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  • La Story Nostalgie

    Zucchero & Paul Young : Le duo qui a fait voyager le rhythm and blues italien

    28/04/2026 | 3 min
    À la fin des années 80, Zucchero n’est plus le type qu’on ne remarquait pas, au début, lors du Festival de Sanremo. En Italie, il a trouvé son public, ses disques se vendent, et surtout, il a imposé quelque chose de nouveau : du rhythm and blues chanté en italien.

    En 1987, il a ainsi sorti un album déterminant dans sa carrière : Blue’s. L’album marche très fort dans la péninsule, et parmi les titres, une ballade passe particulièrement bien à la radio : “Senza una donna”.

    Mais comme souvent à l’époque, la chanson n’est pas arrêtée à la frontière que par les Alpes. Elle tourne en Italie, elle accompagne les soirées, elle passe dans les voitures, mais elle ne sort pas vraiment du pays.

    Pourtant, Zucchero commence à fréquenter les circuits internationaux, les studios, les musiciens de passage. C’est dans ce contexte qu’il croise Paul Young, une des voix immédiatement reconnaissables en Angleterre, un chanteur qui a déjà installé des succès dans toute l’Europe, il était déjà à l’affiche du Live Aid, en 1985.

    Zucchero lui fait entendre “Senza una donna”. La mélodie, la structure, l’émotion, tout est déjà là. Il ne lui manque qu’une porte d’entrée pour le public qui ne comprend pas l’italien.

    Tout va très vite : la chanson est réenregistrée en anglais, et surtout, en duo. Le texte est adapté, sans trahir l’idée originale, chacun gardant sa manière de chanter.

    La chanson entre dans les playlists des radios anglaises, puis européennes. Et très vite, c’est le tube.

    Ce qui frappe, c’est que rien n’a été recalibré pour “faire plus international”. La progression est la même, l’atmosphère aussi, et la voix de Zucchero reste intacte, avec ses aspérités. Simplement, cette fois, elle dialogue avec celle de Paul Young, et c’est ça qui donne à la chanson son ticket d’entrée dans les radios et les télés.

    Pour Zucchero, c’est un basculement plus que professionnel. C’est toute sa vie qui s’en trouve bouleversée. Lui qui, adolescent, chantait des titres américains en phonétique dans des salles des fêtes de Reggio Émilie, se retrouve avec une chanson que des publics étrangers reprennent, comprennent, s’approprient. Le trajet s’est inversé.

    Pour la première fois, une de ses chansons ne reste pas en Italie : elle circule comme celles qu’il écoutait, seul, des années plus tôt, sur le tourne-disque fatigué, dans sa chambre d’adolescent. C’est vrai qu’il n’y a de vent favorable pour ceux qui savent où ils vont.
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    Zucchero : Le piano désaccordé et la revanche du « Petit Sucre » de Sanremo

    27/04/2026 | 4 min
    Février 1982, tous les Italiens sont devant leur poste de télévision pour regarder, comme chaque année, le festival de la chanson de Sanremo. Alors ils sont tous là ou presque, les Albano et Romina Power avec leur sourire ultra brite et leurs gestes répétés au millimètre, et puis aussi Bobby Solo qui est une immense star. Comment vous le situer, il plairait autant aux admiratrices de Cloclo que Julien Clerc et Michel Polnareff.

    Et, pendant que ces grosses machines soulèvent une fois de plus l’admiration du pays, un inconnu attend son tour nerveusement derrière le rideau. Il se nomme Adelmo Fornaciari mais tout le monde l’appelle depuis qu’il est gamin, Zucchero. Qui veut dire “sucre”, vous le savez, un diminutif affectueux que son institutrice utilisait pour désigner le gros nounours en sucre qu’il était déjà.

    Et ça lui est resté, même quand il a quitté sa belle région de Reggio Emilia, entre Milan et Bologne. Ah c’est à lui, on l’annonce ! Zucchero entre sans ovation, car qui pour connaître son nom parmi les 2000 spectateurs dans la salle. L’artiste de 26 ans se lance avec tout son cœur, porté par l’orchestre qui a immédiatement attaqué l’intro. Mais trois minutes plus tard, il quitte la scène comme il y est entré : sans laisser de traces. Le lendemain, il achète les journaux dont il parcourt les pages avec une attente injustifiée : rien sur lui. Même pas une photo floue, ni de dos, il faut dire que la chanson d’Alabano et Romina Power est promise à une certaine postérité… et puis il y avait Kiss, les Stray Cats, Marianne Faithfull et Johnny Hallyday aussi …

    Et pourtant l’année suivante, en 1983, Zucchero est de retour à Sanremo. Même couloirs étroits en coulisses. Même odeur de laque et de projecteurs chauds. Et encore une fois, il disparaît dans le programme.

    Entre ces passages, il écrit pour des refrains pour d’autres interprètes qui, eux, passent à la radio. Petite consolation d’entendre ses mots sur les ondes pendant que lui, il roule sur l’autostrada, seul, entre deux petits concerts.

    Et puis, vient 1984. Sa femme le quitte. Zucchero reste quelques jours dans l’appartement, puis il ferme tout après avoir plié quelques vêtements dans une valise. Il remonte vers la maison de ses parents, près de Reggio Emilia. Là-bas, pas de scène, pas de plancher en bois, plutôt le carrelage froid de la cuisine et de la salle à manger où se trouve, quand même, un piano droit.

    Ooh le bois a travaillé, et les cordes aussi. Certaines touches n’ont plus vu l’accordeur depuis longtemps mais, à force de traîner son cafard, Zucchero finit par s’asseoir et jouer. Puis avec les jours, il se remet à composer, non pas pour s’occuper l’esprit, penser à autre chose, mais pour comprendre ce qui lui est arrivé et ce qu’il a, peut-être, encore à dire : … “Donne”.

    Ah, on est loin de la variété, là. Alors, quand il l’enregistre en 1985, Zucchero n’essaie plus de faire comme les autres qu’il a trop longtemps regardés depuis les coulisses. Sa voix n’est plus lisse comme un chanteur de Sanremo mais cette fois, quand le titre passe à la radio, les gens se demandent : “qui c’est, celui-là ?”

    Ben le même type que tu as déjà vu à la télé deux fois mais dont tu n’as pas retenu le nom. C’était juste une question de bon timing. Pas de quoi décourager ceux qui savent qu’on apprend quelque chose tous les jours.
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    Prince : Comment le Kid de Minneapolis est devenu l’icône absolue des années 80

    20/04/2026 | 3 min
    Une silhouette immédiatement reconnaissable, un look à nul autre pareil : Prince, dans les années 80, c’est ça. Mieux : Prince est les années 80. Parce qu’au fond, qui mieux que lui incarne cette décennie de folie vestimentaire, capillaire et musicale ?

    C’est vrai que cette décennie est fascinante à vivre au quotidien. De New York à Bruxelles, on a tous cette impression enthousiasmante de vivre une modernité que la génération précédente n’avait vue que dans des romans ou des séries de science-fiction. Depuis 1980, le futur entre dans les maisons : les consoles de jeux vidéo, le câble et ses vingt chaînes de télé, le CD, le baladeur, les cassettes vidéo, vous vous rendez compte ? Des films à la maison, qu’on peut regarder quand on veut. C’est gigantesque.

    Et puis il y a le look. Ça aussi, ça change tout. Pour les grands frères ou les grandes sœurs, s’habiller en hippie ou en punk à Bastogne ou à Morlanwelz quelques années plus tôt, il fallait du courage. Dans les années 80, tout à coup, on peut se fringuer comme Madonna, ou se coiffer comme Sarah Connor dans Terminator, sans que tout le piétonnier de la rue de la Montagne, à Charleroi, se retourne sur vous, le samedi après-midi.

    Et ça, on le doit à un artiste comme Prince.

    Et oui, car il a commencé à la fin des années 70. À l’époque, dans la musique noire américaine, on s’habille en cosmonaute doré façon Jacksons ou Earth, Wind & Fire. Prince, lui, c’est autre chose. Un mélange inédit. Ni tout à fait noir, ni tout à fait blanc, ni funk, ni rock, ni homme, ni femme, ni sage, ni correct. On dirait que ce garçon a trouvé son centre de gravité entre l’Amérique et l’Europe, donc quelque part au milieu de l’Atlantique. Et il y a plus de 4.000 mètres d’eau, là-dessous. De quoi fabriquer du vraiment pas banal dans la plus totale solitude.

    Et en plus, self made man, et self tout court pout puisque Prince enregistre ses disques seul. Oui, c’est écrit dessus : écrit, composé, produit et interprété par Prince. Et la musique ? Pareil. On n’a jamais entendu ça. Un mélange de musique noire et blanche. Si Jimi Hendrix avait eu dix ans de moins, il se serait peut-être appelé Prince.

    Et il y a encore un plus, car Prince danse comme personne, mieux que James Brown, et il provoque sans forcer, pulvérisant le politiquement correct avec un naturel confondant.

    Évidemment, avec un tel pedigree, on ne touche pas le grand public immédiatement. Ça balance du seau d’eau froide. En 1980, Prince vend encore surtout aux branchés, même s’ils sont nombreux. Pourtant, quand on réécoute ses premiers albums aujourd’hui, on se dit que tout y était déjà. Comme un pétard qui n’attend plus qu’une allumette, comme le dit la chanson de Bashung sortie à la même époque. Une allumette qui va être quatre ans plus tard allumée par de la pluie, il n’y avait que lui pour imaginer ça. La preuve ; elle est pourpre.
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    Prince : Le jour où la star mondiale est devenue un simple symbole imprononçable

    20/04/2026 | 4 min
    Ah 1994, c’était une belle année. On était en pleine explosion du monde du CD, des compiles, de la techno, toute jeune, du grunge, qui envoyait grave des décibels et des chemises à carreaux, et donc du monde indépendant où subitement, ça se mettait à thuner grave. Je connaissais justement le patron d’une d’entre elles. Je le vois encore un jour de mai m’accueillir plein d’enthousiasme. Tu ne vas pas le croire, c’est moi qui récupère le nouvel album de Prince. Enfin, un album de Prince, c’est vite dit, puisque justement, il n’a pas le droit de dire “Prince”.

    Bonne chance, hein. Parce qu’avoir Prince à son catalogue, même par un trou de souris, c’est comme récupérer un morceau de la couronne d’Angleterre. Mais comment vendre ce disque ? Impossible d’écrire “Prince” en grand sur l’affiche, impossible de l’annoncer normalement, impossible même, au fond, d’expliquer clairement aux gens ce qu’ils sont censés acheter.

    Vu de l’extérieur, il faut bien reconnaître, la situation a quelque chose de franchement comique. L’un des plus grands artistes de la planète vient de décider qu’il n’a plus de nom. À la place : un symbole, un signe. Un machin entre Mars, Vénus et un pictogramme de salle de bains, totalement imprononçable, ce qui est quand même une drôle d’idée quand on vit de la radio, des journaux, des affiches, des interviews, bref de tout ce qui oblige normalement à appeler les gens par leur nom.

    À la radio, on se débrouille comme on peut. Dans les journaux, on lit cette formule interminable : l’artiste connu précédemment sous le nom de Prince. En clair, ça prend déjà toute la place dans l’article, imaginez le titre, avant même qu’on ait commencé à raconter l’histoire. Dans les magasins de disques, les clients, eux, font preuve de beaucoup plus de bon sens que toute l’industrie réunie : ils entrent simplement en demandant “le nouveau Prince”.

    Mais bon, c’est pas juste un caprice d’artiste, même s’il est réputé pour ne jamais en manquer. Car ici, il est en guerre, le gars, contre la Warner, sa maison de disques, qu’il accuse de ralentir ses sorties, de garder ses bandes sous clé, de gérer sa musique comme un stock de marchandises. Et ça, pour un garçon qui enregistre comme d’autres respirent, c’est insupportable. Alors, au lieu de discuter calmement comme un adulte bien coiffé, Prince a choisi la méthode Prince : disparaître sous son propre symbole.

    Évidemment, tout cela est extravagant, déroutant, limite ridicule. Mais c’est avant tout une manière de rappeler qu’il refuse d’appartenir à qui que ce soit. Même à son propre nom. C’est ça, je pense, qui rend cet épisode tragi-comique aussi fascinant, encore aujourd’hui, dix ans après sa disparition : pour ne pas céder, Prince est allé jusqu’à devenir imprononçable.

    Et pendant qu’au début des années 90, tout le monde se débattait avec ses contrats, ses logos, l’annulation de la sortie de son Black Album alors que 500.000 copies étaient déjà pressées, Prince, lui, continuait à faire ce qu’il faisait le mieux : écrire des chansons. Ainsi de celle-ci qui résume tout cela : Money Don’t Matter 2 Night. Parce qu’au fond, derrière le showbiz dont il a bien vécu, quand même, Prince disait peut-être simplement ceci : l’argent ne compte pas autant que la liberté, et puis l'amour aussi. Surtout ?
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    Prince : L'insatiable qui a sacrifié le succès facile pour sa liberté

    20/04/2026 | 3 min
    Dix ans après sa disparition brutale et inattendue, vous vous souvenez à quel point elle nous a cueillis ? On en est restés comme deux ronds de flan avec nos souvenirs. Parce qu’avec Prince, il n’y avait pas seulement les chansons, il y avait aussi tout ce qu’il représentait dans nos vies : une époque où les artistes publiaient un album par an, parfois davantage, et où cela nous semblait parfaitement normal.

    Vos préférés alimentaient sans arrêt la pompe à nouveautés ! Aujourd’hui, quand un artiste vous annonce son nouvel album après quatre ans de silence comme s’il revenait du front. On se demande comment ils ont pu tenir ce rythme-là dans les années 80, et avant.

    Et encore, chez Prince, un album par an, ce n’était déjà pas assez. En 1987, alors que son précédent hit tourne encore dans les juke-boxes, il a déjà enregistré de quoi sortir un triple album : deux avec The Revolution, un en solo. Prince travaille comme s’il y avait le feu à la boutique. Comme s’il savait qu’il n’aurait pas le temps. Et nous, on n’a même pas encore fini d’user le vinyle ou la bande de la cassette qu’il est déjà ailleurs.

    Mais à la Warner, sa firme de disques, on commence à s'inquiéter. Après les succès très inégaux de ses derniers et multiples projets, elle freine des deux pieds. Et puis il y a de l’eau dans le gaz avec The Revolution. Il faut les comprendre aussi, ces musiciens qui jouent sur scène comme des dieux n’ont parfois même pas le droit d’enregistrer avec lui en studio. Car Prince veut tout faire, tout seul. Wendy et Lisa ont davantage de place, certes, mais cela ne suffit pas à éviter les tensions.

    Et c’est fou quand on y pense, parce qu’en 1987, on n’est que deux ans après Purple Rain. Deux années après son triomphe absolu qui l’a, dit-on, hissé au niveau de Michael Jackson. Deux ans après l’Oscar pour la BO du film. Deux ans après le moment où Prince semblait avoir conquis la planète. On aurait pu croire que les jeux étaient faits. Qu’il allait faire tourner la machine à tubes le reste de la décennie. Et ben non.

    Au moment même où le monde entier croit enfin avoir compris cet artiste bizarre, Prince brouille aussitôt les pistes avec les albums Around the World in a Day et Parade. Y a pas à dire, pour ceux qui croyaient reprendre là où il avait laissé l’histoire, à peine un an avant, il déroute complètement le grand public. Comme s’il nous lançait : “vous m’avez élu numéro un, d’accord, mais ne comptez pas sur moi pour changer quelque chose dans ma vie.”

    Alors, ce 22 avril 2016, il y a dix ans, repensant à tout cela, j’ai ressorti le double album 1999, celui que j’avais acheté en 1982, et je me suis repassé ce titre que j’avais tant écouté, alors que tous ou presque ignoraient jusqu’à son nom. Et vous savez quoi ? Ça reste plutôt pas mal, comme on dit en 2026, et même plus.

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À propos de La Story Nostalgie

Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps. Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels. Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable. Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende. Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.
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