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Faites entrer l'écriture

Anne Savelli
Faites entrer l'écriture
Dernier épisode

35 épisodes

  • Faites entrer l'écriture

    Exposer Marilyn

    29/09/2026 | 41 min
    Faites entrer l'écriture, lorsque cet épisode est paru pour mes abonné·es Patreon, fêtait ses 3 ans. Je n'aurais pas pu imaginer, lorsque j'ai commencé, que je m'attacherai tant à ce podcast et que, grâce à lui, je ne cesserai de faire des rencontres. En 3 ans, lorsque je n'ai pas parlé seule au micro, j'ai interrogé des auteur·ices, des éditeur·ices, une chercheuse de décors de cinéma, un journaliste musical, des étudiant·es en master de création littéraire, un écrivain informaticien, un musicien bruitiste, ma mère, un documentariste ami de Daniel Darc ou encore, l'habitante d'un écoquartier à propos duquel L'aiR Nu a écrit un livre.
    Pour ouvrir la 4e année, je vous propose de suivre les traces de Marilyn Monroe, qui aurait eu 100 ans le 1er juin, en visitant l'exposition que la Cinémathèque française lui a consacrée.
    Vous le savez peut-être : j'ai écrit un livre, à mi-chemin entre biographie et fiction, sur la relation de Marilyn Monroe à la photographie et aux photographes, Musée Marilyn, paru en 2022 chez Actes Sud (Inculte). Ce qu'il y a de fictif, dans ce texte, plus précisément, c'est l'espace lui-même, dans lequel un groupe de spectateurs est contraint de suivre une visite menée tambour battant par un guide qui finit par perdre ses repères. Autant dire que j'étais motivée !
    Les questions qui m'ont traversée sont les suivantes : comment monte-t-on une exposition réelle ? Comment "s'écrivent" les différents espaces, par qui, selon quel cheminement, avec quelles contraintes ? Les voit-on avec d'autres yeux quand on les conçoit, et si oui, de quelle manière ?
    Pour réaliser cet épisode, j'ai pu me rendre plusieurs fois sur place, découvrant l'exposition en cours de montage, me rendant au vernissage (ce que je n'ai pas eu la place de raconter) avant d'interroger la commissaire de la Cinémathèque, Florence Tissot, rencontrée à la parution de mon livre et avec laquelle j'avais gardé contact.
    J'ai également posé des questions à une connaisseuse avertie de la vie et l'oeuvre de Marilyn Monroe, Florence Szwarc Esse. Elle pratique la photo en amateur, ce qui a contribué à nos échanges.
    Sources sonores :
    Bien sûr, j'ai profité d'avoir un podcast à produire pour me faire plaisir et glisser deux courtes lectures de mon livre.
    Dans l'épisode, on entend également des extraits musicaux tirés de Niagara, Les Hommes préfèrent les blondes et Les Désaxés. Madonna chante un peu de Material girl et l'on peut découvrir la voix de Marilyn dans l'un de ses premiers films, Le Démon s'éveille la nuit (Clash by night, Fritz Lang), dans Sept ans de réflexion (The seven years itch, Billy Wilder) et dans le dernier, Les Désaxés (The Misfits, de John Huston). Elle dit également, très brièvement, sa joie d'être revenue à Los Angeles (en l'occurrence, pour lancer sa maison de production) dans une archive de mauvaise qualité, mais que je trouve importante.
    Autres sources : un extrait de la série Mad men et le "lancement" de Marilyn venue chanter à la soirée d'anniversaire de John F. Kennedy.
    Enfin, dans Sois belle et tais-toi, de Delphine Seyrig, Jane Fonda raconte comment Hollywood l'a façonnée : j'ai utilisé le début de ce témoignage.
    Dans cet épisode, il est donc question du rôle d'un·e commissaire d'exposition, de la façon dont cette dernière est conçue, écrite, en lien avec le scénographe. On y entend des moments de joie et de déception, de petits bruits de travaux, ou encore un groupe en visite qui s'obstine à s'approcher de mon micro alors que je fais mon interview in situ - pardon pour les moments où Florence Tissot est moins audible, mais tendez l'oreille, ça vaut la peine !
    Au passage, j'ai interrogé deux personnes qui travaillaient, l'une sur les accrochages, l'autre sur la mise en valeur d'un renard ayant appartenu à Marilyn. Je n'ai pas su leur nom mais merci à eux. Un grand merci aux deux Florence, bien sûr, ainsi qu'à Mélanie Haoun de la Cinémathèque qui m'a accompagnée la première fois.
  • Faites entrer l'écriture

    Après la parution

    31/07/2026 | 26 min
    Une fois que le livre est paru, quelle place prend-t-il ? Peut-il se transformer en autre chose, lectures sur scène, nouveaux projets, ou ce qu'on y a mis est-il voué à se refermer d'un coup sec, à se détacher totalement de soi ?
    Lorsque j'ai pensé à cet épisode, j'ai cru que je parlerais des semaines qui ont suivi la parution de Bruits. Or, non. J'ai eu besoin de revenir en arrière, au tout début, au moment où chaque invitation, chaque rencontre est vécue avec intensité parce que ce sont des premières fois. Peut-être parlerais-je des suites de Bruits un peu plus tard.
    En attendant, pour cette fois j'ai utilisé, côté lectures, deux livres :
    La Folie en tête, de Violette Leduc, le deuxième volume de son autobiographie, paru en 1970. Dans l'extrait, elle évoque le moment où, après avoir travaillé dans l'édition, elle devient autrice, signe son premier livre, L'Affamée - et ce qui en résulte.

    Ce qui passe, passe : voix de Georges Perec de Sereine Berlottier, paru aux éditions L'Oeil ébloui dans la collection Perec 53 en ce début d'année.

    J'ai également utilisé une présentation de La Vie mode d'emploi de Georges Perec un peu hésitante, des bruitages de la Sonothèque et des extraits musicaux que Jean-Marc Montera m'a offerts il y a longtemps et que je conserve précieusement.
    Pour accompagner l'épisode, une photo d'une lecture que nous avions faites ensemble. Ce n'est pas celle dont je parle dans l'épisode, mais elle a également eu lieu à Marseille. Je me demande si ce n'était pas au théâtre Les Bancs publics, lors des Rencontres à l'échelle. Si c'est le cas, elle a été prise lors de la soirée où j'ai fait la connaissance de Delphine Bretesché.)
    Bonne écoute.
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    A l'autre bout du monde (au Japon)

    29/06/2026 | 26 min
    Bonjour à toutes et à tous,
    A mon retour du Japon, je n'ai rien trouvé de plus urgent que de transformer mon court séjour fin février début mars (une douzaine de jours, voyages inclus, entre Tokyo, Kyoto et Osaka) en un épisode de podcast. Pourquoi ? Pour fixer quelque chose de ce qui, fugace, s'enfuit ?
    Sûrement, mais pas seulement. Peut-être s'agit-il aussi, par l'écoute puis la sélection des fichiers, leur montage, le bricolage auquel j'ai dû m'adonner suite à des problèmes techniques, de donner une forme à ce qui, au présent, restait épars -- d'autant que je suis une drôle de voyageuse, je ne lis pas les guides, ne prévois presque rien, laisse les autres choisir ce qu'il est bon de voir, bref, je fais le contraire de ce qui, à Paris, structure mon activité.
    Pour réaliser cet épisode, j'ai utilisé la chanson d'Emilie Loizeau L'Autre bout du monde et mes deux carnets, rouge (journal) et orange (notes). J'ai également lu un extrait de Liberté conditionnelle d'Akira Yoshimura, édité chez Babel et traduit par Rose-Marie Makino-Fayolle.
    On peut entendre, de plus, l'extrait d'un entretien entre Serge Daney et Wim Wenders à propos de Tokyo-Ga (documentaire que vous pouvez voir intégralement ici) et des films de Yasujirō Ozu. Je fais également référence à l'épisode (L'image) de l'écrivain.e en vacances réalisé au début de cette série de podcasts.
    Le générique est, comme toujours, de Jean-Marc Montera et les bruitages, de mes proches, de moi et de la Sonothèque.
  • Faites entrer l'écriture

    Créer des liens entre les publics et les oeuvres - entretien avec Armelle Stepien, de la Maison de la poésie

    26/05/2026 | 27 min
    Merci, tout d'abord, de continuer à me soutenir sur Patreon !
    Je vous propose aujourd'hui de rencontrer Armelle Stepien, responsable, à la Maison de la poésie, à Paris, du développement et de la médiation culturelle. Que recouvrent ces mots, qui peuvent paraître, de l'extérieur, un peu abstraits ? En quoi consiste exactement son métier et comment en est-elle arrivée à l'exercer ? Elle parle, d'abord et avant tout, vous l'entendrez, de son rôle de "passeuse". Elle accompagne les écrivains en atelier et intervient au quotidien auprès de personnes qui se trouvent dans des situations extrêmement précaires, vous l'entendrez aussi.
    Armelle, je la croise depuis longtemps sans la connaître beaucoup. C'est elle qui m'a permis de travailler avec Séverine Daucourt et Anne Mulpas, que vous avez pu écouter dans l'épisode Corps et mouvement de l'écriture. Faire découvrir des métiers dont on entend rarement parler, qui ne sont pas toujours considérés à leur juste valeur (elle évoque également cette question), voilà une des raisons qui me poussent à continuer ce podcast, aussi.
    Une précision avant de continuer : je prononce à un moment le terme de programmation. Je n'ai pas pu garder ce qu'Armelle en dit (je suis très souvent obligée de ne pas tout garder, au montage), mais sachez que, si ce n'est pas elle qui s'en occupe, si ce n'est pas son rôle, il lui arrive cependant de proposer des restitutions d'atelier d'écriture qui se font sur scène.
    Pour réaliser cet épisode, j'ai utilisé :
    Le témoignage d'un élève expliquant en quoi a consisté l'atelier d'écriture qu'il suit avec l'écrivain François Beaune

    L'extrait d'un entretien avec Olivier Chaudenson, le directeur de la Maison de la poésie, alors qu'il reprenait la maison, en 2013

    Le prologue instrumental d'une chanson d'Arthur H, Tokyo kiss, enregistrée à la Maison de la poésie pour le festival Paris en toutes lettres

    Quelques mots du comédien Rufus à propos de Samuel Beckett

    Une lecture que j'ai faite de L'Ombre de la rue, texte écrit par Armelle Stepien pour la revue Rien de précis, numéro 2, sur le thème de la rue.

    Le générique est de Jean-Marc Montera, les bruitages de moi et de la Sonothèque.
  • Faites entrer l'écriture

    Les débuts

    26/04/2026 | 30 min
    Il est, comme son titre l'indique, question de débuter dans cet épisode, de démarrer, de commencer, que ce soit l'écriture d'un texte ou son entrée dans le monde de la littérature : je n'ai pu m'empêcher d'osciller entre les deux, vous l'entendrez.
    A la réécoute, j'ai pensé que j'avais peut-être déjà dit certaines choses ailleurs, sur l'enfance en particulier. Si c'est le cas, que celles et ceux d'entre vous qui suivent ce podcast depuis le début me pardonneront. J'espère que vous aussi, vous aviez oublié ce que je raconte !
    Où il est donc question :
    En fil rouge, des débuts de Colette, l'une des seules figures d'écrivaines que je connaissais quand j'étais petite (la photo ci-dessus est celle de son pot à crayons, découvert à la BNF lors de la récente exposition qui lui a été consacrée)

    De mon livre, Saint-Germain-en-Laye, paru aux éditions de l'Attente en 2019, et de mon institutrice de CE1 et CE2, madame Perelli

    De Paul Auster interrogé en l'an 2000 sur le fait d'entamer un nouveau manuscrit

    de France Inter (on entend fugacement quelques notes du générique du Pop club de José Artur)

    De Jean Genet, à la fin de sa vie, interrogé par Bertrand Poireau-Delpech, parlant de la première phrase de son premier livre, Notre-Dame-des-fleurs dans un documentaire produit par Danièle Delorme

    de la chanson Jean Genie de David Bowie (qui évoque croit-on Jean Genet, mais plus sûrement Iggy Pop)

    De Violette Leduc revenant sur ses premiers métiers, avant l'écriture

    Du livre Comment torpiller l'écriture des femmes, de Joanna Russ, paru initialement en 1983, enfin traduit, sorti chez Zones et d'une certaine stratégie destinée à pouvoir exister

    De plusieurs écrivaines anglophones s'étant construit un "avatar", un personnage visuellement marquant, dont Edith Sitwell
    De plusieurs écrivaines contemporaines françaises ayant fait de même, dont Amélie Nothomb, interrogée dans les années 1990 par Thierry Ardisson (J'ajoute ici que je ne porte aucun jugement sur ce choix. Je l'avais dit dans l'épisode mais je l'ai coupé au montage, par manque de place.)
    de Valérie Rouzeau, lisant un sonnet tiré de Vrouz

    Le générique est toujours de Jean-Marc Montera et les bruitages de la Sonothèque. Bonne écoute !
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À propos de Faites entrer l'écriture
25 minutes chaque 25 du mois pour "parler écriture" à partir de mon expérience d'écrivaine publiée depuis quinze ans et d'animatrice d'ateliers d'écriture. Les épisodes sont créés, au départ, pour mes abonnés Patreon (https://www.patreon.com/AnneSavelli). Ils passent en public au bout de trois mois.
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Generated: 10/7/2026 - 7:42:14 PM