#1723 : Les premières étoiles supermassives de l'Univers peuvent résoudre plusieurs questions brûlantes
Les toutes premières étoiles qui se sont formées dans l’Univers à partir de 200 ou 100 millions d’années après la singularité sont appelées des étoiles de population III.1. La plupart d’entre elles étaient très massives, voire supermassives. Aujourd’hui, un astrophysicien américain propose, analyses et calculs rigoureux à l’appui, que ces premières étoiles supermassives ont pu être les graines des premiers trous noirs supermassifs. Et cerise sur le gâteau, grâce à leur fort effet ionisant sur le milieu qui les entourait, elles pourraient résoudre plusieurs tensions cosmologiques observées aujourd’hui, et non des moindres… L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal Letters.
Source
Flash Ionization of the Early Universe by Population III.1 Supermassive StarsJonathan C. TanThe Astrophysical Journal Letters, Volume 989, Number 2 (19 august 2025)http://doi.org/10.3847/2041-8213/adf8da
Illustrations
Simulation de la bulle de gaz ionisé entourant une étoile de population III.1 (M. Sanati (Chalmers & J. Tan)2.Jonathan Tan
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#1722 : Des étoiles "immortelles" dans le centre galactique grâce à la matière noire
Le diagramme de Herzprung Russell est une représentation graphique représentant toutes les étapes possibles de la vie des étoiles, en montrant la distribution de leur luminosité en fonction de leur masse qui forme notamment ce qu'on appelle la séquence principale. Une équipe d’astrophysiciens vient de calculer pour la première fois à quoi ressemblerait ce diagramme HR dans les cas où les étoiles baigneraient dans une forte concentration de matière noire qui influerait sur elles en leur apportant de l’énergie additionnelle. On obtient une nouvelle séquence principale avec des températures bien plus basses pour une luminosité équivalente, de quoi faire le lien avec les étoiles apparemment jeunes qui sont observées dans le centre galactique et dont la présence est mal comprise. Et ces étoiles pourraient être éternelles, la matière noire leur fournissant de l’énergie en continu… L’étude est publiée dans Physical Review D.
Source
Dark branches of immortal stars at the Galactic CenterIsabelle John et al.Phys. Rev. D 112 (18 July, 2025)https://doi.org/10.1103/PhysRevD.112.023028
Illustration
La séquence principale "sombre" (à droite) comparée à la séquence principale standard du diagramme de Herzsprung-Russell
Isabelle John
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#1721 : Observation d'un possible trou noir supermassif formé par effondrement direct de gaz
Avec des observations du télescope Webb, une équipe d'astrophysiciens a découvert un objet inhabituel situé à un redshift de z = 1,14,. Ils l'ont surnommé la galaxie ∞ (infini). Il s'agit de deux noyaux de galaxies séparés de 10 kpc, au milieu desquels se trouve un trou noir supermassif. L'analyse de ce qui a pu se passer dans ce système mène vers une formation du trou noir supermassif par l'effondrement direct du nuage de gaz compressé formé lors de la collision frontale de deux galaxies à disque. Ils publient leur étude dans The Astrophysical Journal Letters.
Source
The ∞ Galaxy: A Candidate Direct-collapse Supermassive Black Hole between Two Massive, Ringed NucleiPieter van Dokkum, et al.The Astrophysical Journal Letters, Volume 988, Number 1 (15 july 2025)https://doi.org/10.3847/2041-8213/addcfe
Illustrations
Schéma du scénario proposé pour la formation du trou noir supermassif au centre du système (Van Dokkum et al.)
La galaxie ∞ imagée avec Webb (Van Dokkum et al.)
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#1720 : Découverte d'une explosion de naine blanche en dessous de la limite de Chandrasekhar
Les supernovas de type Ia jouent un rôle fondamental en tant que "chandelles standard" pour étudier l’accélération apparente de l’expansion de l’Univers et pour mesurer son taux actuel. Le principe de chandelle standard repose en grande partie sur le fait que les supernovas de type Ia, l’explosion thermonucléaire d’une étoile naine blanche, survient toujours lorsque la naine blanche atteint la masse critique de Chandrasekhar (1,4 masses solaires) par apport de masse externe. Mais une nouvelle observation d’un jeune résidu de supernova indique que l’explosion a eu lieu bien en dessous de 1,4 masses solaires… Et si les supernovas de types Ia n’étaient pas les chandelles standard que l’on croit ? L’étude est parue dans Nature Astronomy.
Source
Calcium in a supernova remnant as a fingerprint of a sub-Chandrasekhar-mass explosionPriyam Das, et al.Nature Astronomy (2 juillet 2025)https://doi.org/10.1038/s41550-025-02589-5
Illustrations
Image du résidu SNR 0509-67 obtenue avec le VLT (ESO)
Priyam Das
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#1719 : Découverte d'un mini halo radio dans un amas de galaxie distant de 10 milliards d'années-lumière
Une équipe d'astrophysiciens a découvert un halo radio situé à 10 milliards d'années-lumière, il révèle que les amas de galaxies de l'univers primordial étaient déjà imprégnés de particules de haute énergie. Cette découverte suggère une activité ancienne de trous noirs ou bien des collisions de particules cosmiques énergétiques. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal Letters.
Source
Discovery of Diffuse Radio Emission in a Massive z = 1.709 Cool Core Cluster: A Candidate Radio Mini-HaloJulie Hlavacek-Larrondo et al.à paraître dans The Astrophysical Journal Letters
Illustrations
L'amas SpARCS 1049+5640 et son mini halo imagés dans différentes longueurs d'ondes (visible, rayons X et radio) (HLavacek-Larrondo et al.)
Julie Hlavacek-Larrondo