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Les 8 étapes pour Réussir ses premiers pas de Dircom | Claire Crépon & Yoann Galiotto | Best Of
01/08/2026 | 46 minPrendre son premier poste de directeur ou directrice de la communication est un moment aussi enthousiasmant que flippant. Claire Crépon (Combs-la-Ville) et Yoann Galiotto (Lunel) vous livrent les enseignements de leur première prise de poste.
1. Observer avant d'agir
La première tentation est de vouloir tout changer. Pourtant, les deux invités recommandent d'abord de réaliser un état des lieux : rencontrer les équipes, analyser les supports existants, comprendre les attentes des élus et des autres directions, identifier les forces et les axes de progrès. Un à 2 mois d'observation permettent de bâtir une stratégie solide.
2. Agir vite sur les priorités
Observer ne signifie pas rester immobile. Tous deux ont rapidement pris en main un dossier stratégique : le bilan de mi-mandat. Puis chacun a lancé des actions concrètes, comme la réouverture du dialogue sur les réseaux sociaux, la refonte du magazine municipal ou la définition de nouvelles lignes éditoriales.
3. Donner une direction claire
Un dircom est recruté pour faire évoluer la communication, pas pour gérer l'existant. Encore faut-il expliquer où l'on veut aller. Définir une feuille de route, fixer un cap et partager cette vision avec son équipe permettent d'embarquer tout le monde dans le projet.
4. Fédérer plutôt que diriger
Le management est l'un des plus grands défis du poste. Les deux dircoms insistent sur l'importance d'écouter chaque collaborateur, d'organiser des réunions régulières, de partager l'information et de construire une dynamique collective. Un service communication performant est avant tout une équipe qui avance dans la même direction.
5. Gagner sa légitimité par le travail
La confiance ne se décrète pas. Elle se construit. Auprès du maire, des élus comme des collaborateurs, ce sont la qualité des réalisations, la pertinence des conseils et les résultats obtenus qui installent durablement la crédibilité du directeur de la communication.
6. Communiquer... sur sa communication
Un plan de communication ne s'arrête pas à sa mise en œuvre. Il faut également présenter les actions réalisées, partager les résultats obtenus et démontrer l'efficacité des dispositifs. Rendre compte régulièrement rassure les décideurs et renforce la relation de confiance.
7. Garder le cap malgré les urgences
Le quotidien d'un dircom est rythmé par les sollicitations permanentes. Le risque est de perdre de vue les objectifs fixés. Le meilleur conseil de Yoann est simple : ne jamais oublier le cap défini avant la prise de fonction et résister à la dispersion.
8. Accepter que tout prend du temps
Avec le recul, Claire Crépon reconnaît qu'elle mettrait moins d'affect dans certaines situations, tandis que Yoann Galiotto chercherait moins à tout transformer immédiatement. Une prise de fonction réussie repose aussi sur la patience : les changements durables se construisent progressivement.
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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.- Fin juillet, j'ai eu le plaisir d'enregistrer un épisode sur le GEO avec Sébastien Beaujault, consultant en com digitale et formateur IA générative. Seb est un vrai communicant et non pas un techos pénible. Voici en avant-première un extrait de cet épisode passionnant . Il porte sur les communautés.
Des réseaux sociaux plus si sociaux
Pendant des années, les marques ont concentré leurs efforts sur les réseaux sociaux pour diffuser leurs messages. Mais les règles ont changé. Les algorithmes personnalisent désormais les contenus en fonction des centres d'intérêt de chacun. Résultat : publier ne garantit plus d'être vu, même par ses propres abonnés.
Pour Sébastien, les communicants doivent prendre acte de cette nouvelle réalité. Plus qu'un réseau social, nous évoluons désormais dans un univers de recommandations où chaque utilisateur reçoit un contenu différent.
De l'audience à la communauté
Face à cette évolution, une nouvelle priorité s'impose : construire une véritable communauté.
Sébastien résume cette stratégie en trois étapes :
créer une audience,
transformer cette audience en communauté,
puis faire de cette communauté un réseau d'ambassadeurs.
La différence est essentielle. Une audience écoute. Une communauté échange, partage, débat… et finit par porter elle-même la marque auprès de son entourage. C'est sans doute l'un des leviers les plus puissants dans un monde où les messages institutionnels peinent de plus en plus à émerger.
Accepter de perdre un peu le contrôle
Créer une communauté implique aussi d'accepter une part d'imprévu. Les membres ne seront pas toujours d'accord. Ils pourront critiquer une campagne, une décision ou un produit.
Cette idée reste difficile à accepter pour de nombreuses organisations, habituées à maîtriser leur communication. Pourtant, c'est précisément cette liberté qui donne de la valeur à une communauté. Une marque qui ne tolère que les compliments ne crée pas un collectif : elle entretient simplement une audience passive.
Le défi des communicants
À l'heure où l'intelligence artificielle personnalise toujours davantage les contenus, le rôle des communicants évolue. Il ne s'agit plus seulement de produire des messages, mais de créer des espaces d'échange où les personnes se reconnaissent, partagent des valeurs communes et deviennent naturellement les premiers ambassadeurs de la marque.
Demain, les entreprises qui tireront leur épingle du jeu ne seront probablement pas celles qui publieront le plus, mais celles qui auront réussi à fédérer une communauté engagée autour d'une vision.
Comme je le disais en intro, Sébastien reviendra à la rentrée pour parler GEO, la fameuse Generative Engine Optimization.
Et vous verrez, vous serez très surpris.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. Nous sommes des Empêcheurs de tourner en rond | Séverine Alfaiate, dircom de l'agglo Paris-Saclay | Best Of
25/07/2026 | 59 minPendant près de vingt ans, Séverine Alfaiate a exercé la communication dans des collectivités territoriales. Aujourd'hui directrice de la communication de l'agglomération Paris-Saclay, elle défend une idée simple : communiquer, ce n'est pas produire des supports, c'est rendre un message compréhensible.
Traduire plutôt que compliquer
Pour Séverine, le communicant est avant tout un médiateur. Son rôle consiste à transformer un discours souvent technique en un message accessible à tous. Exit le jargon administratif : les habitants ne parlent ni de "mobilité", ni de "points d'apport volontaire". Ils prennent les transports et déposent leurs bouteilles dans une benne à verre. Une communication efficace commence toujours par des mots que chacun comprend.
Le courage de dire non
La communication ne consiste pas à exécuter une commande. Derrière chaque demande d'affiche, de communiqué ou de vidéo, le communicant doit interroger les objectifs, les publics et le sens du message. Cela suppose parfois de contredire, de questionner ou de proposer une autre voie. Un rôle parfois inconfortable, mais indispensable si l'on veut apporter une véritable expertise.
La confiance, moteur de l'efficacité
Conseiller suppose d'être écouté. Au fil de sa carrière, Séverine a eu la chance de travailler avec des élus qui reconnaissaient la communication comme un métier à part entière. Sans cette confiance, impossible d'être un véritable partenaire stratégique. Le communicant ne décide pas, mais il éclaire les décisions et aide à leur donner du sens.
Public ou privé : des métiers plus proches qu'on ne le croit
Contrairement aux idées reçues, la communication publique et la communication privée partagent les mêmes fondamentaux : des objectifs, des contraintes, des publics et des stratégies. Les différences résident davantage dans les procédures ou les moyens que dans la nature du métier. Ce qui distingue surtout le secteur public, selon elle, c'est la recherche d'une mission d'intérêt général.
Redonner confiance grâce à la communication
Dans un contexte où la défiance envers les institutions progresse, le communicant public a une responsabilité particulière. Expliquer les décisions, contextualiser les choix et privilégier le "parler vrai" sont autant de leviers pour recréer du lien entre les citoyens et l'action publique. Une mission qui dépasse largement la simple production de contenus.
Cet échange rappelle une évidence souvent oubliée : la communication est un métier d'écoute, de stratégie et de pédagogie. Un métier profondément humain, qui ne se résume jamais à fabriquer des supports, mais consiste à créer les conditions de la compréhension et de la confiance.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.L'énergie et la Passion de la Communication | Pierre Drillon, dircom et RSE de Storengy France | Best Of
21/07/2026 | 20 minIl y a des communicants qui suivent un parcours tout tracé. Et puis il y a ceux qui découvrent ce métier presque par hasard… avant d'en tomber définitivement amoureux. C'est le cas de Pierre Drillon, directeur de la communication de Storengy France,.
Un parcours qui prouve que rien n'est écrit
Destiné à l'enseignement après des études de langues, Pierre découvre finalement la communication au fil des opportunités. Plus de vingt ans plus tard, il dirige la communication d'un acteur stratégique de l'énergie. Une trajectoire qui rappelle qu'une carrière se construit souvent grâce à la curiosité, aux rencontres et à l'envie d'apprendre.
Donner du sens avant tout
Pour Pierre, la communication ne consiste pas seulement à diffuser des messages. Elle sert avant tout à expliquer, à fédérer et à faire comprendre les choix de l'entreprise. Que l'on s'adresse aux collaborateurs, aux médias, aux institutions ou aux riverains, la mission reste la même : porter une vision claire et renforcer la confiance.
Le collectif comme moteur
Tout au long de l'échange, un mot revient sans cesse : l'équipe. Pierre Drillon insiste sur la richesse des profils, la complémentarité des talents et l'importance de construire une communication collective. Pour lui, un directeur de la communication n'avance jamais seul : il s'appuie sur des expertises variées et sur des collaborateurs capables de se challenger mutuellement.
Transmettre aux nouvelles générations
L'autre thème fort de cet épisode est la transmission. Pierre Drillon raconte avec beaucoup de sincérité combien les professionnels qui l'ont accompagné au début de sa carrière ont compté pour lui. Aujourd'hui, il considère naturel de rendre cette confiance en accompagnant à son tour les jeunes communicants. Leur regard neuf, leurs questions et leur capacité à remettre en cause les habitudes constituent, selon lui, une formidable source de progrès.
Au moment de conclure, Pierre livre un conseil simple mais puissant : croire en ses envies et choisir un métier qui donne envie de se lever le matin. Une philosophie qui résume parfaitement cet échange inspirant, où la passion du métier apparaît comme la meilleure des énergies.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.- Pourquoi certaines vidéos explosent-elles quand d'autres peinent à dépasser quelques dizaines de vues ? Pour Sylvain Lepoutre, CEO de Video Bees, la réponse ne tient ni à l'algorithme ni au matériel. Elle repose avant tout sur la valeur apportée au public.
Arrêter de parler de soi
L'erreur la plus fréquente, notamment chez les entreprises, consiste à utiliser YouTube comme une vitrine publicitaire. Or les internautes ne viennent pas sur la plateforme pour regarder des réclames. Ils cherchent avant tout à apprendre, se divertir ou s'inspirer. Une vidéo qui ne répond à aucun de ces trois objectifs a très peu de chances d'être recommandée.
L'histoire avant la technique
Pour capter l'attention, une vidéo doit raconter une histoire. Qu'il s'agisse d'un tutoriel ou d'un vlog, le spectateur doit percevoir une transformation, un enjeu, des difficultés et un résultat. Aujourd'hui, les chaînes qui progressent sont celles qui travaillent leur écriture autant que leur réalisation. Une bonne idée et un bon scénario valent souvent davantage qu'une image parfaite.
Les entreprises doivent changer de regard
Pour Sylvain, les marques gagneraient à abandonner les vidéos institutionnelles au profit de contenus utiles, incarnés et réguliers. Il invite les organisations à créer de véritables programmes éditoriaux plutôt que des films promotionnels, à montrer leurs valeurs à travers des histoires concrètes et, surtout, à accepter une part de vulnérabilité. C'est ainsi que naît la confiance.
La passion comme moteur
À ceux qui souhaitent se lancer sur YouTube, son conseil est limpide : choisissez un sujet qui vous passionnera encore dans cinq ans. Ensuite, trouvez votre "prisme", cette façon unique d'aborder votre thème. C'est cette combinaison entre expertise et personnalité qui permet de construire une communauté fidèle.
Commencer simplement… et persévérer
Inutile d'investir des milliers d'euros dans du matériel. Un smartphone, un petit micro et une bonne lumière suffisent largement pour débuter. Le véritable investissement est ailleurs : dans le temps, la régularité et la capacité à progresser vidéo après vidéo. Car YouTube n'est pas un sprint. C'est un marathon où la passion reste le meilleur carburant.
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À propos de Décodeur de la Communication
Le Décodeur de la Communication est le podcast des pro de la com. Chaque semaine, un.e dircom présente son parcours, son job et donne des conseils de carrière. Présenté par Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick Communication.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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