Vous adorez les jeux de société remplis de superbes figurines ? Mais vous êtes-vous déjà demandé quel était leur véritable impact écologique au-delà des jolis discours marketing ? Dans cet épisode, nous plongeons dans les coulisses de l'industrie ludique pour démasquer le greenwashing et révéler le vrai bilan carbone de nos boîtes de jeu.
Au programme de notre enquête :
Le choc du plastique : Le bilan s'élève à 2,51 kilos d'équivalent CO2 par kilo de matière pour le PVC standard. Le constat est encore pire pour le polystyrène, qui grimpe carrément à 3,68 kilos !
Le mythe du plastique compostable : Les plastiques dits "compostables" (comme le PLA ou le PHA) ne se recyclent pas du tout dans un composteur domestique. La matière se dégrade majoritairement en CO2 et ne redevient jamais un nouvel objet utile.
L'illusion de l'impression 3D : L'impression 3D à la maison n'est pas applicable pour une production de masse à cause de l'énergie requise. De plus, elle utilise souvent des résines thermodurcissables impossibles à refondre pour être recyclées.
Les vraies solutions de l'industrie : Il existe heureusement des pistes concrètes comme le RE-Wood, composé à 80 % de résidus de bois et à 20 % de liant recyclé. L'utilisation de plastique recyclé R-ABS permet également de faire chuter les émissions à 1,04 kilo d'équivalent CO2 par kilo.
Un secteur qui se réveille : Des géants comme Games Workshop lancent des programmes de collecte, et la réglementation européenne PPWR obligera la chaîne à revoir ses emballages d'ici l'été 2026 pour intégrer la recyclabilité.
Et si la figurine la plus écologique était finalement celle que l'on ne produit pas, en optant pour de simples pions en bois ou des silhouettes en carton ?
🎧 Appuyez sur play pour repenser votre façon de jouer, et posez-vous les bonnes questions (matière, recyclabilité, fin de vie) avant de soutenir votre prochain gros projet participatif !