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PsyNeuroPsy, le podcast de psychoéducation pour les femmes et pour les hommes qui aiment les femmes

Sandrine, PsyNeuroPsy
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Dernier épisode

35 épisodes

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    Les émotions: pourquoi certaines manifestations émotionnelles sont mal lues?

    20/06/2026 | 23 min
    Les émotions : pourquoi certaines dynamiques de traitement sont mal lues
    On dit souvent des femmes qu'elles sont « plus émotionnelles ». Mais que mesure-t-on exactement quand on dit ça ? Une réalité neurobiologique ? Un biais d'observation ? Une norme d'expression appliquée de façon asymétrique ?
    Cet épisode ne répond pas à cette question par une affirmation tranchée. Il examine ce que la littérature scientifique documente réellement — et ce qu'elle ne permet pas de conclure.
    Il existe des différences moyennes de traitement émotionnel documentées dans la recherche : connectivité fonctionnelle, réactivité amygdalienne, encodage mnésique différentiel, tendances à la rumination. Ces données sont réelles. Elles sont aussi partielles, hétérogènes, et soumises à des tailles d'effet qui interdisent toute inférence individuelle. Une différence moyenne entre groupes ne décrit jamais le fonctionnement d'une personne.
    Ce que cet épisode explore surtout : les mécanismes par lesquels ces dynamiques sont mal lues en clinique. Expression émotionnelle intense interprétée comme dérégulation. Suppression interprétée comme contrôle. Rumination traitée comme trait d'anxiété plutôt que comme réponse à des contraintes non résolues. Interprétation sociale présentée comme diagnostic sur l'état interne.
    La grille des 4 niveaux — construite dans l'épisode précédent — devient ici opératoire. Et les erreurs qu'elle révèle ne concernent pas seulement les femmes : les hommes dont la suppression émotionnelle est lue comme régulation efficace, et l'alexithymie masquée par la conformité sociale, en font les frais symétriquement.
    Dans cet épisode : — Différences moyennes de traitement émotionnel : ce que la littérature documente — Tailles d'effet, chevauchements interindividuels : lire les données sans les trahir — Connectivité fonctionnelle : résultat observé vs hypothèse fonctionnelle — Cahill et la réactivité amygdalienne : données et limites méthodologiques — Rumination : mécanisme adaptatif coûteux, pas trait psychologique — Biologie, exposition différentielle, contexte de mesure : trois niveaux d'explication — Les 4 erreurs de lecture clinique les plus fréquentes — Erreurs symétriques chez les hommes : suppression, alexithymie, sous-diagnostic
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    Les émotions: 4 phénomènes sous un même mot

    10/06/2026 | 21 min
    Les émotions : 4 phénomènes sous un même mot
    Quand un professionnel dit d'une patiente qu'elle est « trop émotionnelle », de quoi parle-t-il exactement ? De ce qu'elle ressent ? De ce que son corps fait ? De ce qu'il observe ? Ou de ce qu'il en conclut ?
    Dans la plupart des cas : des quatre à la fois.
    C'est le point de départ de cet épisode.
    Le mot « émotion » semble désigner une réalité évidente. Pourtant, il recouvre simultanément plusieurs phénomènes distincts : un état subjectif, une réponse physiologique, un comportement expressif et une fonction adaptative. Ces dimensions sont réelles, mais elles ne se confondent pas toujours. Et leur confusion produit une part importante des erreurs d'interprétation en contexte d'évaluation.
    À partir des grands modèles qui ont structuré la recherche depuis plus d'un siècle — James-Lange, Schachter-Singer et Barrett — nous examinons ce que les émotions sont, ce que la neuroimagerie permet réellement d'en dire, et ce que le débat sur leur universalité nous apprend sur nos propres catégories de pensée.
    Au fil de l'épisode se construit un outil simple mais exigeant : distinguer ce qui est produit, ce qui est exprimé, ce qui est régulé et ce qui est interprété.
    Car avant de conclure qu'une personne est « trop émotionnelle », encore faut-il savoir ce que l'on est réellement en train d'observer.
    Dans cet épisode : — Pourquoi « émotion » est un terme scientifiquement instable — James-Lange, Schachter-Singer, Barrett : trois modèles, trois niveaux d'analyse — Ce que la neuroimagerie dit — et ne dit pas — sur les émotions — Amygdale ≠ siège de la peur : corriger un mythe fréquent — Corrélat neural vs substrat causal : une distinction fondamentale — Le débat Ekman-Barrett : universalité partielle, catégories construites — La grille des 4 niveaux : outil pour lire les émotions sans les confondreVous pouvez nous retrouver sur les réseaux sociaux: sur instagram (www.instagram.com/psyneuropsy) ou sur Youtube (https://www.youtube.com/@psyneuropsy) et sur le site https://www.psyneuropsy.fr

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    Penser avec les hormones : un autre raisonnement clinique

    30/05/2026 | 20 min
    Penser avec les hormones : un autre raisonnement clinique
    Les deux premiers épisodes ont posé la mécanique et décrit les erreurs produites quand la variable hormonale disparaît du raisonnement clinique. Cet épisode traite de ce qui change quand elle revient.
    Pas dans un futur théorique. Dans certaines pratiques qui existent déjà.
    Le diagnostic change d’abord. La question n’est plus seulement “quel trouble ?”, mais “à quel moment du cycle, à quelle phase de vie, dans quel contexte physiologique ce tableau apparaît-il ?”.
    La prise en charge change ensuite. Certaines interventions deviennent plus pertinentes à certains moments du cycle. Certaines fluctuations cessent d’être lues comme des résistances thérapeutiques ou des défauts de motivation. Le coût cognitif de la régulation cesse d’être traité comme constant.
    La lecture relationnelle change aussi. Réintégrer la variable hormonale ne signifie pas déresponsabiliser les femmes ni psychologiser leurs réactions autrement. Cela signifie distinguer ce qui relève d’une variation physiologique, d’un contexte relationnel, ou d’un véritable problème clinique.
    Et l’environnement organisationnel change à son tour. Produire le même travail ne mobilise pas toujours le même coût. Une partie importante de la fatigue cognitive féminine vient du masquage permanent de cette variabilité dans des systèmes construits autour d’une attente implicite de constance.
    Au fond, cet épisode traite d’un double bind clinique. Quand la variabilité hormonale est nommée, elle est souvent réduite à une fragilité. Quand elle est tue, les difficultés qu’elle module sont relues comme des défauts personnels. Changer le raisonnement clinique commence par sortir de cette alternative.
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    Hormones féminines: quand le diagnostic se trompe

    20/05/2026 | 25 min
    Hormones féminines : quand le diagnostic se trompe
    Certaines femmes passent des années avec un diagnostic cohérent, mais construit sur une variable absente.
    La semaine dernière, nous avons posé la mécanique : les variations hormonales modifient le coût de la régulation cognitive et émotionnelle. Cet épisode montre ce qui se produit quand cette variable n'est pas intégrée au raisonnement clinique.
    Trois erreurs reviennent, en boucle.
    Confondre une variation temporaire avec un trait de personnalité stable.
    Lire une rythmicité cyclique comme une dépression chronique.
    Pathologiser une transition physiologique normale.
    Chaque erreur est incarnée dans un cas clinique précis : une femme TDAH dont les fluctuations attentionnelles sont interprétées comme un défaut d’observance ; une femme dont une dysphorie prémenstruelle sévère est traitée pendant des années comme une dépression chronique ; une femme en périménopause dont la reconfiguration physiologique est lue comme un trouble anxieux généralisé.
    Et surtout : ces erreurs ne sont pas indépendantes. Elles s’auto-alimentent. L’une prépare la suivante, parfois pendant des décennies dans le parcours d’une même patiente.
    Ce modèle s’inscrit dans une littérature documentée sur les biais diagnostiques de genre — Hoffmann et Tarzian sur la douleur des femmes, Samulowitz et collaborateurs en 2018, Prieto et collaborateurs en 2024 en neuropsychologie.
    Quand la variable hormonale disparaît du raisonnement clinique, la variabilité devient instabilité, la rythmicité devient pathologie, et la transition devient trouble.
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    Le système hormonal féminin: une variable, pas un thème

    10/05/2026 | 22 min
    Depuis février, Psyneuropsy construit une démonstration :
    des modèles cliniques calibrés sur des trajectoires masculines produisent, appliqués aux femmes, des erreurs prévisibles.
    Ce mois, j’introduis la variable qui rend ces erreurs prévisibles : le système hormonal féminin.
    Pas comme thème.
    Comme variable de régulation.
    Son absence des grilles cliniques standard n’est pas un détail. Elle est documentée. Beery et Zucker ont montré dès 2011 que la majorité des protocoles en neurosciences excluaient les femelles. La stabilité masculine n’est pas une norme choisie. C’est une norme produite par défaut.
    Cet épisode pose la mécanique.
    D’abord, une cartographie clinique : puberté, cycles, grossesse, post-partum, périménopause, ménopause.
    Le système hormonal féminin n’est pas une variable ponctuelle. C’est une variable active pendant l’essentiel de la vie adulte — et la plus absente du raisonnement diagnostique.
    Ensuite, un chaînage :
    variation hormonale → modulation neurochimique → variation des fonctions exécutives → variabilité comportementale.
    Cette variabilité est réelle. Sans variable temporelle dans la grille, elle est interprétée comme instabilité.
    L’erreur n’est pas dans le corps. Elle est dans la grille.
    Enfin, une distinction structurante :
    le cycle module ; la périménopause reconfigure.
    Confondre les deux produit une erreur de cadre — particulièrement chez les femmes de 45 ans qui consultent sans se reconnaître.
    Ce que cet épisode met en évidence :
    la variabilité physiologique normale devient pathologique quand la grille ne contient pas la variable qui la rend intelligible.
    Une grille qui exclut une variable cliniquement active n’est pas une grille rigoureuse.
    C’est une grille incomplète.Vous pouvez nous retrouver sur les réseaux sociaux: sur instagram (www.instagram.com/psyneuropsy) ou sur Youtube (https://www.youtube.com/@psyneuropsy) et sur le site https://www.psyneuropsy.fr

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À propos de PsyNeuroPsy, le podcast de psychoéducation pour les femmes et pour les hommes qui aiment les femmes
Je suis Sandrine, psychologue neuropsychologue, passionnée par mon métier depuis presque vingt ans. Et je vous invite à me rejoindre pour parler de psychologie et particulièrement de psychologie pour les femmes et les hommes qui aiment les femmes.   Pourquoi parler des femmes? Parce qu'elles ont été les grandes oubliées de la psychologie et de la psychiatrie et qu'aujourd'hui, on commence à leur proposer des réponses, des diagnostics, des grilles de lecture qui leur correspondent. Est-ce à dire que les hommes sont exclus, qu'ils ne trouveront pas de réponse ici? Bien au contraire! Vous messieurs, vous trouverez dans nos mots une grille de lecture de l'autre genre qui vous permettra peut-être d'aider vos mères, soeurs, compagnes, filles, collègues... Désormais, chaque mois, une nouvelle thématique sera proposée et illustrée par trois épisodes avec la participation de plusieurs invités: des professionnels du domaine et des témoins qui parlent à coeur ouvert de leur vécu. Le but est de permettre à chaque femme de mieux comprendre qui elle est, comment elle peut interagir dans ce monde, se protéger, se développer et finalement être pleinement elle-même.  Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux: sur instagram (www.instagram.com/psyneuropsy (http://www.instagram.com/psyneuropsy)) ou sur Youtube (https://www.youtube.com/@psyneuropsy). et sur le net https://www.psyneuropsy.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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