69 épisodes
- Véritable mascotte du studio Aardman depuis près de vingt ans, Shaun le Mouton revient ce 21 octobre pour un troisième long métrage en forme de gentil film d'horreur pour toute la famille : La Bêêête d'Halloween.
Les habitants de la ferme de Mossy Bottom attendent Halloween avec impatience jusqu'à ce que le maladroit fermier détruise le précieux champ de citrouilles du troupeau. Lorsque Shaun se transforme en savant fou pour réparer les dégâts, les événements dégénèrent rapidement, avec la disparition du fermier et une étrange bête errant dans les bois de Mossingham...
Hommage au cinéma d'horreur allant de Frankenstein à La Nuit des morts-vivants en passant par Psychose et bien d'autres, Shaun le Mouton : La Bêêête d'Halloween est surtout un bonheur de pastiche, qui ne se limite jamais à ses influences, mais balance constamment de nouvelles idées. Comme ils l'avaient fait avec Wallace & Gromit : La Palme de la Vengeance, les petits génies de Aardman font pleuvoir les gags, multipliant les registres et font mouche (presque) à chaque fois. Les petits s'amuseront de ces moutons malicieux et débrouillards et les grands se délecteront de la mise en scène imparable et d'une stop motion toujours aussi irréprochable. Le parfait divertissement pour toute la famille pendant les vacances !
Animé par Flegmatic
Un épisode en partenariat avec Benshi, la plateforme de streaming pour toute la famille
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Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight Commando
CC BY 4.0 DEED - Passé par Cannes et Annecy, où il a accumulé les prix (mais injustement pas le Cristal), Le Corset, de Louis Clichy, sort enfin dans toute la France ce 14 octobre. Autant vous prévenir : on tient peut-être là le film d'animation de l'année.
Dans la Beauce des années 1980, Christophe, fils d’agriculteurs, se voit affublé d’un corset métallique pour soigner une scoliose. Cette différence le conduira à devenir le tourneur de pages de l’organiste de l’église et à s’affranchir de son destin…
Premier long-métrage en solo de l'expérimenté Louis Clichy, passé par Pixar avant de coréaliser d'Astérix - Le Domaine des Dieux et du Secret de la Potion Magique, Le Corset porte à fond la marque de son auteur. Un trait noir épais sublimé par de sublimes couleurs façon aquarelle, des éléments de récit très personnels (lui aussi a grandi dans la Beauce rurale et a dû porter un corset orthopédique durant son enfance) et une écriture qui fait passer par tout le spectre des émotions : le film réussit tout ce qu'il entreprend et s'offre même des pics de mise en scène aussi drôles que poétiques. Une histoire de transition entre l'enfance et l'adolescence profondément humaine qui donne envie de tout donner pour réaliser ses rêves. Le film m'a ému aux larmes, j'espère qu'il en fera autant sur vous.
Animé par Flegmatic
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Louis Clichy - À quoi ça sert l'amour ? (court métrage)
Le Corset, interview de Cécile Guillard (En Intervalle #29)
Petite Casbah - les 6 épisodes sur France.tv
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Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight Commando
CC BY 4.0 DEED - Premier long métrage réalisé par Mai Nguyen, In Waves est l’adaptation de la bande dessinée éponyme et largement autobiographique d’AJ Dungo.
À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan.
D’emblée, le film fait le choix de s’écarter du très presque minimaliste de la BD pour développer son propre style et faire au contraire exploser ses couleurs, grâce notamment à un sublime jeu sur la lumière et ses reflets. Mai Nguyen s’amuse également de très belles transitions dans le mouvement, rappelant les jeux de montage de Satoshi Kon, pour garder le flow entre les différents époques dépeintes dans le film, et les faire cohabiter avec une fluidité rare. Dommage que cela ne suffise pas à maintenir le rythme d’une histoire dramatique à la structure un peu trop classique, voire convenue.
Le côté mélodrame prend rapidement le dessus, avec une succession de scènes tire-larmes dans lesquelles on peine à s’impliquer, la faute à des personnages un brin stéréotypés. Et même dans l’idée de vouloir rendre hommage à sa courageuse surfeuse, le film adopte un point de vue uniquement masculin, pour devenir un récit sur le deuil sans grande originalité. Restent des images qui resteront pendant longtemps sur notre rétine.
Animé par Flegmatic
Guest star : Mai Nguyen, réalisatrice de In Waves
Un grand merci à Alice Krivine d'avoir rendue possible cette interview
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Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight Commando
CC BY 4.0 DEED - Premier film d’animation en stop motion du Mexique, Frankelda, c’est moi est un bijou d’animation en volume. Les frères Ambriz livrent une œuvre d’une générosité folle, une lettre d’amour à l’imaginaire gothique et les monstres qui le peuplent. Nous plongeant dans un folklore mexicain loin des clichés, le film a reçu le soutien de Guillermo Del Toro, qui a facilité son arrivée sur Netflix ce 12 juin.
Frankelda, une écrivaine mexicaine déterminée du XIXe siècle, plonge dans son subconscient pour affronter les monstres qu’elle a elle-même imaginés. Guidée par un prince tourmenté, elle doit rétablir l'équilibre entre la fiction et la réalité avant qu’il ne soit trop tard.
Que ce soit au niveau des personnages comme des décors, l’ensemble fourmille de détails, le film nous envoyant régulièrement des visions à couper le souffle, preuves d’une minutie et d’une maîtrise dans l’artisanat exemplaires. On ressent parfois un sentiment de trop-plein et les limites techniques et budgétaires se font de temps en temps sentir, mais l’enthousiasme prend toujours le dessus. Thématiquement, Frankelda, c’est moi se veut un hommage à Mary Shelley (l'autrice de Frankenstein) ainsi qu’à toutes ces femmes dépossédées de leurs œuvres par des hommes cupides et manipulateurs. Le film explore aussi les liens entre réalité et fiction, avec lesquels s’amuse à jouer une héroïne bien plus complexe qu’escompté, aussi terrifiante que courageuse, maîtresse de son propre destin. À découvrir de toute urgence.
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CC BY 4.0 DEED - Sept ans après un quatrième opus qui ressemblait déjà à l’épisode de trop, Toy Story revient avec un cinquième film, qui confronte nos jouets préférés face à l’un de leurs plus redoutables adversaires : le monde des nouvelles technologies. Problème : qu’attendre comme discours sur cette “tech” qui envahit nos vies, de la part d’une entreprise capable de vendre son héritage à une application d’IA générative ?
Buzz L’Éclair, Woody, Jessie et leur bande voient leur vocation remise en question lorsqu’ils se retrouvent face à Lilypad, une tablette éducative connectée en forme de grenouille. Dotée des dernières technologies de pointe, elle arrive avec des idées bien arrêtées sur ce qu’il convient de faire pour le bonheur des enfants. Et si les moments de détente de la jeune Bonnie venaient à évoluer ?
Car son sujet de base pourtant prometteur, Toy Story 5 ne l’adresse jamais, préférant s’en sortant avec une pirouette façon “deal with it”. La tech, l’essayer, c’est l’adopter, qu’on le veuille ou non. Un consensus aussi mou que le rythme du film, la faute, en partie à des humains trop présents et des enjeux loin d’être trépidants. Quelques scènes fonctionnent, mais le tout manque de liant. Le film a beau être techniquement irréprochable, avec de belles séquences crayonnées issues de l’imagination de Bonnie, son photoréalisme joue contre lui : on n’a presque plus l’impression d’avoir affaire à des jouets. Même un vétéran comme Andrew Stanton à la réalisation ne parvient pas à redonner à l’ensemble un souffle aventureux. Le résultat est sans appel : Toy Story 5 est d'assez loin le moins bon épisode de la saga.
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