PodcastsActualitésBlast - Pagaille

Blast - Pagaille

Alexandre Héraud, Vincent Decque, Blast le Souffle de l’info
Blast - Pagaille
Dernier épisode

23 épisodes

  • Blast - Pagaille

    À Paris : sans-abrisme, le revers des municipales

    26/02/2026 | 55 min
    Cet épisode de Pagaille plonge au ras du bitume, là où la République trébuche. Direction les rues de Paris, auprès de celles et ceux que la ville laisse dormir dehors : sans abri, sans répit, sans horizon.
    À l’heure où la campagne municipale s’intensifie, la question du sans-abrisme s’impose comme un test de crédibilité politique. Alors que l’équipe de Rachida Dati occupe le terrain avec une communication offensive, 40 associations réunies au sein du collectif Le Revers exigent des engagements fermes sur un plan d’action destiné à provoquer un véritable « choc de solidarité ».
    Le Revers a transformé ce qui aurait pu être un enjeu périphérique en centre de gravité de la politique locale. Ce collectif, anciennement connu sous le nom de Le Revers de la Médaille, s’était déjà illustré lors des Jeux olympiques d’été de 2024 en dénonçant le « nettoyage social » opéré en marge de l’événement : expulsions, déplacements forcés, invisibilisation des plus précaires pour offrir au monde une carte postale lissée de la capitale.
    Leurs efforts se concentrent aujourd’hui sur un plan d’action concret, chiffré et contraignant, soumis à la signature des principaux candidats lors d’une réunion publique le 11 février à la Gaîté Lyrique. Le message est clair : la solidarité ne peut plus être une promesse sans lendemain.
    Les chiffres sont sans appel. Lors de la dernière Nuit de la Solidarité, fin janvier 2026, plus de 3 800 personnes ont été recensées sans solution d’hébergement à Paris, et près de 5 000 dans le Grand Paris, un chiffre en hausse. Au niveau national, la Fondation pour le Logement des Défavorisés estime à plus de 330 000 le nombre de personnes sans domicile en France. L’errance n’est plus marginale : elle structure désormais le paysage urbain.
    Dans ce nouvel épisode de Pagaille, nous suivons les bénévoles et les équipes de Médecins du Monde le long de la ligne 2, de Colonel Fabien à Barbès. Sous les arches métalliques, des tentes serrées les unes contre les autres. Des demandeurs d’asile, des personnes en migration, bloquées dans des impasses administratives, sans solution d’hébergement, sans réponse institutionnelle. La survie tient à un fil : consultations médicales de rue, accompagnement social, orientation juridique. 
    Aux côtés de Médecins du Monde, Utopia 56 et des collectifs d’aide juridique comme le CAD (Collectif Accès au Droit) tentent de garantir des droits élémentaires. Sans ces ONG, la jungle urbaine deviendrait un angle mort sanitaire et administratif.
    Nous irons également place de l’Hôtel de Ville, où l’association La Chorba distribue des repas dans la cantine des salariés municipaux. Un contraste saisissant : la solidarité s’organise au cœur même des institutions. Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, les bénévoles de l’association « Zéro bébés à la rue » manifestent comme chaque premier lundi du mois.
    Notre nuit dans ce Paris sans toit se termine dans un abri de la ville voisine de Bagnolet, où Utopia 56 propose une centaine de places au chaud à des femmes, la plupart du temps seules avec leurs enfants.
    À Paris, la question est simple : qui protège réellement celles et ceux que la République laisse dehors ?
    Avec :
    Paul Alauzy, coordinateur Médecins du Monde, porte-parole du collectif Le Revers
    Aurélia Huot, coordinatrice du collectif Le Revers et bénévole au Collectif Accès au Droit (CAD)
    Nathan Lequeux, coordinateur Utopia 56 – antenne de Paris

    Pour aller plus loin :
    Le Revers : https://collectiflerevers.fr/
    Médecins du Monde France : https://www.medecinsdumonde.org/pays/europe/france/
    Utopia 56 : https://utopia56.org/paris/
    Zéro Bébé à la Rue : https://www.archipelia.org/2025/01/02/z%C3%A9ro-b%C3%A9b%C3%A9-%C3%A0-la-rue-une-mobilisation-de-resf-et-du-p%C3%B4le-de-sant%C3%A9-des-envierges/
    Débat du 11 février 2026 organisé à la Gaîté Lyrique :
    https://www.gaite-lyrique.net/agenda/2026/debat-des-candidates-aux-municipales-de-paris/
  • Blast - Pagaille

    À Lyon, vade retro les fachos

    27/01/2026 | 53 min
    Lyon, troisième ville de France, métropole policée et touristique, est aussi depuis plus d’une décennie l’un des territoires les plus structurants de l’extrême droite radicale française. Ici, des groupuscules identitaires se sont implantés durablement, occupent des lieux, testent leurs stratégies et font de la rue un terrain politique, parfois un champ de bataille. Cet épisode propose de regarder cette réalité en face, sans fard ni raccourci, à travers une radiographie précise de la violence d’extrême droite à Lyon et des forces, institutionnelles ou non, qui tentent de lui opposer une résistance.
    Tout part d’une nuit qui condense à elle seule cette décennie de tensions. Le 19 juillet 2019, alors que la victoire de l’Algérie en Coupe d’Afrique des Nations (CAN) donne lieu à des scènes de liesse populaire, le Vieux-Lyon bascule dans une violence organisée. Des hommes cagoulés, armés de battes de baseball et de barres de fer, attaquent des familles, des automobilistes, des passants, selon une logique de chasse raciste assumée.
    Quatre ans plus tard, en mars 2023, cette violence débouche sur un procès rare par son ampleur et par son aboutissement. Sept militants d’ultradroite sont jugés et condamnés.
    Avec Marie Allenou, journaliste à Rue89 Lyon, le récit quitte le registre du fait divers pour entrer dans celui du système. La séquence judiciaire constitue l’axe de gravité de l’épisode, avec Maître Bertrand Sayn et Samuel Thomas, président de la Maison des Potes.Zine Eddine Messaoudi, représentant du collectif antifasciste La Jeune Garde, aujourd’hui dissous, incarne une génération qui a refusé la banalisation de l’extrême droite dans l’espace public lyonnais. Philippe Carry, horloger du quartier Saint-Paul et adjoint au maire du 5ᵉ arrondissement, raconte une vigilance construite dans la durée. En 2017, la vitrine de son atelier est vandalisée lors d’une attaque liée à l’ultradroite. Mohamed Chihi, adjoint au maire de Lyon chargé de la sécurité, revient sur l’action municipale. Ce 21ᵉ épisode de Pagaille déroule ainsi une chaîne complète, de la ratonnade raciste à la réponse judiciaire, en passant par les résistances militantes et citoyennes.
    Références & ressources :
    Rue89 Lyon — Dossier « 15 ans d’impunité de l’extrême droite à Lyon »
    La Maison des Potes — https://www.maisondespotes.org
    L’Horloger de Saint-Paul — https://www.horloger-saintpaul.fr
    La Maison des Passages — https://www.maisondespassages.org
    La Jeune Garde — https://www.instagram.com/jeunegardelyon/
    Crédits archives :
    Procès de la «ratonnade» de juillet 2019 - BFM TV 13 mars 2023
    https://www.facebook.com/watch/?v=1380286416085698
  • Blast - Pagaille

    De Dunkerque à Calais : la frontière de la honte

    08/12/2025 | 59 min
    Sur la côte nord, entre Dunkerque et Calais, une autre France apparaît : celle des traversées nocturnes, des interventions de police, des naufrages évités de justesse et des campements balayés par le vent. Une France où 2 500 exilé·es survivent dans un no man’s land, invisibilisé·es mais soutenu·es par un réseau d’associations et d’ONG. Depuis que Calais s’est bunkerisée et que les départs migrent vers le dunkerquois, les tensions explosent, avec désormais des incursions d’activistes d’extrême droite britanniques venus jouer les justiciers sur notre sol. Cet épisode de Pagaille réalisé par Alexandre Héraud et Vincent Decque documente ce basculement.
    À Grand-Fort-Philippe, le maire Sonny Clinquart décrit les tensions grandissantes, la banalisation des incidents, la lassitude d’une population qui voit surgir les militants d’UKIP (le Parti de l’Indépendance du Royaume-Uni) venus défier les autorités françaises. À Grande-Synthe, dans l’ancienne distillerie baptisée « le château », l’équipe d’Utopia 56 prépare la maraude : Céleste Pichaud et Félicie Penneron racontent les nuits à colmater l’urgence, la météo scrutée minute par minute, les violences racistes, l’inaction policière face aux provocateurs britanniques, la colère qui monte devant les morts en mer.
    La nuit, en maraude, le terrain parle : des hommes trempés, épuisés, stoppés puis relâchés sans alternative ; une femme somalienne dont la fille a déjà pris la mer ; des policiers qui courent le long d’une plage glacée ; les CRS qui tournent ; les drones de Frontex qui veillent. Les bénévoles ramassent ceux qui n’ont pas pu embarquer. Ils distribuent des vêtements, des chaussettes thermiques, du thé brûlant. Ils constatent une évidence : tout le monde repartira demain.
    Au matin, la préfecture maritime publie un communiqué sec : plus de 600 personnes ont tenté la traversée, 94 ont été secourues après un naufrage. On y lit toujours la même phrase : « ne pas contraindre les migrants à monter à bord des moyens de sauvetage, pour ne pas mettre en péril leur vie ». Sur terre, pourtant, l’État laisse perdurer des conditions indignes. Les associations — Utopia 56, Médecins du Monde, Salam, Roots, Human Rights Observers, Refugee Women’s Center — ont saisi la justice. Elles réclament des abris, de l’eau, des sanitaires, un minimum de dignité.
    À Calais, l’Auberge des migrants ressemble à un gigantesque hub humanitaire où Français, Britanniques et Belges tentent de compenser l’absence structurelle de politique publique. À « la Maison Sésame », Sylvie de Jonquière raconte comment une mère seule et ses six enfants ont tenté vingt fois la traversée avant d’y parvenir. Elle ouvre sa maison familiale parce que rien d’autre n’est prévu. « Six mille deux cent cinquante maisons comme celle-ci pourraient être ouvertes, dit-elle, avec ce que l’État dépense pour empêcher les passages. »
    La route mène ensuite au campement du « Nouveau Calais », à Mardyck et Grande-Synthe, où 2 500 personnes survivent sous tentes. Claire Millot, de Salam, observe : « On tolère un point de distribution, à condition de ne pas faire d’appel d’air. » Vingt ans qu’elle est là, à nourrir ceux que la République refuse de voir.
    L’épisode se clôt avec le député Damien Carême, qui décrit frontalement ce que cette frontière dit de nous : une politique de dissuasion devenue politique d’abandon. Une Europe qui organise la violence plutôt que la protection.
    Ici, la Manche n’est plus un détroit. C’est une ligne de fracture. Et chaque nuit, des vies s’y jouent au millimètre.
    Liens et documents

    Vidéo de l’action UKIP
    https://x.com/NickTenconi/status/1972993011375288542

    Utopia 56 : https://utopia56.org/
    Médecins du Monde : https://www.medecinsdumonde.org/
    Association Salam : https://www.associationsalam.org/
    L’Auberge des migrants : https://www.laubergedesmigrants.fr/

    Article du Monde (27 novembre 2025)
    « La France se dote de nouvelles méthodes d’interception en mer des migrants traversant la Manche »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/27/la-france-se-dote-de-nouvelles-methodes-d-interception-en-mer-des-migrants-traversant-la-manche_6655149_3224.html

    Accord franco-britannique « One In One Out »
    https://laubergedesmigrants.fr/fr/une-tribune-inter-associative-pour-denoncer-laccord-franco-britannique-one-in-one-out/
  • Blast - Pagaille

    À Royère-de-Vassivière, une chasse à l’homme noir

    04/11/2025 | 58 min
    Royère-de-Vassivière, un village au bord d’un lac somptueux, perdu dans les collines de la Creuse, sur le plateau de Millevaches. La nuit du 15 au 16 août, lorsque la fête des comices agricole s’achève, ce décor tranquille est devenu le théâtre d’un drame qui hante encore les consciences. Une rumeur, un mot de trop, la peur, puis tout bascule. Une chasse à l’homme est enclenchée. Un homme noir traqué par plusieurs habitants. Parce qu’il est noir.
    « Le nègre, il est où ? Ici, c’est la chasse au nègre. Il n’a rien à faire chez nous. »
    Certains refusent encore de nommer ces faits. D’autres préfèrent oublier. D’autres encore affirment que rien ne s’est passé. « Une fête arrosée qui a mal tourné », disent-ils.
  • Blast - Pagaille

    Autodafé en Bretagne : le feu et la peur

    06/10/2025 | 53 min
    « Nous brûlerons vos livres à nouveau ». C’est par cette phrase glaçante que se termine une vidéo de trente secondes, à la mise en scène horrifique, diffusée en ligne par un collectif néonazi nommé « La Digue », mettant en scène un autodafé qui ravive la période la plus sombre de l’histoire.
    On y voit, sur un quai de la rivière du Scorff, dans la rade de Lorient, des livres brûlés dans une jarre en terre cuite rappelant la forme d’une urne, suivis d’images d’archives des autodafés nazis de 1933. On y voit également une parodie de la figure du député écologiste du Morbihan, Damien Girard. Le député et le maire de Lanester, Gilles Carréric, ont saisi le procureur de la République*. La Ligue des droits de l’homme (LDH) a également déposé plainte auprès du parquet de Lorient. Tous demandent la dissolution du groupe d’extrême droite qui a diffusé sur ses réseaux cette vidéo insupportable qu’il a vraisemblablement conçue et fabriquée.
    Un autodafé, en 2025. En Bretagne ? Un acte de guerre culturelle symbolique, filmé, revendiqué, mis en scène avec une esthétique néonazie. Ces livres, arrachés à la médiathèque publique Elsa-Triolet de la ville de Lanester, solidement ancrée à gauche, sont visés parce qu’ils parlent de sexualité, de genre, d’émancipation. Un scandale étouffé, traité dans la presse locale et les milieux militants, mais ignoré des grands médias — parfois même relativisé — alors qu’il incarne avec force le moment politique que traverse la France.
    Dans cet épisode qui ouvre la troisième saison de Pagaille, Alexandre Héraud et Vincent Decques documentent la riposte de ces élus et de ces citoyens engagés dans le combat contre les idées nauséabondes de cette frange militante d’extrême droite. Ils explorent ce que cet acte révèle de l’extrême droite bretonne contemporaine, de sa capacité à s’implanter, à se radicaliser, à mettre en scène sa haine dans l’espace public. Ce type d’action s’inscrit dans un continuum d’exactions menées par des groupuscules d’extrême droite en Bretagne : tags racistes, slogans antisémites, tentatives d’incendie, violences physiques, intimidations d’élus ou de militants LGBT+ ou antifascistes.

    *Contacté, le procureur de la République du tribunal judiciaire de Lorient, Stéphane Kellenberger, n’a pas souhaité communiquer sur cette affaire en cours d’instruction.

    Avec :

    Abel et Amélie, syndicat étudiant de l’Université de Bretagne occidentale, L’union Pirate et de l’Organisation Solidarité Trans.
    https://www.instagram.com/union.pirate.lorient/
    Lisa Cailleau et Elise Henry, fondatrice et animatrice du tiers lieu, le Concept https://www.instagram.com/leconcept_bzh/?hl=fr
    Damien Girard, député écologiste de la 5e circonscription du Morbihan, candidat à la mairie de Lorient
    Simon Uzenat, sénateur du Morbihan, membre du groupe Socialiste Écologiste et Republicain.
    Gilles Carreric, maire de Lanester, candidat de la gauche aux prochaines municipales sur la liste Lanester Nouvelle Citoyenneté
    Mikel, Président du collectif Pride
    https://www.instagram.com/pride_lorient/
    Marie-Madeleine Doré Lucas, conseillère municipale La France Insoumise à Pontivy
    Leila Hampton, étudiante en philosophie

    Pour aller plus loin :

    Carte réalisée par Splann et Street Press sur les communes risquant de passer à l’extrême droite lors des prochaines municipales.
    https://splann.org/streetpress-bataille-municipales/

    Morvan, Françoise. Le Monde comme si : nationalisme et dérive identitaire en Bretagne. Arles : Actes Sud, 2002. Réédition en collection « Babel / Actes Sud », mai 2005 (et rééditions ultérieures).
    https://francoisemorvan.com/le-monde-comme-si-nouvelle-reedition/

    Morvan, Françoise. Le culte des racines et l’Europe des régions. Paris : Éditions du Seuil, coll. « Libelle », 3 novembre 2023.
    https://www.seuil.com/ouvrage/le-culte-des-racines-et-l-europe-des-regions-francoise-morvan/9782021534894

    Le premier autodafé nazi de 1933 fut celui du 6 mai où se consumèrent les 10 000 ouvrages de l'Institut de sexologie de Magnus Hirschfeld pionnier des droits des homosexuels. Il s'agit du premier centre de recherche en sexologie au monde. Lieu important de la communauté LGBTQIA+ berlinoise, l'Institut est spécialisé entre autres dans l'étude des transidentités et des aspects médicaux de la transition de genre
    https://expo-homosexuels-lesbiennes.memorialdelashoah.org/magnus-hirschfeld-1868-1935.html
    https://www.visitberlin.de/fr/magnus-hirschfeld-das-institut-fuer-sexualwissenschaften

    Remerciements:

    La Librairie indépendante Fracas à Lorient
    https://www.fracaslorient.com
    Didier Cornil responsable de la section locale de la LDH à Lorient https://site.ldh-france.org/lorient/accueil/
    Gaël Briand du Magazine Le Peuple Breton (UDB)
    https://lepeuplebreton.bzh/

Plus de podcasts Actualités

À propos de Blast - Pagaille

Pagaille, c’est le nouveau podcast original de Blast diffusé un lundi par mois. Cette série, c'est une traversée des territoires en immersion. Pagaille souhaite aller là où il s'est passé quelque chose de perturbant, d'inacceptable, de salutaire ou de prometteur... Pour faire entendre un événement qui a bousculé les quotidiens. Prendre le temps d’écouter, de rassembler les propos et les points de vue, rencontrer les protagonistes et comprendre. Vous immerger dans ces histoires qui éclairent des enjeux bien plus larges. Avec bille en tête, cette question : “Y s'passe quoi, ici ? » Une série d'Alexandre Héraud, monté, réalisé et mixé par Vincent Decque
Site web du podcast

Écoutez Blast - Pagaille, C dans l'air ou d'autres podcasts du monde entier - avec l'app de radio.fr

Obtenez l’app radio.fr
 gratuite

  • Ajout de radios et podcasts en favoris
  • Diffusion via Wi-Fi ou Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatibles
  • Et encore plus de fonctionnalités
Applications
Réseaux sociaux
v8.7.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/28/2026 - 7:12:29 PM