On pensait la vengeance reléguée aux marges de l’Histoire, disqualifiée après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Un monde de règles, de droit international, de diplomatie devait s’imposer. Et pourtant… elle revient. Brutale. Assumée. Structurante.
Israël et les Etats-Unis en font le cœur de leur action en Iran, au Liban, ou en Palestine. Partout, le même langage : frapper pour répondre, punir pour dissuader.
Derrière les mots de sécurité ou de stabilité, une autre mécanique est à l'œuvre. Celle d’une émotion, d’une pulsion, la vengeance, devenue stratégie.
Une stratégie qui justifie tout, qui fait d’une guerre, une guerre moralement juste.
Mais une stratégie qui contient un risque majeur : celui d’un enchaînement sans fin, où chaque coup appelle le suivant.
Alors la vengeance est-elle en train de devenir une règle du jeu entre puissances ? Peut-on encore y échapper ? Et la refuser, est-ce que aujourd’hui être dans le camp des faibles ?
Laurence DEVILLAIRS, Philosophe, agrégée en philosophie, autrice de « Vengeance. Le droit de ne pas pardonner »aux éditions Stock (25.03.26)
Gaïdz MINASSIAN, Journaliste au Monde, auteur de « Les sentiers de la victoire. Peut-on encore gagner une guerre ? » aux éditions Passé-Composé (première édition 01.09.20)
Dominique MOÏSI, Géopolitologue, membre fondateur de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI), conseiller spécial de l’Institut Montaigne, auteur de «Le triangle des passions du monde - Comprendre le chaos qui vient» aux éditions Robert Laffont (26.03.26)
Myriam BENRAAD, Politologue spécialiste du Moyen-Orient, autrice de « Mécanique des conflits. Cycles de violence et résolution » aux éditions Le Cavalier Bleu (29.08.24)
Denis SALAS, Essayiste et ancien magistrat