
Touche l’Art et l’Art te touchera : The Blind, le graffeur qui rend l’art urbain accessible à tous
05/1/2026 | 13 min
Pour ouvrir cette nouvelle saison de Du Grand Art, j’avais envie de commencer par une histoire à la fois puissante, sensible et profondément humaine.Une histoire qui interroge notre rapport aux arts visuels, à l’accessibilité, et à cette idée trop souvent admise que l’art serait réservé à celles et ceux qui peuvent… le voir.Dans cet épisode, je vous emmène à la rencontre d’un artiste urbain pas comme les autres.Un graffeur qui a décidé de détourner les codes du street art pour poser une question simple mais radicale :et si l’art pouvait aussi se lire avec les mains ?À travers une anecdote vraie, née d’une discussion entre amis et d’une nuit d’insomnie, je vous raconte comment une idée a fait basculer une pratique artistique entière.Comment le braille, souvent cantonné à l’apprentissage ou au médical, s’est retrouvé projeté sur les murs de nos villes.Et comment l’art urbain, parfois perçu comme fermé ou élitiste dans ses propres codes, peut devenir un formidable outil de lien, de dialogue et d’inclusion.Dans cet épisode, on parle de graffiti, de beaux-arts, de bas-relief, d’ego, de musées, de rue…Mais surtout, on parle de ce moment rare où l’art ne cherche plus à impressionner, mais à rassembler.Où l’œuvre ne se contente pas d’être regardée, mais invite à être touchée, expliquée, partagée.Où les personnes voyantes et non-voyantes deviennent complices face à une création qui n’existe pleinement que dans l’échange.Je vous propose une immersion dans un parcours artistique atypique, fait de détours, de défis, de nuits blanches, de prises de risque — et de rencontres bouleversantes.Un récit qui montre que les arts visuels peuvent dépasser le cadre de la vision, et que les beaux-arts, loin d’être figés, sont capables d’évoluer avec la société.Si vous vous êtes déjà demandé à quoi sert l’art.S’il peut changer quelque chose.Ou s’il peut, parfois, simplement créer du lien entre des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement…Alors cet épisode est fait pour vous.Installez-vous confortablement.Cette fois, l’art ne se regarde pas seulement : il se touche. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

[REDIFF] Quand l'Art avait ses propres Jeux Olympiques
29/12/2025 | 9 min
Et si l’art avait un jour été considéré comme une discipline olympique à part entière ?Si créer une sculpture, écrire un poème ou composer une musique pouvait valoir une médaille d’or, au même titre qu’un sprint ou un lancer de javelot ?Dans cet épisode de Du Grand Art, je vous raconte une histoire aussi étonnante que méconnue de l’histoire de l’art et du sport : celle des Jeux Olympiques de l’Art.Un moment suspendu dans le temps où l’on croyait encore possible d’unir la performance physique et l’excellence de l’esprit, dans un même idéal humaniste.Tout commence à la fin du XIXᵉ siècle, avec une conviction forte : un esprit sain ne peut exister sans un corps sain… et inversement.Dans cette vision, les artistes ne sont pas de simples créateurs solitaires, mais de véritables athlètes de la sensibilité.Peindre, écrire, composer ou bâtir devient alors un effort comparable à l’entraînement sportif.Dans cet épisode, je vous emmène au cœur de cette utopie, portée par la renaissance des Jeux Olympiques modernes.Vous découvrirez comment, lors de plusieurs éditions officielles, des épreuves artistiques ont coexisté avec les disciplines sportives : peinture, sculpture, architecture, littérature et musique.Toutes jugées, classées, médaillées… sous les yeux du monde entier.Mais très vite, cette rencontre entre arts, arts visuels et compétition révèle ses paradoxes.Comment noter objectivement une œuvre d’art ?Peut-on comparer un poème à une sculpture, ou une partition musicale à un projet architectural ?Et surtout : la beauté peut-elle vraiment se mesurer, se classer, se hiérarchiser comme un chrono ou une distance ?Au fil du récit, je vous raconte les anecdotes savoureuses, les dérives, les arrangements, mais aussi les idéaux sincères qui ont animé cette période étonnante.Des artistes anonymes côtoient des figures influentes, des projets improbables remportent des médailles, et certaines éditions laissent transparaître les tensions politiques et culturelles de leur époque.Cet épisode est une plongée dans une tentative audacieuse — et finalement vouée à l’échec — de faire entrer les beaux-arts dans le cadre strict de la compétition.Il interroge notre rapport à la création, au jugement esthétique, et à cette obsession très moderne de vouloir tout classer, tout noter, tout comparer.Car au fond, l’art n’est peut-être pas fait pour gagner.Il est fait pour relier, émouvoir, questionner, déranger parfois…et surtout pour nous reconnecter à une forme de beauté, qu’elle soit harmonieuse ou chaotique.Si vous aimez les histoires méconnues où l’art croise la politique, le sport, les idéaux humanistes et les grandes contradictions du XXᵉ siècle, cet épisode est fait pour vous.Une rediffusion parfaite pour redécouvrir un moment où créer était, littéralement, un sport de haut niveau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

[REDIFF] Syndrome de Stendhal : quand la beauté vous foudroie
22/12/2025 | 9 min
Et si trop de beauté pouvait littéralement vous faire perdre pied ?Dans cet épisode de Du Grand Art, je vous raconte une histoire fascinante à la frontière des arts, de la psychologie et de l’expérience humaine : celle du syndrome de Stendhal.Un trouble bien réel, documenté, qui touche certaines personnes lorsqu’elles sont confrontées à une concentration exceptionnelle de beaux-arts et d’œuvres majeures.Tout commence avec un écrivain français du XIXᵉ siècle, hypersensible, passionné, amoureux de l’Italie et de l’art sous toutes ses formes.Lors d’un voyage à Florence — ville qui concentre à elle seule une densité inouïe d’architecture, de peinture et de sculpture — son corps lâche.Son cœur s’emballe, sa perception se trouble, les émotions débordent.Ce qu’il vit ce jour-là sera décrit avec une précision troublante… et donnera son nom à un syndrome encore étudié aujourd’hui.Dans cet épisode, je vous emmène sur les traces de cette expérience extrême, entre basilique florentine, chefs-d’œuvre de la Renaissance et vertige esthétique.Mais au-delà de l’anecdote historique, je vous propose surtout de réfléchir à notre rapport à la beauté.Pourquoi certaines œuvres nous bouleversent-elles physiquement ?Pourquoi l’art figuratif, l’architecture sacrée ou les grandes compositions classiques peuvent-ils provoquer des réactions aussi intenses ?Vous découvrirez comment, à la fin du XXᵉ siècle, des médecins et psychiatres ont commencé à identifier des cas similaires chez des visiteurs de musées et d’églises.Des touristes submergés par l’émotion, victimes de vertiges, de palpitations, parfois même d’hallucinations, simplement en se retrouvant face à trop de beauté concentrée en un même lieu.Cet épisode interroge aussi la notion d’hypersensibilité, souvent mal comprise ou caricaturée.Et si ressentir “trop fort” n’était pas une faiblesse, mais au contraire une forme de courage ?Une capacité rare à se laisser traverser par l’art, à accepter le risque émotionnel que cela implique ?À travers cette anecdote d’histoire de l’art, je vous invite à reconsidérer votre propre manière de regarder, de contempler, de ressentir.Car l’art n’est pas toujours confortable.Il peut bousculer, déséquilibrer, troubler… et parfois même faire vaciller le corps autant que l’esprit.Si vous aimez les récits où les arts visuels rencontrent la psychologie, les émotions intenses et les petites histoires méconnues qui éclairent notre rapport au monde, cet épisode est fait pour vous.Mais attention : écouter Du Grand Art pourrait bien aiguiser votre regard…Et rendre vos prochaines visites de musées un peu plus intenses que prévu. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

[REDIFF] Architecture des églises : le design acoustique des lieux sacrés
15/12/2025 | 9 min
Lorsque nous entrons dans une église, une mosquée ou une synagogue, quelque chose se passe.Même sans être croyant.Une sensation diffuse, presque physique.Un frisson. Une impression d’élévation. Un silence qui semble chargé de sens.Dans cet épisode, je vous propose d’écouter ce que l’on ne regarde jamais vraiment : le design acoustique des lieux sacrés.Car si ces édifices marquent autant nos corps et nos émotions, ce n’est pas seulement grâce à leurs vitraux, leurs voûtes ou leurs proportions monumentales.C’est aussi et surtout grâce au son.Je vous emmène dans les coulisses de l’architecture religieuse, là où le design ne se voit pas mais s’écoute.Là où chaque pierre, chaque courbe, chaque matériau est pensé pour faire vibrer une assemblée entière à l’unisson.Nous verrons comment, depuis l’Antiquité et le Moyen Âge, architectes et bâtisseurs ont développé de véritables stratégies acoustiques, bien avant l’invention de la science moderne du son.Pourquoi certains chants nous donnent-ils la chair de poule ?Pourquoi certaines voix semblent provenir du cœur même d’un bâtiment ?Pourquoi chuchoter dans certains lieux suffit à créer une expérience presque mystique ?Dans ce récit, il ne sera pas question de religion, mais plutôt d’arts visuels, de design acoustique et d'architecture.Je vous parlerai d’édifices sobres capables de produire des résonances spectaculaires, de galeries conçues pour transporter un murmure à des dizaines de mètres, et de dispositifs dissimulés dans les murs pour corriger, amplifier ou canaliser le son.Des techniques ancestrales, souvent oubliées, qui continuent pourtant d’influencer les architectes et acousticiens contemporains.Cet épisode est aussi une invitation à écouter différemment les lieux que nous traversons chaque jour.Car l’acoustique ne concerne pas uniquement les églises ou les temples : elle façonne nos gares, nos bureaux, nos écoles, nos salles de concert, nos espaces publics.Elle influe sur notre confort, notre fatigue, notre attention… et parfois même notre humeur, sans que nous en ayons conscience.À travers cette anecdote d’histoire de l’art et du design, je vous propose de changer de point de vue — ou plutôt, de point d’écoute.De comprendre comment le son devient un matériau à part entière, aussi puissant que la pierre ou la lumière.Et de questionner ce que ces espaces nous font ressentir, au-delà de toute croyance.Installez-vous confortablement.Tendez l’oreille.Et laissez-vous guider dans un voyage où l’architecture ne se contemple pas seulement…elle se vit, elle se ressent, elle résonne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Snowflake bentley : L’homme qui a photographié le premier flocon de neige
08/12/2025 | 12 min
Dans l’imaginaire collectif, les flocons de neige sont devenus des symboles de pureté et de magie hivernale.Mais savez-vous qu’il fut un temps où personne ne savait vraiment à quoi ressemblait un flocon ?Pas un dessin, pas un motif décoratif… un vrai flocon.Un cristal unique, éphémère, impossible à tenir entre les doigts.Dans cet épisode, je vous emmène à la rencontre de Wilson “Snowflake” Bentley, un personnage étonnant qui, bien avant l’ère numérique et les microscopes ultramodernes, a bouleversé le regard que nous portons sur la nature.Un homme qui a passé sa vie à tenter l'impossible : capturer la beauté d’un flocon avant qu’il ne disparaisse.Et ce qu’il a accompli relève autant de la prouesse scientifique que de l’intuition artistique.Vous découvrirez l’histoire d’un enfant rêveur, élevé dans une ferme du Vermont balayée par des hivers rigoureux, qui préfère observer les tempêtes plutôt que s’occuper du bois à couper.Un enfant dont le regard, profondément sensible, va l’amener à voir dans la neige quelque chose que personne autour de lui ne remarque : un univers secret, fragile, symétrique, presque sacré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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