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J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science

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40 épisodes

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    La sphère de Dyson

    18/10/2026 | 47 min
    Cet épisode plonge au cœur des mégastructures fascinantes avec une exploration approfondie de la sphère de Dyson. Découvrez ce concept de science-fiction, initialement imaginé pour capter l’énergie infinie d’une étoile, et ses diverses déclinaisons, du Dyson Swarm à la bulle de Dyson. L’épisode aborde également les défis techniques colossaux et les implications pour des civilisations avancées, en s’appuyant sur l’échelle de Kardashev et les observations scientifiques actuelles. Préparez-vous à un voyage cosmique où la soif d’énergie et l’ingénierie futuriste se rencontrent.

    La sphère de Dyson est une mégastructure hypothétique, imaginée par le physicien Freeman Dyson, inspiré par le roman Star Maker d’Olaf Stapledon. Son objectif est de capter l’intégralité de l’énergie d’une étoile en l’enveloppant d’une structure géante. Alors que notre Soleil produit plus d’énergie en une seconde que l’humanité n’en a consommé dans toute son existence, une telle structure permettrait d’exploiter cette ressource quasi illimitée.

    Le concept de la sphère de Dyson s’inscrit parfaitement dans l’échelle de Kardashev, une classification des civilisations selon leur niveau d’exploitation énergétique :

    Type 1 : Utilisation de toute l’énergie disponible sur leur planète (l’humanité n’a pas encore atteint ce stade).

    Type 2 : Exploitation de l’énergie de leur étoile (là où la sphère de Dyson devient pertinente).

    Type 3 : Maîtrise de l’énergie d’une galaxie entière.

    En complément, l’épisode explore l’échelle de Barrow, qui classe les civilisations selon leur capacité à manipuler la matière à des échelles de plus en plus petites. Cette approche inverse suggère qu’une maîtrise de l’infiniment petit pourrait également mener à une production d’énergie colossale, potentiellement complémentaire aux mégastructures cosmiques.

    Des scientifiques scrutent l’univers à la recherche de signes de mégastructures extraterrestres. La détection d’une étoile dont la luminosité diminue tout en émettant beaucoup d’infrarouges pourrait indiquer la présence d’une sphère de Dyson, l’infrarouge étant un sous-produit de l’accumulation d’énergie. L’étoile de Tabby a suscité un tel intérêt en 2015, bien que cette hypothèse ait été écartée depuis.

    Freeman Dyson a imaginé plusieurs variantes de sa sphère, chacune avec ses propres défis et avantages :

    Coquille solide : La version la plus simple, mais la plus complexe à réaliser. Une structure rigide autour d’une étoile serait soumise à des forces gravitationnelles intenses et des coûts matériels faramineux, rendant sa maintenance presque impossible.

    Sphère en mouvement : Une version où la structure pourrait se déplacer, emportant l’étoile avec elle. En utilisant 40% de l’énergie de l’étoile, une telle structure pourrait atteindre 0.67% de la vitesse de la lumière (2000 km/s). Cependant, sa fragilité face aux perturbations rend ce concept très risqué.

    Dyson Swarm (Essaim de Dyson) : Un ensemble de milliards de satellites (ou miroirs très fins) orbitant autour de l’étoile pour capter son énergie. Ce concept est plus réalisable, car il peut être construit progressivement. L’idée serait de les fabriquer sur une planète comme Mercure, puis d’utiliser l’énergie captée par les premiers satellites pour en produire et en lancer davantage, créant un effet boule de neige.

    Dyson Bubble (Bulle de Dyson) : Similaire au Swarm, mais avec des satellites “statiques” qui utilisent des voiles solaires pour compenser la gravité de l’étoile et éviter les collisions. Les matériaux ultra-légers nécessaires pour ces voiles restent cependant un défi technologique majeur.

    Dyson Ring (Anneau de Dyson) : Inspiré des structures comme Halo, c’est une version plus petite d’une coquille solide, en forme d’anneau autour de l’étoile. Bien que plus “simple”, elle reste confrontée aux problèmes de stabilité gravitationnelle.

    Matrioshka Brain (Cerveau Matrioshka) : Le concept le plus audacieux, proposé par Robert Bradbury. Il s’agit de plusieurs couches de sphères de Dyson imbriquées les unes dans les autres. Chaque couche interne capterait l’énergie de l’étoile, tandis que les couches externes récupéreraient la chaleur émise par les précédentes, optimisant ainsi la gestion énergétique. Ce système pourrait alimenter des superordinateurs gigantesques où des civilisations entières pourraient “télécharger” leurs consciences.

    Pour les amateurs de jeux de gestion et de science-fiction, l’épisode mentionne Dyson Sphere Program, un jeu vidéo où l’objectif est de construire un Dyson Swarm autour d’une étoile. Le joueur doit accumuler des ressources, automatiser la production et lancer des satellites pour capter l’énergie stellaire, offrant une expérience concrète (et ludique) de ce concept futuriste.

    En fin d’épisode, Etienne et Baptiste partagent leurs découvertes récentes :

    Baptiste nous parle de A Plague Tale: Requiem, un jeu vidéo qu’il est en train de terminer. Bien qu’il ait initialement craint que le jeu ne s’éloigne trop de l’approche furtive des précédents opus, il a été agréablement surpris par l’excellence du titre. Il salue notamment la revisite de la mythologie du Minotaure et l’ambiance angoissante qui le pousse à la prudence. Le jeu se déroule dans une France médiévale, probablement aux 12e-13e siècles.

    Etienne partage un “rapid fire” de séries qu’il a regardées : Fallout saison 2, qu’il a trouvée excellente malgré un début plus lent ; Silo saison 3, dont le début a été difficile mais la fin très satisfaisante ; et The Gentlemen saison 2, qu’il considère comme sa saison de télévision préférée de l’année. Sa découverte principale est cependant la série The Wire (HBO, 2002). Cette série policière, loin des clichés du genre, se déroule à Baltimore et explore les dynamiques complexes entre les enquêteurs, les criminels, les politiciens et le système judiciaire. Etienne souligne son rythme lent mais fascinant, et son importance comme reflet de la télévision de prestige d’il y a 25 ans, contrastant avec le “second screen writing” actuel. Il mentionne également avoir beaucoup apprécié Pluribus sur Apple TV, un autre exemple de série lente mais captivante.

    Chapitres:

    0:00 Introduction

    1:03 Sphère de Dyson

    34:22 Découverte: Resonance - A Plague Tale Legacy

    38:11 Découverte: The Wire (vs séries modernes)

    45:57 Conclusion
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    Le Speedrunning - techniques et faits étonnants

    20/09/2026 | 48 min
    Aujourd’hui, plongez dans l’univers haletant du speedrunning, cette pratique qui consiste à terminer un jeu vidéo le plus rapidement possible. Découvrez les stratégies les plus ingénieuses, les glitches surprenants et les techniques ultra-précises qui repoussent les limites du gaming. De Super Mario 64 à Zelda: Breath of the Wild, en passant par Halo 2 et Morrowind, cet épisode explore comment les joueurs exploitent les mécaniques et les bugs des jeux pour atteindre des records incroyables. Préparez-vous à être émerveillé par l’ingéniosité et la dextérité des speedrunners qui transforment le jeu en un véritable art de la performance.

    Le speedrunning est une discipline exigeante où chaque milliseconde compte. Les joueurs cherchent constamment de nouvelles façons d’optimiser leurs parcours, en utilisant des techniques complexes et en exploitant des glitches inattendus.

    L’épisode débute par un quizz interactif mettant à l’épreuve nos connaissances sur des exploits célèbres du speedrunning.

    Super Mario 64 et le Backward Long Jump: Ce glitch emblématique permet à Mario d’accumuler une vitesse incroyable en effectuant des sauts en arrière, exploitant une faille dans la gestion du momentum par les développeurs. Cela réduit le nombre d’étoiles nécessaires pour finir le jeu de 70 à 16, voire 0 étoile dans certaines catégories. Le speedrunner canadien Swiggy détient la plupart des records mondiaux pour ce jeu.

    Bunny-Hopping et Momentum dans les FPS: Des jeux comme Quake et Half-Life ont popularisé le “bunny-hopping”, une technique consistant à sauter et resauter au moment de toucher le sol pour accumuler de la vitesse.

    Super Mario Bros. (NES) et la Précision Extrême: Ce classique est le théâtre de speedruns d’une précision chirurgicale.

    Fast Accel: Un mouvement de Mario vers l’avant tout en regardant vers l’arrière, nécessitant des inputs gauche-droite en seulement quatre frames.

    Flagpole Glitch: En touchant la base du drapeau de fin de niveau de manière ultra-précise, le drapeau ne descend pas, faisant gagner de précieuses secondes.

    Wall Jump: Un glitch surprenant permettant à Mario d’effectuer un saut supplémentaire en touchant une surface verticale sous des conditions très spécifiques.

    Pipe Clip: Une technique découverte récemment où Mario peut traverser certaines surfaces, notamment les tuyaux, pour atteindre plus rapidement les warp zones.
    Le record actuel est de 4 minutes, 54 secondes et 265 millisecondes, à seulement quatre frames d’une “run parfaite”.

    Halo 2 et l’Épée Énergétique: Un bug permet de charger sur des centaines de mètres avec l’épée énergétique en changeant rapidement d’arme après avoir visé un ennemi lointain avec un fusil de sniper. Ce glitch, initialement corrigé lors d’un remaster, a été réintroduit suite à la demande de la communauté des speedrunners.

    Zelda: Breath of the Wild et l’Explosion de Créativité: Ce jeu open-world offre une multitude de glitches et de stratégies innovantes.

    Langue du Jeu: Le français est la langue la plus rapide pour les cinématiques d’introduction, offrant un gain de temps de 4 secondes par rapport à l’anglais.

    Mur Clips: Des techniques comme le “Shield Clip” permettent de traverser les murs en exploitant l’angle de la pente mémorisé lors d’un Shield Surfing combiné à un déséquipement rapide du bouclier.

    Boldess Smuggle Slide: Une combinaison complexe d’actions (prendre un objet avec un arc, déséquiper un bouclier) qui fait glisser Link latéralement à grande vitesse.

    Wind Bomb: En plaçant une bombe, sautant en “Bullet Time” (ralenti), plaçant une deuxième bombe et faisant détoner la première, Link est propulsé très loin dans les airs sans subir de dégâts importants.

    Bullet Time Bounce: Le glitch le plus spectaculaire, combinant Shield Surf, Bullet Time et rebond sur la tête d’un ennemi, propulsant Link à des vitesses et des hauteurs extrêmes, pouvant même dépasser le chargement des cartes du jeu.

    Morrowind et la Corruption de Mémoire: Dans ce RPG culte, un joueur a réussi à terminer le jeu en 2 minutes 47 secondes en exploitant un glitch lié à l’achat de potions, lui permettant de se déplacer en dehors des murs et de bypasser la carte.

    Pacifist Runs et Autres Catégories: Au-delà du speedrunning classique, il existe des défis comme les “pacifist runs” (finir le jeu sans tuer d’ennemis) ou les “no-sword runs” dans Zelda, démontrant la diversité et la créativité de la communauté. L’épisode évoque également les speedruns de Super Metroid lors d’événements caritatifs, où les dons influencent des choix comme “sauver les animaux” ou non.

    Baptiste nous invite à redécouvrir The Banner Saga, une trilogie de jeux vidéo de rôle tactique où vos choix ont des conséquences majeures. Plongez dans un univers inspiré de la mythologie nordique, où vous gérez des caravanes de personnages (humains et Varls, des géants à cornes) face à une menace grandissante, les Dredges, et un serpent mangeur de mondes. Les dessins sont magnifiques et les combats tactiques sont intenses.

    Etienne partage sa passion pour Turing Machine, un jeu de déduction logique où le but est de trouver une combinaison secrète de trois chiffres entre 1 et 5. Grâce à des cartes perforées et des cartes de vérification mécaniques, les joueurs testent leurs hypothèses pour déduire la solution en un minimum de vérifications. Ce jeu de société est une expérience cérébrale intense, idéale pour les amateurs de logique, et peut même être joué en solo grâce à des scénarios infinis en ligne.

    Chapitres:

    0:00 Introduction

    1:15 Quiz Speedrunning

    9:21 Super Mario 64

    16:00 Super Mario Bros.

    21:32 Halo 2

    24:27 The Legend of Zelda - Breath of the Wild

    30:47 The Elder Scrolls III: Morrowind

    34:39 Points des Astronautes

    36:19 Autres types de runs

    38:49 Découverte: The Banner Saga Trilogy

    41:33 Découverte: Turing Machine

    46:25 Conclusion
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    Le Wilhelm Scream, cri légendaire du cinéma

    23/08/2026 | 48 min
    Le Wilhelm Scream est un effet sonore emblématique du cinéma, reconnaissable par son cri aigu et strident souvent associé à une chute ou un coup. Cet épisode de “J’adore ça” explore les origines fascinantes du Wilhelm Scream, son apparition pour la première fois dans “Distant Drums” en 1951, et l’acteur derrière ce son mythique, Shep Woolley. Découvrez comment ce cri est devenu une blague interne parmi les concepteurs sonores comme Ben Burtt et Richard Anderson, et comment il a été intégré dans des centaines de films, des classiques comme Star Wars et Indiana Jones à des productions plus récentes. L’épisode aborde également la réaction des auditeurs et des réalisateurs face à son omniprésence, ainsi que la décision de Lucasfilm d’introduire un nouveau cri, le George Scream, en hommage à George Lucas.

    Le Wilhelm Scream est un cri sonore reconnaissable, utilisé pour signifier une chute, une blessure ou une surprise intense. Son origine remonte au film “Distant Drums” (1951), où il accompagne la scène d’un homme attaqué par un alligator. L’acteur Shep Woolley est à l’origine de ce cri, enregistré lors d’une session où il a proposé plusieurs variations, dont celle qui est devenue célèbre.

    Initialement, le cri a été réutilisé dans la banque de sons de Warner Brothers, apparaissant notamment dans “The Charge at Feather River” (1953), où un personnage nommé Wilhelm pousse ce cri après avoir été touché par une flèche, d’où son nom populaire.

    Le véritable essor du Wilhelm Scream est dû à un groupe d’étudiants en cinéma des années 1970, dont le futur concepteur sonore de Star Wars, Ben Burtt, et Richard Anderson, célèbre pour son travail sur Indiana Jones. Ils ont découvert ce son dans les archives de Warner Brothers et ont décidé de l’utiliser comme une blague interne, l’intégrant dans presque tous les films sur lesquels ils travaillaient. C’est ainsi qu’il a trouvé sa place dans les sagas Star Wars et Indiana Jones, devenant un véritable easter egg sonore pour les cinéphiles.

    Avec le temps, le Wilhelm Scream est devenu si populaire qu’il est apparu dans un minimum de 420 films, séries animées et jeux vidéo, dont le fameux Steam Controller qui émet le cri lorsqu’il tombe. Cependant, son utilisation excessive a parfois été critiquée, notamment dans des scènes dramatiques où il brise l’immersion. Lucasfilm a d’ailleurs annoncé en 2018 qu’il cesserait d’utiliser le Wilhelm Scream dans ses productions, choisissant plutôt un nouveau cri, le George Scream, enregistré par George Lucas lui-même pour le film “American Graffiti” (1972).

    Etienne a redécouvert le jeu vidéo Elden Ring. Après une première tentative frustrante, il a décidé de replonger dans ce Souls-like exigeant, mais fascinant. En choisissant une classe de personnage plus adaptée à son style de jeu (un samouraï) et en adoptant une approche plus stratégique basée sur l’instinct de survie, Etienne a enfin “compris” le jeu. Il apprécie particulièrement la satisfaction de revisiter des zones autrefois inaccessibles et de les traverser avec facilité, malgré quelques frustrations liées au système d’amélioration des armes. Elden Ring offre une expérience de jeu unique, où la difficulté est une composante essentielle de la satisfaction.

    De son côté, Baptiste a été marqué par le film Odyssée de Christopher Nolan. Ce chef-d’œuvre, entièrement filmé en IMAX, l’a impressionné par sa prouesse technologique et la qualité de son jeu d’acteurs, notamment Matt Damon et Tom Holland. Baptiste souligne la bande sonore immersive et la manière dont Nolan a su doser les effets spéciaux pour créer un récit ultra-humain des mythes grecs. Il a particulièrement apprécié la réinterprétation des créatures mythologiques, comme le Cyclope, et la scène intense de Circé transformant les marins en cochons. Pour Baptiste, “Odyssée” se classe dans son top 3 des films de Nolan, juste après “Memento” et “Interstellar”.

    Chapitres:

    0:00 Introduction

    0:54 Le Wilhelm Scream

    17:08 Les autres cris et sons

    29:18 Découverte: Elden Ring

    36:22 Découverte: L'Odyssey

    46:14 Conclusion
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    La mythologie dans les jeux vidéo

    26/07/2026 | 53 min
    Plongez dans un univers où les mythes prennent vie à travers le prisme des jeux vidéo ! Cet épisode explore la richesse et la flexibilité des mythologies comme fondement pour des mondes vidéoludiques. Découvrez comment des titres emblématiques s’inspirent des récits anciens pour tisser des histoires complexes et captivantes, offrant une alternative au world-building traditionnel. De la mythologie grecque à la mythologie nordique, nous examinons comment les développeurs réinterprètent les dieux, les héros et les légendes pour créer des expériences immersives. Préparez-vous à voir vos héros mythologiques sous un jour nouveau, avec des rebondissements inattendus et des interprétations audacieuses.

    La création d’un univers est cruciale pour toute œuvre de fiction, qu’il s’agisse d’un film, d’un livre ou d’un jeu vidéo. Alors que certains créateurs optent pour un world-building original et complexe, comme Tolkien, d’autres choisissent de s’appuyer sur des franchises existantes, non sans risquer de déplaire aux fans. Une troisième voie, souvent sous-estimée, est d’utiliser les mythologies comme base. Ces récits, façonnés au fil des siècles, offrent déjà des narratifs riches et des personnages établis, permettant aux développeurs de se concentrer sur l’histoire et le gameplay. Les mythologies sont des univers complexes et évolutifs, qui permettent une grande liberté d’interprétation. Les jeux vidéo peuvent ainsi puiser dans ces sources pour créer des histoires qui résonnent avec le public, tout en offrant une nouvelle perspective sur ces légendes intemporelles.

    La série God of War est un exemple parfait de la façon dont les mythologies peuvent être réinterprétées avec brio. Le personnage principal, Kratos, est inspiré du titan grec de la force, mais son histoire est un mélange audacieux de plusieurs mythes. Dans les jeux, Kratos est un demi-dieu de la guerre, manipulé par les dieux, qui finit par tuer sa propre famille, une tragédie rappelant celle d’Hercule. Cette fusion de récits permet aux développeurs de créer une profondeur émotionnelle et une intrigue captivante.

    Les jeux récents de God of War, basés sur la mythologie nordique, prennent encore plus de libertés. L’absence de descriptions physiques précises des dieux nordiques a permis aux créateurs de les représenter de manière unique, comme Thor en tant que “gros bonhomme”, contrastant avec l’image idéalisée du MCU. La figure de Baldur, le dieu invincible, est également réinventée. Dans la mythologie, sa mort est centrale, mais le jeu explore sa folie due à son insensibilité, transformant un personnage admiré en un adversaire complexe et tragique. Cette approche audacieuse permet d’explorer des thèmes profonds et de donner une nouvelle vie à des récits millénaires.

    Assassin’s Creed Odyssey offre une immersion spectaculaire dans la Grèce antique, parsemée de références mythologiques. Le jeu met en scène les descendants de Léonidas, offrant une connexion directe avec l’histoire et les légendes. Au-delà de l’intrigue principale, les quêtes secondaires permettent de rencontrer des créatures mythiques comme le Minotaure (dont le mythe pourrait provenir de très grosses vaches !), le sanglier géant (une épreuve d’Hercule) et Méduse. Ces rencontres transforment les mythes en expériences interactives, où le joueur doit affronter ces légendes. Le jeu illustre comment les mythes peuvent être ancrés dans une réalité historique, tout en laissant place à l’imagination et à l’aventure.

    Le jeu Hades, un roguelite acclamé, se distingue par son utilisation ingénieuse de la mythologie grecque. Le joueur incarne Zagreus, le fils d’Hadès, qui tente de s’échapper des Enfers pour retrouver sa mère, Perséphone. L’intrigue est tissée autour d’un secret familial divin, où les dieux de l’Olympe s’immiscent, souvent par amusement. Le génie du jeu réside dans la révélation progressive de l’histoire à travers les dialogues et les rencontres, rendant l’univers incroyablement riche et captivant.

    Ce qui rend Hades particulièrement brillant, c’est son exploration d’un personnage relativement méconnu de la mythologie. Zagreus n’est mentionné que dans quelques références vagues, ce qui a permis aux développeurs de bâtir une histoire autour de son mystère : pourquoi le fils d’un des dieux principaux est-il si peu présent dans les récits ? Cette approche, qui “raconte l’histoire derrière l’histoire”, offre une profondeur narrative exceptionnelle et a valu au jeu de nombreux prix.

    The Banner Saga est une trilogie de jeux de rôle tactiques qui plonge les joueurs dans un monde inspiré par la mythologie nordique et la culture viking. Le jeu propose une gestion de caravane, des décisions importantes avec de réels impacts, et des combats au tour par tour. Il introduit des races uniques comme les Varles (géants cornus) et les Dredges (créatures de pierre), tout en s’inspirant du lore viking.

    Les dieux du jeu, comme Baldringer (une référence à Baldur, mais en tant que dieu de la guerre) et Gerardre (un dieu de la sagesse), sont des réinterprétations de figures mythologiques réelles. Le jeu explore également des concepts comme la Loom Mother, inspirée des Nornes nordiques qui tissent les fils du destin. Cette approche permet une grande liberté créative, tout en respectant l’esprit de la mythologie, offrant une histoire épique et des choix moraux poignants.

    Etienne a découvert la Analogue 3D, une console moderne qui permet de jouer aux jeux Nintendo 64 en 4K. Cette console révolutionnaire offre une expérience de jeu améliorée, sans lag ni problèmes d’émulation, et permet même d’overclocker la console pour une meilleure performance. Avec des options de filtres CRT pour retrouver l’esthétique d’antan et la compatibilité avec les manettes originales ou Bluetooth, la Analogue 3D est un véritable bijou pour les amateurs de rétro-gaming. C’est une façon parfaite de redécouvrir des classiques comme GoldenEye avec une qualité visuelle et une fluidité inégalées.

    Baptiste a exploré 007 First Light, un jeu qui plonge les joueurs dans les débuts de James Bond en tant que soldat, avant qu’il ne devienne l’agent 007. Le jeu offre une histoire captivante, respectant l’esprit de la franchise tout en proposant une nouvelle perspective sur le personnage. Baptiste a particulièrement apprécié la réinvention de Moneypenny en tant que contact principal sur le terrain, une idée brillante qui donne plus de profondeur à ce personnage emblématique. Avec un système de combat solide, une difficulté bien dosée et de nombreux clins d’œil à l’univers de Bond (comme le laboratoire de Q), 007 First Light promet une expérience immersive et divertissante pour les fans de l’agent secret.

    Chapitres:

    0:00 Introduction

    3:24 Baser un jeu sur une mythologie

    7:46 God of War

    23:09 Assassin's Creed Odyssey

    29:25 Hades

    36:15 The Banner Saga

    43:40 007 First Light

    48:10 Analog 3D

    51:11 Conclusion
  • J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science

    Les meilleurs films que vous avez jamais vus

    28/06/2026 | 48 min
    Dans cet épisode de J’adore ça, Etienne et Baptiste prennent le pari de vous faire découvrir des films sous-estimés, oubliés ou méconnus qui méritent vraiment d’être vus. Des huis clos étouffants au science-fiction cérébral en passant par le thriller psychologique, chaque suggestion a été choisie pour surprendre même les cinéphiles aguerris. En bonus, la communauté partage aussi ses propres coups de coeur.

    Mélanie Laurent se réveille enfermée dans un caisson cryogénique médical, sans souvenir de qui elle est, pendant que le niveau d’oxygène chute dangereusement. Presque tout le film se déroule dans cet espace minuscule, et le seul interlocuteur du personnage est une intelligence artificielle de bord nommée Milo, dont les protocoles rigides l’obligent à ruser pour obtenir des informations. La tension repose entièrement sur la performance de l’actrice et sur les bribes de mémoire qui remontent peu à peu. Un pari audacieux et un huis clos qui tient la route pendant deux heures.

    Réalisé par les frères Coen, ce film se déroule dans le New York du début des années 1960, juste avant l’explosion de la musique folk. Oscar Isaac y incarne un musicien sans le sou qui dort sur les divans de ses amis et qui semble prendre systématiquement les mauvaises décisions, comme si sa vie de misère alimentait son art. Carey Mulligan est également au générique. Un film d’une grande beauté humaine, même pour ceux qui n’aiment pas le folk.

    Un dîner entre amis, une comète qui passe, et une soirée qui déraille de façon de plus en plus troublante. Filmé en style caméra à l’épaule, presque sans effets spéciaux, Coherence (2013) joue sur les concepts de décohérence quantique et de superposition des états pour livrer un film dont la complexité narrative dépasse largement celle de beaucoup de blockbusters. Baptiste le décrit comme un twist mental parmi les plus puissants qu’il ait vécus au cinéma.

    Carey Mulligan fait semblant d’être ivre dans des bars pour confronter les hommes qui cherchent à profiter d’elle. C’est le point de départ d’un film qui s’intensifie progressivement, avec une palette de couleurs pastels et une trame sonore girly qui contrastent délibérément avec des thèmes lourds autour du consentement et de la culture du viol. Le film retourne contre elle-même l’imagerie de la comédie romantique pour dénoncer ce que celle-ci a normalisé. Puissant, inconfortable, et brillamment construit.

    Dans un futur où la génétique détermine toute la destinée sociale, un homme né par conception naturelle usurpe l’identité génétique d’un autre pour réaliser son rêve : aller dans l’espace. Avec Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman, Gattaca est un film de science-fiction cérébral et rétrofuturiste qui n’a presque pas recours aux effets spéciaux, mais qui pose des questions profondes sur le déterminisme génétique et la volonté individuelle. Un échec commercial à sa sortie, devenu depuis un film culte.

    Réalisé par Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes, The Ring), ce film de 2025 suit un homme qui débarque dans un petit resto en prétendant venir du futur pour sauver le monde d’une IA maléfique, avec des fils électriques sur lui et un bouton dans la main. Sam Rockwell en tête d’affiche, un budget réduit, un ton complètement décalé et un concept à mi-chemin entre le film noir, la comédie absurde et la science-fiction. Un objet singulier et jouissif.

    Star Wars Outlaws est le jeu vidéo du moment pour Etienne. Longtemps critiqué à sa sortie pour ses bugs, il se révèle être un excellent jeu d’action-infiltration en monde ouvert dans l’univers Star Wars, où l’on incarne une voleuse accompagnée d’un petit alien de compagnie. La gestion de la réputation auprès des syndicats du crime (les Pykes, les Hutts, Crimson Dawn) est au coeur du gameplay : trahir un allié pour en satisfaire un autre a des conséquences réelles. La furtivité y est encouragée, et le système d’alerte de l’Empire rappelle celui de GTA. Un très bon jeu mal vendu au départ.

    Heroes of the Olden Era est la découverte de Baptiste, un reboot spirituel de la série Heroes of Might and Magic qui retrouve très fidèlement le feeling du troisième opus. Jeu de stratégie au tour par tour en 2D, il reprend la formule classique : gestion d’un château, exploration de la carte, collecte de ressources, batailles tactiques sur un échiquier avec différentes factions. Le mode multijoueur n’est pas encore disponible (le jeu est en accès anticipé), mais le jeu de base est déjà très solide. Disponible sur PC pour environ 30 dollars.

    Chapitres:

    0:00 Introduction

    2:16 Oxygène

    6:36 Inside Llewyn Davis

    9:29 Coherence

    17:05 Promising Young Woman

    20:33 Gattaca

    26:49 Good Luck, Have Fun, Don't Die

    31:45 Points de nos astronautes

    35:28 Star Wars: Outlaws

    41:44 Heroes of Might and Magic: Olden Era

    46:45 Conclusion
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À propos de J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science
Cinéma, séries télé, jeux vidéos, jeux de table, science fiction, technologie et bien plus sont à l'honneur dans le balado québécois "J'adore ça". Oui, on vous parle de sujets qui vous, et nous, passionnent. Vous en avez assez du négativisme sur internet? Ici on ne discute que des choses qu'on adore, parce que c'est toujours mieux que de chialer sur ce qu'on déteste! On revisite des grands que vous connaissez déjà (Christopher Nolan, Denis Villeneuve, Severance, Lord of the Rings, Zelda, Azimov, etc.), mais aussi de perles dont vous n'avez jamais entendu parler et qui vous surprendront. Le format est simple: on rattrape le temps perdu et on se parle de ce qui nous a fait tripper depuis le dernier épisode, toutes catégories confondues. Ensuite on s'attaque au sujet principal et on s'épate avec des surprises, des points de vue intéressants et des faits étonnants. Vous pouvez même participer à la discussion via notre communauté de passionnés! Venez tripper avec nous... et bienvenue à bord de J'adore ça!.
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