375 épisodes
- Entre août 1993 et janvier 1994, Claude Lastennet, 22 ans, tue cinq femmes âgées dans le sud de la banlieue parisienne, notamment à Chevilly-Larue, Bourg-la-Reine et Boulogne-Billancourt. Les victimes, Marcelle, Antoinette, Raymonde, Augustine et Violette, sont agressées à leur domicile, volées et étranglées à mort. Seule Rosalie, une sixième cible, survit en alertant une voisine. Pendant des semaines, les enquêteurs ne font pas le lien entre ces affaires dispersées. Puis, un élément apparaît : les meurtres ont lieu le long de la ligne de bus 192. L'enquête avance réellement après le quatrième assassinat et l'élaboration d'un portrait-robot. Finalement, Claude Lastennet commet l'erreur de se confier à un ami du foyer de jeunes travailleurs, Arnaud Bossu. Il lui demande comment utiliser une carte de crédit volée à une dame qu'il aurait tuée trois jours plus tôt, puis préfère démentir. Arnaud Bossu scelle le sort de son ami en faisant le rapprochement entre son histoire et un article de presse. Après un signalement, le tueur en série est arrêté dans son appartement, le 12 janvier 1994. Il avoue immédiatement les faits reprochés. Cependant, au cours de la procédure judiciaire, en 1997, Claude Lastennet affirme avoir agi sous l'influence de Satan. Il est condamné, le 22 octobre 1997, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans. Il meurt au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, le 19 décembre 2023, après presque 30 ans de détention.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Entre juillet 1963 et octobre 1965, Ian Brady et Myra Hindley enlèvent et tuent cinq mineurs dans la région de Manchester. En fait, le 12 juillet 1963, Ian confie à sa conjointe vouloir « commettre le crime parfait ». Le couple élabore alors un stratagème : lui circule en motocyclette pour repérer et signaler les proies potentielles, elle les accoste depuis leur camionnette. Un soir, David Smith, le beau-frère de Myra, assiste au meurtre d'Edward Evans, jeune mécanicien de 17 ans, étranglé dans la salle de séjour du couple. En rentrant chez lui, David, perturbé, réveille sa femme, la sœur de Myra, pour lui raconter ce qu'il a vu. Trois heures plus tard, les deux se dirigent prudemment vers une cabine téléphonique pour appeler les urgences de la station de police de Hyde. Le lendemain, la police découvre le corps d'Edward encore dans la maison. Ian est arrêté, mais Myra n'est pas encore inculpée, faute de preuves. Le premier procès révèle l'ampleur du sadisme des accusés ; ils ne présentent aucun remords. Vingt ans plus tard, en 1985, le dossier est rouvert, car Ian rapporte les assassinats de deux autres enfants. Myra nie sa participation. Lors de la deuxième enquête, Ian, qui n'a pas seulement tué mais aussi agressé sexuellement quatre de ses victimes, est diagnostiqué psychopathe. En prison, tous deux rédigent et publient tantôt des essais, tantôt des autobiographies. L'aversion contre le couple, alimentée par la presse, est telle qu'à leur mort, aucune ville n'accepte d'incinérer les deux tueurs.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - En novembre 2013, Miranda Barbour et son mari Elytte commettent un meurtre sordide en Pennsylvanie. Miranda contacte un homme, Troy LaFerrara via une annonce sur Craigslist (site internet américain de petites annonces gratuites). Miranda lui propose alors une rencontre intime moyennant 100 dollars.
Cependant, le 11 novembre, lors de cette rencontre, la vie de Troy va basculer car il tombe dans un piège mortel. Elytte, caché sur la banquette arrière, surgit et l'étrangle avec un câble électrique pendant que Miranda le poignarde. Après le meurtre, le couple abandonne le corps dans une ruelle. Le mobile de ce crime Leur but était de commettre un meurtre ensemble et de voler lui voler son argent pour célébrer leurs trois semaines de mariage
Le lendemain, le corps est découvert. Les meurtriers sont arrêtés. Ils nient d'abord connaître Troy, mais les enquêteurs retracent le dernier appel passé depuis le téléphone de la victime jusqu'à celui de Miranda. Lors de son interrogatoire, Miranda déclare avoir participé à un culte satanique depuis l'âge de 13 ans. Elle affirme avoir tué entre 22 et 100 personnes à travers les États-Unis. Ces déclarations provoquent un choc médiatique. Les enquêteurs mènent des vérifications approfondies. Les enquêteurs mènent des vérifications approfondies mais aucune preuve ne corrobore ses affirmations.
Néanmoins, en septembre 2014, les deux époux sont condamnés à la prison à perpétuité sans possibilité de libération.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - En mai 2012, Luka Rocco Magnotta, acteur pornographique canadien de 29 ans, commet l'un des crimes les plus atroces de l'histoire du Canada. Le 24 mai, il assassine Jun Lin, un étudiant chinois de 33 ans rencontré sur internet. Lors de leur première rencontre dans l'appartement de Magnotta à Montréal, celui-ci le poignarde et le démembre. Il filme le meurtre et diffuse la vidéo sur internet. Il envoie ensuite des parties du corps démembré par la poste canadienne à différentes adresses.
Après le crime, Magnotta fuit au Canada puis en France. Une chasse à l'homme internationale se met en place. Le 4 juin 2012, il est arrêté dans un cybercafé de Berlin et il est rapidement extradé au Canada. L'enquête révèle qu'avant ce meurtre, Magnotta était connu pour avoir publié des vidéos de maltraitance animale où il tuait des chatons. Il cherchait désespérément la célébrité et l'attention médiatique. Le meurtre de Jun Lin représente le prolongement macabre de cette obsession pour la notoriété. Le procès s'ouvre en septembre 2014. Magnotta plaide l'aliénation mentale en affirmant souffrir de schizophrénie. Le 23 décembre 2014, il est reconnu coupable de meurtre avec préméditation et condamné à perpétuité sans libération conditionnelle avant 25 ans.
Cette affaire a choqué le monde par son extrême violence. Elle illustre les dérives de la quête maladive de célébrité à l'ère d'internet.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. - Le 23 mai 1901, la police de Poitiers découvre l'une des affaires les plus horribles du XIXe siècle. Blanche Monnier, 52 ans, est retrouvée enfermée dans une chambre sombre de l'hôtel particulier familial. Elle y était séquestrée depuis 25 ans. Elle vivait nue, couchée dans ses propres excréments, pesant à peine 25 kilos.
Tout commence en 1876, Blanche, jeune fille de bonne famille, tombe amoureuse d'un avocat sans fortune. Sa mère, Louise Monnier, veuve bourgeoise stricte, refuse cette union jugée indigne. Pour empêcher ce mariage, elle enferme Blanche dans une chambre au dernier étage. L'amoureux de Blanche a cherché à la voir après son enfermement mais la famille a refusé tout contact, et il est mort quelques années plus tard sans jamais savoir qu'elle était séquestrée. Sa mère et son frère Marcel lui apportent de la nourriture de façon irrégulière. La chambre n'est jamais nettoyée et les volets restent constamment fermés.
Puis, tout bascule, en mai 1901. Une lettre anonyme parvient au procureur de Poitiers, qui dénonce la séquestration d'une femme dans l'hôtel Monnier. La police intervient immédiatement, enfoncent la porte de la chambre et découvrent cette femme squelettique, dans un état de saleté repoussant, ayant perdu la raison. Blanche ne peut plus ni marcher, ni parler. Son état mental est irrémédiablement détruit.
Louise Monnier et son fils Marcel sont immédiatement arrêtés. La mère meurt 15 jours plus tard en prison, en octobre 1901, avant d'être jugée. Marcel est jugé et condamné à 15 mois de prison, mais il est finalement acquitté en appel. Blanche est placée dans un hôpital psychiatrique de Blois où elle passe le reste de sa vie. Elle y meurt en 1913, à 64 ans, sans avoir jamais retrouvé la raison.
Cette affaire a choqué le monde, illustrant les dérives du pouvoir familial et de l'obsession des conventions sociales.
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À propos de L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel
"L’Heure du crime" vous propose de redécouvrir des affaires criminelles marquantes, à travers les archives de l’émission animée par Jacques Pradel. Du vendredi au dimanche, trois épisodes vous emmènent au cœur de ces enquêtes, avec les témoignages de ceux qui les ont vécues. Une plongée dans les dossiers qui ont marqué l’histoire criminelle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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