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Musicien d'Eglise

Sibbecai
Musicien d'Eglise
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28 épisodes

  • Musicien d'Eglise

    « L’église, c’est le meilleur centre de formation musicale que je connaisse. » - Kevin POLISSAINT

    06/03/2026 | 49 min
    « Je ne suis pas passionné de basse, je suis passionné de musique. »
    Kevin Polissaint est bassiste, directeur musical et passionné de musique avant tout. Né dans une famille haïtienne en France, il grandit à l’église et découvre très tôt l’univers musical sans jamais imaginer que cela pourrait être pour lui. Pour Kevin, la musique était « un autre monde », un langage inaccessible… jusqu’au jour où une camarade de classe joue de la guitare après seulement deux semaines d’apprentissage. Ce déclic change tout : s’il est possible pour elle, alors c’est possible pour lui.
    Il commence par la guitare acoustique, apprend en autodidacte via YouTube, l’écoute et le relevé de morceaux. Rapidement, son oreille est attirée par la basse. À 12-13 ans, il demande son premier instrument et s’engage pleinement dans la musique d’église, pour l’église. Sans cours formels, il progresse grâce aux conseils d’anciens, aux répétitions, aux réunions du samedi matin, et surtout à la pratique constante en contexte réel.
    Kevin insiste sur un point fort : l’église est un des meilleurs centres de formation musicale. Elle forge l’oreille, l’adaptation, la capacité à jouer sans partition, à comprendre rapidement une structure harmonique et à accompagner une assemblée. Très jeune, il intègre les équipes, joue avec la jeunesse, puis commence à être sollicité dans d’autres églises et séminaires.
    Son vrai tournant arrive lorsqu’il quitte son cadre haïtien très orienté compas pour rejoindre un environnement gospel plus exigeant. Là, on lui demande d’observer avant de jouer. Pendant plusieurs mois, il regarde, analyse, comprend les intentions musicales. Cette étape transforme sa vision : il ne s’agit plus seulement de jouer des notes, mais de comprendre ce que la musique veut produire comme atmosphère et émotion.
    Kevin développe alors une écoute analytique : basse, batterie, piano, guitare, intentions, espace sonore. Il se définit davantage comme passionné de musique que comme simple bassiste. Il travaille surtout par l’écoute : un groove le touche, il prend sa basse pour l’intégrer dans son jeu. Ce n’est pas la discipline mécanique qui le motive, mais l’émotion musicale.
    Sur l’évolution de la musique dans l’église, Kevin est lucide. Il se réjouit de voir plus de jeunes musiciens, mais constate aussi une perte de richesse culturelle et harmonique. Selon lui, beaucoup d’églises peinent à attirer des musiciens parce qu’elles ne font plus rêver : pas de répétitions, mauvaise sono, peu de structure. Les musiciens vont là où il y a une vision, du matériel, des ears, des séquences et une vraie préparation.
    Il aborde aussi le lien profond entre musique et spiritualité. Pour lui, la musique n’est jamais neutre : elle transporte toujours quelque chose. La louange n’est pas seulement un moment, mais un style de vie. Ce que tu joues doit être cohérent avec ce que tu vis.
    Pour Kevin, un musicien d’église est quelqu’un de conscient de sa responsabilité : les gens ne doivent pas repartir comme ils sont venus. Cela implique une préparation musicale, mais aussi personnelle et spirituelle.
    Enfin, son conseil clé pour les jeunes : avoir l’audace d’aller vers les anciens, gagner du temps par la transmission. Et pour les plus expérimentés : ouvrir la porte, coacher, transmettre, pour que l’œuvre continue et que la génération suivante soit mieux équipée que la précédente.Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise
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    « Quand on m’a retiré le piano, on m’a retiré ma motivation. Et là, j’ai compris que quelque chose devait changer. »

    27/02/2026 | 1 h 1 min
    « Notre mission, c’est d’être un pont entre les anciennes générations et les outils d’aujourd’hui. »
    Jonathan Valentin, alias John V, est pianiste, compositeur et directeur musical, fils du pasteur Valentin. D’origine haïtienne, il grandit littéralement dans l’église, où il touche ses premières notes dès l’âge de 4 ou 5 ans. À l’époque, il n’y a même pas de musiciens : tout se fait a cappella. Un jour, sa mère l’entend jouer une petite mélodie au piano et décide qu’il jouera le dimanche suivant à l’église. C’est le début d’une vocation.
    Il commence sur l’orgue avant le piano, avec pédalier. Très tôt, son père décèle son potentiel et l’inscrit au solfège. Même si la théorie semble d’abord éloignée de la pratique de l’église, elle lui donnera plus tard un énorme avantage : comprendre le langage musical, communiquer avec d’autres musiciens, structurer son jeu et ses arrangements.
    Son évolution passe aussi par les rencontres. Grâce à son frère et à des musiciens comme Clark, il découvre les fat chords, les transitions, les couleurs harmoniques et développe une vraie oreille gospel. Ensuite, il élargit son univers avec le compas, le zouk, le R&B et la production musicale en studio. Avec ses cousins du groupe Original H, il apprend la MAO, le clic, la quantisation et la rigueur du studio, très différente du live.
    À l’église, John V n’est pas seulement pianiste : il devient directeur musical. Il prépare les morceaux, les séquences Ableton, les structures, les intros, les transitions, les cues. Comme il joue souvent seul, la technologie devient pour lui un moyen de créer une “band” virtuelle avec basses, guitares et pads.
    Il distingue clairement deux choses : bosser ses chants pour le dimanche et bosser son instrument. Le premier consiste surtout à écouter, relever et structurer. Le second, c’est se confronter à des morceaux difficiles, décortiquer chaque accord, chaque mouvement, jusqu’à “se faire mal à la tête” pour progresser.
    Sur le plan humain et spirituel, John V parle sans filtre. À une période de sa vie, après une faute personnelle, on lui interdit de jouer à l’église. Pour lui, c’est violent : on lui enlève ce qui le faisait venir. Il s’éloigne alors de l’assemblée. Mais ailleurs, il découvre une autre approche : accompagner sans écraser, restaurer sans priver de service. Cette étape lui fait comprendre que venir à l’église uniquement pour jouer ne suffit pas, mais que la musique peut être un pont vers quelque chose de plus profond.
    Aujourd’hui, avec sa femme Alisson, il voit leur ministère comme un pont entre générations, entre traditions et technologies. Leur but : servir, élever le niveau musical, garder l’âme gospel tout en utilisant les outils modernes pour toucher l’assemblée.
    Pour John V, un musicien d’église, c’est avant tout quelqu’un de passionné, travailleur, qui veut progresser et servir. La musique n’est pas juste une performance, c’est un moyen de connecter, d’inspirer et d’emmener l’église plus loin.

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  • Musicien d'Eglise

    « Tout travail mérite salaire : prie pour moi, mais paie-moi aussi. » - Moise CHERY

    20/02/2026 | 52 min
    « Il y a deux choses à savoir sur moi : j’aime Jésus et je suis haïtien. »
    Dans cet entretien, Moïse CHERY — alias Shad MC — retrace son parcours de musicien autodidacte, chanteur, multi-instrumentiste et chef de chœur actif depuis près de trente ans dans le gospel urbain. Issu d’une famille haïtienne où la musique et la foi se mêlent intimement, il raconte ses débuts à l’église, ce premier chant qui a été un déclic spirituel et artistique : la « lumière » qui s’allume et lui révèle sa vocation.
    Son apprentissage a été exigeant : sans solfège ni Internet, il a appris « note par note », en s’entraînant deux heures par jour, façonnant une oreille et une discipline qui deviendront ses plus grandes forces. Être autodidacte, dit-il, c’est apprendre à s’arracher, à développer une sensibilité unique.
    Très attaché au collectif, Moïse insiste sur l’importance du partage : la musique ne vit que si elle est transmise. C’est ce qui l’a conduit à créer des groupes, enseigner la musique et diriger des chorales — par passion pour les gens, pas pour la gloire. Il raconte notamment avoir donné des cours à La Courneuve pendant dix ans, y compris à des artistes comme Amel Bent.
    Sa vision du « musicien d’église » est claire : c’est celui dont le ministère est consacré à l’adoration. Mais il reconnaît aussi la tension entre service spirituel et réalité économique. Ayant lui-même été intermittent du spectacle, il aborde sans détour la précarité des artistes chrétiens : selon lui, il n’existe pas encore de véritable « économie gospel » en France. Pour que la musique chrétienne progresse, il faut créer une industrie, rémunérer équitablement les musiciens, et repenser le rapport de l’Église à l’argent : « Tout travail mérite salaire ».
    Il plaide pour une mentalité nouvelle, où payer un musicien n’est pas une offense à la foi mais une façon concrète de le bénir. L’église, dit-il, devrait être gérée aussi sérieusement qu’une entreprise : budgets, salaires, investissements, tout en gardant la spiritualité au centre.
    Spirituellement, il témoigne d’un moment marquant : une femme chantant « mal » mais avec un cœur pur, qui lui a révélé ce qu’est la vraie adoration. Pour lui, la technique ne doit jamais éclipser la dimension spirituelle : « Tu peux être très technique et ne toucher personne, mais une seule note ointe peut te faire tomber. »
    Il conclut avec humilité et lucidité : servir Dieu dans la musique, c’est un appel exigeant. Il aurait aimé qu’on le prévienne plus tôt de la difficulté du chemin — la solitude, les critiques, les luttes — mais il persévère, convaincu que la foi et la musique ne font qu’un chemin.

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  • Musicien d'Eglise

    "Choisir la bonne part, c’est placer ses efforts au bon endroit." - Sibbecai

    13/02/2026 | 24 min
    "Tu peux faire beaucoup… sans faire ce qui compte vraiment."
    Dans cet épisode, Sibbecai partage son parcours de musicien d’église et une réflexion profonde qui a transformé sa manière de servir : apprendre à “choisir la bonne part”.
    Il raconte comment il a commencé très jeune le piano pour servir à l’église. Au départ, son objectif était clair : accompagner le culte. Cette vision l’a fait progresser rapidement. Puis, avec le temps, l’oreille s’est développée, la technique aussi, et il a fini par jouer sans vraiment se préparer. Tout semblait fonctionner… mais intérieurement, il stagnait.
    Petit à petit, le service est devenu une routine. Jouer le dimanche a remplacé le travail personnel. Il ne progressait plus, répétait les mêmes accords, les mêmes chants. Comme tout le monde était satisfait, il n’y avait aucune raison apparente de se remettre en question. Il a alors commencé à se cacher derrière de bonnes excuses : manque de temps, engagements, travail, famille, projets musicaux, activisme dans l’église.
    Le problème, explique-t-il, c’est que la vie ajoute toujours des choses, mais rien ne s’enlève tout seul. Sans décision claire, on finit occupé sans être productif.
    Il s’appuie ensuite sur l’histoire biblique de Marie et Marthe : Marthe est agitée par beaucoup de choses, mais Marie choisit l’essentiel. De là naît cette idée forte : être actif ne veut pas dire être efficace. On peut faire beaucoup sans faire ce qui compte vraiment.
    Dans les églises modernes, surtout petites ou moyennes, on veut souvent tout faire : musique, vidéo, réseaux sociaux, son, lumière, communication, live, esthétique… Mais peu de personnes portent énormément de responsabilités. Résultat : on court partout, on s’épuise, et parfois on néglige l’essentiel : la transformation des vies.
    Il introduit la loi de Pareto : 20 % des efforts produisent 80 % des résultats. La vraie question devient alors : sur quoi devons-nous réellement investir notre énergie ? Une vie transformée a plus d’impact qu’un beau post Instagram. Un musicien qui travaille ses bases a plus d’impact que quelqu’un qui imite mal les tendances.
    À travers l’image de David et Goliath, il rappelle qu’il ne faut pas porter l’armure des autres. Ce ne sont pas les outils qui font la différence, mais la personne qui les utilise. Ce n’est pas le micro qui fait la voix, ni le clavier qui fait le pianiste.
    Enfin, il invite chaque musicien et serviteur à revenir à l’essentiel : chercher premièrement le royaume de Dieu, placer ses efforts au bon endroit, travailler avec intention, et choisir ce qui transforme plutôt que ce qui impressionne.
    👉 Choisir la bonne part, c’est arrêter de courir partout et commencer à construire en profondeur.
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    « Je ne peux pas jouer quelque chose que je n’ai jamais vécu avec Dieu. » - Didier NEMORIN

    06/02/2026 | 49 min
    « Le piano, ce n’est pas qu’un instrument : c’est une langue. »
    Dans cet épisode, Didier NEMORIN – pianiste, musicien d’église et cofondateur d’une école de formation musicale (Gospel Evolution) – partage un témoignage profondément ancré à la fois dans la musique et dans la foi. Issu d’une famille très mélomane, il baigne dans la musique depuis l’enfance, entre une mère chanteuse gospel et un entourage proche de musiciens chevronnés. Très tôt, il développe une sensibilité musicale forte, davantage par l’oreille et l’observation que par la lecture.
    Son parcours est marqué par une relation conflictuelle avec le solfège, souvent assimilé à tort à la seule lecture de partitions. Cette difficulté l’amène à s’éloigner du piano pendant plusieurs années, au profit du sport. Pourtant, l’instrument ne le quitte jamais vraiment. Le déclic survient lorsqu’il est appelé presque par surprise à jouer à l’église. Malgré ses doutes et son sentiment d’illégitimité, il accepte et se lance, apprenant sur le tas, cherchant seul, puis se formant progressivement grâce à son frère Derrick, qui devient son principal mentor.
    Didier raconte comment cette transmission fraternelle accélère sa progression et l’amène à des expériences musicales variées : groupes, concerts, arrangements, collaborations artistiques. Mais au-delà de la technique, c’est sa vision spirituelle de la musique qui marque profondément l’épisode. Pour lui, la musique n’est pas neutre : le son traverse les barrières du cerveau et agit directement sur les émotions et même sur la prise de décision. Le musicien devient alors un messager, conscient d’un impact qui dépasse largement la performance musicale.
    Il explique l’importance de la préparation spirituelle avant de jouer, notamment en confrontant les paroles chantées à sa propre vie. Il insiste sur la cohérence entre ce que l’on joue, ce que l’on vit et ce que l’on transmet. Selon lui, le son communique parfois plus que les mots, et la musique participe à des réalités spirituelles invisibles, notamment dans certains contextes missionnaires.
    Didier développe également une approche originale de l’apprentissage musical : la musique est une langue. Comme une langue parlée, elle peut s’apprendre par l’écoute, l’imitation et l’expression personnelle, avant même la lecture. Cette révélation change radicalement son rapport au piano et devient la base de sa pédagogie.
    C’est cette conviction qui conduit Didier et son frère à fonder une école de formation, après un véritable appel spirituel qui les pousse à quitter des situations professionnelles stables. Leur objectif : lever une génération de musiciens et d’adorateurs formés, intentionnels, alignés spirituellement et musicalement.
    Enfin, Didier déconstruit une idée très répandue dans le milieu chrétien : le « don de la musique ». Pour lui, la Bible ne parle pas de don musical, mais de talents à développer par le travail, la discipline et la persévérance. Le vrai talent, selon lui, réside dans l’amour profond pour la musique et la fidélité dans le processus.

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À propos de Musicien d'Eglise

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Generated: 3/10/2026 - 12:46:37 PM