Si vous avez aimé les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, il faut lire Pedro de Luna de Christian Murciaux. Si, comme moi, vous avez préféré, L’œuvre au noir, il faut lire Les fruits de Canaan de Christian Murciaux. Si ce sont Les nouvelles orientales qui vous ont le plus enchanté, alors ce sont celles du recueil Le douzième iman qu’il faudra découvrir. Si c’est Le coup de grâce, Les paradis perdus vous attendent. Si c’est La mort conduit l’attelage, il n’y aura qu’à se désaltérer à La fontaine de vie…
A chaque roman ou nouvelle de Marguerite Yourcenar répond un ouvrage de Christian Murciaux. Né en 1915, douze ans après la première académicienne, on pourrait croire qu’il n’en est qu’une ombre ; il est en réalité un second soleil. Cet éternel célibataire n’a rien à envier à la plus grande romancière française, sinon l’illustre gloire dont elle bénéficie à juste titre et qu’il devrait partager avec elle si la postérité n’était pas injuste.
Voilà quelques milliers de pages pour voguer au début du quinzième siècle avec l’antipape Benoît XIII, dernier ministre d’Avignon, qui « prétendit, à quatre-vingts ans, reconquérir l’Italie à la tête de ses galères », des milliers de pages pour nourrir le sable de l’Ifriqiya de sang ennemi avec la légendaire Kahena, guerrière et prêtresse berbère du VIIème siècle, autant de pages pour bâtir la nouvelle Jérusalem avec Sir Nathaniel qui débarque du Mayflower au dix-septième siècle avec d’autres Puritains au regard glacé…
« Dans ce jeu entre l’âme exigeante, austère, inquiète, et l’imagination sensible, amoureuse, des voluptés du dépaysement, dans ce jeu, Christian Murciaux s’est engagé pour en faire sa vocation. La sensualité d’un esthète et la mystique d’un inquiet peuvent résumer cette vocation, et c’est en ce sens baudelairien que nous suivrons ses livres, cruels et colorés. » R. M. Albérès.
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