« On sert un Dieu parfait… avec des hommes imparfaits. »Dans cet échange, Davidson Brene raconte son parcours de musicien d’église, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui. Issu d’une famille profondément musicale — un père guitariste, une mère cheffe de chœur — il grandit littéralement entouré d’instruments. Très jeune, il commence à jouer à l’église, d’abord pour l’école du dimanche, avant de se diversifier entre piano, batterie, basse et d’autres instruments, qu’il apprend principalement en autodidacte. Davidson explique que son église lui a inculqué très tôt une vision exigeante du service : jouer n’était pas juste jouer, mais répondre à un appel spirituel. Cela a fortement influencé ses choix de vie, notamment ses fréquentations, ses comportements ou la manière dont il gère son rapport au monde. Pourtant, ce qu’il vivait enfant comme une évidence est devenu plus difficile à l’adolescence, quand les influences extérieures ont commencé à se confronter à la rigueur du ministère.Sa compréhension du service a évolué récemment. Il explique qu’il a mis du temps à comprendre que « jouer pour Dieu » ne signifie pas simplement jouer de la musique chrétienne, mais servir les gens. Selon lui, c’est en les aidant à entrer dans une ambiance spirituelle propice que Dieu est glorifié. Cette révélation a complètement transformé sa manière de se préparer pour un culte : plus de prière, plus de méditation, plus d’écoute de Dieu, mais aussi une recherche d’une cohérence musicale fine. Il raconte comment la pertinence des sons (pads, brasses, bells, pianos) doit aligner atmosphère spirituelle et direction du culte.Davidson partage aussi sa routine musicale, moins intense qu’avant à cause des responsabilités d’adulte, mais encore rythmée par des séances de pratique, de relevés et de recherche de nouvelles sonorités. Il évoque également son expérience dans le milieu séculier, où il a accompagné des artistes ; une expérience enrichissante, qui professionnalise, pousse à la rigueur et offre de nouveaux défis.L’entretien aborde ensuite les difficultés rencontrées à l’église : manque de moyens techniques, manque de formation, incompréhensions, excès de zèle mal accompagné… mais aussi les joies uniques, comme voir des personnes touchées spirituellement par la musique. Il insiste : le ministère n’est pas un rêve facile, il expose à l’ingratitude, aux critiques, à la fatigue. Mais rien ne vaut le fait de voir que des vies peuvent être impactées par ce que l’on joue.Son conseil à ceux qui veulent se lancer : comprendre bibliquement ce qu’est réellement le service, chercher Dieu, connaître les réalités du ministère, et accepter que servir implique amour, pardon, maîtrise de soi et sacrifice. Selon lui, la musique a un pouvoir spirituel réel — un pouvoir qu’il ne faut pas sous-estimer.rejoins-nous sur instagram @musiciendeglise