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ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes
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    Niantic utilise les 30 milliards d'images de Pokémon Go pour créer un système de navigation pour les robots

    23/03/2026 | 3 min
    Et si le succès planétaire de Pokémon Go n'était pas seulement une affaire de chasse aux monstres, mais le fondement très discret d'une infrastructure pour la robotique autonome ?
    C'est le pari de Niantic Spatial, qui transforme des milliards de captures d'images en un système de géolocalisation d'une précision chirurgicale.
    Une base de données de 30 milliards d'images de paysages urbains
    D'abord, il faut comprendre que Niantic possède un actif unique au monde : une base de données de 30 milliards d'images de paysages urbains, capturées sous tous les angles par des centaines de millions de joueurs depuis 2016.
    Contrairement aux voitures Google Street View qui restent sur la chaussée, les joueurs de Pokémon Go ont documenté les trottoirs, les parcs et les recoins piétons.
    En exploitant ces données crowdsourcées, Niantic a entraîné un "modèle de monde" capable de situer un objet avec une marge d'erreur de seulement quelques centimètres.
    C'est ce qu'on appelle le positionnement visuel, une technologie qui s'affranchit des limites physiques de la cartographie traditionnelle.
    Une réponse concrète au "canyon urbain"
    Ensuite, ce modèle apporte une réponse concrète au cauchemar des robots de livraison, à savoir le "canyon urbain".
    Car en ville, le signal GPS est notoirement instable. Entre les gratte-ciels et les tunnels, les ondes rebondissent, provoquant des erreurs de positionnement de plusieurs dizaines de mètres.
    Pour un robot livreur de la startup Coco Robotics, qui vient de signer un partenariat exclusif avec Niantic, une telle dérive signifie finir sur la mauvaise rue ou bloquer le passage des piétons.
    En utilisant ses caméras pour comparer ce qu'il voit avec le modèle de Niantic, le robot peut désormais naviguer sans GPS avec une fiabilité totale, garantissant que votre pizza arrive exactement au bon pas de porte.
    L'ère des cartes pour humains touche à sa fin
    Enfin, cette collaboration marque un tournant stratégique dans la conception même des cartes numériques.
    Pour les experts de Niantic, l'ère des cartes pour humains touche à sa fin au profit de cartes pour machines.
    On ne parle plus simplement de coordonnées géographiques, mais de "descriptions sémantiques". Le but est de créer un jumeau numérique vivant du monde réel, où chaque objet est étiqueté avec ses propriétés physiques pour aider l'intelligence artificielle à acquérir ce "sens commun" de l'espace qui lui manque encore.
    C'est l'étape indispensable pour que les robots s'intègrent de manière fluide et non disruptive dans notre environnement quotidien.
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    Sécurité aérienne, Orange transforme ses milliers de pylônes en boucliers anti-drone

    20/03/2026 | 2 min
    Plongeons dans la sécurité du ciel avec une annonce majeure d'Orange Business.
    L'opérateur lance une offre nommée Orange Drone Guardian.
    C'est une solution de lutte anti-drones qui change radicalement la donne pour les sites sensibles.
    La lutte anti-drones "as a Service"
    D’abord, il faut comprendre qu'Orange ne se contente pas de vendre des capteurs de détection des drones, mais propose une véritable rupture de modèle avec la lutte anti-drones "as a Service".
    Concrètement, pour les Opérateurs d’Importance Vitale, les ports ou les aéroports, Orange Drone Guardian repose sur un abonnement qui offre une détection, une identification et une classification des drones intrus en temps réel.
    Cette agilité permet aux organisations de se concentrer sur l'alerte opérationnelle plutôt que sur la gestion technique des radars ou des caméras. Et de passer en coût Opex un coût Capex souvent très conséquent, puisque la maintenance de ces équipements est très onéreux.
    Utilisation inédite du patrimoine d'infrastructure d'Orange
    Ensuite, la force de frappe de cette offre réside dans l'utilisation inédite du patrimoine d'infrastructure d'Orange.
    L’opérateur s'appuie sur les 19 700 sites de Totem, sa TowerCo, pour transformer ses points hauts en supports pour les capteurs de détection de son système anti drone.
    Cette capillarité territoriale est un avantage compétitif immense. Elle permet de surveiller des zones urbaines denses ou des sites industriels, et ce sans que le client n'ait à ériger ses propres pylônes ou son propre système de surveillance.
    Toutes ces données sont ensuite acheminées vers Cloud Avenue, la plateforme SecNumCloud de l'opérateur.
    L'idée est donc de proposer une chaîne de confiance 100% souveraine, de l'antenne au stockage, ce qui est un argument de poids pour les institutions publiques et les OIV.
    Simuler des scénarios d'attaque
    Enfin, Orange Drone Guardian se veut une plateforme d'IA ouverte et tournée vers l'avenir.
    L'architecture est dite "ouverte" parce quelle peut intégrer des jumeaux numériques pour simuler des scénarios d'attaque, ou encore les futures capacités de radio sensing offertes par la 5G.
    Cela signifie qu'à terme, le réseau mobile d'Orange lui-même pourrait devenir un capteur géant capable de repérer des objets volants.
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    De la météo aux vaccins, comment la nouvelle IA géographique de Google transforme la lutte contre les virus

    19/03/2026 | 3 min
    Aujourd'hui, nous plongeons au cœur d'une révolution pour la santé publique mondiale.
    Google vient de dévoiler comment son outil Google Earth AI, dopé aux nouveaux modèles de fondation, transforme la gestion des crises sanitaires en passant d'une logique de réaction à une stratégie de prédiction.
    Modéliser la dynamique des populations
    Le premier pilier de cette avancée repose sur la capacité de l'IA à modéliser la dynamique des populations à une échelle inédite.
    Grâce au Population Dynamics Foundation Model, ou PDFM, Google ne se contente plus de fournir des cartes satellites. L'outil analyse désormais comment les populations interagissent avec leur environnement physique, qu'il s'agisse de la qualité de l'air, de la météo ou des infrastructures de transport.
    Concrètement, au Malawi, des chercheurs utilisent ces données pour prédire le taux d'utilisation des hôpitaux.
    Pour un décideur en santé, cela signifie pouvoir anticiper les signes avant-coureurs d'une épidémie et allouer les ressources humaines et matérielles là où la pression va monter. Et ce avant même que les patients ne se présentent en nombre.
    Maladies aux facteurs climatiques et géographiques
    Mais l'impact est encore plus frappant lorsqu'on s'attaque aux maladies dont la propagation dépend de facteurs climatiques et géographiques.
    En couplant les modèles de séries temporelles de Google avec les données météo et la dynamique des populations, la précision des prévisions pour des maladies comme le choléra ou la dengue fait un bond de géant.
    En Afrique, une collaboration avec l'OMS a permis d'améliorer la précision des prévisions de cas de choléra de 35 % par rapport aux modèles standards.
    Et au Brésil, les autorités disposent désormais d'une visibilité à six mois sur les pics de dengue. Cette fenêtre de tir permet de déployer des stocks de médicaments ou des campagnes de prévention de manière proactive.
    Estimations de couverture vaccinale à l'échelle du code postal
    Enfin, cette nouvelle sorte d'IA s'attaque à un défi de précision chirurgicale.
    Aux États-Unis, des chercheurs utilisent Earth AI pour produire des estimations de couverture vaccinale à l'échelle du code postal, et ce avec la promesse de ne pas compromettre la vie privée.
    Cette « super-résolution » des données permet d'identifier des poches de sous-vaccination invisibles dans les statistiques globales, mais qui correspondent pourtant aux récents foyers de rougeole.
    Pour le secteur de la santé, le message est clair : l'IA géographique n'est plus un outil de visualisation. Il est en passe de devenir un nouveau système nerveux de la prévention mondiale.
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    Alerte sur une faille critique des terminaux de paiement, un fraudeur parvient à payer 1 centime pour des nuits à plusieurs milliers d'euros

    18/03/2026 | 3 min
    Imaginez pouvoir séjourner dans les plus grands palaces madrilènes pour le prix d'un bonbon.
    C'est l'exploit, certes illégal, réalisé par un hacker de 20 ans en Espagne.
    Mais derrière l'anecdote du séjour à un centime d'euro se cache une faille critique dans les paiements en ligne.
    Forcer le système à accepter un montant dérisoire
    D'abord, il faut comprendre le mécanisme de cette intrusion. Le hacker ne s'est pas contenté de voler des numéros de carte bancaire, il a directement manipulé le flux de données entre le site de réservation et une plateforme de paiement internationale de premier plan.
    Au moment de finaliser sa transaction, il modifiait le processus de validation pour forcer le système à accepter un montant dérisoire tout en renvoyant une confirmation d'achat apparemment légitime.
    Concrètement, le système de l'hôtel recevait un feu vert officiel pour une réservation de plusieurs milliers d'euros, alors que le virement effectif n'était que d'un centime. C'est une attaque sophistiquée sur l'intégrité des données en transit qui montre que la simple présence d'un prestataire de paiement reconnu ne suffit pas à garantir la réalité de la somme versée.
    Décalage temporel entre la validation du paiement et le règlement financier
    Ensuite, cette affaire met en lumière une faille majeure. Il s'agit du décalage temporel entre la validation du paiement et le règlement financier.
    Dans ce cas précis, l'escroquerie n'était détectée que plusieurs jours après le départ du client, au moment où la plateforme de paiement virait les fonds réels sur le compte de l'hôtel.
    Ce "modus operandi", identifié pour la première fois par la police espagnole, exploite une confiance aveugle dans les notifications de succès transactionnel.
    Le préjudice est ici de plus de 20 000 euros. Cela souligne l'urgence pour les DSI de mettre en place des systèmes de réconciliation financière en temps réel, capables de vérifier que le montant autorisé correspond strictement au montant facturé. Et ce avant de fournir la prestation.
    La cybersécurité des plateformes de réservation tierces est le maillon faible de l'écosystème
    Enfin, cet incident nous rappelle que la cybersécurité des plateformes de réservation tierces est le maillon faible de l'écosystème.
    L'enquête a d'ailleurs démarré suite à la plainte d'une agence de voyages, et non de l'hôtel lui-même.
    Pour les professionnels, le risque est double : financier, bien sûr, mais aussi réputationnel.
    La réponse ne peut plus être uniquement technique, elle doit être procédurale, en intégrant des alertes automatiques sur les écarts de prix flagrants lors de la validation.
    Car si le hacker de 20 ans a fini par être arrêté dans un palace de Madrid, il est la preuve même que la technologie ne dispense pas d'une surveillance humaine.
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    Vols de voitures, les méthodes tech explosent

    17/03/2026 | 3 min
    Aujourd'hui, nous plongeons dans le palmarès 2025 des véhicules volés. Si le nombre total de vols baisse de 9 %, la technologie a radicalement changé la donne : le vol physique disparaît au profit de méthodes électroniques sophistiquées.
    Le chiffre est spectaculaire : en 2010, 80 % des vols de voitures se faisaient avec effraction. En 2025, cette proportion s’est inversée : dans 70 % des cas, le véhicule est dérobé sans aucune trace visible.
    "Mouse jacking"
    Cette transformation technologique, souvent appelée "mouse jacking", permet aux malfaiteurs de pirater les systèmes de sécurité électroniques en quelques secondes.
    Les réseaux criminels investissent désormais entre 4 000 et 5 000 euros dans du matériel spécifique : brouilleurs de fréquence, boîtiers de démarrage modifiés ou même des enceintes connectées trafiquées pour intercepter les signaux des clés.
    Le palmarès 2025 montre aussi que les voleurs se professionnalisent et s'internationalisent.
    Les voitures électriques sont encore largement épargnées
    Les modèles les plus ciblés, comme le Toyota RAV4 ou la Hyundai Tucson IV, sont choisis pour leur forte valeur de revente sur les marchés étrangers. À l'inverse, les voitures électriques sont encore largement épargnées car les infrastructures de recharge manquent dans les pays où sont exportés les véhicules volés. Il s'agit surtout des pays d’Afrique du Nord, d’Afrique de l’Ouest, d’Europe de l’Est ou du Moyen-Orient précise la société Coyote.
    Cependant, l'hyper-connectivité des modèles récents crée de nouvelles failles. Les experts alertent sur le détournement d'applications mobiles et l'exploitation de données circulant sur le web pour ouvrir et démarrer des voitures haut de gamme à distance.
    Le vol de véhicule devient ainsi une activité de cybercriminalité à part entière.
    Des mesures tech de protection
    Face à cette "techno-délinquance", la réponse des autorités et des assureurs est elle aussi technologique. Le groupement ARGOS a déployé "ARGOS Tracking", une plateforme qui transmet en temps réel les données de géolocalisation des véhicules volés aux forces de l’ordre.
    En 2025, cette collaboration a permis de retrouver près de 40 % des voitures déclarées volées. Un tiers d'entre elles sont récupérées en moins d'une semaine.
    Pour les gestionnaires de flotte, l'intégration de traceurs GPS et l'inscription aux fichiers de traçabilité numérique deviennent des piliers indispensables de la gestion des risques.
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Generated: 3/23/2026 - 7:13:53 AM