Aller au contenu
PodcastsBusinessDécodeur de la Communication

Décodeur de la Communication

Laurent FRANCOIS | Agence Maverick
Décodeur de la Communication
Dernier épisode

453 épisodes

  • Décodeur de la Communication

    Les Communicants doivent-ils sortir de l'ombre ? | Valérie Guittard, resp com chez Orange | Best Of

    29/08/2026 | 54 min
    Valérie Guittard aime la communication. Et elle aime Orange. Après plus de 25 ans passés dans l’entreprise, la responsable communication de la Direction Entreprises Grand Sud Ouest affiche toujours la même curiosité pour un métier qui n’a cessé de se transformer.

    La com n’est pas là pour « faire joli »
    « Fais-moi ça vite », « fais-moi un petit PowerPoint », « fais-moi quelque chose de sympa »… Valérie connaît ces petites phrases qui ont longtemps contribué à caricaturer le métier.
    Sa réponse est claire : la communication est une expertise. Avant de produire une vidéo, un post ou un événement, encore faut-il comprendre le besoin. C’est pour cette raison que la communication doit intervenir en amont des projets et être présente dans les instances de décision.

    La com interne est loin d’être morte
    Sur ce point, Valérie et moi ne sommes pas tout à fait d’accord ! Pour elle, aucun doute : la communication interne existe toujours et demeure même essentielle.
    En revanche, elle s’est profondément transformée. Finies les newsletters descendantes et la « feuille de chou » abandonnée à la cantine. Place au live, aux échanges directs et à des formats comme le « Café Codire », qui permet aux collaborateurs d’échanger directement avec les dirigeants.

    Écouter avant de communiquer
    S’il fallait résumer la philosophie de Valérie en deux mots, ce serait « listening-responding » : écouter pour mieux répondre.
    Car contrairement à une idée reçue, être communicant ne consiste pas seulement à savoir parler. Il faut surtout savoir écouter. Aux jeunes qui souhaitent rejoindre le métier, Valérie conseille donc deux qualités : la curiosité et l’écoute.
    La curiosité pousse à découvrir de nouveaux sujets, de nouveaux outils et de nouvelles personnes. L’écoute permet ensuite de comprendre avant de proposer.

    IA : un outil, pas un communicant
    L'intelligence artificielle ? Valérie ne la rejette pas. Chez Orange, les collaborateurs expérimentent d'ailleurs un outil interne d'IA générative. Mais elle refuse d'opposer frontalement l'humain à la machine.
    L'IA peut accompagner, conseiller, faciliter certains usages et même démocratiser la communication auprès de petites structures qui n'en avaient jusque-là pas les moyens. Mais il lui manque encore ce que Valérie place au cœur de son métier : l'émotion.

    Le communicant doit-il enfin prendre la lumière ?
    C’est sans doute la question la plus personnelle de l’épisode. Pendant 4 ans, Valérie a refusé de venir dans le Décodeur.
    Pourquoi ? Parce qu’elle considère le communicant comme un « metteur en scène ». Celui qui travaille le texte, la lumière, le décor, le rythme et permet aux autres de briller… sans nécessairement apparaître lui-même.
    Mais les temps changent. Pour défendre la communication, valoriser son expertise et faire reconnaître le métier, les communicants doivent peut-être accepter de sortir davantage de l’ombre.

    🤙Pour découvrir l'agence Maverick : https://agence-maverick.com/clients/digital-publicite-print

    Pour vous abonner à la newsletter du Décodeur : https://podcast.ausha.co/decodeur-de-la-communication?s=1 

    Très bonne écoute et abonnez-vous au Décodeur de la com !

    Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Décodeur de la Communication

    Les Marques deviennent-elles Woke ? | Patrice Laubignat et Jean-François Granat | Best Of

    25/08/2026 | 43 min
    Le wokisme est-il devenu un passage obligé pour les marques ? Sujet sensible, parfois caricaturé, souvent mal défini. Pour ce best of du Décodeur de la Communication, Patrice Laubignat, fondateur d’E4 Brands, et Jean-François Granat, directeur marketing et communication, confrontent leurs points de vue sur l’engagement des marques face aux transformations de la société.

    Le woke, bien plus qu’un mot
    À l’origine, être « woke », c’est être « éveillé », conscient des injustices sociales. Né aux États-Unis autour notamment des questions raciales, le terme a progressivement englobé en France les sujets d’égalité femmes-hommes, de diversité, d’environnement ou encore de lutte contre les discriminations. Mais le paradoxe est là : le wokisme semble aujourd’hui presque davantage défini par ses opposants que par ceux qui s’en revendiquent.

    Les marques peuvent-elles rester à l’écart ?
    Difficilement, répondent en substance Patrice Laubignat et Jean-François Granat. Car la communication est aussi le reflet de la société. Dove, par exemple, travaille depuis des années sur une représentation plus diverse des femmes et des corps. À l’inverse, certaines opérations opportunistes peuvent rapidement se retourner contre leurs auteurs. Le fameux sandwich « LGBT » de Marks & Spencer — laitue, guacamole, bacon, tomate — illustre les limites d’un engagement qui ressemble surtout à un coup marketing.
    La règle devient alors assez simple : agir avant de communiquer. L’engagement doit être cohérent avec les actes, la culture et l’ADN de l’entreprise. Sinon, les réseaux sociaux se chargent rapidement de pointer les contradictions.

    Attention au « wokewashing »
    D’autant que les jeunes générations observent les marques avec attention. Leur discours, leurs engagements mais également ce qui se passe réellement à l’intérieur de l’entreprise. Diversité, égalité salariale, représentation des femmes dans les directions : impossible d'afficher certaines valeurs à l'extérieur sans se demander si elles sont réellement appliquées en interne.
    L’enjeu touche donc autant la réputation que la marque employeur et le recrutement. Et la défiance est forte : dans l’étude citée au cours de l’épisode, 80 % de la génération Z dit remettre en cause l’honnêteté des marques avant d’acheter. Le risque du wokewashing devient alors aussi réel que celui du greenwashing.

    S’engager, c’est aussi choisir
    Prendre position n’est pourtant jamais neutre. Une marque engagée peut perdre une partie de ses consommateurs. Mais comme le rappelle Patrice Laubignat : choisir, c’est aussi renoncer.
    Alors, les marques doivent-elles être woke ? Peut-être doivent-elles surtout rester éveillées. Comprendre les évolutions de la société, agir réellement, accepter de prendre position et seulement ensuite communiquer. Car l’engagement ne se décrète pas dans une campagne de publicité : il se démontre dans la durée.

    🤙Pour découvrir l'agence Maverick : https://agence-maverick.com/clients/digital-publicite-print

    Pour vous abonner à la newsletter du Décodeur : https://podcast.ausha.co/decodeur-de-la-communication?s=1 

    Très bonne écoute et abonnez-vous au Décodeur de la com !

    Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Décodeur de la Communication

    Témoignage d'un Fils de Pub | Jacques Séguéla | Best Of

    22/08/2026 | 55 min
    Jacques Séguéla est un monument de la publicité française. Son témoignage, à l'heure de l'IA, nous est précieux.

    Le courage publicitaire a disparu
    Pour Jacques, les années 80 étaient celles du culot. À l’époque, les présidents de groupes validaient en direct des campagnes folles. Aujourd’hui, tout est devenu un millefeuille de validation. Résultat : la pub est moins audacieuse, car les ailes de la créativité sont rognées par la prudence.

    L’intelligence artificielle ? Un miracle à dompter
    L’IA ne remplacera jamais l’idée. Séguéla le martèle : « Quand la neige fond, elle devient le printemps », et ça, aucune machine ne peut le formuler. Il appelle la nouvelle génération à s’approprier l’IA sans perdre le sens : elle fera le sale boulot, à nous de garder la poésie.

    La pub, art de l’optimisme
    « Les optimistes inventent l’avion, les pessimistes le parachute », dit-il. Pour Jacques, la publicité est un commerce d’optimisme, une injection de joie dans une société souvent morose. Et c’est en écrivant, chaque jour, quelques lignes qu’il nourrit cette vitalité contagieuse. La pub est fluide, permanente, vivante.

    Donner une âme aux marques
    L’enjeu n’est pas de vendre, mais de rendre une marque éternelle. Comme un artisan du sens, Jacques milite pour une publicité qui donne une âme. C’est sa vision romantique du métier : aimer les marques, aimer les gens, aimer les mots. Son arme ? Les livres, qui forgent la réputation bien plus sûrement qu’un spot.

    Clore avec poésie
    Dans un monde numérique, il défend l’affiche, média du cri, et la publicité comme un art populaire. À ceux qui rêvent de se lancer, il recommande de lire ses livres et de ne jamais oublier cette règle d’or : « La répétition fait la réputation. »

    Pour vous abonner à la newsletter : https://podcast.ausha.co/decodeur-de-la-communication?s=1 

    🤙Pour découvrir l'agence Maverick : https://agence-maverick.com/clients/digital-publicite-print

    Pour vous abonner à la newsletter du Décodeur : https://podcast.ausha.co/decodeur-de-la-communication?s=1 

    Très bonne écoute et abonnez-vous au Décodeur de la com !

    Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Décodeur de la Communication

    Suntory, l'inconnu de votre Frigo | Valentine Noury, dircom et RSE | Best Of

    18/08/2026 | 56 min
    Suntory Beverage & Food France, ça ne vous dit peut-être rien. Orangina, Schweppes, Oasis, Pulco, Champomy, Canada Dry ou MayTea, en revanche… beaucoup plus ! Derrière ces marques emblématiques se cache un groupe japonais qui a su conserver un très fort ancrage français. Valentine Noury nous emmène dans les coulisses d’une entreprise bien plus complexe qu’il n’y paraît.

    Des marques françaises sous pavillon japonais
    Suntory a racheté Orangina Schweppes en 2009. Mais loin de gommer l’histoire de ses marques, le groupe s’appuie sur leur identité et leur implantation locale. Quatre usines sont ainsi réparties sur le territoire français : La Courneuve, Donnery dans le Loiret, Meyzieu près de Lyon et Châteauneuf-de-Gadagne, à proximité d’Avignon.
    Une présence industrielle qui rappelle que derrière la bouteille d’Oasis ou d’Orangina posée sur la table, il existe des usines, des emplois, de la R&D et toute une chaîne de production.

    Le plaisir, mais avec responsabilité
    Les boissons rafraîchissantes sont régulièrement pointées du doigt, notamment pour leur teneur en sucre. Suntory ne cherche pas à éluder le sujet. Sa ligne consiste plutôt à concilier plaisir et responsabilité, en améliorant progressivement ses recettes.
    L’exemple d’Oasis Tropical est parlant : entre 2006 et 2024, sa teneur en sucre a été réduite de plus de 38 %. Une évolution volontairement progressive afin de préserver le goût et les habitudes des consommateurs. Suntory investit parallèlement plusieurs millions d’euros chaque année dans sa R&D pour faire évoluer ses produits.

    Faire mieux, encore et encore
    Cette recherche d’amélioration dépasse largement le contenu des bouteilles. Eau, emballages, énergie, transport, biodiversité, décarbonation des usines : la stratégie de développement durable touche toute la chaîne de valeur.
    Le groupe s’est notamment engagé dans une trajectoire vers 100 % de PET recyclé pour ses bouteilles plastiques.
    Une démarche qui rejoint deux principes hérités de la culture japonaise de Suntory : Growing for Good, l’idée que la croissance doit permettre d’accroître son impact positif, et Yatte Minahare, que l’on pourrait traduire par « allons-y ». Essayer, avancer, parfois se tromper, apprendre et recommencer.

    Derrière les marques, une entreprise
    C’est finalement ce que cet échange avec Valentine Noury permet de découvrir : derrière des marques populaires et joyeuses se trouve une entreprise confrontée aux grandes questions de son époque. Nutrition, ressources naturelles, emballages, climat, dialogue avec les pouvoirs publics ou engagement sociétal : fabriquer une boisson que l’on glisse machinalement dans son frigo est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.
    Et si Suntory reste encore méconnu du grand public, ses marques, elles, racontent déjà une bonne partie de son histoire.

    🤙Pour découvrir l'agence Maverick : https://agence-maverick.com/clients/digital-publicite-print

    Pour vous abonner à la newsletter du Décodeur : https://podcast.ausha.co/decodeur-de-la-communication?s=1 

    Très bonne écoute et abonnez-vous au Décodeur de la com !

    Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Décodeur de la Communication

    Collectivités : osez l'Influence ! | B. Bruzel, A. Cunego, N. Nowaczyk | Best Of

    15/08/2026 | 42 min
    Influenceurs et collectivités publiques : deux mondes que l’on imagine encore assez éloignés. Pourtant, les créateurs de contenu peuvent permettre aux collectivités de toucher des publics qui échappent à leurs canaux traditionnels. Armelle Cunego, directrice de la communication de Savigny-le-Temple, Baptiste Bruzel, chargé de communication numérique à Bordeaux Métropole, et Nicolas Nowaczyk, directeur de la communication de la ville et de l’agglomération de Cergy, confrontent leurs expériences et leurs réflexions.

    Toucher ceux qu’on ne touche plus
    À Savigny-le-Temple comme à Cergy, la population est particulièrement jeune. Problème : les outils institutionnels classiques peinent parfois à l’atteindre. Faut-il pour autant ouvrir un compte TikTok ? Pas nécessairement.
    Pour Baptiste Bruzel, l’intérêt des créateurs de contenu est justement d’aller chercher les publics là où ils se trouvent, sans obliger la collectivité à maîtriser elle-même tous les codes des plateformes. À Bordeaux, une collaboration autour du pont Simone-Veil avec une créatrice suivie par plusieurs millions de personnes a ainsi généré 250 000 vues… sans budget média.

    Le nombre d’abonnés ne fait pas tout
    Une grosse communauté ne garantit pourtant rien. Le véritable indicateur, c’est l’engagement. Un créateur aux dizaines de milliers d’abonnés peut n’avoir quasiment aucune interaction, quand un profil plus modeste mais très ancré localement peut devenir un excellent relais.
    Surtout, le choix doit partir du sujet et non d’un coup de cœur. Baptiste Bruzel raconte ainsi une collaboration avec Nota Bene autour de l’Hôtel de la Marine. Malgré 150 000 vues, le résultat est jugé mitigé : le sujet était trop éloigné de l’univers naturel du créateur. La leçon est simple : on ne choisit pas un influenceur parce qu’on l’aime, mais parce que sa ligne éditoriale rencontre l’objectif de communication.

    Des valeurs avant les vues
    Autre impératif : étudier le créateur, ses contenus, ses prises de parole et ses valeurs. Car une collaboration engage aussi l’image de la collectivité. Ici, pas de raccourci possible : l’humain reste essentiel pour comprendre si le profil est réellement compatible avec l’institution.

    Un canal comme un autre
    Contractualisation, budget, nombre de contenus, évaluation : l’influence doit finalement être traitée comme n’importe quelle action de communication. On peut contractualiser des livrables, mais certainement pas promettre 150 000 vues ou un nombre précis de commentaires.

    Le message d’Armelle Cunego, Baptiste Bruzel et Nicolas Nowaczyk est donc moins « faites de l’influence » que « osez l’envisager ». Avec une règle qui reste valable pour toute bonne communication : réfléchir avant d’agir.

    🤙Pour découvrir l'agence Maverick : https://agence-maverick.com/clients/digital-publicite-print

    Pour vous abonner à la newsletter du Décodeur : https://podcast.ausha.co/decodeur-de-la-communication?s=1 

    Très bonne écoute et abonnez-vous au Décodeur de la com !

    Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plus de podcasts Business
À propos de Décodeur de la Communication
Le Décodeur de la Communication est le podcast des pro de la com. Chaque semaine, un.e dircom présente son parcours, son job et donne des conseils de carrière. Présenté par Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick Communication. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Site web du podcast

Écoutez Décodeur de la Communication, Ressentir ou d'autres podcasts du monde entier - avec l'app de radio.fr

Obtenez l’app radio.fr
 gratuite

  • Ajout de radios et podcasts en favoris
  • Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatibles
  • Et encore plus de fonctionnalités
Applications
Réseaux sociaux
v8.15.3 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 8/30/2026 - 3:46:46 AM