En février 2026, la question des terres rares est revenue au cœur des tensions géopolitiques mondiales. Le Premier ministre chinois Li Qiang a visité des sites stratégiques d’extraction et a souligné l’importance croissante de ces minerais pour l’industrie, la transition énergétique et la défense, dans un contexte de rivalité accrue avec les États-Unis.
Dans le même temps, plusieurs puissances cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine. Par exemple, le Japon a décidé d’augmenter ses importations de terres rares depuis l’Australie afin de sécuriser ses approvisionnements en métaux essentiels aux technologies avancées, notamment les aimants utilisés dans les équipements électroniques et médicaux.
Plus largement, la compétition mondiale pour les minerais critiques, dont les terres rares, s’intensifie, poussant les États à constituer des alliances, à sécuriser des chaînes d’approvisionnement et à stocker ces ressources stratégiques.
Les terres rares constituent un enjeu politique, géopolitique, militaire, économique, écologique, etc.
Derrière ce sujet au premier abord abscons, se dessinent des interrogations essentielles pour le monde contemporain.
Pour répondre à ces interrogations, je reçois Jérôme Calauzènes, professeur d’histoire et de géopolitique, responsable de formations au sein de la Prépa ISP.