

C’est le moment critique où la majorité abandonne le sport, sauf une catégorie d'utilisateurs bien précise selon Apple
12/1/2026 | 3 min
En ce début d'année, la tradition des bonnes résolutions bat son plein, notamment celle de reprendre une activité physique régulière. Pourtant, nous savons tous à quel point il est difficile de tenir la distance passé les premières semaines de janvier.Aujourd'hui, nous nous penchons sur une étude fascinante qui suggère que la technologie, et plus particulièrement les montres connectées, pourrait être la clé pour briser le cycle de l'abandon des bonnes résolutions. Le fameux jour des abandonsPour commencer, il faut parler d'un phénomène bien connu des sociologues et des coachs sportifs : le "Quitters Day", ou le jour des abandons. Il tombe généralement le deuxième vendredi de janvier et marque le moment précis où la motivation initiale s'effondre pour la majorité des gens.C'est dans ce contexte qu'Apple a partagé les résultats de son "Apple Heart and Movement Study", une vaste analyse de données portant sur environ 100 000 participants. L'objectif était de voir si le port d'une Apple Watch influençait la persévérance sportive.Et la réponse semble être un grand oui. Les données montrent que les utilisateurs de la montre connectée parviennent à franchir ce fameux cap fatidique en maintenant leur dynamique d'exercice bien au-delà.Le suivi numérique permet d'ancrer des habitudes sur le long termeEnsuite, regardons les chiffres de plus près. Ils sont particulièrement révélateurs pour les professionnels de la santé et de la data. Après une baisse logique de l'activité durant les fêtes de fin d'année, on observe non seulement un rebond rapide en janvier, mais surtout une stabilisation de l'effort.L'étude révèle que près de 80 % des utilisateurs ayant augmenté leur temps d'exercice au début du mois ont réussi à maintenir ce niveau durant la seconde moitié de janvier. Plus impressionnant encore, parmi ce groupe persévérant, 90 % ont conservé ces habitudes sportives durant les mois de février et mars.Cela démontre que le suivi numérique permet d'ancrer des habitudes sur le long terme, transformant une impulsion de janvier en une routine de printemps.Comment expliquer cette réussite là où la simple volonté échoue souvent ?La réponse réside dans la combinaison de la précision technique et de la gamification. D'un côté, ces appareils s'appuient sur des capteurs de pointe comme l'accéléromètre, le gyroscope et le GPS pour fournir des métriques précises sur les calories et les mouvements, ce qui objective l'effort.De l'autre, Apple utilise des mécanismes de récompense, comme un défi particulier qui incite les utilisateurs à fermer leurs anneaux d'activité sept jours d'affilée.Pour vous qui nous écoutez peut-être sur le chemin du travail, cela confirme que le "quantified self", ou la mesure de soi, est un levier puissant de changement comportemental.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ces vidéos « slop » générées par IA envahissent YouTube et comptent déjà 4 millions d’abonnés en France
09/1/2026 | 3 min
Si vous avez l'impression que YouTube est de plus en plus envahi par des vidéos étranges générées automatiquement, votre intuition est bonne.Une récente étude révèle que ce contenu de basse qualité, souvent qualifié de "slop", représente désormais une part massive des Shorts, tout en générant des revenus colossaux pour leurs créateurs. Un phénomène d'ampleurD'abord, penchons-nous sur l'ampleur du phénomène. L'éditeur vidéo Kapwing a mené l'enquête en créant un tout nouveau compte YouTube pour analyser ce que l'algorithme propose par défaut, sans aucun historique de navigation préalable.Le résultat de cette expérience est sans appel. Sur les 500 premières vidéos courtes visionnées, plus de 20 % étaient ce qu'on appelle du "AI slop". Il s'agit de contenus bâclés, générés par l'intelligence artificielle dans l'unique but de gonfler les statistiques de vues et d'abonnements.Plus inquiétant encore, un tiers du contenu total tombait dans la catégorie du "brainrot", ces vidéos absurdes, compulsives et de faible qualité, elles aussi souvent produites par des machines.Concrètement, cela signifie que l'algorithme commence à servir ce type de flux quasi immédiatement aux internautes. Il a suffi à l'auteur de l'étude de visionner 16 vidéos pour voir apparaître la première séquence de ce type.4 millions de personnes abonnées à ces comptes en FranceEnsuite, il est intéressant de voir que cette consommation est mondiale, mais avec des disparités géographiques surprenantes. Pour évaluer la popularité de ces contenus, l'étude a analysé les 100 chaînes tendances dans chaque pays. Contre toute attente, c'est l'Espagne qui arrive en tête de la consommation mondiale, avec plus de 20 millions d'abonnés cumulés sur les chaînes d'IA en tendance.La France se classe pour sa part seizième du classement, avec plus de 4 millions de personnes abonnées à ces comptes qui fournissent de la vidéo très bas de gamme.Ce n'est pas un phénomène marginal, car ces chaînes drainent à l'échelle mondiale une audience massive. Pour vous donner une idée de la puissance de frappe de ces créateurs synthétiques, la chaîne d'IA la plus populaire identifiée par l'étude, une chaîne indienne nommée Bandar Apna Dost, cumule à elle seule le chiffre astronomique de 2,07 milliards de vues.Enfin, il faut comprendre le moteur économique derrière cette déferlante. Si ces vidéos inondent nos écrans, c'est parce qu'elles répondent à une logique de rentabilité implacable. Pour les créateurs, l'usage de générateurs d'IA réduit les coûts de production à presque zéro, tout en permettant une cadence de publication effrénée que l'humain ne peut égaler.La chaîne indienne que je citais à l'instant génèrerait ainsi un revenu annuel estimé à 4,25 millions de dollars. Tant que l'algorithme de YouTube récompensera l'engagement par la visibilité et que les utilisateurs continueront de consommer ces vidéos, cette tendance va s'accentuer.Même si certaines plateformes comme celles de Meta tentent d'imposer un étiquetage des contenus IA, l'absence de frein financier pour les producteurs de "slop" laisse présager que ce contenu automatisé continuera de saturer les réseaux.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Fini les adresses Gmail qu’on regrette, Google s’apprête enfin à autoriser un changement historique
08/1/2026 | 3 min
Voici une bonne nouvelle qui pourrait soulager bon nombre d'entre vous. Il s'agit de la fin potentielle des adresses Gmail embarrassantes ou obsolètes que l'on traîne parfois depuis des années.D'après des documents techniques repérés récemment, Google s'apprêterait enfin à permettre la modification d'une adresse email existante sans avoir à recréer un compte de zéro.La fin d'une règle gravée dans le marbreCe changement, qui n'a pas encore fait l'objet d'une annonce officielle, a été découvert de manière assez inattendue.Une mise à jour de la documentation, visible uniquement sur la version en langue hindi pour le moment, indique explicitement que la possibilité de changer son adresse de compte Google est en cours de déploiement progressif pour tous les utilisateurs.Jusqu'à présent, la règle d'or chez Google était la rigidité. Une fois une adresse Gmail créée, elle était gravée dans le marbre. La version anglaise du site continue d'ailleurs d'afficher l'ancien avertissement stipulant que l'adresse ne peut "pas être modifiée".Si cette modification se confirme à l'échelle mondiale, elle marquera un tournant majeur dans la gestion de l'identité numérique chez le géant du web.Continuité de serviceConcrètement, comment ce système va-t-il fonctionner pour conserver votre patrimoine numérique ? L'enjeu principal pour les professionnels est de ne pas perdre ses données en changeant de nom.Selon le document, la transition se fera en douceur. Vous conserverez l'accès à tous vos services associés, que ce soit vos fichiers sur Drive, vos photos, vos messages ou vos achats sur le Google Play Store.Techniquement, Google assurera donc une continuité de service. Vous pourrez vous connecter avec l'ancienne ou la nouvelle adresse, et surtout, vous recevrez les emails envoyés aux deux identifiants.Cependant, il y a des garde-fous. Une contrainte importante est en effet à noter. Si vous optez pour ce changement, vous ne pourrez pas créer une autre nouvelle adresse Gmail pour ce compte pendant une période de 12 mois. Cela vise sans doute à éviter les abus et les changements d'identité trop fréquents.Enfin, pourquoi est-ce une nouvelle stratégique ?Pour beaucoup d'utilisateurs pro ou semi-pro qui utilisent Gmail, c'est l'opportunité de professionnaliser une adresse créée durant leurs études, sans la lourdeur administrative d'une migration de données manuelle.Google rattrape ici son retard, car la plupart de ses concurrents offrent déjà cette flexibilité depuis longtemps.Il reste toutefois une inconnue. Le fait que la fuite provienne d'une page en hindi suggère que le déploiement pourrait commencer par ce marché spécifique avant d'arriver en Europe. Il faudra donc surveiller vos paramètres de compte dans les semaines à venir, mais l'espoir est permis pour ceux qui souhaitent enfin aligner leur adresse email avec leur image professionnelle actuelle.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

En 2026, Teams indiquera automatiquement votre présence au bureau… sauf si vous désactivez cette option
02/1/2026 | 3 min
Ce sujet a particulièrement captivé les lecteurs cette année, sans doute parce qu'il touche au cœur de notre quotidien professionnel hybride.Si pendant les repas de fin d'année, la discussion dérive sur la surveillance au travail ou le fameux "flicage" numérique, vous aurez désormais une anecdote croustillante et très concrète à partager pour épater la galerie entre le fromage et le dessert.Car oui, Microsoft Teams pourrait bientôt savoir, et surtout dire à tout le monde, exactement quand vous arrivez et quand vous partez du bureau.Concrètement, de quoi parle-t-on ?Microsoft travaille sur une nouvelle fonctionnalité pour son outil collaboratif phare, Teams. L'idée est d'automatiser la déclaration de votre lieu de travail. Fini le temps où vous deviez manuellement changer votre statut pour indiquer si vous étiez en télétravail ou au siège.Le système va s'appuyer sur votre connexion réseau. Dès que votre ordinateur, qu'il soit sous Windows ou Mac, se connectera au réseau Wi-Fi de votre entreprise, Teams mettra à jour votre localisation de lui-même. Il pourra même préciser dans quel bâtiment spécifique vous vous trouvez.C'est une évolution qui soulève autant d'intérêt que d'inquiétudes.Cette fonctionnalité est prévue pour être déployée en février 2026Si l'on regarde le calendrier, cette fonctionnalité est prévue pour être déployée en février 2026. C'est la date clé à retenir de la feuille de route de Microsoft 365. L'objectif affiché est évidemment la praticité : savoir si un collègue est dans les locaux pour aller prendre un café ou organiser une réunion impromptue en présentiel.Mais le revers de la médaille est évident. En automatisant cette détection, le système enregistre de facto vos heures de connexion au réseau de l'entreprise.Un manager pourrait donc, théoriquement, surveiller avec précision les heures d'arrivée et de départ de ses équipes, vérifiant ainsi le respect des jours de présence obligatoire au bureau.Cette géolocalisation ne sera pas activée par défautCependant, avant que les directions des ressources humaines ne se réjouissent ou que les syndicats ne montent au créneau, il faut nuancer l'impact pour les entreprises. Microsoft a précisé un point crucial pour les directeurs des systèmes d'information : cette géolocalisation ne sera pas activée par défaut. C'est une nuance de taille.La responsabilité incombera donc aux administrateurs de l'organisation. Ce seront eux qui devront décider, ou non, d'activer cette fonctionnalité et de demander le consentement des utilisateurs.Aujourd'hui, vous gardez le contrôle en définissant votre lieu manuellement via votre profil. Demain, le passage à l'automatisation sera un véritable choix de politique d'entreprise.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Google Maps trop intrusif ? Cette appli GPS sans pub ni tracking fait un carton pendant les fêtes
01/1/2026 | 3 min
Abordons un sujet qui a suscité beaucoup d'intérêt parmi les lecteurs cette année : comment s'affranchir de Google Maps sans perdre le nord.Alors que beaucoup d'entre vous prennent la route pour rejoindre leur famille en cette fin d'année, c'est l'occasion idéale de briller lors des discussions au coin du feu en présentant une alternative crédible, respectueuse de la vie privée et capable de préserver la batterie de votre smartphone pour les photos du réveillon.Le constat de départ est simple et partagé par beaucoup : l'omniprésence du géant de la recherche peut devenir oppressante, même sur la route.Solution de remplacement sérieuseEntre les rapports mensuels détaillant vos moindres déplacements et une consommation énergétique souvent excessive sur des terminaux pourtant récents comme le Pixel 9 Pro, l'expérience utilisateur peut laisser à désirer.C'est ici qu'intervient CoMaps. Cette application gratuite s'est imposée cette année comme une solution de remplacement sérieuse. Elle promet non seulement de vous guider vocalement, mais surtout de le faire sans siphonner vos données personnelles ni votre batterie.Techniquement, il est intéressant de comprendre d'où vient cet outil. CoMaps n'est pas sorti de nulle part : c'est un "fork", une déclinaison d'Organic Maps, elle-même héritière de MapsWithMe. L'application repose sur la philosophie de l'open-source et utilise les données d'OpenStreetMap.CoMaps vous demande de télécharger en amont la carte de la région visitéeLa différence majeure avec son concurrent de Mountain View réside dans son fonctionnement hors ligne. Contrairement au streaming de cartes constant, CoMaps vous demande de télécharger en amont la carte de la région visitée.Cela offre deux avantages immédiats : l'application fonctionne parfaitement sans aucune connexion réseau, ce qui est crucial en zone blanche, et un mode "extérieur" très poussé pour les randonneurs, affichant sentiers et points d'eau potable.Pour les professionnels et les entreprises soucieux de la confidentialité des données, l'impact est significatif. Là où les solutions grand public traditionnelles monétisent la localisation, CoMaps garantit une absence totale de suivi, d'identification des personnes et de collecte de données.L'application est transparente, sans publicité et communautaire. Disponible sur Android et iOS depuis début juillet, elle représente une option robuste pour les flottes d'entreprise ou les collaborateurs qui ont besoin de fiabiliser leurs déplacements sans compromettre la sécurité de leurs informations ni l'autonomie de leurs appareils mobiles.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.



ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet