfin à la lumière du jour, le Bangladesh entier explose de joie. Les sauveteurs pleurent. Certains tombent à genoux.
    Mais le bilan est terrible : plus de 1 100 morts.
    Le Effondrement du Rana Plaza devient l’une des pires catastrophes industrielles de l’histoire moderne. Le drame révèle au monde entier les conditions de travail extrêmement dangereuses dans une partie de l’industrie textile mondiale.
    Depuis, le Rana Plaza est devenu un symbole : celui du prix humain caché derrière les vêtements bon marché vendus à travers la planète.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Survivre

    Armando Valladares: dissident cubain, 22 ans de prison

    18/05/2026 | 3 min
    En 1960, Cuba vient à peine de basculer dans la révolution de Fidel Castro. Dans les rues de La Havane, les affiches révolutionnaires couvrent les murs, les slogans résonnent partout et la peur commence à s’installer chez ceux qui refusent de suivre le nouveau régime.

    Parmi eux se trouve un jeune homme de 23 ans : Armando Valladares.

    Il travaille alors dans un service postal gouvernemental. Un jour, ses supérieurs exigent qu’il place sur son bureau une pancarte proclamant son soutien à la révolution. Valladares refuse.

    Ce geste, minuscule en apparence, va bouleverser toute sa vie.

    Très vite, il est arrêté par la police politique. On l’accuse de terrorisme, de complot contre la révolution et de trahison. Son procès est expéditif. Le verdict tombe comme un couperet : trente ans de prison.

    Commence alors une descente dans l’enfer des prisons cubaines.

    Valladares est transféré de cellule en cellule, souvent enfermé dans des cachots étroits, humides et plongés dans l’obscurité. Les gardiens veulent briser les prisonniers politiques. On les prive de sommeil. On les frappe. On les affame. Beaucoup craquent rapidement.

    Mais Valladares refuse toujours de céder.

    Les autorités veulent qu’il porte l’uniforme des prisonniers “rééduqués”, symbole de soumission au régime. Lui refuse obstinément. La punition est immédiate.

    Il est envoyé dans des cellules de châtiment.

    Parfois nu.

    Parfois sans eau.

    Parfois entouré de prisonniers devenus fous après des années d’isolement.

    Les jours deviennent des semaines. Les semaines deviennent des années.

    Dans certaines prisons, les détenus politiques organisent pourtant une résistance clandestine. Ils communiquent en frappant discrètement contre les murs. Ils mémorisent des poèmes. Ils récitent des textes pour ne pas sombrer dans la folie.

    Valladares écrit lui aussi mentalement des vers qu’il grave dans sa mémoire faute de papier.

    Puis son corps commence à céder.

    Les mauvais traitements et les privations détruisent sa santé. À un moment, il perd presque totalement l’usage de ses jambes. Les autorités affirment qu’il simule. Certains gardiens le traînent au sol devant les autres détenus pour l’humilier.

    Mais dehors, son histoire commence lentement à franchir les frontières de Cuba.

    Sa femme mène une campagne internationale pour obtenir sa libération. Des intellectuels, des diplomates et des organisations de défense des droits humains dénoncent son emprisonnement.

    Les années passent encore.

    Dix ans.

    Puis quinze.

    Puis vingt.

    Autour de lui, des prisonniers meurent, disparaissent ou sombrent dans le désespoir. Valladares, lui, survit.

    Enfin, en 1982, après vingt-deux années de captivité, la pression internationale devient trop forte. Le régime accepte sa libération.

    Lorsqu’il quitte finalement Cuba, amaigri, vieilli, mais vivant, le monde découvre l’un des plus célèbres survivants des prisons politiques de la guerre froide.

    Son témoignage, publié plus tard dans son livre Contre toute espérance, révélera au monde les conditions extrêmes vécues par de nombreux dissidents cubains.

    Après vingt-deux ans derrière les barreaux, Armando Valladares avait survécu à ce que beaucoup considéraient comme impossible : l’effacement lent d’un homme par un système entier.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Survivre

    Lusitania: passagers rescapés après le torpillage (1915)

    15/05/2026 | 4 min
    Le 7 mai 1915, l’océan Atlantique est calme. Presque trop calme.
    Au large des côtes irlandaises, un immense paquebot fend les eaux grises dans un léger brouillard : le RMS Lusitania.
    À bord, près de deux mille personnes. Des hommes d’affaires. Des familles. Des enfants. Des artistes. Certains jouent aux cartes dans les salons luxueux. D’autres se promènent sur le pont, enveloppés dans leurs manteaux pour lutter contre le vent froid.
    La guerre fait pourtant rage en Europe.
    Depuis des mois, les sous-marins allemands traquent les navires britanniques. Et avant même le départ du Lusitania, l’ambassade d’Allemagne avait publié un avertissement dans les journaux américains : traverser l’Atlantique à bord d’un navire britannique pouvait être dangereux.
    Mais beaucoup n’y avaient pas cru.
    Le Lusitania était l’un des paquebots les plus rapides et les plus célèbres du monde. Un géant d’acier de près de 240 mètres de long. Pour ses passagers, il semblait presque invulnérable.
    Puis, à 14 h 10, tout bascule.
    Sous les vagues, invisible, le sous-marin allemand U-20 observe le paquebot depuis plusieurs minutes.
    Dans l’étroit tube métallique du sous-marin, le commandant donne l’ordre.
    Feu.
    La torpille file sous l’eau.
    Quelques secondes plus tard…
    Une explosion monstrueuse éventre le flanc du Lusitania.
    Le sol tremble.
    Les vitres éclatent.
    Des passagers sont projetés à terre.
    Puis une deuxième détonation, encore plus violente, secoue le navire. Aujourd’hui encore, les historiens débattent de son origine exacte. Chaudières ? Munitions secrètes ? Personne ne le sait vraiment.
    Très vite, le paquebot commence à pencher.
    Au début, certains passagers refusent de paniquer. Après tout, le Titanic avait coulé trois ans plus tôt… mais le Lusitania est plus moderne, plus rapide.
    Pourtant, l’inclinaison devient rapidement terrifiante.
    Les couloirs se déforment.
    Des meubles glissent.
    Des gens tombent dans les escaliers.
    Sur le pont, les marins tentent désespérément de mettre les canots à la mer. Mais le navire penche tellement que plusieurs embarcations se fracassent contre la coque ou se retournent immédiatement dans l’eau glacée.
    Le chaos devient total.
    Des mères cherchent leurs enfants.
    Des hommes sautent dans l’océan.
    D’autres restent paralysés par la peur.
    Parmi les survivants se trouve une jeune passagère américaine. Elle racontera plus tard avoir entendu « un bruit semblable à mille portes claquant en même temps », puis vu la mer envahir brutalement les ponts inférieurs.
    Dans l’eau, l’horreur continue.
    L’Atlantique est glacé.
    Des centaines de personnes luttent parmi les débris, les bagages flottants et les cris.
    Certains survivants s’agrippent à des morceaux de bois. D’autres disparaissent sous les vagues en quelques minutes.
    Et pendant ce temps, le Lusitania meurt.
    En seulement 18 minutes.
    Un temps incroyablement court pour un navire aussi gigantesque.
    Puis le paquebot disparaît sous l’océan.
    Le silence retombe.
    Un silence immense.
    Sur près de 2 000 personnes à bord, environ 1 200 périssent.
    Mais les survivants, eux, ne seront plus jamais les mêmes.
    Beaucoup raconteront pendant des années le même souvenir : celui du navire qui bascule lentement… et du regard des passagers comprenant, soudain, qu’il n’y avait presque plus d’espoir.
    Le torpillage du RMS Lusitania choque le monde entier.
    Aux États-Unis, la colère explose.
    Et même si l’Amérique n’entre pas immédiatement dans la guerre, cet événement fera progressivement basculer l’opinion publique contre l’Allemagne.
    Comme si, ce jour-là, dans les eaux glacées de l’Atlantique, une partie du destin du XXe siècle avait sombré avec le navire.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Plus de podcasts Histoire
À propos de Survivre
Partez à la rencontre de femmes et d’hommes qui ont frôlé la mort. Chaque épisode raconte, avec intensité et réalisme, leur combat. Des histoires vraies, bouleversantes et haletantes.Un nouvel épisode tous les lundis, mercredis et vendredis.Tous les podcasts Audio Sapiens sur www.audio-sapiens.com Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Site web du podcast

Écoutez Survivre, Et parfois, on gagne ou d'autres podcasts du monde entier - avec l'app de radio.fr

Obtenez l’app radio.fr
 gratuite

  • Ajout de radios et podcasts en favoris
  • Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatibles
  • Et encore plus de fonctionnalités
Survivre: Podcasts du groupe
Applications
Réseaux sociaux
v8.10.0| © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 6/18/2026 - 11:21:29 AM