Dans cet épisode, je reçois Yaëlle, 37 ans, maman de 4 enfants âgés de 4 à 15 ans.
Après 20 ans de vie commune, elle traverse une séparation très récente, survenue il y a seulement deux mois. Une séparation qu’elle n’avait jamais envisagée pour sa vie de famille, mais qui s’est imposée à elle comme une nécessité.
Depuis plusieurs mois, son conjoint traversait une dépression, impactant profondément l’équilibre du couple et de la famille. Peu à peu, la relation est devenue de moins en moins saine, jusqu’à atteindre un point de rupture.
Pendant des mois, Yaëlle a essayé de tenir, de comprendre, d’accompagner et de préserver sa famille. Mais après avoir porté, soutenu et tenté de maintenir l’équilibre, une évidence s’est imposée : elle ne pouvait plus continuer ainsi.
“Ce n’était pas mon projet de vie de me séparer. Mais ce n’était plus possible pour moi ni pour mes enfants.”
Dans cet échange, Yaëlle raconte la violence des premiers jours après la séparation : la brutalité du changement, l’arrêt soudain d’une vie construite pendant 20 ans, et la difficulté de réaliser ce qui est en train d’arriver.
Elle partage aussi un paradoxe souvent peu visible : être celle qui prend la décision tout en ayant le sentiment profond de subir elle aussi cette séparation.
Parce que lorsque l’autre traverse une maladie ou une profonde fragilité, celui ou celle qui pose une limite peut vite être perçu comme “la personne qui part”, celle qui abandonne ou qui décide froidement.
Mais la réalité est souvent bien plus complexe.
Nous parlons ensemble :
• des débuts d’une séparation récente
• du poids de la culpabilité et du regard extérieur
• de la difficulté à accepter qu’on ne peut pas sauver l’autre
• de la charge mentale du parent stable, celui qui continue d’assurer le quotidien et la sécurité émotionnelle des enfants
Yaëlle met aussi des mots sur cette injonction silencieuse à rester forte.
Quand on est perçue comme celle qui tient debout, qui organise et qui sécurise, on peut avoir l’impression de ne pas avoir le droit de craquer.
“Je suis celle qui paraît forte, donc j’ai l’impression que je n’ai pas le droit d’aller mal.”
Un épisode sincère et puissant sur les séparations qui ne relèvent pas d’un choix de confort, mais d’une nécessité vitale pour soi et pour ses enfants.
Bonne écoute.
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