Livre de Job 36
Le chapitre 36 du livre de Job met l’accent sur une thématique que souligneront beaucoup les prophètes, une certitude fondée sur l’espérance : Dieu rend justice aux pauvres. « Dieu est puissant, il ne méprise pas, il est puissant et d’un cœur magnanime. Il ne laisse pas vivre le méchant mais rend justice aux pauvres ». Du coup, maltraiter le pauvre est d’une gravité particulière car Dieu entend la plainte de l’opprimé, dit la tradition biblique depuis la sortie d’Egypte. « Sortir de soi-même, aider ceux qui souffrent – sans attendre d’avoir résolu ses propres problèmes – c’est trouver un chemin vers Dieu », souligne le théologien péruvien Gustavo Gutierrez qui s’est efforcé dans son œuvre théologique de penser Dieu à partir de l’expérience des pauvres. Job reste convaincu que Dieu est juste. Son incompréhension devant le malheur qui l’a frappé ne lui interdit pas de dire : « Vois : Dieu est grand, au-delà de notre savoir, le nombre de ses années est sans mesure », « Dieu tonne à pleine voix : Merveilles ! Il opère de grandes choses que nous ignorons ».
Ne pas maudire Dieu, réserver son jugement et rester émerveillé devant sa grandeur, voilà ce que suggère Elihou, au terme d’une longue réflexion sur l’attitude de Job. Une sorte de suspension du jugement : reconnaissance que ce qui relève de Dieu est au-dessus de notre entendement.
Psaume 63
Dans le désert ou au cœur de l’épreuve, l’âme cherche ardemment la présence de Dieu. Chaque souffle devient prière, chaque instant de silence un lieu d’écoute. La confiance en sa fidélité transforme la soif intérieure en joie profonde et en paix durable.
Évangile de saint Luc 20
Jésus ne triche pas quand il se présente publiquement, mais il doit le faire progressivement tant ce qu’il annonce est choquant pour l’assistance. Ainsi il refuse de répondre directement à la question : « Dis-nous par quelle autorité tu fais cela, ou quel est celui qui t'a envoyé, qui t’a donné cette autorité ? » Il est “l’envoyé du Père”, mais comment le faire comprendre ?
Comme à son habitude, il répond par une parabole, celle des vignerons homicides qui, après avoir tué les serviteurs venus récupérer ce qu’ils devaient à leur maître, allèrent jusqu’à tuer son propre fils. À mots couverts, Jésus annonce déjà ici le sort qui l’attend : être rejeté et mis à mort. Mais, reprenant un verset du psaume 118, il dit le sens de cette mort : « La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. »
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