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Le jour où Hollywood a pleuré Bruce Lee
Ce 19 août 1973, sous un ciel californien d’un bleu éclatant, le Grauman’s Chinese Theater de Hollywood Boulevard étincelle. Dragons, pagodes et tourelles ouvragées : le décor est parfait pour l’avant-première d’Opération Dragon, le premier film d’arts martiaux produit par un studio américain, selon la Warner Bros.
Les temps changent : le western et le film de cape et d’épée sont dépassés. Place au kung-fu, à l’ultra-violence et au réalisme. Après Bullitt et L’Inspecteur Harry, les studios misent sur ce nouveau genre. La campagne marketing a été colossale : télévision, presse, bandes dessinées… et ça paie. La foule se presse ce soir-là, surtout des jeunes, fascinés par l’affiche géante où un Chinois brandit un nunchaku – bientôt l’accessoire culte (et redouté) des ados.
L’acteur qui le tient ? Bruce Lee, sur le point de devenir une légende mondiale. Pourtant, il est absent. Un mois plus tôt, le 20 juillet, il mourait à Hong Kong, à seulement 32 ans, emporté par une réaction médicamenteuse. Personne n’y croit encore. Cette soirée aurait dû être son triomphe. Elle devient un hommage posthume.
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