Les « Lettres d’un kinois à son oncle du village » ont d’abord paru dans un périodique kinois. Dans ces fictions de lettres, adressées par un chômeur kinois à son oncle du village, Yoka livre une terrible peinture de la ville de Kinshasa, de cette ville « conjoncturée » où « les travailleurs ne travaillent pas, les étudiants n’étudient pas, les ministres n’administrent pas, les élèves ne s’élèvent pas, les présidents ne président plus…», de cette ville en proie à la « démoncratie » et à ses jeux d’argent et de pouvoir. Ces lettres restituent, sur un ton, tour à tour enjoué et satirique, austère et pathétique, les « kinoiseries » de la ville et les événements majeurs des années 90.
Avec la plume d’un grand écrivain, l’œil aigu d’un sociologue, l’esprit corrosif d’un humoriste, Yoka Lye dit le désarroi et la colère d’un peuple trahi dans ses espoirs.
Cet épisode est composé de :
1 – le Zaïre de Mobutu ou le rêve brisé et l’oppression perpétuée
Tous experts et bindomanes !
Tous conjoncturés !
TV et TVA à combines
2 - la ville de Kinshasa, une affaire à suivre
Touche pas à mon prof!
Ville morte !
Les lettres sont commentées, contextualisées brièvement par Lye Yoka lui-même. / Réalisation: Violaine de Villers / Mixage: Gregor Beck / Montage: Gregor Beck / Série : Les lettres d’un kinois à l’oncle du village / Production: Across Stickos