Aller au contenu
PodcastsCulture et sociétéTimeline, l'Histoire en Podcast

Timeline, l'Histoire en Podcast

Richard Fremder
Timeline, l'Histoire en Podcast
Dernier épisode

1421 épisodes

  • Timeline, l'Histoire en Podcast

    Le 28 août 1963, « I have a dream » réveille l'Amérique

    28/08/2026 | 2 min
    Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo

    Le 28 août 1963, « I have a dream » réveille l'Amérique.
    Le 28 août 1963, plus de 250.000 personnes se rassemblent à Washington au pied du Lincoln Memorial pour la marche pour l'emploi et la liberté.
    Un quart de million d'Américains, noirs, blancs, syndicalistes, croyants, étudiants, familles, venus dénoncer la ségrégation raciale et réclamer l'égalité des droits civiques.
    Sur les marches du monument, Martin Luther King Junior, pasteur-baptiste d'Atlanta, prend la parole en dernier. Il ne lit pas seulement un discours, il va écrire l'histoire.
    Au départ, le texte est sobre, mesuré, mais alors qu'il s'approche de la fin, la chanteuse Mahalia Jackson, debout derrière lui, lui souffle « Tell them about the dream, Martin. » Dis-leur à propos de ton rêve, Martin. Il laisse tomber ses notes, lève les yeux vers la foule et improvise porté par le rythme et la foi.
    « I have a dream ».
    « I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal.
    I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character ».
    « J'ai un rêve. ».
    « Je rêve qu'un jour cette nation se lèvera et vivra pleinement sa foi.
    Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leur caractère. ».
    Les mots claques, puissants, habités, ils mêlent la Bible, la Constitution, la déclaration d'indépendance, le rêve d'un pays fidèle à ses promesses.
    Mais ce discours est aussi un cri politique dans un contexte dur. Dans le Sud, la ségrégation raciale est encore la norme, les droits civiques sont bafoués, la violence raciste omniprésente. Pourtant, ce 28 août 1963, la foule écoute en silence, puis s'élève dans une ovation historique.
    Le discours est retransmis à la télévision et à la radio, il devient instantanément un pilier moral et politique.
    L'année suivante, en 1964, la loi sur les droits civiques est adoptée.
    En 1965, ce sera le Voting Rights Act et Martin Luther King recevra le prix Nobel de la paix. Mais son rêve n'est pas une conclusion, c'est un cap, un héritage.
    Le 28 août 1963, la voix d'un homme a parlé pour des millions, et ce rêve-là, 60 ans plus tard, continue d'interpeller le monde.
    A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

    Pour en savoir + :
    https://balises.bpi.fr/lire-ecouter-voir-le-discours-de-martin-luther-king/
    https://www.americanrhetoric.com/speeches/mlkihaveadream.htm
    https://www.anglaisfacile.com/free/martin_luther_king_f_2.php

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Timeline, l'Histoire en Podcast

    27 août 1896, 38 minutes de guerre pour un sultanat

    27/08/2026 | 2 min
    Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo

    27 août 1896, 38 minutes de guerre pour un sultanat.
    Le 27 août 1896, à 9h02, très précise, le Royaume-Uni déclare la guerre à Zanzibar. Et à 9h40, la guerre est finie, durée officielle 38 minutes.
    C'est la guerre la plus courte de l'histoire, mais derrière cette anecdote célèbre se cache un conflit colonial éclair, brutal et sans équivoque. Revenons un instant dessus. Zanzibar, archipel situé au large de la Tanzanie actuelle, c'est alors un protectorat britannique, depuis un traité signé en 1890.
    Le sultan en place règne, mais sous une étroite surveillance, et les britanniques veulent un homme à eux sur le trône. Or, le 25 août, le sultan, jugé conciliant, meurt subitement, probablement empoisonné d'ailleurs. Dans la foulée, son cousin, Khalid ibn Bargach, s'auto-proclame sultan, sans consulter Londres.
    Or, Khalid est hostile à l'influence britannique. Londres exige qu'il abdique, il refuse, il s'enferme dans son palais, entouré de 3000 hommes armés, quelques canons et un yacht de guerre. Mais les britanniques ne tergiversent pas eux.
    Le contre-amiral Rawson aligne 5 navires de guerre, des fusillés marins et envoie un ultimatum, "Quittez le palais avant 9 heure, ou nous ouvrons le feu."
    Et Khalid reste silencieux. À 9 heure 2 (minutes), les canons britanniques tirent.
    Le palais est pilonné, ils s'effondrent en quelques minutes, le yacht royal est coulé, les défenseurs fuient ou se rendent. On compte environ 500 morts ou blessés côté Zanzibar, un seul blessé léger côté britannique.
    Khalid s'échappe par une porte dérobée, trouve refuge au consulat allemand, et puis s'enfuit à bord d'un navire à destination de l'Afrique orientale allemande. Il sera capturé en 1916 par les britanniques pendant la Première Guerre mondiale.
    Le Royaume-Uni installe alors un sultan plus docile et Zanzibar reste sous contrôle britannique jusqu'à son indépendance en 1963. Mais dans les manuels d'histoire, ce qui reste c'est cette durée absurde, trente-huit minutes, une guerre presque instantanée qui dit pourtant tout du rapport de force colonial à la fin du XIXe siècle.
    Le 27 août 1896, la guerre n'a pas eu le temps d'être racontée qu'elle était déjà terminée.
    A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Timeline, l'Histoire en Podcast

    26 août 1789, les droits de l'homme s'écrivent à Versailles

    26/08/2026 | 2 min
    Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo

    Le 26 août 1789, les droits de l'homme s'écrivent à Versailles.
    Le 26 août 1789, dans la salle du manège à Versailles, l'Assemblée nationale constituante adopte un texte bref, clair et d'une portée immense, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. En 17 articles, tout est bouleversé, l'ancien régime vacille sous les principes d'égalité, de liberté, de souveraineté populaire et de résistance à l'oppression.
    Ce jour-là, la Révolution française pose les fondations philosophiques du monde moderne. Mais cette déclaration ne sort pas de nulle part, elle est le fruit d'un moment, et d'hommes bien précis parmi eux, Lafayette, aristocrate converti aux idées libérales après son engagement dans la guerre d'indépendance américaine, il propose un premier projet, inspiré directement d'ailleurs de la Déclaration américaine de 1776.
    Et puis l'abbé Sieyès, radical qui pousse à inscrire une base politique nouvelle, sans oublier Jean-Joseph Mounier, un juriste modéré qui cherche l'équilibre entre monarchie et droits fondamentaux.
    Les idées de Voltaire, Rousseau, Montesquieu, liberté d'expression, contrat social, séparation des pouvoirs. Il faut rappeler que nous sommes alors dans un moment d'urgence, la Bastille est tombée six semaines plus tôt, le peuple gronde, l'ancien régime s'effondre, l'Assemblée veut fixer une base avant même de définir une constitution. La Déclaration est donc un préambule, un socle, elle proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit, que la souveraineté réside dans la nation, que nul ne peut être arrêté arbitrairement que la loi et l'expression de la volonté générale.
    C'est un texte d'universalisme révolutionnaire à l'époque où l'Europe est encore monarchique, inégalitaire, profondément inégalitaire.
    Le 26 août 1789, la France n'adopte pas une loi, elle trace un horizon. Ce texte va inspirer la constitution de 1791 puis celle de 1848, celle de la 4ème et de la 5ème République.
    Et il sera repris par l'ONU en 1948 avec comme nom la Déclaration universelle des droits de l'homme. Aujourd'hui encore, ce texte fonde notre droit, notre contrat social, notre idée même de justice.
    A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Timeline, l'Histoire en Podcast

    Le 25 août 1944, Paris se relève

    25/08/2026 | 2 min
    Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo

    Le 25 août 1944, Paris se relève.
    Le vendredi 25 août 1944, Paris est libre. Après 1526 jours d'occupation, la capitale de la France se libère elle-même avec l'aide des alliés.
    Mais cette journée n'est pas tombée du ciel. Elle est le point d'orgue d'un soulèvement populaire, d'un rapport de forces militaires et d'un enjeu politique majeur. Tout commence six jours avant, quand la résistance parisienne, force française de l'intérieur, les FFI, les communistes, les gaullistes, les policiers en civil, se soulèvent contre l'occupant.
    Des barricades sont dressées, des combats de rues éclatent, la préfecture de police est reprise, le métro est saboté, Paris veut se libérer avant que les alliés n'arrivent pour éviter l'humiliation de la passivité. Depuis Berlin, Hitler donne l'ordre de raser la ville. Le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de la ville, refuse d'obéir.
    Il sait que la guerre est perdue et que détruire Paris ne changerait rien. Le 24 août, en fin de journée, les premiers blindés de la 2e division du général Leclerc entrent dans la ville par le sud. Les cloches se remettent à sonner, les Parisiens sortent, acclamant les chars, entourant les combattants.
    Mais la bataille continue, la libération de Paris n'est pas une promenade, plus de 1500 morts, dont environ 600 résistants et 130 soldats alliés.
    Les combats se poursuivent jusqu'au lendemain. Le 25 août, vers 15h30, dans la gare Montparnasse, le général von Choltitz signe l'acte de reddition.
    À 20h, le général de Gaulle entre dans Paris et se rend à l'hôtel de ville. Il lance une phrase qui résonne encore aujourd'hui. "Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré, libéré par lui-même...", etc.
    La foule est en liesse, mais la libération de Paris n'est pas que militaire ou symbolique, elle est politique. De Gaulle, en arrivant en tête, entend affirmer la légitimité de la France libre face aux alliés éclipsé Vichy, empêchée l'administration américaine de gérer la France comme un pays conquis. Et il y parvient.
    Grâce à cette victoire, la République reprend ses droits et la France se lève, non comme un pays libéré, mais comme un pays qui s'est libéré lui-même.
    Le 25 août 1944, Paris n'est pas seulement libérée, elle devient le cœur battant d'une France debout.
    A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Timeline, l'Histoire en Podcast

    Le 24 août 1572, la nuit où la France saigne

    24/08/2026 | 2 min
    Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo

    Le 24 août 1572, la nuit où la France saigne.
    Ce 24 août 1572 est un jeudi et c'est la Saint-Barthélemy. Depuis quatre heures du matin, à Paris, la cloche de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois sonne.
    C'est le signal. En quelques minutes, les rues de la capitale deviennent un piège mortel. Le massacre de la Saint-Barthélemy vient de commencer.
    Les premières cibles sont les chefs protestants venus en ombre à Paris pour assister quelques jours plus tôt, souvenez-vous, au mariage entre Henri de Navarre, prince Huguenot, c'est-à-dire protestant, et Marguerite de Valois, sœur du roi de France. Un mariage censé sceller la réconciliation entre catholiques et protestants après des années de guerre civile. Mais la paix est fragile.
    Le peuple parisien, massivement catholique, gronde. Les prêcheurs fanatiques enflamment les foules à la cour. Catherine de Médicis, la reine-mère, s'inquiète de l'influence croissante des protestants sur son fils, le roi Charles IX.
    Le 22 août, un attentat manque de peu. L'amiral de Colligny, chef militaire et politique du parti Huguenot, est brièvement blessé. Les protestants crient au complot.
    Paris devient une poudrière. Dans la nuit du 23 au 24 août, le roi donne son accord. A contre-cœur, mais il donne son accord.
    « Il faut éliminer les chefs protestants, dit-on, pour éviter la guerre". Mais ce sera un carnage. Dans les premières heures, Colligny est arraché de son lit, poignardé, défenestré.
    Puis la violence se répand, hors de tout contrôle. Les milices, les ligueurs, les artisans, les voisins, Paris se mettent à traquer, à égorger, à jeter les corps dans la Seine. Les maisons protestantes sont marquées d'une croix blanche à la craie, des meurtres faits au nom de Dieu.
    Le roi Henri de Navarre et le prince de Condé, eux, sont épargnés de justesse, mais forcés de se convertir au catholicisme. Le massacre, loin de s'arrêter à Paris, se propage dans les jours suivants à Orléans, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rouen, Meaux, Albi. De bilans impossibles à établir précisément, les historiens avancent des chiffres allant de dix mille à trente mille morts en quelques semaines.
    Et les conséquences ? La rupture est totale entre les deux camps. Le massacre ruine l'image de la monarchie française à travers l'Europe, les princes protestants étrangers s'indignent, le pape Grégoire XIII, lui, fait frapper une médaille pour célébrer l'événement. La guerre de religion reprend, plus dure, plus amère encore.
    Mais la mémoire de la Saint-Barthélemy, elle, ne s'effacera jamais. Elle devient un traumatisme national, un symbole du fanatisme religieux, de la trahison politique, de l'horreur humaine. Le 24 août 1572, la France a rompu avec elle-même.
    Elle a tué ses propres enfants, au nom de Dieu et du pouvoir.
    A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Plus de podcasts Culture et société
À propos de Timeline, l'Histoire en Podcast
Pour vous abonner, c’est simple, suivez ce lien : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Ecoutez gratuitement nos émissions d’Histoire chez les principaux podcasters : Apple Podcasts, Spotify, etc. ou directement sur notre site Web : https://www.timelinepodcast.fr/ Grâce à notre période d'essai de 30 jours, abonnez-vous (pour 2€ par mois) et accéder à plus de 350 émissions d'1 heure sans publicité, avec une nouvelle émission chaque Jeudi : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmoDécouvrez nos programmes de Timeline : nos grands dossiers "5.000 ans d'Histoire", "les Interviews Histoire" hebdomadaires d'auteurs historiques, "La Planète des Hommes" en complément des programmes scolaires pour les collégiens et nos petites capsules courtes quotidienne "5 minutes d'Histoire".Depuis presque 15 ans, Richard Fremder anime et prête sa voix au programme d'Histoire "Timeline, l'Histoire en Podcast", dont l'objectif majeur est de rendre l'Histoire du Monde accessible au plus grand nombre, petits et grands. Depuis 2021, nos Podcasts ont été écoutés plus de 10 Millions de fois !"Timeline, 5.000 ans d'Histoire" confirme en Juillet 2025 sa place de 1er Podcast natif d'Histoire et 23e Podcast le plus écouté en France, tous podcasts confondus (* source : ACPM).Merci aux fidèles auditeurs francophones de Timeline qui sont situés en France et dans le Monde dans 86 pays en tout ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Site web du podcast

Écoutez Timeline, l'Histoire en Podcast, Philosophie pour tous ou d'autres podcasts du monde entier - avec l'app de radio.fr

Obtenez l’app radio.fr
 gratuite

  • Ajout de radios et podcasts en favoris
  • Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatibles
  • Et encore plus de fonctionnalités
Timeline, l'Histoire en Podcast: Podcasts du groupe
Applications
Réseaux sociaux
v8.15.3 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 8/28/2026 - 11:23:35 PM