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La Story Nostalgie

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La Story Nostalgie
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  • La Story Nostalgie

    Madonna, True Blue et Sean Penn : la déclaration d'amour sincère de la star mondiale en 1986

    08/09/2026 | 3 min
    1986 a été une des très grandes années de l’industrie mondiale de la musique. On commence à vendre beaucoup de CD, c’est vrai, dont pas mal de rééditions d’albums et puis, et puis les nouveautés par palettes grâce aux clips vidéos, aux radios et aux magazines musicaux, on n’a jamais vendu autant de disques.

    Et donc après les tubes de l’été, arrivent les grands enjeux de la rentrée avec, au bout, les fêtes de Noël où les gens s’offrent des vinyles et des CD par millions. Ça tombe bien puisque le monde de la création connaît au milieu de ces années 80, une effervescence dans la créativité qui ne sera jamais égalée. On est toujours sous le choc du Thriller de Michael Jackson et de sa suite qu’on attend avec impatience, de la toute puissance de Phil Collins et son groupe Genesis, puis David Bowie, Prince, Kate Bush, Whitney Houston, Lionel Richie, Metallica, U2, allez on arrête là, de toute façon c’est des tonnes de révélations chaque semaine.

    Et Madonna, dans tout ça ? C’est vrai que depuis son second album, Like A Virgin, c’est la nouvelle star mondiale. Un peu trop d’ailleurs. Depuis le triomphe de son film Recherche Susan désespérément, et de son mariage tumultueux avec Sean Penn, la surmédiatisation devient pesante.

    Car on ne parle plus que des exactions, beuveries et bagarres de son mari, acteur hollywoodien au caractère particulier. Les photographes les traquent jour et nuit, c’est infernal, car plus il en fait, plus les journaux paient chers pour une photo, provoquant les pires intrusions dans leur vie privée, ce qui les énerve encore plus et ainsi de suite. Et donc, Madonna les supporte de moins en moins car elle en finit par être plus un personnage de magazine people qu’une chanteuse.

    Pourtant, derrière la porte du studio où elle prépare son prochain album, c'est l’autre Madonna qui apparaît. Une jeune femme de vingt-huit ans amoureuse et heureuse. Et parmi les nouvelles chansons, il y en a une qui lui ressemble plus qu'aucune autre : True Blue.

    En anglais, être true blue, ça veut dire être fidèle jusqu'au bout, loyal, quelqu'un sur qui l'on peut compter. Une expression que Sean Penn emploie souvent. Alors Madonna la reprend pour le titre de son album et de cette chanson qu'elle lui dédie. Pour elle, Sean n'est pas le mauvais garçon qui fait les gros titres des médias. C'est l'homme qu'elle vient d'épouser et avec qui elle s'imagine passer toute la vie.

    Lorsque True Blue arrive en radio en cette rentrée 1986, et qu’on entend cette chanson d'amour légère et lumineuse, loin de l’esprit provoc de Madonna, on est très touché d’entendre cette déclaration sincère. Et c’est d’autant plus touchant que personne ne peut imaginer la suite de l’histoire.
  • La Story Nostalgie

    ABBA et le tube mondial de la rentrée 1976 : comment "Boogaloo" est devenu un chef-d'oeuvre intemporel

    07/09/2026 | 3 min
    On connaît tous l’expression Tube de l’été, on l’a tous utilisée. Mais bizarrement, on ne parle jamais de tubes de la rentrée. Pourtant y en a ! Chaque année, et depuis des décennies, depuis que les classements existent.

    Et en 1976, il y a cinquante ans exactement, les tubes mondiaux sont toujours soit américains et soit britanniques. On n’imagine pas un N°1 mondial belge, espagnol, allemand et encore moins, suédois, à moins d’une exception, et quand ça arrive, toujours sans lendemain. Non, les seules grandes machines à produire des tubes à la chaîne viennent de Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

    Pourtant, il y a deux ans, un groupe suédois a réussi l’exploit de réaliser l’impossible. Sa victoire au concours eurovision lui a permis non seulement de se hisser au sommet des classements en Europe mais aussi d’entrer dans le Top 10 canadien et américain. Et au lieu de retourner dans l’oubli juste après, comme tous les autres vainqueurs de ce concours, Abba a réussi à aligner cinq autres tubes en Europe. L’Amérique, c’est plus dur. Pourquoi ? Et bien parce que le groupe ne rentre pas vraiment dans les canons du rock. Avec son look scintillant, propret et souriant façon Colgate, Abba est très loin des Rolling Stones, Pink Floyd ou David Bowie, on ne les prend pas au sérieux dans les médias.

    Déjà, ils n’ont pas emménagé à Londres mais sont restés à Stockholm. Stockholm, vous imaginez ? Non ! Et ben justement, personne n’imagine un groupe de rock dans une ville pareille. Si déjà, on pouvait l’imaginer, cette ville, mais on ne la connaît pas. Et quand on la connaît, avec ses ilots et ses canaux, ses cafés et restaurants qui ferment tôt et ses rues silencieuses et noires en hiver alors qu’il n’est que 15 heures, ça ne fait pas très “écrin de groupe pop star mondiale”.

    D’ailleurs, c’est bien simple, devant l’entrée du Polar Studios où Abba enregistre pour l’instant, il n’y a pas de fans qui font le pied de grue pour les accueillir, on dirait l’entrée d’une étude de notaire. Et c’est là qu’on fabrique des tubes ? Non ! Des plans pour la nouvelle Volvo, oui, mais un tube mondial !

    Et pourtant… Derrière cette façade sans histoire, il y a deux hommes, deux musiciens. Benny, au piano avec Björn tournant autour de lui avec un carnet. Depuis deux ans, ils ont un objectif : prouver que Waterloo n'était pas un accident.

    Et justement, la tournée australienne terminée, Benny est rentré à Stockholm avec une idée qui ne le lâche plus. Ce n'est pas une mélodie mais un balancement qui lui trotte en tête depuis qu’il y a entendu Rock Your Baby de George McCrae à la radio. Et Benny cherche ce même mouvement, ce groove, au piano. Alors, pendant plusieurs jours, il part à sa recherche sur le clavier et puis un matin, avec Björn, ils sentent qu’ils tiennent enfin quelque chose. Ils se le disent, sans oser s’avouer qu’ils tiennent quelque chose de fort, de très fort. Sur la boîte de la bande magnétique, ils écrivent un titre provisoire : Boogaloo.

    Dans quelques semaines, ce morceau portera un autre nom. Ce sera le tube mondial de la rentrée, y compris aux Etats-Unis et cinquante ans plus tard, tout le monde aura encore cette furieuse envie de le chanter.
  • La Story Nostalgie

    La Story Nostalgie fête 25 ans : les coulisses des rencontres avec Eddie Mitchell et Michel Sardou

    06/09/2026 | 4 min
    Pour les 25 ans de La Story Nostalgie, Brice Depasse lève le voile sur les coulisses de ses rencontres les plus marquantes. Un micro en panne face à un Eddie Mitchell intimidant à l'hôtel Lutetia à Paris. Une première visite chez Michel Sardou, attendu comme un homme difficile, et découvert comme un homme affable, rieur et profondément humain. Des anecdotes jamais racontées sur antenne, parce qu'elles relèvent du making-of, parce qu'on redoute de casser la magie... ou simplement parce qu'elles n'appartiennent qu'à ceux qui les ont vécues. 25 ans de stories, de surprises et de rencontres inoubliables avec les plus grands artistes francophones.
  • La Story Nostalgie

    La Story Nostalgie fête ses 25 ans : Brice Depasse raconte ses plus belles rencontres avec Sardou, Hallyday, Souchon et bien d'autres

    06/09/2026 | 3 min
    Les 25 ans de Story écoulées m’ont valu bien des surprises que j’espère avoir été en mesure de traduire en mots dans mes séquences. Bon il y a aussi des trucs qu’on ne raconte pas sur antenne. Parce que ça relève du making of, qu’on redoute de casser la magie ou plus généralement que cela n’en vaut pas la peine, ça ne concerne que nous.

    Ainsi de ma première rencontre avec Eddy Mitchell qui débarque avec son attaché de presse au milieu du bar de l’hôtel Lutetia, Rive gauche, à Paris. Un Eddy Mitchell qui s’apprête à sortir de plusieurs années où il n’a pas parlé à la presse et qui arrive avec le regard noir de ses lunettes de soleil, un grand chapeau de cowboy vissé sur la tête et les mains accrochées à son ceinturon tel John Wayne sorti de Rio Bravo.

    Alors vous vous installez à une table face à lui qui commande au garçon une menthe à l’eau mais vous ne réagissez pas car votre micro ne fonctionne pas, que se passe-t-il ?, et, zut, la batterie est presque à plat, vous avez oublié de couper l’alimentation. Alors, pendant que vous vous démenez, Eddy ôte ses lunettes noires, pose les coudes sur la table et le visage entre ses mains tout en vous fixant sans piper un mot. Y a de quoi partir en sucette car vous devez ramener 30 minutes de bon produit à passer sur antenne pour une journée spéciale !

    Quel décalage quand quelques années et pas mal d’interviews plus tard, un verre de whisky dans sa loge avant un concert, une chope de bière belge partagée lors d’une avant-première au cinéma, je me trouve dans son bureau à Paris, en riant de cette histoire, du plan qu’il a fait pour me stresser, et dont il dit ne pas se souvenir. Eddy est très attaché au passé, ce n’est un secret pour personne et c’est un grand raconteur d’histoires, il m’a donné du grain à moudre, permis d’écrire des Story étonnantes qui font revivre des quartiers entiers de Paris, une époque où les gens vivaient ensemble.

    Et que dire de celui qui m’a réservé la plus grosse surprise de ma carrière : Michel Sardou. Premier rendez-vous, première rencontre, chez lui. Carrément. Son nouvel album est une bombe, on l’a bien senti en l’écoutant, il va d’ailleurs lui valoir 2 ou 3 N°1, donc, il ne faut pas se louper. Mais il est infernal, m’a-t-on dit. Il en a viré plus d’un au bout d’une minute. Je confirme, je vais y assister un jour.

    Et c’est vrai que dans le hall d’entrée, l’accueil est poli, mais la poignée de main est virile et ses traits bien fermés, exactement l’image publique d’un homme qu’on a tant vu à la télévision depuis trente ans.

    On me fait entrer dans le salon, magnifique demeure dans un quartier privé, où j’attends qu’on vienne me chercher. Et là, quinze minutes plus tard, il surgitd’une porte passe devant moi, s’arrête et me demande si on m’a proposé quelque chose à boire. L’attention a beau être minimale, le ton dans la voix n’est plus celui du Sardou qui répond aux questions du JT, c’est celui auquel je vais avoir droit lors de chaque rencontre. Car à mon grand étonnement, on est très loin du gars cassant, c’est au contraire un homme affable, rieur et blagueur, et je comprends pourquoi il a aussi longtemps été le meilleur ami d’un vrai gentil comme Johnny Hallyday. Je n’ai pas un disque de Sardou chez moi mais c’est l’artiste que j’ai le plus aimé retrouver dans ce métier.
  • La Story Nostalgie

    Freddie Mercury aurait eu 80 ans : la story de l'immigré devenu roi du rock

    04/09/2026 | 3 min
    Si Freddie avait fêté ses 80 ans ce 5 septembre, aurait-il encore porté son manteau d’hermine lors des rappels ? On a tous cette image de lui revenant à la fin du concert habillé en Queen ou en King du Royaume-Uni sous les acclamations d’un public innombrable et conquis.

    Quelle revanche pour lui, l’immigré de 18 ans arrivé à Londres, fuyant un ex-territoire de l’Empire britannique, et tombant au bas de l’échelle. Il n’y songe même pas, tout cela est oublié, a été gommé. C’est pour cela qu’autant le manteau que la couronne doivent être crédibles.

    L’ensemble lui est livré depuis Londres par la couturière elle-même, lors du concert à Paris, dans sa suite à l'Hôtel Royal Monceau. Ça ne peut pas mieux tomber. A deux pas de l’Arc de Triomphe voulu par l’empereur Napoléon, relancé par Louis XVIII et inauguré par son successeur le roi Louis Philippe, Freddie Mercury voit la costumière sortir une vraie couronne du carton et la lui poser sur la tête. Une fois drapé dans son manteau de traîne de plus de dix kilos qui recouvre élégamment son peignoir jaune entrouvert, Freddie prend une pose grandiloquente provoquant les rires de son entourage qui s’était réuni pour prendre le thé.

    Mais le métier reprend vite ses droits, voulant mettre au point une allure royale de rockstar, il saisit une banane dans la corbeille de fruits en guise de micro et se met à marcher dans la pièce. Mais cette suite n’est pas digne d’un roi, trop exiguë, alors d’une main assurée, Freddie ouvre la porte de la chambre et arpente le couloir de l’étage, déambulant royalement sous les regards éberlués de clients de l’hôtel qui regagnent ou quittent leur chambre.

    Dix ans après avoir mis au point ce God Save the Queen qui clôturait le disque A Night At The Opera façon Jimi Hendrix, que Freddie avait découvert, par hasard, lors d’un concert d’Eric Clapton dans les années 60, Freddie met enfin la touche finale, manquante au tableau de fin des concerts. Il ne s’agit plus de dire au public, c’est fini, il n’y aura plus de rappel, vous pouvez y aller, mais d’assumer pour le groupe que, oui, la star, c’est Freddie. Même s’il n’est rien sans les autres comme vient encore de prouver son album solo.

    Non, ils ne sont rien l’un sans l’autre. Freddie avait d’abord connu Roger dans les années 60, partageant la même coloc à Kensington, puis avait découvert le groupe qu’il formait avec Brian et qu’il avait rejoint, avant que John ne vienne compléter le quatuor. Inséparables. Cette année-là, Freddie dira sur scène au public de Wembley, on ne se séparera jamais, on jouera tant qu’on sera en vie. Et à un journaliste qui lui demande pourquoi il continue encore, il répond avec son tac-au-tac légendaire : Parce que je ne sais rien faire d’autre.
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À propos de La Story Nostalgie
Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps. Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels. Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable. Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende. Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.
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Generated: 9/9/2026 - 6:46:01 AM