🙏 Mets-toi en présence de Dieu, pour essayer de Lui parler.
Tu disposes de 10 minutes, pas plus ⌛ : va jusqu’au bout, même si tu te distrais.
Persévère. Prends ton temps et laisse l’Esprit Saint agir 'à petit feu' 🔥.
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En ce temps-là,
voici qu’on présenta à Jésus
un possédé qui était sourd-muet.
Lorsque le démon eut été expulsé,
le sourd-muet se mit à parler.
Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :
« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient :
« C’est par le chef des démons
qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages,
enseignant dans leurs synagogues,
proclamant l’Évangile du Royaume
et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles
parce qu’elles étaient désemparées et abattues
comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
***
Deux textes de saint Jean Chrysostome
« ll n’y a rien de plus froid, dit le saint, qu’un chrétien qui ne se soucie pas du salut des autres. Tu ne peux pas invoquer comme prétexte ta pauvreté économique. La petite vieille qui donna tout l’argent qu’elle avait t’accusera. Pierre lui-même dit : Je n’ai pas d’or ni d’argent (Ac 3, 6). Et Paul était si pauvre que très souvent il souffrait de la faim et manquait du nécessaire pour vivre. Tu ne peux pas prétexter ton humble origine : eux aussi étaient des personnes humbles, de condition modeste. L’ignorance non plus ne te servira pas d’excuse : ils étaient tous peu instruits. Que tu sois esclave ou fugitif, tu peux accomplir ce qui dépend de toi. Tel fut Onésime, et regarde quelle fut sa vocation... N’invoque pas non plus la maladie comme prétexte, Timothée était soumis à de fréquents ennuis de santé (...). Chacun peut être utile à son prochain, s’il veut faire ce qu’il peut. »
« Dans les jeux olympiques, l’arbitre reste au milieu des deux adversaires, sans favoriser ni l’un ni l’autre, attendant le dénouement. Si l’arbitre se place entre les deux adversaires, c’est parce que son attitude est neutre. Dans le combat qui nous oppose au diable, le Christ ne reste pas indifférent : il est entièrement en notre faveur. Comment cela peut-il se faire ? Vous voyez que dès l’entrée en lice — ce sont des paroles de saint Jean Chrysostome à des chrétiens le jour de leur baptême — il nous a oints, tout en enchaînant l’autre. Il nous a oints avec l’huile de la joie et, l’autre, il l’a attaché avec des liens indestructibles pour paralyser ses assauts. Si je trébuche, il me tend la main, il me relève de ma chute et me met à nouveau debout. »
Pierre Laffon