On entend souvent dire, en période de crise, qu'une nation résiste, qu'elle tient, qu'elle se relève… Les discours politiques sont saturés de ces formules, de ces références à la résilience de la nation.
De Gaulle en 1940 disait « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre »,
Emmanuelle Macron en appelait à l’esprit de résistance en mars 2020 : « Nous sommes en guerre » … avec cette promesse implicite que la France, comme toujours, allait s'en sortir.
Mais qu'est-ce que ça veut dire au fond, résister pour une nation ? Est-ce que toutes les nations sont capables de se relever d'un choc ? Est-ce que la résilience est une qualité naturelle de la nation… ou est-ce qu'elle se construit, se cultive, parfois même se fabrique ?
C'est tout le sens du sujet posé cette année aux candidats du concours d'entrée de l'École Nationale de la Magistrature, dans le cadre de l’épreuve de Connaissance et compréhension du monde contemporain, c’est-à-dire de culture Gé. Les candidats devaient composer pendant 5 heures sur « La résilience de la nation ».
Nous ne ferons pas une correction du sujet. Les podcasts de l’isp n’y sont pas propices. Mais vous êtes nombreux sur les réseaux sociaux à nous avoir interrogés sur le sens du sujet, sur ces contours, et même son intérêt et sa portée.
Alors soit évoquons La résilience de la nation à la manière des podcasts de l’ISP et pour ce faire, j’ai sollicité deux éminents professeurs de Culture Gé de la Prépa, des historiques des podcasts de l’ISP, deux spécialistes des institutions politiques : Samir Hammal et Philippe Mazet.