L'écho des gynécos
Fonds pour la Santé des Femmes

Dernier épisode
14 épisodes
- Dans ce 1er épisode consacré au cancer du sein, la parole est donnée au Professeur Vincent LAVOUÉ, chef de service de gynécologie au CHU de Rennes.
On apprend que le cancer du sein touche 1 femme sur 8. Le dépistage national, organisé depuis 2004, pour les femmes ne présentant ni symptômes ni facteurs de risque particuliers, permet de détecter 8 cancers pour 1000 femmes diagnostiquées. Malheureusement, seulement 46% des femmes de cette tranche d'âge, femmes qui n'étaient pas considérées comme à risque, profitent de ce dépistage.
Pour les autres femmes, dites à risque, le dépistage sera souvent indiqué et les modalités précisées selon le degré du risque.
Parmi les facteurs non modifiables qui impliquent un surrisque, on peut évoquer les premières règles à un âge précoce, une ménopause tardive.
Parmi les facteurs de risque modifiables, citons le tabac, l'alcool, la sédentarité, le surpoids, l'obésité.
Avec une hygiène de vie parfaite, on estime aujourd'hui que 40% des cancers du sein seraient évitables.
Parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, l'autopalpation mammaire n'est plus préconisée.
En revanche, une bonne observation de ses seins est recommandée. Et en cas de la moindre modification, grosseur, écoulement, il est recommandé de consulter dans les meilleurs délais.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Oui les femmes sont concernées par les maladies cardiovasculaires ! Elles ne sont pas l'apanage des hommes.
Le saviez-vous ? Une femme meurt toutes les sept minutes en France d'une maladie cardiovasculaire. 33% des décès se produisent avant 65 ans.
Mais, petite lumière d'espoir, huit décès sur dix sont évitables.
Ecoutons attentivement le docteur Stéphane Manzo-Silberman, cardiologue à l'Institut de cardiologie Hôpital de la Pitié-Salpêtrière et responsable pédagogique du diplôme universitaire Pathologie cardiovasculaire de la femme Sorbonne Université.
Moment de la première contraception, moments de la grossesse et de la ménopause... Pour la femme, retenons que plusieurs périodes vont être clés pour son cœur. C'est pourquoi, chaque femme doit être actrice de sa santé. Elle ne doit pas hésiter à faire circuler les informations entre les différents experts qui l'accompagnent.
Un certain nombre de facteurs sont à l'origine de ce risque : une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, la dyslipidémie (concentration anormale de lipides dans le sang), l'hyperglycémie, l'hypertension artérielle, l'obésité, le tabagisme, l'insuffisance rénale et la génétique dans le cadre de l'hypertension, par exemple.
Chaque femme peut présenter un ou plusieurs facteurs de risque. Il est important de les identifier afin de pouvoir, quand c'est possible, les corriger. Tout au long de sa vie, il est nécessaire de connaître certains indicateurs comme son poids, sa tension artérielle, sa glycémie, son cholestérol, son périmètre abdominal.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Connaissez-vous le SGUM, le Syndrome de la sphère Génito-Urinaire de la Ménopause ?
Savez-vous qu'il est lié à la baisse de 80% des œstrogènes, baisse qui fragilise les muqueuses, perturbe le microbiote, modifie le pH .. et entraîne, notamment, infections urinaires et sècheresses vaginales ?
Savez-vous qu'il existe plusieurs réponses thérapeutiques efficaces ?
Parmi elles...
Ies lubrifiants qui réduisent l'inconfort, des hydratants vaginaux sous forme d'ovules ou de gel à base d'acide hyaluronique qui améliorent l'élasticité des tissus, les traitements locaux à base d'œstrogènes sous forme de crème, d'ovules, d'anneaux vaginal ou encore le laser, possible dans une centaine de centres en France.
Et aussi, le traitement hormonal de la ménopause, comme nous l'avons évoqué à plusieurs reprises, sous certaines conditions.
Chaque patiente est unique et seule une discussion approfondie et éclairée avec le gynécologue ou le professionnel de santé permettra de trouver les réponses adaptées à chacune.
Ne pas oublier qu'il existe des facteurs aggravants sur lesquels chacune peut agir. Il s'agit des douches vaginales, de l'alcool et du tabac.
Merci au docteur Carole MAÎTRE, gynécologue et médecin du sport à l'INSEP ainsi qu'au docteur David HAMID, chirurgien gynécologue au groupe hospitalier Saint-Vincent à Strasbourg, administrateur du FSF et du CNGOF, pour leur participation à cet épisode de L'Écho des gynécos, le podcast proposé par le Fonds pour la santé des femmes - FSF, en partenariat avec le Collège national des gynécologues obstétriciens français - CNGOF.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Une étude américaine sur un traitement hormonal de la ménopause, publiée au début des années 2000, étude qui comportait de nombreux biais, a suscité beaucoup de méfiance de la part des patientes et des professionnels de santé au regard de risques potentiels de cancer du sein et de risques cardiovasculaires.
La conséquence : pendant les vingt ans qui ont suivi, le THM a été peu prescrit même si se développait une prescription de THM à la française associant la prescription d’œstrogène naturel administré par voix percutanée associée à de la progestérone naturelle micronisée.
Ce traitement commencé très tôt, au début de la ménopause, a démontré une réduction du risque thromboembolique, soit la formation d’un caillot de sang dans un vaisseau, et un risque très faible de cancer du sein, en l’absence de facteurs de risques, les 5 premières années.
Aujourd’hui, la communauté médicale estime que la balance bénéfice-risque penche vers les bénéfices lorsqu'on utilise le traitement au début de la ménopause.
Sa prescription doit être faite après qu’un bilan cardiovasculaire, osseux, carcinologique (cancer) a été fait en début de ménopause et dans les années suivantes.
La durée du traitement doit être réévaluée chaque année pour chaque patiente concernée.
Ne pourront se voir prescrire ce traitement, les femmes qui ont eu un cancer du sein, un accident artériel, un infarctus du myocarde, un syndrome coronarien aigu ou un accident vasculaire cérébral ischémique.
Le point avec Geneviève PLU-BUREAU, Professeure de gynécologie médicale à Port-Royal - Paris.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Le risque d'ostéoporose est en grande partie lié à notre terrain génétique, mais il peut être augmenté pour toutes les femmes au moment de la ménopause.
En effet, le déficit en œstrogène va dégrader le tissu osseux.
Il est important de procéder à une densitométrie osseuse ou ostéodensitométrie en début de ménopause pour pouvoir connaître l'état de ses os.
Se souvenir que la supplémentation en œstrogène présente deux avantages : elle bloque la perte osseuse et permet de conserver un tissu osseux de qualité qui est lui-même dégradé par la perte osseuse.
Pour toutes, penser à absorber suffisamment de produits laitiers pour assurer ses besoins en calcium, maintenir une bonne activité physique et un apport suffisant en vitamine D.
Et surtout, ne pas hésiter à évoquer la question avec son médecin.
Cet épisode a été réalisé avec le Professeur Florence Trémollieres, responsable du Centre de Ménopause au CHU de Toulouse.
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À propos de L'écho des gynécos
L' écho des gynécos ouvre sa deuxième saison avec 5 épisodes destinés à informer de façon précise et pragmatique les femmes sur leur santé.Parce que moins de 3 femmes sur 10 se sentent tout à fait informées sur la prévention, le dépistage, la fréquence de suivi et 2 femmes sur 10 sur l’évolution de la santé au cours de la vie, le Fonds pour la Santé des Femmes (FSF) propose cette nouvelle prise de parole, rigoureuse et actualisée, avec le concours des meilleurs experts du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), une autorité scientifique reconnue, principale société savante de gynécologie et obstétrique à forte visibilité.Le contenu du podcast l'écho des gynecos s'appuie sur une relecture rigoureuse et un comité éditorial garantissant l’indépendance et la qualité des contenus.Parce que certains sujets sont encore tabous (endométriose, ménopause, sexualité, santé mentale...), l'écho des gynécos prend la parole de façon pragmatique, décomplexée, positive, en tendant son micro, d'abord et toujours, aux principales concernées, les femmes.Ce podcast bénéficie du soutien de Julie GAYET, marraine du Fonds pour la Santé des Femmes (FSF). Il bénéficie aussi du soutien financier de Nos épaules et vos Ailes, fonds de dotation créé par GPMA.Production : Fonds pour la Santé des Femmes avec le CNGOF. Coordination FSF : Yahn Rouquet. Production exécutive : Podcasters media. Réalisation : Carole Renucci. Illustration : Manon Dubuis. Music : CDM music Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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