Ces derniers jours, le Real Madrid a enchaîné les résultats positifs : succès maîtrisé contre Villarreal, victoire convaincante face à Monaco, match âpre mais gagné contre Levante, et une dynamique globale qui semble enfin desserrer l’étau autour du club. Sur le plan comptable, le signal est clair. Sur le terrain, quelque chose a changé.
L’attitude des joueurs interpelle. Plus d’engagement, plus de solidarité, une capacité à souffrir ensemble. Ces quatre matchs ont été perçus comme des rencontres imparfaites, parfois laborieuses, mais marquées par un état d’esprit retrouvé. La crise ne disparaît pas, elle recule. Lentement. Fragilement.
C’est dans ce contexte qu’intervient le basculement sur le banc. Le départ de Xabi Alonso, malgré une dynamique de redressement naissante, pose question. Car son travail commençait à produire des effets visibles : ajustements tactiques, adhésion partielle du vestiaire, et une équipe qui n’avait pas renoncé.
L’arrivée d’un entraîneur intérimaire, jusqu’à la fin de saison, s’inscrit dans une tradition bien connue au Real Madrid. Par le passé, Zinedine Zidane ou d’autres figures ont su incarner ce rôle : calmer le contexte, simplifier le discours, remettre les responsabilités face aux joueurs, et absorber la pression institutionnelle.
C’est précisément ce que peut apporter aujourd’hui Álvaro Arbeloa. Pas une révolution tactique immédiate. Mais un cadre. Une autorité symbolique. Une gestion du vestiaire pensée comme un sas de stabilisation plus que comme un projet de long terme.
L’épisode met enfin en perspective ce changement avec l’héritage laissé par Xabi Alonso : une équipe en reconstruction, encore instable, mais loin d’être perdue. La question centrale demeure alors intacte : fallait-il changer maintenant, ou accompagner encore cette dynamique naissante ?
Un épisode pour comprendre, analyser, et poser les vraies responsabilités.
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