82 épisodes
- Dans les années 70, la comète Francesca Woodman est l’une des photographes américaines les plus prolifiques de sa génération. Née en 1958, elle grandit dans un environnement artistique, ses parents étant déjà reconnus. Le père est peintre, photographe et professeur, la mère est céramiste. Le grand frère, lui, est vidéaste.
Très tôt, la jeune fille pense que la valeur de la vie, « sa vie » réside dans la création artistique et elle s’y jette à corps perdus alors toute jeune ado dès l’âge de 13 ans. Son travail est marqué par l’exploration du corps comme espace de découverte, c’est à la fois son sujet principal, son outil de travail et le territoire d’une exploration intime de son identité. Sa production visuelle est tout aussi impressionnante que précoce et comprends environ 800 clichés, composé surtout d’auto-portraits et des nus. TW : sa carrière s’achève brutalement lorsqu’elle se suicide par défenestration à l’âge de 23 ans. Francesca Woodman est de ces artistes femmes que l’on n’oublie pas, une étoile fulgurante qui marque durablement le paysage de la photographie d’hier et d’aujourd’hui. Comment, si jeune et en moins de dix ans, Francesca Woodman a-t-elle pu créer une œuvre qui transcende son époque, et continue de faire échos à nos propres fragilités que l’on soit artistes ou non ?
J’ai souhaité lui rendre hommage. C’est parti pour un nouvel épisode spécial vision, du corps, très bonne écoute et bonne rentrée à tous.tes !
Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/
Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés. - Si je vous dis Vénus ? Plein d’images vous viennent en tête et pour cause, c’est l’archétype de l’idéal féminin, du canon universel que l’on retrouve absolument partout dans notre société de consommation qui boulotte des images en continu. Moi bien sûr, c’est en histoire de l’art que son image m’intéresse. Modèle féminin, symbole d’amour, de fertilité… les symboliques sont nombreuses. Les artistes se sont engouffrés dans cette iconographie foisonnante à travers les siècles depuis la découverte de la vénus de Willendorf en Allemagne jusqu’au fameux déhanchement de Marylin Monroe, la perpétuant ainsi d’années en années, ; d’autres au contraire cherchent à la contourner, dénonçant même ce mâle gaze onmi-présent. Certains historiens d’art ont planché sur ce sujet, je pense notamment à la podcasteuse Julie Beauzac du podcast Vénus s’épilait-elle la chatte ? qui en a fait son cheval de bataille. Je vous recommande d’ailleurs vivement d’écouter son contenu. Certains historiens comme la chercheuse brésilienne Raisa Inocêncio dénonçent le fait même que la symbolique de Vénus serait conçue selon l’imaginaire masculin comme une figure fatale, sur-érotique servant aussi à marginaliser les femmes et les inférioriser. En revanche, tous s’accordent sur le fait que Vénus-Aphrodite est sans conteste la divinité la plus connue du panthéon gréco-romain. De sa naissance dans la blancheur de l’écume à son triomphe et son culte "vénusiaque", cet épisode va tenter de révéler et approfondir le plus possible les significations des variations esthétiques de la représentation de la déesse au fil du temps et des siècles. Et oui Vénus n’est pas uniquement une célèbre marque de rasoir rose pour femme, elle est tant d’autres choses et je n’aurai malheureusement pas assez d’un épisode pour tout vous montrer mais let’s go. C’est parti pour un nouvel épisode ! Bonne écoute. écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/ Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
- Quand on regarde l’art de Mire Lee, on ressent un milliard de choses. Du dégoût, de l’incompréhension face à ce que l’on voit (est-ce de l’art ? Qu’est-ce que je regarde ?), une peur de l’inconnu ? Mais surtout, on ressent une vraie curiosité. Comment ça marche ? De quoi s’est fait ? A quoi cette oeuvre fait-elle référence ?
Le corps est omniprésent dans son travail et cela se voit tout de suite. Ses installations abstraites l’évoquent dans son amalgame de forme et de matière : des masses corporelles béantes ou percées, fuyantes ou tordues, d’énormes tuyaux ressemblant à des tubes digestifs à peine capables de se maintenir ensemble.
Finalement c’est assez frappant et j’en ai déjà parlé dans un épisode précédent mais nous, les êtres humains sommes constamment entouré de fluides, la sueur, les larmes, la salive, le sang, la merde. Nous sommes composés de tous ces fluides et le travail de Mire Lee s’en inspire profondément. Ayant grandi en Corée du Sud avec un père artiste et une mère qui enseignait l’art au niveau secondaire, Lee a passé la majeure partie de sa vie à Séoul et a étudié à l’université nationale des beaux-arts de Séoul, où elle a obtenu un master en sculpture. En 2018, elle a déménagé son studio à Amsterdam, après avoir été acceptée dans la résidence de la Rijksakademie, et elle vit et travaille maintenant entre Berlin et Amsterdam. J’ai vraiment voulu vous proposer une incursion dans son univers car même si je n’ai pas la prétention d’avoir fait le tour des artistes contemporains qui traitent du corps tellement il y en a ; Mire Lee par toutes ses facettes m’a profondément déroutée et j’espère qu’elle vous déroutera tout autant que moi à l’écoute de cet épisode. C’est parti pour une vision du corps très spéciale, épisode n°… bonne écoute !
Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/
Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés. - J’ai rencontré Arthur dans le cadre de mon travail et bon je dois dire qu’il m’a plu tout de suite. En tant que personne déjà puis à travers la générosité de son travail et de son art.
Arthur Gillet est un enfant des années 80, il vit et travaille en région parisienne plus précisément à Bagnolet où il a son atelier. Diplômé de l’École des beaux-arts de Rennes, il se forme aux arts plastiques et parallèlement à la danse contemporaine au Musée de la danse. Il grandit en transition de genre, dans une famille de sourds et malentendants. Dans ses travaux, Arthur approfondit les thématiques du désir, de la construction de l’identité mais aussi de la lutte sociale et des médias ; par sa pratique assidue de la performance et du happening, il investit beaucoup les espaces publics ou institutionnels comme le Palais de Tokyo, CAC de Brétigny, Proxyco à New York et bien d’autres encore car la liste ne cesse de s’allonger… Arthur c’est un personnage et il me tarde de vous faire découvrir sa vision du corps. Allez c’est parti, bon épisode !
Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/
Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés. - Les représentations de l’hermaphrodisme, de l’intersexuation et de l’androgynie en art (qui sont des termes radicalement différents ne l’oublions pas) sont nombreuses et plurielles. L’un des plus anciens cas mentionnés serait la sculpture antique de l’Hermaphrodite endormi conservée au musée du Louvre au département des sculptures. Sa redécouverte au XVIIe siècle ainsi que la prise en compte de l’existence des personnes intersexes par la science au XVIIIe siècle ont fait des hermaphrodites le symbole du « beau idéal » pour l’historien de l’art Johann Winckelmann. L’androgynie, constituante de l’esthétique de l’idéal antique puis du néo‑classique du XIXe siècle, ressurgit, par le biais du travestissement chez les artistes du début du XXe siècle comme Marcel Duchamp ou Claude Cahun dont je reparlerais plus tard au cours de cet épisode. Pour m’accompagner avec moi, aujourd’hui, une invitée de renom que je suis très fière d’avoir à mon micro, Natacha Aprile, docteur en histoire de l’art moderne. Elle va nous parler de son passionnant sujet de thèse « Troublante Christine : réseaux, genre et imagerie de Christine de Suède du XVIIe siècle à nos jours » soutenu à l’EHESS et à Sorbonne Université. Bref on a bien papoté, on a parlé de Piche, de l'homoérotisme chez Caravage, de la chanteuse Dorian Electra… Je vous suggère de vous prendre une petite tasse de thé où de cappuccino au choix et mettez-vous confortablement. Merci encore Natacha pour ta douceur et ton savoir. Je vous souhaite une très bonne écoute ! Écriture et réalisation : Maurine Roy. Illustration : Lucie C. Musique intro : Icons by @icons_8 https://icons8.com/music/track/corporate-intro--1 Musique interludes : https://pixabay.com/music/upbeat-whispers-of-september-acoustic-background-music-for-video-29-second-391375/
Toutes les œuvres d’art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et Instagram @dessinemoipodcast Tous droits réservés.
Plus de podcasts Arts
Podcasts tendance de Arts
À propos de Dessine-moi un corps
Dans ce podcast, il est question de représentation du corps et de sexualité en histoire de l'art toutes périodes confondues.
Toutes les œuvres d'art et bibliographiques sont à retrouver sur la page fb du podcast et sur instagram @dessinemoipodcast.
Ce podcast a été écrit et réalisé par Maurine Roy, l'illustration logo réalisée par Lucie C.
Toutes les musiques sont libres de droit.
Tous droits réservés.
Site web du podcastÉcoutez Dessine-moi un corps, Les Histoires des Prophètes ou d'autres podcasts du monde entier - avec l'app de radio.fr

Obtenez l’app radio.fr gratuite
- Ajout de radios et podcasts en favoris
- Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
- Carplay & Android Auto compatibles
- Et encore plus de fonctionnalités
Obtenez l’app radio.fr gratuite
- Ajout de radios et podcasts en favoris
- Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
- Carplay & Android Auto compatibles
- Et encore plus de fonctionnalités


Dessine-moi un corps
Scannez le code,
Téléchargez l’app,
Écoutez.
Téléchargez l’app,
Écoutez.






















