"Trump à Versailles, pourquoi pas ?", dit Ruth Elkrief. Il n'y a aucun doute qu'on n'a pas envie spontanément d'être poli et adorable avec un personnage qui peut être parfois extrêmement agressif et qui ne respecte pas les usages. Mais d'une certaine manière, on sent que Ruth Elkrief est un peu agacée par la ritournelle des critiques à ce sujet. Elle rappelle que la reine Élisabeth, le couple Kennedy ont déjà été reçus au château de Versailles, le plus beau palais de France. Mais la question reste de savoir si cela facilite les choses pour faire valoir son point de vue, d'autant plus que ces derniers temps, les relations entre la France et les États-Unis étaient tendues.
La canicule qu'on vit actuellement est liée au dérèglement climatique, un phénomène inhérent aux émissions des gaz à effet de serre. En France, un certain nombre de données publiées hier et aujourd'hui par l'Insee montrent qu'en fait, le résultat de ces dernières années n'est pas si mauvais que ça, même s'il reste encore insuffisant. Pour cette année, on tend vers une baisse des émissions des gaz à effet de serre de 2,1 %. Mais si on regarde depuis 2017, c'est - 25 %. Mais pour Dominique Seux, ce qui est dramatique, c'est que l'affaire climatique est tuée par deux camps : les climatoseptiques et les écologistes.
Le 18 mai 1980, à Gwangju, en Corée du Sud, des étudiants, des ouvriers et des lycéens descendent dans la rue pour manifester contre le régime en place. Le bilan fait état de plus de 200 morts. Cette date historique est ancrée dans la conscience collective coréenne. Mais Starbucks a fait exprès de lancer, le 18 mai dernier, une gamme de gobelets géants baptisés "Tank Day". Cette publicité passe très mal et a provoqué un tollé dans le pays. Les ventes du groupe sont en chute libre et le PDG de la multinationale a donc été limogé. Et le 22 juin prochain, pour la première fois, les 2 000 cafés de l'enseigne vont fermer à 15 heures pour que les employés suivent "une formation à la conscience historique et à la sensibilité sociale" dispensée par des historiens et des sociologues. Pour Abnousse Shalmani, le problème, ce n'est pas l'intelligence artificielle qui aurait répondu à la question posée, mais les êtres humains qui ne sont pas capables de connaitre l'histoire ni de procéder à une vérification.
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