278 épisodes
- Pour
cette première transmission en direct de notre saison en cours, on
en
arrive
déjà à la période de l’année où l’on ressort notre fil
rouge des musiques anxiogènes. Pour l’occasion, focus
sur les sept péchés capitaux vus en musique, avec un thème
possiblement plus inquiétant que les sons sélectionnés pour
l’illustrer.
Et
tandis que vous déciderez de la pertinence de nos choix, nous
réaliserons un bingo concomitant
pour savoir qui de Thomas
ou de Franck
coche
le plus de vices de l’émission. Le match risque d’être serré.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Casual Dismemberment
- Witch of Sloth
(Coastal
Depression b/w Witch of Sloth,
2025)
Ultra
Vomit - La
Flemme (Objectif :
Thunes,
2008)
Flint
Glass & Collapsar -
The Servants of Wrath Part I
(Deus
Irae,
2015)
The
Rain Kills Quietly -
Wrath
(Inferno,
2017)
Howard
Shore - Envy
(Se7en,
1995)
Höllenfürst
-
Invidia
(7,
2019)
Current
Value -
Greed
(Platinum
Scatter, 2022)
Sophia
-
Greed Grin
(Unclean,
2016)
The
Bug -
Limbo (Lust and Paralysis)
(Machine
III, 2023)
Pact
Infernal -
Circle II [Lust]
(The
Descent (Chapters I & II),
2016)
Stavros
Gasparatos
-
Seven
Deadly Sins
(7,
2013)
Vladimír
Hirsch
- Gluttony
(Heptalogue,
2016)
Nekro
Batica & Antitalent
- Original
Version
(All
Pride Is Gone, All Expectations, All Faith, All Desire,
2017)
Kevin
Drumm
-
Hitting
the Pavement
(Sheer
Hellish Miasma, 2002)
Photo :
The
Seven
Deadly Sins and the Four Last Things,
Hieronymus
Bosch
(entre
1505 et 1510) - Comment
un innocent interlude de batterie a pu avoir autant de conséquences
jusqu’à aujourd’hui ? Difficile de répondre clairement à
la question, bien
que le nombre répertorié de samples
avoisine les
8.000, en faisant l’échantillon sonore le plus réutilisé en
musique jusqu’à
maintenant.
Cependant,
même si nos cerveaux frits ne possèdent pas la sagesse et la
connaissance ultimes pour affirmer définitivement quoi que ce soit,
force est de constater que ces 5,2
secondes du morceau Amen,
Brother
par le groupe The
Winstons
sont
la pierre angulaire d’une partie des musiques dont on continue à
vous parler aujourd’hui. Joué initialement en 1969, ce
break a quasiment donné naissance à des genres entiers
comme le breakbeat hardcore et la jungle au Royaume-Uni au
début des années 90,
sans compter l’héritage vers ses enfants que sont le breakcore et
la drum’n’bass ; mais ce serait oublier tout le versant
hip-hop et gangsta rap qu’il serait criminel d’omettre dans une
émission consacrée au amen
break.
Il
est excessivement triste et révoltant que G.C.
Coleman,
le batteur à l’origine de l’éclair
de génie en question,
soit mort en
2006 dans
la pauvreté et l’indifférence les plus totales, ignorant
probablement l’énorme impact de ce qu’il a offert au monde.
Nous ne pouvons évidemment
rien changer au passé, mais Amplitudes
souhaite réhabiliter,
dans la mesure de sa portée relative, tout ce que cet artiste et ce
groupe nous ont permis d’écouter à ce jour en
influençant des générations de musiciens électroniques.
Bonne
écoute.
Tracklist :
The Winstons
- Amen, Brother
(Color
Him Father,
1969)
Amon
Tobin - Creatures
(Creatures,
1996)
N.W.A.
- Straight Outta Compton
(Straight
Outta Compton,
1989)
Nero's
Day at Disneyland - Song
for Dead Malls and Their Surrounding Communities
(Grievances
and Dead Malls,
2005)
Source
Direct - Exit-
9 (Snake
Style / Exit- 9,
1995)
Andy
Stott -
Up
the Box (Luxury
Problems, 2012)
Michiel
van den Bos -
Foregone Destruction
(Unreal
Tournament, 1999)
Noisia
-
The Tide
(The
Tide / Concussion,
2005)
Christopher
Tyng -
Futurama Main Title [Extended]
(Futurama,
1999)
Igorrr
-
Brutal Swing
(Moisissure,
2008)
Ruby
My Dear
-
Petit
Poney
(Confiture
à la Plage,
2025)
Passenger
of Shit
- Slicing
Up Ya Prick
(Surfing
Down the Dunny,
2011)
Tyler,
the Creator
- Pigs
(Wolf,
2013)
Machine
Girl
-
Ginger
Claps
(WLFGRL,
2014)
Christoph
de Babalon
-
My
Confession
(If
You're Into It, I'm Out of It,
1997)
Photo :
The
Winstons,
Billboard,
page 77
(1969) - Évidemment
qu’Amplitudes
reste sur le 93.9 FM de Radio
Campus Paris,
aux
horaires de noctambule habituels. Et
même si Thomas
essaye toujours de trouver des mots qui riment avec Shpongle
et
Kraftwerk
(sans succès) alors
que Franck
persiste
à nier
la mort de Mika
Vainio
en 2017, personne
ne se débarrasse de nos névroses
comme ça. Accessoirement,
on a encore envie de palabrer
sur
plein de choses musicalement parlant,
sans compter le
redémarrage des hors les murs et autres
entretiens avec des artistes qui
vont apparaître à intervalles stochastiques.
Cette
seizième saison débute
donc sur
un thème riche que nous n’avons pas ressorti depuis presque cinq
ans : les musiques de films.
Si
vous nous connaissez un peu, vous savez à quel point la
transversalité des Arts est importante pour nous ; ce ne sont
pas les moult émissions concernant les musiques de jeux vidéo qui
prouveront le contraire.
Du
coup, bien que le cinéma ne soit pas notre atout le plus majeur, on
a choisi de consacrer un troisième épisode au Septième Art, après
une
première saillie en 2018 et une
seconde en 2022, le tout en compagnie de Julien,
déjà habitué de
nos tribulations radiophoniques. Y
a du neuf et du vieux, du réflexif et du bien débile, mais
le
tout avec une constante : le fait que chaque œuvre choisie nous
aura marqué d’au moins une manière qu’on
prendra plaisir à vous exposer.
Et
on en a profité pour rendre hommage à Sam
Neill,
acteur émérite passé de l’autre côté du voile le 13 juillet
2026, à peine quelques jours avant l’enregistrement de cette
émission. Au-delà de la marque indélébile qu’il aura laissée
dans le cinéma à travers bien sûr Jurassic
Park,
mais aussi À
la Poursuite d’Octobre Rouge,
Event
Horizon,
L'Homme
qui murmurait à l'oreille des chevaux
ou In
the Mouth of Madness entre plein autres, il serait regrettable de ne pas évoquer l’homme derrière l’acteur,
extrêmement critique de l’administration Trump et fermement engagé
dans la défense de l’environnement, notamment le paysage
néo-zélandais auquel il était si attaché. Godspeed.
Bonne écoute.
Tracklist :
Michael
Kamen & Orbital -
Weir / Event Horizon (Event
Horizon, Paul
W.S. Anderson & Philip Eisner,
1997)
Black
Cat White Cat
- Bubamara (Main Version) (Black
Cat, White Cat, Emir
Kusturica & Gordan Mihic,
1998)
Abel
Korzeniowski
- Letters (W.E.,
Madonna & Alek
Keshishian,
2012)
Haezer
- Ghetto
(Fried Barry,
Ryan Kruger &
James C. Williamson,
2020)
Asei
Kobayashi & Mickie Yoshino feat. GODIEGO
- Main Theme (House,
Nobuhiko Ōbayashi,
Chiho Katsura & Chigumi Ôbayashi,
1977)
Air
- Playground Love
(Vibraphone Version) (The
Virgin Suicides,
Sofia Coppola &
Jeffrey Eugenides,
1999)
Mark
Korven -
Mermaid Lust / Stabbing the Charm / Filthy Dog (The
Lighthouse, Robert
Eggers & Max Eggers,
2019)
Shohei
Amimori - Sea
(Exit 8,
Genki Kawamura,
Kotake Create & Kentaro Hirase,
2025)
Jon
Hopkins -
Monsters Theme (Monsters,
Gareth Edwards,
2010)
Kane
Parsons & Edo van Breemen -
Handprint
(Backrooms,
Kane Parsons &
Will Soodik,
2026)
Dan
Levy -
Vesper's Journey (Vesper,
Bruno Samper,
Kristina Buozyte & Brian Clark,
2022)
Photo : The
Lighthouse, Robert
Eggers &
Max Eggers
(2019) - Comme
promis, voici le second entretien teasé pour cette saison, qui fait
suite à Aho
Ssan
en mai.
Il
existe ce genre de personne qui, lorsque vous parlez avec elles, vous
enrichissent. Sans arrogance, ni jugement ; vous en sortez tout
simplement grandis. C’est ce que j’ai ressenti durant
l’enregistrement de cette interview avec Détlef
Kieffer,
fin mars 2026. Né
en 1944 en Silésie, la naissance de sa passion pour la musique
remonte à la découverte de la pièce Le
Marteau sans maître
de Pierre
Boulez.
Vous devinez donc pourquoi cet artiste à immédiatement suscité
un intérêt pour Amplitudes,
cherchant ses premières influences dans les sons
contemporains et expérimentaux
qui
ont mené à notre propre création bien
plus tard.
De
cette racine unique est né un rhizome tentaculaire de
projets, allant de l’intégration au pupitre des percussions de
l’Orchestre
Philharmonique de Strasbourg
aux premières heures des Percussions
de Strasbourg,
de la direction d’ensembles musicaux à la mise en place de la
première classe occidentale de cymbalum au Conservatoire
National
régional de
Strasbourg,
sans
omettre tout l’aspect créatif de sa carrière,
tant au niveau de la composition que de l’écriture de poèmes.
Pour
cette émission, Amplitudes tente de revenir en deux heures sur une
carrière immense répartie entre composition, direction, écriture,
interprétation et pédagogie ; une vie où les arts semblent
cohabiter dans un univers aussi varié et différent qu’il est
transversal et intercommunicant.
Et
au-delà
de la musique en elle-même, c’est évidemment l’occasion
d’aborder en profondeur des thèmes chers à Détlef Kieffer tels
que son rapport au temps, à la mémoire, à la spiritualité et
la
remise en question permanente de son statut d’épigone (ou non).
Merci
évidemment à Détlef de
nous avoir accordé son temps, mais aussi à Norbert
Jensen
pour la prise de contact et son intervention durant l’émission,
ainsi qu’à Max
Grundrich
pour toute la préparation nécessaire
à
cet entretien. Si
vous êtes curieux de poursuivre la découverte de ce musicien au
parcours extraordinaire
que trop peu de gens connaissent, n’hésitez pas à consulter son
site ; sa musique mérite de sortir de son écrin de
confidentialité.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Scherchen
Conducts Bach - Simple
Fugue on the Original Subject, Rectus (a 4) - Winds
(Art
of the Fugue,
1966)
Arnold
Schoenberg -
Mondestrunken / Colombine / Der
Dandy (Pierrot
Lunaire,
dirigé par Détlef Kieffer et joué par le Studio 111, 1975)
Alain
Bancquart
- Hymne [Extrait]
(Symphonie
n°
5,
1992)
Détlef
Kieffer - La
Reine de
Saba (UrRequiem,
2000)
Richard
Wagner -
"Götterdämmerung"
Trauermarsch und Finale (Akt III, Szene 2 und 3)
(Götterdämmerung,
dirigé par George
Szell
et joué par le Cleveland
Orchestra,
1992)
Détlef
Kieffer -
Miroirs
orfévrés, Reflets damasquinés
(La
Conscience de l’écho,
2018)
Détlef
Kieffer -
Acte III : Les sept derniers
Fléaux (Le
Dévoilement - L’Apocalypse de Patmos,
2023)
Photo :
Détlef Kieffer,
Sandra Munch - Quelle
saison pleine de beaux projets, et quel sprint final, entre
interviews et enregistrements en hors les murs ! On a été
ravis de pouvoir enfin ressortir certains formats d’émission de
notre caveau, et autant vous dire que ça reviendra à intervalles
réguliers (et
stochastiques)
à l’avenir. Car oui, nous resignons évidemment pour l’année
prochaine, afin de continuer à vous torturer sur les ondes de
Radio
Campus Paris
via
du power electronics tzigane sourcé
sur du
cymbalum et de la
clarinette,
ou peut-être de l’ambient dilaté enregistré dans la fosse des
Mariannes.
En
attendant, voici notre pot-pourri pré-estival
habituel,
piochant
dans de la musique qu’on a eu ni le temps, ni l’occasion de
diffuser jusque là depuis
juillet dernier.
Un joyeux bordel pour refléter une année très riche parmi les sons
que l’on affectionne tant
sur
Amplitudes.
Comme
à chaque fois, on vous invite à nous contacter sur notre
page Facebook
(et autres zéros sociaux), si
jamais vous pensez que vous auriez du carburant à apporter à nos
explorations sonores. Thomas
et moi-même ne sommes pas trop exigeants (je crois).
Bonne
écoute, et passez de
belles vacances ;
on
se retrouve certainement en septembre.
Tracklist :
bvdub + East of Oceans
- We Remembered When We Danced
(Replicant
Memories,
2025)
Variant
- Space Dust
(While the Universe Sleeps,
2026)
Efdemin
- Radical Hope
(Poly,
2025)
Dälek
- Normalized
Tragedy
(Brilliance
of a Falling Moon,
2026)
Lausse
the Cat - Space
Cadet Cat (The
Mocking Stars,
2025)
Grandbrothers
-
Fable
(Elsewhere,
2025)
Clarice
Jensen -
From A to B
(In
Holiday Clothing Out of the Great Darkness,
2025)
Kaku
P-Model -
ハルディンドーム
/ Haldyn Dome
(unZIP,
2025)
Multicast
Dynamics -
Circle One
(Circles,
2026)
Boards
of Canada -
Blood in the Labyrinth
(Inferno,
2026)
Stenny
-
Sharp
Fragments
(Sharp
Fragments, 2025)
Polar
Inertia
- Hava
|∞
(π,
2026)
Photo :
Puzzle,
Hans-Peter
Gauster
(2017)
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À propos de Amplitudes
Un jeudi sur deux, de 22h00 à minuit.
Quinzième saison, rien que ça ! On poursuit notre exploration de la non-actualité des musiques plus forcément électroniques, mais malgré tout souvent expérimentales. À travers des transmissions chaotiques et toujours thématiques, suivez-nous pendant deux heures sur des sujets aussi vastes que l'electronica, l'ambient, la techno, la Pologne, ou le drone-noise à base de cithares des années 60. Parfois, si on est motivés, on fera peut-être des émissions spéciales avec des invités en interview (wow), qui proposent leur sélection et répondent à nos questions mûrement réfléchies. Et puis on poussera éventuellement le délit et la supercherie jusqu'à préparer une ou deux expéditions hors les murs, mais ça, ça dépendra de si on trouve des concerts sympas à capter. En attendant, venez écouter nos avis tranchés et dédaigneux d'élitistes paribobosiens sur nos... P.O.D.C.A.S.T.S.
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