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    Épisode 97 : De la transgression au marché : trajectoire des sous-cultures et actualité des esthétiques cores avec Ulysse Meridjen

    21/2/2026 | 1 h 3 min
    On imagine souvent que la mode naît sur les podiums.En réalité, elle commence presque toujours ailleurs — dans une chambre d’adolescent, un club enfumé, un groupe minuscule qui s’habille d’abord pour se reconnaître avant d’être regardé.Avec Ulysse Meridjen, nous remontons le fil discret mais décisif des sous-cultures : ces communautés qui ne cherchent pas à faire tendance et qui pourtant finissent par la produire. Punk, dandysme, silhouettes japonaises ou tribus contemporaines — toutes partagent la même logique : créer un langage vestimentaire avant qu’il ne devienne un marché.Car une fois repérés, les signes circulent. La marge inspire l’industrie, l’industrie diffuse, et peu à peu la transgression devient esthétique, puis produit.Mais quelque chose a changé.Aujourd’hui, les « cores » prolifèrent à la vitesse des algorithmes : cottagecore, dark academia, Y2K… Des esthétiques très identifiables, parfois sans communauté, souvent sans durée. Peut-on encore parler de culture lorsqu’il ne reste qu’une image partagée ?Ou assiste-t-on à une nouvelle forme d’appartenance — plus visuelle que sociale, plus instantanée que vécue ?Cet épisode explore ce basculement : comment une culture devient une tendance, pourquoi certaines survivent et d’autres disparaissent, et ce que cela dit de notre rapport contemporain au vêtement, à l’identité et au collectif.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur Instagram : @decousupodcast
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    Épisode 96 : Réguler la mode : la bataille politique et les enjeux derrière la loi anti–fast fashion Avec Anne-Cécile Violland

    07/2/2026 | 1 h 7 min
    On parle beaucoup de mode responsable, d’engagement, de bonnes intentions. Mais que se passe-t-il vraiment lorsque ces intentions doivent se traduire en loi ? Et surtout : qui résiste, pourquoi, et comment ?Dans cet épisode, Décousu quitte les podiums pour entrer dans les arcanes du pouvoir. Car derrière la loi dite « anti–fast fashion » se joue une bataille bien plus vaste qu’un simple texte réglementaire : une confrontation entre urgence climatique, intérêts économiques colossaux, cadres juridiques européens, diplomatie commerciale… et réalité très concrète du travail parlementaire.Pour en parler, j’ai reçu Anne-Cécile Violland, députée de Haute-Savoie, porteuse du texte à l’Assemblée nationale, issue du groupe Horizons, et engagée sur une ligne qu’elle qualifie d’« écologie de responsabilité » — une écologie qui se veut compatible avec la compétitivité industrielle, sans renoncer à l’ambition environnementale.Ensemble, nous décortiquons ce que contient réellement cette loi, au-delà des slogans : écocontributions, restrictions publicitaires, information du consommateur, définition juridique de l’ultra-fast fashion, articulation avec la filière REP, rôle de l’affichage environnemental… mais aussi ce que la loi ne fait pas — volontairement, stratégiquement, ou faute de marge de manœuvre.Nous parlons de la tension permanente entre la France et l’Europe : peut-on avancer seul sans s’exposer à l’illégalité européenne ? Faut-il forcer l’agenda pour entraîner les autres États membres, ou au contraire attendre une harmonisation qui tarde dangereusement face à l’urgence climatique ? Et que révèle, en creux, l’avis de la Commission européenne de septembre 2025 qui juge certaines dispositions françaises incompatibles avec le droit de l’Union ?Mais surtout, nous levons le voile sur le nœud dur du dossier : les plateformes, les petits colis, les zones grises du droit douanier, et les réseaux d’influence. Comment s’exerce concrètement le lobbying dans ce type de bataille réglementaire ? Que signifie, démocratiquement, la porosité entre sphère politique et intérêts économiques ? Et que nous dit ce dossier sur la capacité — ou l’incapacité — de l’Europe à réguler des géants globaux ?Bonne écoute, et venez poursuivre la discussion sur Instagram : @decousupodcast
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    Épisode 95 : Du déracinement à la réinsertion : quand les métiers d'art agissent au service des réfugiés grâce à La Fabrique Nomade

    17/1/2026 | 51 min
    On parle souvent des gestes de la mode comme de traces délicates de culture et de style.On en parle moins comme de gestes qui s’apprennent, se transmettent, se défendent, et parfois se reconquièrent.Dans cet épisode, Décousu rencontre La Fabrique NOMADE, une initiative singulière où la couture est plus qu’un métier : c’est un espace de réinvention, d’inclusion, de dignité et de transmission. Aux côtés d’Inès Mesmar, fondatrice et cheffe d’orchestre de cette aventure, nous explorons un projet qui n’est ni une école classique, ni un simple atelier : un lieu où des artisans réfugiés et migrants retrouvent un terrain pour réapprendre à faire, à vivre un métier, à se projeter — avec technique, exigence et autonomie.La Fabrique NOMADE n’est pas seulement un dispositif d’insertion : c’est une mise en pratique du vivre ensemble à travers le geste. Joaillerie, couture, broderie, patronage, coupe à plat… chaque point, chaque patron, chaque couture raconte une histoire d’apprentissage mais aussi de résilience.Dans cette conversation, nous démêlons ce que signifie vraiment accompagner des parcours, former à des savoir-faire complexes, mais aussi créer des passerelles entre talent, reconnaissance et liberté professionnelle.Nous parlons de pédagogie — de la difficulté d’apprendre quand on n’a pas les mêmes langues ou les mêmes codes — et de la façon dont des gestes très fins (points invisibles, sous-piqûres, nervures) deviennent des marqueurs de dignité sociale.Nous évoquons aussi les relations avec les maisons : comment une alliance avec des acteurs du luxe (comme LVMH) se traduit concrètement, quelles commandes ce partenariat génère, comment il se boucle financièrement, et quelles opportunités il ouvre pour des artisans qui, hier encore, n’avaient aucun accès à ces réseaux.Et puis il y a la question universelle, plus vaste :Quel rôle l’artisanat, ce geste cultivé et humble, peut-il jouer aujourd’hui dans un secteur qui valorise souvent l’événement et l’image plutôt que la compétence ?Peut-on, à force de points main et de patience, renouer avec une mode qui soit à la fois désirable et profondément humaine ?Un épisode inspirant, sans emphase mais avec une vraie tendresse pour les métiers du faire — ceux qui transforment des vies en compétences, et des compétence en chemins professionnels durables.Bonne écoute ✨Et comme toujours, rejoignez la conversation sur Instagram : @decousupodcast
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    Épisode 94 : Dans les coulisses du costume : savoir-faire, contraintes scéniques et économie de la couture, avec l’Atelier Caraco

    03/1/2026 | 1 h 7 min
    Le costume ne se contente pas d’habiller : il soutient un geste, accompagne un souffle, résiste au temps, à la lumière, à l’effort. Sur scène comme à l’écran, il doit tout à la fois disparaître et tenir, suggérer une époque sans jamais entraver le corps qui l’anime. C’est dans cet entre-deux — entre illusion et technique, entre poésie et contrainte — que se déploie le travail de l’Atelier Caraco.Installé au cœur de Paris, l’atelier, aujourd’hui dirigé par Claudine Lachaud, est l’un de ces lieux rares où le savoir-faire couture se met au service du spectacle vivant : théâtre, opéra, danse, cinéma… mais aussi, plus discrètement, de certaines maisons de couture pour lesquelles l’atelier intervient en sous-traitance, loin des projecteurs.Dans cet épisode, nous entrons dans les coulisses d’un métier aussi exigeant que méconnu. Comment conçoit-on un costume destiné à être vu de loin, répété des dizaines de fois, dansé, parfois malmené — tout en restant historiquement juste, techniquement irréprochable et esthétiquement lisible ? Comment adapte-t-on une coupe, une structure, une matière à la scène, à la caméra, à la lumière ? Et que signifie, concrètement, “faire de la couture” quand il faut composer avec des délais serrés, des budgets contraints et des exigences artistiques parfois vertigineuses ?Avec une grande précision, Claudine Lachaud raconte la réalité quotidienne de l’atelier : car derrière l’excellence artisanale, il y a aussi une réalité plus âpre : celle de la sous-traitance pour les maisons de couture, des budgets contraints, des délais compressés, des devis à défendre, et d’un métier dont la valeur est souvent mal comprise — voire invisibilisée.Un épisode qui lève le rideau sur un pan essentiel de la création vestimentaire, là où la couture quitte le champ du pur objet pour devenir pleinement vivante — portée, éprouvée, incarnée.Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast
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    Épisode 93 : Textile, industrie et souveraineté : la mode française face à sa réalité matérielle-avec Olivier Ducatillion, président de l'Union des Industries Textiles

    20/12/2025 | 1 h 18 min
    On parle beaucoup de mode responsable, de relocalisation, de circuits courts, de souveraineté industrielle. Mais derrière les mots, une question demeure — plus concrète, presque embarrassante : reste-t-il encore une industrie textile en France ?Car la mode aime les récits, les images, les manifestes. Elle parle volontiers de valeurs, de storytelling, de désir. Mais elle parle beaucoup moins de filature, de teinture, de tissage, de confection. De machines. De territoires. D’ouvriers. Et pourtant, sans industrie, la mode n’est qu’un discours suspendu dans le vide.Pour cet épisode, Décousu reçoit Olivier Ducatillion, président de l’Union des Industries Textiles. Une voix précieuse, qui observe la mode non depuis les podiums, mais depuis ses fondations matérielles. Ensemble, nous dressons la cartographie d’une filière trop souvent invisible : du champ de lin aux ateliers, des savoir-faire préservés aux maillons disparus, des forces silencieuses aux fragilités structurelles.Impossible, bien sûr, d’éviter le choc Shein. Ce modèle ultrarapide, ultracheap, algorithmique, qui bouscule à la fois l’industrie, la distribution, l’écologie… et notre rapport même au vêtement. Que dit-il de nos failles collectives ? Est-il une anomalie ou le symptôme logique d’un système que nous avons laissé dériver ?Au fil de la conversation, une idée s’impose : le textile n’est pas qu’un enjeu économique. Il est politique, culturel, social. Il parle d’emplois, de territoires, de transmission, mais aussi de souveraineté et de responsabilité collective. Refaire de la France — et de l’Europe — un espace textile crédible : utopie nostalgique ou ambition réaliste ?Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast

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À propos de Décousu

La mode, objet de tant de désirs et de fantasmes mais également de critiques et de mépris. Faussement accessible, le milieu de la mode entretient jalousement ses mystères et ses richesses parmi lesquelles la Haute Couture. Mais que savons-nous vraiment de cet artisanat (voire Art) de luxe? Incontestablement, la Haute Couture est un pilier de notre Art de vivre à la française qui se perpétue depuis des siècles."Décousu", c'est une plongée en profondeur dans les secrets de la couture, de la création aux savoirs-faire en passant par le fonctionnement du secteur et ses avancées techniques. Qu'est-ce que la Haute Couture? D'où vient-elle? Pourquoi existe-t-elle encore aujourd'hui? A-t-elle un avenir? Autant de questions que nous abordons dans des podcasts documentaires, historiques mais également dans des épisodes spéciaux où des acteurs du secteur entrent en dialogue avec nous.Nous trouver sur instagram: @decousupodcast
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Generated: 2/24/2026 - 12:56:50 AM