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Droit d’asile : « On a vraiment fait notre part, je pense que l’on peut dire trop ». Entretien avec le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard.
14/09/2026 | 1 h 21 minÀ quelques semaines de l’élection québécoise, Charles Milliard vient défendre sa vision et son projet pour le Québec. Le chef du Parti libéral du Québec aborde de front les grands enjeux qui marquent la campagne : logement, immigration, construction, langue française et relations avec le reste du Canada. Il confirme son ambition de construire 100 000 logements supplémentaires par année et plaide pour un changement de culture dans la manière de bâtir au Québec : « Il faut arrêter d’acheter cheap au Québec parce que quand on achète cheap, il faut réparer dix ans plus tard. »
Sur la question de l’immigration, Charles Milliard appelle à davantage de nuance dans un débat qu’il juge particulièrement sensible. S’il reconnaît les limites de la capacité d’accueil du Québec et la nécessité d’une meilleure répartition des demandeurs d’asile au Canada, il refuse d’en faire l’explication de tous les problèmes. « Le message, c’est que les immigrants, c’est la source de tous nos problèmes », dit-il en évoquant certains discours politiques, avant d’ajouter : « Le ton est important. Je crois au ton en politique. »
Un échange qui mène aussi à la situation des Haïtiens détenteurs d’un statut temporaire aux États-Unis et à la capacité du Québec à leur ouvrir ses portes.
Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr- À quelques jours du déclenchement de la campagne électorale québécoise, Ruba Ghazal avance avec une ambition assumée : « Moi, je travaille pour devenir première ministre. C’est ce que je veux faire. C’est à ça que j’aspire. » La co-porte-parole de Québec solidaire, qui publie également Les gens du pays viennent aussi d’ailleurs, revient dans cet épisode sur un parcours personnel marqué notamment par le désir d’avoir des enfants et le deuil de ne pas en avoir eu.
Économie, fiscalité, services publics, éducation, logement, immigration : la députée défend une conception de l’État qui ne s’oppose pas au marché, mais refuse de lui abandonner les commandes. À rebours de plusieurs clichés, elle refuse de faire de l’argent le mal absolu. Et contrairement à la campagne de 2022, la gauche solidaire tend aujourd’hui la main aux Québécois dont le patrimoine est inférieur à 25 millions de dollars. Pas question de tondre ces électeurs qui forment peut-être la nouvelle classe moyenne !
Sur l’immigration, elle plaide pour une politique d’intégration résolument francophone et refuse de faire reposer sur les femmes le devoir « d’avoir des trâlées d’enfants » pour soutenir la démographie. Face à la menace d’expulsion de milliers d’Haïtiens des États-Unis, elle affirme sans détour que le Québec a la responsabilité morale d’en accueillir s’ils se présentent à la frontière.
Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr « Très honnêtement, je pensais que j’étais beaucoup trop à droite pour être capable de m’exprimer sur la place publique. » Entretien avec le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime.
13/08/2026 | 1 h 30 minÉric Duhaime aborde cette nouvelle campagne électorale sous un jour inédit. Plus assuré qu'en 2022, où il admet avoir été « un chef débutant », le leader conservateur se montre prêt, aguerri... et lucide. Malgré la confiance retrouvée qu'il affiche, il le reconnaît d'emblée : il ne sera pas le prochain premier ministre du Québec.
Ce renoncement au pouvoir suprême ne l'empêche pas de vouloir secouer le paysage politique. Derrière le chef résolu qui prône « Oser pour vrai », la réduction de l'État et un marché libéré, se dévoile un homme profondément marqué. Son passage en Irak, qui lui laisse encore aujourd'hui un choc post-traumatique et des insomnies tenaces, éclaire d'une lumière intime ses réflexions sur la vulnérabilité et la résilience.
De sa charge contre le bilan de la CAQ et le « fédéralisme toxique » d'Ottawa à sa lecture des tensions dans l'Ouest canadien, Éric Duhaime fait sauter la langue de bois. Un entretien sans filtre avec un chef qui a appris de ses erreurs et choisit de jouer cartes sur table.
Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/frCensure en Israël : « C’est une véritable campagne de terreur, ça ne va pas encore jusqu’au meurtre, mais ça s’arrête juste avant. » Entretien avec Charles Enderlin, ancien correspondant de France 2 à Jérusalem.
23/06/2026 | 1 h 5 minÀ l’heure où la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran bouleverse une nouvelle fois l’équilibre du Moyen-Orient, Charles Enderlin livre une analyse sans concession des choix stratégiques de l'État hébreu et de leurs conséquences. Ancien correspondant de France 2 à Jérusalem pendant plus de trente ans, fin observateur du conflit israélo-palestinien, il revient sur les erreurs de Benjamin Netanyahu, le traumatisme du 7 octobre et l'enlisement d'une région où, selon lui, les logiques idéologiques l'emportent désormais sur toute perspective politique. « La coexistence existe dans la vie quotidienne. Le problème, c'est la coexistence politique. »
Dans cet entretien, Charles Enderlin démonte les mécanismes qui, selon lui, ont conduit Israël à la catastrophe. Il décrit un gouvernement qu'il juge prisonnier d'une vision messianique, explique pourquoi le Hamas a été sous-estimé pendant des années et affirme que la réponse militaire ne pourra jamais, à elle seule, résoudre le conflit. « On ne combat pas le fondamentalisme en tapant dessus. Ça se combat par la politique et par la diplomatie. » Il revient également sur les accusations de crimes de guerre à Gaza, les dérives de la colonisation en Cisjordanie et la profonde crise démocratique que traverse aujourd'hui la société israélienne.
Au fil de cette conversation, l'ancien journaliste évoque aussi les fractures internes d'Israël, la montée des extrémismes religieux, les pressions exercées contre les voix critiques et les inquiétudes d'une partie de la population face à l'avenir du pays. Sans céder aux simplifications, Charles Enderlin dresse le portrait d'un Israël profondément transformé et lance un avertissement : « On a cru qu'on avait la grippe. En fait, on avait le cancer. »
Pour de l’information concernant l’utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr« Le régime de Zelensky ne vaut pas mieux que le régime de Poutine, mais Poutine on ne l’aide pas, on ne lui donne pas notre chemise. » Entretien avec Nicolas Dupont-Aignan. Candidat, Debout la France.
18/06/2026 | 1 h 6 minÀ l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Nicolas Dupont-Aignan défend une vision radicalement souverainiste de l’avenir. De l’Union européenne à la guerre en Ukraine, en passant par la dette publique, la liberté d’expression et les institutions démocratiques, l’ancien député d’Essonne dresse le constat d’un pays qu’il juge en déclin et plaide pour une rupture profonde avec ce qu’il appelle le « système » politique actuel. « La France est devenue un protectorat de l’Union européenne, des États-Unis, de la Chine et de l’Allemagne », affirme-t-il, tandis qu’il appelle les Français à « reprendre leur liberté individuellement et collectivement ».
Le candidat de Debout la France revient longuement sur la guerre en Ukraine, sujet sur lequel il assume une position très minoritaire dans le paysage politique français. Convaincu que l’Europe s’est engagée dans une impasse stratégique, il dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation du conflit et plaide pour un rapprochement futur entre l’Europe et la Russie. « Le vrai danger aujourd’hui pour l’Occident, c’est la Chine, ce n’est pas la Russie », soutient-il, tout en accusant les dirigeants européens d’avoir « sauté à pieds joints dans un piège géopolitique ». Une analyse qui s’inscrit dans sa critique plus large de la mondialisation, de l’OTAN et du fonctionnement des institutions européennes.
Défenseur d’un Frexit assumé, partisan du référendum d’initiative citoyenne et favorable à un débat national sur la peine de mort, il affirme vouloir replacer la souveraineté populaire au cœur de la vie publique. Derrière les controverses, Nicolas Dupont-Aignan dit vouloir préparer le pays aux grands défis du XXIe siècle : intelligence artificielle, révolution numérique, réindustrialisation et crise démocratique.
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