
À la découverte de la plus ancienne horloge planétaire au monde
12/12/2025 | 10 min
Ce nouvel épisode est consacré à l'horloge planétaire de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Sans doute fabriquée dans le sud de l’Allemagne vers 1500, elle est aujourd'hui la plus ancienne horloge planétaire conservée au monde. Bien que considéré comme un chef-d'œuvre d'ingéniosité technique et de savoir astronomique, l’histoire de ce trésor classé Monuments historiques depuis 1944 est encore relativement mal connue. Mais à quoi sert une horloge planétaire ? Quel fut le destin de celle-ci à travers les siècles ?Pour aller plus loin, plusieurs documents numériques à voir ou à lire :Pour voir l’horloge, c’est par iciL’incroyable page du projet Chronospedia (amusez-vous !)Exemples d’autres horloges du même type, un peu plus tardives : la première conçue par Eberhard Baldewein, fabriquée entre 1555 et 1562 et conservée aujourd’hui à Kassel ; et la seconde, fabriquée entre 1563 et 1568, aujourd’hui conservée à Dresde. Enfin celle de Philipp Immser, de la même époque, conservée à Vienne.La description de l’horloge dans l’édition de 1706 du guide de Paris de Germain Brice. La bibliothèque ne conserve pas cette édition mais de nombreuses autres. La présentation d’Oronce Finé par André Thevet dans son Histoire des plus illustres et scavans hommes de leurs siècles ; avec un portrait au tome de planches. Cote à la BSG : 8 Q 513 INV 1454-1460Le petit texte anonyme de 1630, dans lequel on apprend que l’horloge a alors changé de propriétaire. Cote à la BSG : Ms. 1086 (P.1)Des ouvrages et articles d’Emmanuel Poulle, grand spécialiste de l’horloge, sont disponibles en ligne ou à la Réserve. Par exemple : Science et astrologie au XVIe siècle : Oronce Fine et son horloge planétaire, suivi de Oronce Fine et l'horloge planétaire de la Bibliotheque Sainte-Genevieve avec D. Hillard. Cote à la BSG : USUEL 0.1.8 RESLa traduction du Johannis de Dondis Paduani Civis Astrarium (Padoue, Bibliothèque capitulaire, ms D. 39) dont est tiré un extrait du texte. Cote à la BSG : FOL QB SUP 321 (1) (1-2) RESLes mécanisations de l'astronomie des épicycles : l'horloge d'Oronce Fine. Cote à la BSG : 8 QB SUP 3903 (10) RESCréditsNathalie Rollet-Bricklin (texte), Leelou Maupetit et Raphaël Laloum (voix)L'image de la vignette est extraite de l'ouvrage "Collections de la Maison de Lorraine, dix ans de recherches et de découvertes inédites" (Les Éditions du Net, 2019) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le globe céleste de Coronelli : représenter le ciel à la fin du XVIIe siècle
04/7/2025 | 8 min
Nous parlons dans cet épisode d’un objet fort imposant : un globe céleste, de plus d’un mètre de diamètre, fabriqué par le cartographe italien Vincenzo Coronelli à la fin du XVIIe siècle. Avec le globe terrestre, son pendant, ils font partie des collections de la bibliothèque Sainte-Geneviève depuis leur création. On utilise encore des globes terrestres aujourd’hui, mais qu’est-ce qu’un globe céleste, à quoi sert-il ? Quel était l’usage de ce globe à la bibliothèque, et comment a-t-il été fabriqué ?Pour aller plus loin, plusieurs documents numériques à voir ou à lire par ici :Le dossier de la BnF sur les les globes de Louis XIVLa page sur le globe céleste de l’Observatoire astronomique de Strasbourg, qui a été numérisé en 3D et que l’on peut comparer à la représentation actuelle du ciel (tout en bas de la page).La monographie très complète de Marica Milanesi sur Coronelli : Marica Milanesi, Vincenzo Coronelli cosmographer, 1650-1718, Turnhout : Brepols, 2016 (cote BSG : 4 G SUP 2721).Le catalogue de l’exposition “Vincenzo Coronelli (1650-1718) : L’immagine del mondo / The image of the world // Das Bild der Welt”, présentée à la bibliothèque Marciana de Venise, publié dans la revue Globe Studies, n. 63, 2018.Un article plus généraliste de Monique Pelletier sur Les globes dans les collections françaises aux XVIIe et XVIIIe siècles (fabrication, usage et évolution conjointement aux découvertes scientifiques) publié dans Cartographie de la France et du monde de la Renaissance au Siècle des lumières, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2002.CréditsClaire Sonnefraud (texte), Leelou Maupetit et Ivan Ramaye (voix) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Boris Vian traducteur : de Vernon Sullivan à Mademoiselle Julie
06/6/2025 | 12 min
Dans cet épisode, nous partons à la découverte d'un manuscrit acquis en 2024 par la Bibliothèque nordique : la traduction originale de Mademoiselle Julie d'August Strindberg par Boris Vian en 1952. Comment le Prince de Saint-Germain-des-Prés en est-il venu à prêter sa plume au dramaturge suédois ? Dans quelles circonstances a-t-il écrit cette traduction, encore lue et jouée aujourd'hui ?Pour aller plus loin, plusieurs documents numériques à voir ou à écouter par ici :La traduction de Boris Vian en texte intégral, édition originale de février 1952"Mademoiselle Julie" d'August Strindberg adaptée par Boris Vian avec Eléonore Hirt et Michel Piccoli, diffusée pour la première fois le 7 décembre 1952Galerie de photos prise lors d'une représentation de Mademoiselle Julie au Théâtre Babylone le 15 septembre 1952Deux articles complémentaires, l'un de Marc Lapprand sur les traductions parodiques de Boris Vian et l'autre de Jean-Marc Gouanvic à propos des ses traductions d'Alfred van Vogt CréditsAnna Svenbro (texte), Chloé Adda et Julien Bonef (voix)Citation introductive tirée de Audrey Camus, « Devenirs de Boris Vian », Europe. Revue littéraire mensuelle, n°967‑968, 2009, pp. 3‑6. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le cabinet de curiosités de l'abbaye Sainte-Geneviève
24/2/2025 | 11 min
Dans cet épisode, nous allons nous intéresser non pas à des livres mais à des objets. La bibliothèque Sainte-Geneviève conserve et expose de nouveau depuis 2011 des éléments du cabinet de curiosités de l'abbaye, implanté dans ses locaux depuis le XVIIe siècle. Complétée jusqu'à la fin du XVIIIe siècle puis progressivement dispersée, de quoi était constituée cette importante collection ? Plus généralement, qu'est-ce qu'un cabinet de curiosités ? Quelle place ces dispositifs ont-ils occupé dans le paysage intellectuel et scientifique de l'époque moderne ? Et comment investir ces collections aujourd'hui ?Pour aller plus loin, plusieurs documents numériques à voir par ici :Le Manuel du naturaliste, Duchesne et Macquer, 1770. L’exemplaire conservé à la bibliothèque a été donné par Henri Duchesne lui-même. Noter par ailleurs que Duchesne a également entrepris de décrire certains objets du cabinet hors naturalia. La première entrée du livre est par exemple “Abaque”, outil de calcul et grand classique des cabinets de curiosités. Cote à la BSG : 8 S 1 INV 1030Le Cabinet de la bibliothèque de Sainte-Geneviève par Claude du Molinet, imprimé en 1692 après sa mort et exposé dans l'actuel cabinet. Cote à la BSG : DELTA 697 RESLa très longue description de plusieurs espaces de l’abbaye dont le cabinet dans la Description de la ville de Paris par Germain Brice, 1706. La BSG ne conserve pas cette édition mais de nombreuses autres. Topographia galliae, t.1, églises Saint-Étienne-du-Mont et Sainte-Geneviève au milieu du XVIIe. On voit, à droite de l’église Saint-Étienne-du-Mont, l’église de l’abbaye accolée aux bâtiment conventuels et à droite, la porte qui donne vers la cour intérieure. Cote à la BSG : FOL G 80 INV 106 RESQuelques objets du cabinet numérisés : la maquette de L'Aurore, en prêt au Musée de la Marine ou l'embout de pipe nord américain de l'Époque moderne, visible à la bibliothèque. CréditsMarion Piecuck (texte), Laurence Millet et Marion Piecuck (voix) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

En route, à table ! À la découverte d'un guide culinaire méconnu des années 20
08/11/2024 | 11 min
Le dixième épisode d’« À livre ouvert » est consacré à une collection de guides de voyages : la France gastronomique, commencée en 1921 par deux passionnés de gastronomie, Marcel Rouff et Curnonsky. Chaque numéro, consacré à une région et son patrimoine culinaire, livre recettes et adresses à ne pas manquer. Le style plein de facétie des auteurs et les nombreuses illustrations satiriques qui parsèment les ouvrages en font, plus que de simples brochures touristiques, un savoureux témoignage de l’âge d’or du voyage gastronomique.D'autres ouvrages des deux auteurs sont présentés dans l’exposition « À lire et à manger », visible jusqu'au 14 décembre 2024 dans le hall de la bibliothèque.Pour aller plus loin, plusieurs documents numériques à voir ou à écouter par ici :Le premier tome de la France Gastronomique, dédié au Périgord (1921)Le guide Michelin : Belgique, Luxembourg, pays rhénans, sud de la Hollande pour l'année 1926Les extraits d’archives utilisés dans l’épisode proviennent de l’enregistrement en 1954 d’une compilation intitulée « Madame est servie ». Des cuisiniers de restaurants étoilés comme Raymond Oliver ou Emma Brunel racontent la recette d’un plat phare de leur terroir. Dans l’extrait utilisé, Curnonsky introduit la deuxième partie de l’enregistrement, dédiée aux menus régionaux.L’épisode du 25 décembre 2022 de l'émission « On va déguster » sur France Inter, consacrée à CurnonskyUn extrait de l’émission « Si Paris a bonne mémoire », dans laquelle Curnonsky évoque en 1951 sa vision de la cuisine française. CréditsAntoine Boustany (texte), Louis Genton et Leelou Maupetit (voix) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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