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Le Jardin - podcast littéraire

François-Xavier ROBERT
Le Jardin - podcast littéraire
Dernier épisode

76 épisodes

  • Le Jardin - podcast littéraire

    Quand chante le Sabiá : une petite anthologie de la poésie brésilienne

    20/07/2026 | 50 min
    Bienvenue dans un voyage au cœur de la poésie brésilienne, une invitation à parcourir plusieurs siècles de création littéraire, du romantisme au modernisme, à travers les plus grandes voix du Brésil. Dans cet épisode, les mots résonnent en portugais, cette langue si musicale, avant de se dévoiler en français, pour laisser entendre toute la richesse de leurs images et de leurs émotions.
    Au fil des poèmes lusophones, la nature devient une présence vivante : les forêts tropicales, les fleuves, les plages, les montagnes, les fleurs de maracujá, les colibris, les palmiers… et surtout le sabiá, l'oiseau emblématique du Brésil dont le chant est inséparable de la saudade, ce mot portugais presque intraduisible qui exprime à la fois le manque, la nostalgie, le désir et la tendresse.
    Cette anthologie nous entraîne dans un pays de contrastes, où la beauté des paysages dialogue avec l'histoire, les souvenirs, l'amour, les rêves, la mélancolie et les combats pour la liberté. De Fagundes Varela à Carlos Drummond de Andrade, de Júlia da Costa à Manuel Bandeira, chaque poète offre une facette différente de l'âme brésilienne.
    Fermez les yeux, laissez-vous porter par la musicalité du portugais, par le souffle des mots et par les silences qui les accompagnent. Que vous soyez amoureux de littérature, curieux de la culture lusophone ou simplement en quête d'un moment de beauté, ce voyage poétique vous invite à écouter le Brésil autrement : à travers sa langue, ses paysages, ses oiseaux, ses rêves… et cette saudade qui continue de chanter, comme le sabiá, longtemps après que le poème s'est achevé.
    Le livre important pour ce podcast, c’est l’anthologie :
    LA POÉSIE DU BRÉSIL du XVIe au XXe siècle, choix & présentation de Max de Carvalho, une anthologie de poèmes brésilien, parue aux Éditions Chandeigne en octobre 2012
    Liste des poètes et des poésies sélectionnés
    Romantisme
    Fagundes Varela (1848-1875) A FLOR DO MARACUJÁ / LA FLEUR DE LA PASSION
    Júlia Da Costa (1844-1911) PRIMAVERA / PRINTEMPS 
    Castro Alves (1847-1871) VERSOS DE UM VIAJANTE / VERS D'UN VOYAGEUR 
    Parnasse
    Alberto De Oliveira (1857-1937)  A VOZ DAS ÁRVORES / LA VOIX DES ARBRES 
    Raimundo Correia (1859 - 1911)  ÁRIA NOTURNA / ARIA NOCTURNE 
    Olavo Bilac (1865-1918)  NUMA CONCHA / DANS UN COQUILLAGE 
    Francisca Júlia (1871-1920) RÚSTICA/ RUSTIQUE 
    Symbolisme
    B. Lopes (1859-1916) NAMORADOS / LES AMOUREUX 
    Cruz e Sousa (1861-1898) CAVEIRA / TÊTE DE MORT 
    Modernisme
    Manuel Bandeira (1886-1968)  LUA NOVA / NOUVELLE LUNE et SEGUNDA CANÇÃO DO BECO / DEUXIÈME CHANSON DE L'IMPASSE 
    Oswald de Andrade (1890-1954) MEUS OITO ANOS / MES HUIT ANS
    Guilherme De Almeida (1890-1969) MORMAÇO / TOUFFEUR 
    Mário Quintana (1905-1994) COCKTAIL PARTY et OPERAÇÃO ALMA / OPÉRATION ÂME 
    Carlos Drummond de Andrade (1903-1987) A PUTA / LA PUTE 
    Thiago de Mello (1927-2010)  O ANIMAL DA FLORESTA / L'ANIMAL DE LA FORÊT
    José Paulo Paes (1926-1998) A CASA / LA MAISON
    Les courts extraits musicaux
    Construção, Chico Buarque : le texte décrit la journée d’un ouvrier avec une construction grammaticale remarquable et une forte critique sociale.
    https://youtu.be/wBfVsucRe1w?is=QaWT9pKFVXXXi_vr
    Águas de Março, Tom Jobim : une succession d’images poétiques inspirées de la nature qui évoquent la fin de la saison des pluies et le renouveau. 
    https://youtu.be/g2P_OupxkB8?is=cs42oAcoHuyiTgSk
    Travessia, Milton Nascimento (paroles de Fernando Brant) : une chanson d’une grande intensité
    https://youtu.be/tBa2Z28oPRU?is=YwoCFuabCTMyuU86
    Une bossa nova libre de droit vient ajouter un rythme brésilien, merci leberch sur Pixabay.

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    Contre le backlash anti-woke : trois romans pour comprendre les violences faites aux femmes

    28/06/2026 | 26 min
    Féminicides, violences faites aux femmes et littérature, je vous présente trois romans pour “rester éveillés”.
    Avec les autrices Patricia Melo (Brésil) et Dahlia de la Cerda (Mexique), je vous propose en effet un épisode sur le féminisme, la colère et la puissance de la littérature.
    Il m’a été inspiré par la lecture successive de trois magnifiques romans :
    Celles qu'on tue, Patrícia Melo, traduction d’Elodie Dupau, 2023, Éditions Buchet/Chastel (puis 2024 chez 10/18 pour la version poche)
    Mexico Médée, Dahlia de la Cerda, traduction de Lise Belperron, 2026, Éditions du sous-sol (pas encore paru en poche)
    Chiennes de garde, Dahlia de la Cerda, traduction de Lise Belperron, 2024, Éditions du sous-sol (puis 2025 chez Points en poche)
    En introduction de cette épisode, vous entendez un très court extrait de la chanson Master Teacher d’Erykah Badu : https://youtu.be/Dieo6bp4zQw?si=-m2FsPTgDdr1wVEe 
    Vers la 7e minute, vous pouvez entendre un très court extrait de la chanson d’Eddy de Pretto, Kid : https://youtu.be/XfbM3LD0D9Q?si=xW7L7h71xlg--nw1
    Enfin vers la 13e minute, vous découvrez un extrait de la chanson Ni Miedo Ni Piedad du rappeur mexicain Eme Malafe, les paroles de cette chanson sont traduites dans Mexico Médée : https://youtu.be/uemD1_C9u7o?si=NHLWsZ30pjAVL2ZK 
    En vignette d'illustration du podcast, j'ai repris l'idée des éditions du sous-sol avec une image inspirée par la grande photographe mexicaine Graciela Iturbide (née le 16 mai 1942 à Mexico).
    Je vous lis plusieurs extraits au cours du podcast.
    En voici un, situé pages 157 et 158 de l’édition de poche du livre de Patricia Melo paru chez 10/18 :
    « La Femme aux Pierres Vertes reprend :
    - C'est un fait que les hommes ont des élans d'agressivité, nous en avons tous, mais les hommes, eh bien, ils sont... hum... pense à un réservoir d'agressivité : chaque fois que les hommes reçoivent un non, chaque fois que quelqu'un (et surtout quelqu'une) leur désobéit, chaque fois qu'ils bataillent dans les bouchons, qu'ils perdent les élections, qu'ils perdent la face, qu'ils perdent un pari, un jeu, de l'argent, chaque fois qu'ils prennent une cuite, qu'ils sont réprimés, qu'ils ratent quelque chose, qu'ils ne bandent pas, que nous rions d'eux, qu'ils sont rejetés, leur réservoir se remplit un peu plus. Et s'ils se prennent un nouveau savon de leur chef, si leur équipe perd encore le championnat, si leur monnaie perd de la valeur, si la voiture de devant leur fait une queue de poisson, si leur ami reçoit une augmentation, eh bien, tout ce sentiment de contrariété jette de l'huile sur le feu, toute cette énergie s'accumule dans le réservoir d'agressivité, qui se remplit, se remplit, et déborde d'agressivité contenue, et cette agressivité doit périodiquement être déchargée, pour ne pas faire exploser le réservoir ou même le tuer d'une attaque cardiaque. Alors vient la décharge. Les vannes s'ouvrent. Et toute cette fange tombe sur qui ? Sur les femmes. Tuer des femmes est la soupape de sécurité de la mono-haine des protomachos. Bien sûr que je parle d'une façon générale. Une partie des protomachos déverse sa fange sur les homosexuels, les immigrés, les transgenres, les Noirs, les pauvres, mais la majorité, la grande majorité, concentre toute sa haine sur les femmes. Le protomacho est mono-agressif. C'est pour cette raison qu'ils ont été bannis de notre paradis. Alors que notre haine sert à beaucoup de choses.
    Nous sommes ici pour en parler : que faisons-nous de notre haine ? »
    Extrait de Chiennes de garde, tiré des pages 66 et 67 de l’édition parue chez Points en poche, dans une traduction de Lise Belperron :
    « Tu te rends vite compte qu'on ne progresse qu'en foutant le bordel. Pas beaucoup, mais quand même.
    Tu captes que le gars de la rue d'en face braque des banques et conduit déjà un pick-up ou que le voisin pickpocket s'est acheté son écran plat ou que le gamin qui bosse comme tueur à gages porte des baskets de marque. Et tu compares ça aux gonzesses, jeunes ou vieilles, qui même en bossant du lever au coucher du soleil à l'usine ou dans les beaux quartiers pour nettoyer la merde des riches, même en passant leurs journées à vendre des donuts, n'arrivent pas à s'en sortir. Tu compares ce que gagne un voyou avec ce que tu gagnes toi en te crevant au boulot, et je te jure, pour de vrai, chéri, ça donne envie de ruer dans les brancards, de choper la vie par la peau du cou, de prendre des risques.
    Moi je n'arrêtais pas de penser : "Et si j'allais sauter des palissades avec mon frère, et si je me mettais avec le Tongolo pour braquer des banques ?" Ça me donnait envie. Je fantasmais, je fantasmais à l'idée de faire des conneries et m'acheter mes propres affaires : des Vans avec des lacets impeccables, des saucisses et des cochonneries plein le frigo. Je ne sais pas, que des conneries. Jusqu'au jour où le désespoir m'est tombé dessus, derrière la nuque, tellement la faim nous tordait le ventre. Alors j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai volé son couteau à mon frangin. Je l'ai aiguisé avant d'aller dans la rue.
    Je me suis vouée au Diable, parce que dans ce genre d'affaires, tu peux pas compter sur Dieu. J'ai sauté dans un bus, je suis descendue, j'ai parcouru plusieurs rues, je suis arrivée dans un quartier rempli de bars et j'ai cherché un enfoiré de petit bourge trouillard avec une tête de crétin pour lui extorquer son fric, son fric qui venait sûrement de l'exploitation de gens de mon quartier. J'en ai trouvé un tout couillon bourré comme un coing, et je lui ai dit: "Continue à marcher, bâtard. Fais pas le malin, ou je te plante deux trois fois dans le cul, fils de pute. Donne-moi ton portable, ton portefeuille, tes baskets, bâtard; tous tes bijoux, pédé. Fais gaffe, joue pas au con." Je l'ai complètement dépouillé. Cinq mille pesos en deux minutes, mon gars. J'suis bien une meuf de mon quartier, quoi. »
    En introduction, je parle du concept "woke" et je lis une traduction du très beau texte de Martin Luther King tiré d'un discours prononcé en juin 1965, à l'université Oberlin dans l’Ohio. Voici ici la version originale :
    "All I'm saying is simply this: that all mankind is tied together; all life is interrelated, and we are all caught in an inescapable network of mutuality, tied in a single garment of destiny. Whatever affects one directly, affects all indirectly. For some strange reason I can never be what I ought to be until you are what you ought to be. And you can never be what you ought to be until I am what I ought to be - this is the interrelated structure of reality. John Donne caught it years ago and placed it in graphic terms: 
    No man is an Island, entire of itself; every man is a piece of the continent, a part of the main... 
    And then he goes on toward the end to say: any man's death diminishes me, because I am involved in mankind; and therefore never send to know for whom the bell tolls; it tolls for thee. 
    And by believing this, by living out this fact, we will be able to remain awake through a great revolution."

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    “Mais qu’est-ce que c’était que la mer ?” : Goliarda Sapienza, L’Art de la joie, et quatre autres livres

    20/05/2026 | 47 min
    “Mais qu’est-ce que c’était que la mer ?” 
    Le titre de cet épisode est une courte citation tirée du tout premier chapitre de L’Art de la Joie, le chef-d’œuvre de l’autrice italienne Goliarda Sapienza. Tout l’épisode est dédiée à cette écrivaine de génie. Écoutez jusqu’à la fin pour profiter de la lecture des extraits de livre !
    La force de l’écriture de Goliarda Sapienza tient à son mélange rare de liberté, d’intensité psychologique et de vitalité sensuelle. Elle écrit sans morale imposée, sans idéologie rigide, avec une franchise presque physique sur le désir, la douleur, la folie, la politique et le rapport au corps.
    Ce qui la rend unique, c’est aussi sa voix : à la fois très cultivée et instinctive, capable de passer de la violence à la tendresse, de la lucidité politique à une grande sensualité, et un amour de la vie.
    Son écriture donne souvent l’impression d’une vérité vécue plutôt que d’une littérature « fabriquée » : elle transforme ses blessures personnelles et son expérience de marginale en une langue très vivante, charnelle et indocile.
    Je parle dans cet épisode de cinq livres en particulier, tous traduits par Nathalie Castagné et tous disponibles en édition de poche chez Le Tripode : 
    Rendez-vous à Positano
    L’Art de la Joie
    Lettre Ouverte
    L’Université de Rebibbia
    Moi, Jean Gabin
    Au tout début du podcast vous entendez un court extrait de la chanson “Le Ragazze di Porta Venezia” par M¥SS KETA, que vous pouvez écouter ici : https://youtu.be/kKZM9mQUkpI?si=WbM1d0fpW9XHwm25 
    Juste après, vous découvrez la voix de Goliarda Sapienza lors d’une interview télévisée sur son expérience carcérale : https://youtu.be/KMh-1NVk-8g?is=PmhcxgqFuX0bk8UD 
    Dans cet extrait, elle dit que l’on ne fait véritablement connaissance avec son pays qu’en trois lieux : en prison, à l’hôpital et à l’asile psychiatrique !
    Bonne écoute et belles lectures !

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    Pulsions de vie : Le Roman de Murat, une discussion entre Yann Bergheaud et Marc Besse, animée par Clément Bénech

    10/04/2026 | 1 h 14 min
    J’adore l'œuvre de Jean-Louis Murat. Je connais bien sa musique. Mais je ne m’étais jamais interrogé sur le genre musical dans lequel on pourrait “classer” cette musique. 
    Et bien c’est le blues ! Un blues nourri de multiples influences. Un blues qui n’est pas une imitation. Un “blues français”. Inimitable, à fleur de peau, exigeant. Comme son auteur, compositeur, interprète. Un troubadour qui nous a quitté trop tôt et trop brutalement en 2023.
    Cette révélation, je la dois à Yann Bergheaud, fils de Jean-Louis Murat, qui avec la collaboration de Marc Besse, a publié aux éditions Albin Michel, la très belle biographie intitulée : “Le Roman de Murat”.
    Yann Bergheaud est enseignant à l’université Jean Moulin, à Lyon. Il a fondé l’Institut Jean-Louis Murat. Marc Besse, journaliste aux Inrockuptibles, est chroniqueur rock et auteur de la biographie “Bashung(s)”.
    La rencontre a lieu dans la librairie de Sandrine Babu, L’Instant, à Paris - 15e arrondissement. Elle est animée par Clément Bénech, écrivain, journaliste… et grand fan de l’oeuvre de Jean-Louis Murat, bien sûr. 
    Alors dit-on “muratien” ou “muratophile” ? Vous le saurez en écoutant cette discussion passionnante !
    En introduction du podcast vous entendez un court montage sonore constitué de quatre chansons signées Jean-Louis Murat, dont deux préférées par les auteurs, l’une par un membre du public, et la quatrième pour faire un zoom sur l’album méconnu “​​​​Madame Deshoulières”.
    La chanson de Dolorès (L’Irrégulière), Live in Dolorès, 1998
    Fort Alamo, Dolorès, 1996
    L’Au-delà, Le Moujik et sa femme, 2002
    Bobo, Madame Deshoulières, 2001
    Je vous invite également à réécouter l’épisode du 11 juin 2023 consacré à Jean-Louis Murat, mon hommage personnel, suite à sa disparition : 
    https://lejardin-podcast.buzzsprout.com/1756912/episodes/12994745
    À bientôt !

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    Ceux qui ne sont rien : rencontre avec Élodie Dupau, traductrice du livre de Patrícia Melo

    20/03/2026 | 41 min
    Élodie Dupau est traductrice littéraire de poésies, romans, nouvelles, contes, albums jeunesse et essais, tous écrits par des auteurs portugais ou brésiliens. J’ai souhaité discuter avec elle de son travail sur le livre de Patrícia Melo : Ceux qui ne sont rien, paru aux éditions Buchet-Chastel.
    Dans cet entretien, Élodie Dupau nous révèle les obstacles et les défis rencontrés lors de la traduction d’un tel monument. Elle nous fait, entre autres surprises, découvrir une crypto-langue, une langue secrète employée par les personnes transgenres au Brésil : le Bajubá. 
    Elle lit également cinq extraits tirés du livre Ceux qui ne sont rien (pages 98 ; 103 ; 111 ; 170 et 384).
    Ce livre de l’autrice brésilienne Patrícia Melo a été comparé aux Misérables de Victor Hugo par son ampleur et par sa description quasi sociologique des gens contraints de vivre “à la rue”, à même la rue. C’est un livre passionnant rythmé par la musique brésilienne et les péripéties d’une galerie de personnages hauts en couleur et très attachants.
    Bonne lecture !
    Sélection de chansons citées dans le livre
    Taki Taki, DJ Snake en featuring avec Selena Gomez, Cardi B et Ozuna
    Brado de Xangô, Tião Casemiro
    Skunk, Matuê
    Mãe, Emicida
    Jorge da Capadócia, Caetano Veloso, Jorge Ben Jor (court extrait dans ce podcast)
    Deixa a vida me levar, Zeca Pagodinho
    Um beijo, MC Xuxú (court extrait dans ce podcast)
    Ain’t Got No, I Got Life, Nina Simone (court extrait dans ce podcast)
    Autres livres évoqués lors de la discussion
    Celles qu’on tue, Patrícia Melo
    Il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente, Caio Fernando Abreu
    Contos novos, Mário de Andrade
    Un dernier extrait pour vous donner envie de lire le livre
    « Est-ce que je dois faire demi tour ? se demanda-t-il en tournant de nouveau à gauche, dans une ruelle avec davantage de commerces, tous fermés. « A vendre », « Bail à céder », « A louer », disaient les pancartes sur les façades. Il dut passer deux autres gros pâtés d'immeubles avant de voir de la lumière chez un coiffeur, dont la porte était entrouverte. Il entra essoufflé, sans même savoir ce qu'il disait, le garçon qui le reçut en resta pétrifié, croyant à un braquage, et Chilves ne savait pas quoi faire, il criait au secours, devant le tableau qui affichait au mur le menu des coupes de cheveux : dégradé, surfeur, aérodynamique, pagodeiro, militaire, mulet-tressé, et soudain entra dans le salon, venu de l'arrière-boutique, un monsieur âgé, alarmé par les cris, « Jéssica va avoir le bébé », criait Chilves, « le bébé va naître », et l'homme, selon ce qu'il passa le reste de sa vie à raconter à ses amis et clients, comprit « tout de suite que c'était pas un tour de voyou ni un braquage », prit calmement une serviette, un rasoir de barbier et son téléphone portable, puis suivit Chilves, aussi vite que son age le lui permettait, tournant à droite et à gauche, tout en essayant de joindre les secours par téléphone. »
    Ceux qui ne sont rien, Patrícia Melo
    Extrait p. 329

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À propos de Le Jardin - podcast littéraire
Entrez dans la peau des autrices et des auteurs avec ce podcast littéraire et culturel.Qu'est-ce qui motive une écrivaine ou un écrivain ? D'où leur vient cette force d'écrire ? C’est quoi écrire un livre, un roman : on fait comment ? Comment se crée un style ? Quel est la journée de travail type d'un auteur ? D’où viennent les idées ? S’il te plaît… dessine-moi un écrivain !Ici, il s’agit de sortir du mythe du génie créateur, du démiurge pris de soudaines crises d’inspiration, pour s’intéresser aux savoirs et savoir-faire de l’honnête artisan. De la femme ou de l'homme à sa table de travail, à son bureau, qui écrit à la main ou sur son ordinateur, dans un calepin ou sur son téléphone... Artisan au sens le plus noble du terme : “Nous considérons l'artisanat comme une des formes exemplaires de l'activité humaine.” - Simone de Beauvoir (1908-1986), La Force de l'âge, Gallimard. “À l'œuvre, on connaît l'artisan.” - Jean de la Fontaine (1621-1695), Fables - le Frelon et les Mouches à miel. Partons ensemble à la rencontre des autrices et des auteurs, des poètes, des essayistes, des gens de plume, des gens de lettres, des romanciers. Jonathan Coe, Nicole Dennis-Benn, Aurélien Bellanger, Ryoko Sekiguchi, Romain Slocombe, Catherine Cusset, Philippe Grimbert, Hajar Azell, Akira Mizubayashi...ces autrices et auteurs ont déjà partagé leur passion de l’écriture avec vous dans le podcast littéraire “Le Jardin”, lancé en avril 2021. Ce podcast se classe aujourd’hui dans le top cinq des podcasts natifs francophones dédiés à la littérature et aux livres.“Dis-moi, rose, d'où vient qu'en toi-même enclose, ta lente essence impose à cet espace en prose tous ces transports aériens ?” - Rainer Maria Rilke (1875-1926), Les roses.Si vous aussi vous êtes animé par la passion d’écrire et de lire, amoureux de la littérature et de l’écriture, ce podcast est fait pour vous. Bonne écoute !
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Generated: 7/27/2026 - 7:08:27 AM