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    #46 Super Mario Galaxy, le film : vers le fan service et rien au-delà

    01/04/2026 | 1 h 2 min
    C’est l’un des films les plus attendus de l’année, tous genres confondus, l’un des premiers blockbusters de 2026. Suite d’un premier opus qui avait rapporté 1,36 milliard de dollars au box-office et rassemblé 7,3 millions de spectateurs en France, Super Mario Galaxy, le film se présente comme un deuxième volet plus grand, plus beau, plus fort. Mais cette co-production entre les deux géants Illumination et Nintendo peut-elle être autre chose qu’un produit dérivé de luxe ?
    À peine installés au Royaume Champignon, Mario et Luigi sont poussés à reprendre du service à cause d'un mystérieux appel à l'aide, qui va les entraîner dans les zones d’ombre du passé de la princesse Peach. Une mission qui va propulser nos héros et leur nouvelle constellation d’amis, très loin de chez eux, à travers un périple intergalactique, à la découverte de nouveaux mondes où se forgeront des alliances pour le moins inattendues.
    Produit ultra-calibré pour plaire à son large public cible, Galaxy ne pioche pas seulement dans le jeu éponyme, mais va puiser dans l’ensemble du lore du célèbre plombier, de Super Mario Bros. à Odyssey... et élargit même à tout le catalogue Nintendo. Un grand fourre-tout qui donne évidemment lieu à une débauche de fan-service. L’objectif est simple : en caser le plus possible sur 90 minutes, quitte à foncer à un rythme effréné sans jamais s’arrêter ou presque. Époustouflant techniquement, doté d’une réalisation efficace qui fait parfois mouche, Super Mario Galaxy n’en est pas moins un film qui ne raconte rien. Pire, cela ne semble jamais être son but, trop occupé à multiplier les coups de coude pour nous inciter à nous jeter sur le premier store Nintendo venu. Un divertissement haut de gamme, certes, mais qui n’essaie jamais d’atteindre ne serait-ce que la cheville du chef d’œuvre dont il porte le nom.
    Animé par Flegmatic
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    Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight Commando
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    #45 Scarlet et l'éternité : il faut sauver l'Hosoda Mamoru, feat. OtaXou

    18/03/2026 | 1 h 19 min
    Nouveau film de Mamoru Hosoda (Summer Wars, Les Enfants loups, Ame et Yuki, Belle...), Scarlet et l’éternité est arrivé chez nous en catimini le 11 mars 2026, précédé d’une réputation peu flatteuse et d’un joli four au box-office japonais. Une réputation amplement justifiée : même pour un fan de comme Maxime Lancelin-Golbery (OtaXou sur les réseaux), invité de cet épisode, ainsi que votre serviteur, il s’agit du film le plus faible de la filmographie d’Hosoda.
    Scarlet, princesse issue d’un royaume médiéval et formée dès l’enfance à l’art de l’épée, entreprend de venger la mort de son père, assassiné par son méchant oncle. Mais sa quête tourne court : vaincue et laissée mourante, elle est entraînée malgré elle dans le Pays des Morts, un monde étranger aux lois du sien. Là, elle croise Hijiri, un jeune ambulancier idéaliste de notre époque, qui non seulement l'aide à guérir mais lui fait comprendre qu'un monde sans rancœur ni colère est possible. Face au meurtrier de son père, Scarlet devra alors mener son plus grand combat : briser le cycle de la haine et donner un sens à sa vie en dépassant son désir de vengeance.
    N’y allons pas par quatre chemins : Scarlet échoue sur à peu près tous les plans. Le film est d’abord très pauvre visuellement, que ce soit en 2D ou 3D, alternant entre animation datée, environnements vides et designs sans inspiration. Narrativement aussi, Scarlet et l'éternité s’écroule sous le poids du récit dont elle reprend la trame, Hamlet, en ne parvenant ni à développer ses personnages, ni à nous rendre crédible un univers qu’on ne cesse jamais de questionner. Si l’on peut reconnaître à Mamoru Hosoda d’avoir pris un vrai risque avec ce film, s’aventurant dans le milieu de la fantasy, inédit pour lui, il ne donne jamais à son œuvre l’ampleur de ses principales influences, Arcane et Spider-Verse. Cette quasi catastrophe industrielle culmine en un final indigne de son auteur, d’une mièvrerie et d’une naïveté désolantes. Un accident de parcours dont on espère qu’il se relèvera vite.
    Animé par Flegmatic
    Guest star : Maxime Lancelin-Golbery, alias OtaXou
    Mamoru Hosoda On ‘Scarlet’s’ Shakespearean Roots And Developing A New Hybrid Pipeline - Cartoon Brew (article en anglais)
    Elle DONNE VIE à nos PERSOS PRÉFÉRÉS : ‪@znanaeo‬, ANIMATRICE 3D dans le jeu vidéo - Vidéo YouTube d'OtaXou
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    #44 Planètes : entretien avec la réalisatrice Momoko Seto

    11/03/2026 | 38 min
    Mêlant animation et prises de vues réelles, tourné entre l’Islande, le Japon et la Bourgogne, Planètes de Momoko Seto est un projet qui s’approche par bien des aspects d’un film expérimental. Au fil de cette interview, réalisée dans le cadre du Festival d’Annecy 2025, où le film était en Compétition, la Franco-japonaise, réalisatrice de documentaires scientifiques au CNRS, reviens sur les origines de ce projet complexe et ambitieux.
    Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’ils devront surmonter
    Odyssée stellaire muette “à la Flow”, où le chat noir et ses amis sont remplacés par quatre graines pissentlit, Planètes ne remplit malheureusement que partiellement son pari. D’un côté, le film parvient à créer une sensation d’émerveillement et de dépaysement unique, nous donnant l’impression d’évoluer sur d’autres planètes, en combinant des éléments de faune et de flore pourtant bien issus de notre bonne vieille Terre. De l’autre, le film a du mal à trouver son rythme, à cause d’une structure vite répétitive et d’un montage parfois hasardeux. Quant au compositing, il n’est pas toujours au niveau. Si Planètes apporte un certain vent de fraîcheur dans l’animation, il fait partie de ces films dont le making-of est plus intéressant que le résultat final. On le conseillera avant tout aux jeunes enfants et aux cinéphiles curieux, avides d’expériences inédites.
    Animé par Flegmatic
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    #43 Jumpers : déjà le Pixar de l'année ?

    04/03/2026 | 46 min
    Après le décevant Elio et avant l’ultra-attendu Toy Story 5, Pixar nous sort de son chapeau Jumpers, sorte de version déjantée et survitaminée d’Avatar... avec des castors ! Est-ce parce que les attentes étaient moindres sur un tel projet, mais le studio se lâche, avec une pure comédie qui n’hésite pas à repousser très loin les frontières de l’absurde, pour le plus grand plaisir de toute la famille.
    Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute (littéralement !) sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux d’une manière totalement inédite… en se glissant dans la peau d’une adorable femelle castor.
    Conçu par des scientifiques visionnaires, ce dispositif permet de transférer la conscience humaine dans le corps de robots-animaux plus vrais que nature. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.
    Assumant à fond son concept aussi improbable que réjouissant, Jumpers nous plonge vite dans son univers étrangement cohérent, avec un seul objectif en tête : nous faire marrer, comme peut-être aucun Pixar ne l’avait fait avant lui. Résultat : ça fonctionne, grâce à une mise en scène qui maîtrise à la perfection le tempo comique ainsi que de nombreuses prises de risques et trouvailles au niveau de l’action. Mais attention : Jumpers n’est pas qu’une vaste blague (encore que). Émotionnellement aussi, le film touche juste, grâce à de belles histoires d’amour et d’amitié, sur fond de combat écologique et d'entente cordiale entre espèces. La morale finale a beau être un peu molle du genou et le film traîner en longueur (1h45 tout de même), cela n’efface pas les bons moments passés. Toy Story 5 a fort à faire pour espérer être le meilleur film Pixar de 2026...
    Animé par Flegmatic
    Gorillaz - The Mountain, The Moon Cave and The Sad God
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    #42 Goat - Rêver plus haut : Sony joue à nous rendre chèvre

    11/02/2026 | 1 h 6 min
    Nouveau film de Sony Pictures Animation (Spider-Man: Into the Spider-Verse, KPop Demon Hunters), produit notamment par la superstar NBA Stephen Curry, Goat - Rêver plus haut ouvre le bal des grosses productions américaines de 2026. Disons le tout de suite : le film est pensé comme du contenu destiné à 200% au public américain qui connait sur le bout des ongles les codes de la NBA.
    Will est un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu'il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de "roarball"
    - un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et féroces du règne animal - il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers, dont son idole de toujours, la panthère noire Jett Filmore, ne sont pas franchement ravis d'avoir un "petit" dans l'équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands.
    Avec Goat, on est face à un produit ultra-calibré, qui reprend à la lettre les codes du film de sport sur fond de rêve américain. Tous les poncifs y passent, même les clichés les plus éculés que l'on pensait enfouis au fond des années 1980-1990. Même les parties de “roarball”, le sport au cœur du film ne parviennent pas à surprendre, fautes de réussir à pousser suffisamment leurs quelques bonnes idées. Heureusement, le film se rattrape sur le plan visuel, avec une direction artistique de premier ordre et une animation de qualité, dans la lignée des dernières productions de Sony... auxquelles on commence tristement à s'habituer. Qui plus est, à force de vouloir à tout prix remplir le cadre, de multiplier les plans iconiques et de reprendre sans recul les codes des réseaux sociaux, le film dégage aussi peu de sympathie que son “héroïne” Jett Filmore et finit par épuiser. Pour un bon film de basket animé, (re)voyez plutôt The First Slam Dunk à la place.
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