N’en déplaise, à bien des égards, la relation entre les États Unis et la Chine constitue aujourd’hui l’axe central de la géopolitique mondiale.
Cette relation façonne les équilibres stratégiques, économiques et technologiques du XXIe siècle, alors que Washington et Pékin alternent entre coopération contrainte et rivalité structurelle.
Leur interdépendance économique, soit 40 % du PIB mondial à eux deux, impose un dialogue permanent, même dans les périodes de tension.
Depuis quinze ans, la compétition s’est intensifiée : guerres commerciales, contrôle des exportations, luttes d’influence dans l’Indo Pacifique, confrontation technologique autour des semi conducteurs ou de l’intelligence artificielle. Les États Unis voient dans l’ascension chinoise une remise en cause de leur leadership économique et normatif, tandis que la Chine dénonce l’« hégémonisme » américain tout en affirmant ses ambitions globales.
Cette rivalité s’étend désormais à des régions-clés comme l’Amérique latine, l’Afrique ou le Moyen Orient, où chaque puissance cherche à renforcer son influence et ses débouchés économiques.
Dans ce contexte, les décisions politiques prises à Washington comme à Pékin ont des répercussions directes sur l’Europe, contrainte de naviguer entre pression américaine et dépendance économique chinoise.
Comprendre les dynamiques de cette relation, ses risques, ses opportunités, ses cycles d’escalade ou d’apaisement y compris au sein de l’opinion est essentiel pour anticiper les transformations de l’ordre mondial et les choix auxquels devront répondre les entreprises, les institutions et les États.