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Revue de presse internationale

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  • Revue de presse internationale

    À la Une: deux Z dans les journaux, Zelensky et Zidane

    29/07/2026
    On commence par le premier… Quelle est loin l’humiliation subie par le président ukrainien dans le bureau ovale en février de l’année dernière… Mardi 28 juillet, à Washington, relève Le Monde à Paris, « Volodymyr Zelensky a soigné sa nouvelle relation avec Donald Trump et a décroché une victoire au Sénat américain », avec le vote pour l’extension des sanctions contre la Russie.
    En effet, pointe le journal, « le ton a radicalement changé. Donald Trump lui-même s’en étonne. "On a vraiment une bonne relation. Difficile à croire, non ?", commentait-il, début juillet, depuis le sommet de l’Otan, à Ankara, où les deux hommes ont été vus riant ensemble ».
    Et Le Monde de s’interroger : « Est-ce le penchant naturel de l’Américain à mépriser les "losers" (les perdants) et à admirer les "winners" (les gagnants) qui l’a obligé à regarder Kiev différemment ? Est-ce l’admiration pour les prouesses technologiques de l’armée ukrainienne, devenue une référence dans la fabrication de drones tueurs ? Ou est-ce l’agacement de constater que Vladimir Poutine n’a aucune volonté réelle de négocier la paix qu’espère tant le président des États-Unis ? ».
    En tout cas, poursuit le journal, « ces derniers mois, alors que l’Ukraine reprenait l’ascendant psychologique, résistant sur le champ de bataille, torpillant les infrastructures pétrolières russes et encerclant la Crimée, Donald Trump a cessé de voir en Volodymyr Zelensky un "dictateur" ayant réussi à embobiner son prédécesseur, Joe Biden, pour obtenir du matériel militaire. Le milliardaire loue désormais "le boulot incroyable" que le président ukrainien accomplit et promet de l’aider ».
    En position de force
    Le Washington Post renchérit : « Cette fois-ci, Zelensky est arrivé à Washington en position de force. Le Sénat s’est mobilisé pour faire adopter de nouvelles sanctions contre la Russie. Laura Loomer, blogueuse pro-Trump influente qui, la semaine dernière, avait renié des années de critiques lors d’un long séjour à Kiev, a publiquement apporté son soutien à l’Ukraine. (…) "Je me sens vraiment mal d’avoir minimisé les souffrances des Ukrainiens ces cinq dernières années", a-t-elle affirmé avant de poursuivre : "nous avons été tellement manipulés par la propagande russe sans même nous en rendre compte" ».
    Enfin, croit savoir le Washington Post, « les envoyés spéciaux de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, pourraient bientôt effectuer leur premier voyage à Kiev ».
    La consécration pour Zinédine Zidane
    Un certain Zinedine Zidane également à la Une… « Une passion française », s’extasie L’Equipe en première page avec cette photo du nouveau sélectionneur de l’équipe de France de football, tout sourire. Lui qui habituellement a l’air « renfrogné », estime pour sa part le Wall Street Journal. Non, hier, pour Zidane, c’était la consécration : « Zinédine Zidane à la tête des Bleus, une évidence enfin concrétisée », relève Le Temps à Genève : « Ils étaient faits l’un pour l’autre mais ont mis vingt ans à se retrouver. Hier, l’ancien numéro 10 de l’équipe de France a officiellement été nommé au poste de sélectionneur, après avoir patienté longtemps, dans l’ombre de Didier Deschamps ».
    En effet, pointe Libération, « après quatorze ans d’attente, l’ancien meneur de jeu succède à Didier Deschamps avec l’ambition de prolonger les succès des Bleus, dans un contexte où la FFF mise autant sur son aura que sur ses qualités d’entraîneur ».
    « Car il l’a avoué, souligne Le Parisien : pendant cinq ans, depuis son départ du Real Madrid en 2021, l’ancienne gloire des Bleus n’attendait que ce moment. Les propositions n’ont pas manqué, il les a toutes balayées. Son envie était dirigée vers une seule destination : l’équipe de France, qui l’a vu passer des minimes aux A avant qu’il ne devienne l’idole de tout un peuple un soir de 12 juillet 1998 contre le Brésil ».
    Hier midi, après sa conférence de presse, relate Le Figaro, « sous le soleil parisien, Zizou sort boulevard de Grenelle et s’offre un bain de foule face aux supporteurs des Irrésistibles et aux nombreux badauds présents pour l’occasion. Même les CRS profitent de l’instant et prennent des photos. Du jamais vu dans l’histoire de la FFF. Après un déjeuner avec le président pour régler des dossiers, la star du jour quitte les lieux. Des étoiles plein les yeux. La magie a opéré. Prochain rendez-vous à la rentrée. L’ère Zinédine Zidane est lancée ».
  • Revue de presse internationale

    À la Une: la guerre du feu n’est pas terminée

    28/07/2026
    Après des jours et des jours de combat contre les mégafeux qui frappent la France et l’Espagne, la bataille est loin d’être gagnée, même si on observe quelques répits ici ou là.
    C’est désormais, « la course contre la montre », dans les deux pays, relève le Guardian à Londres : « en France et en Espagne, les pompiers s’efforcent de maîtriser les immenses feux de forêt avant une nouvelle vague de chaleur qui devrait débuter ce mardi, qui compliquera encore davantage les efforts déployés pour dompter les flammes. (…) Pour leur part, pointe encore le quotidien britannique, des responsables de l’Union européenne ont affirmé que les feux de forêt pourraient se poursuivre jusqu’à début novembre, au cours de ce qui menace d’être une année record en termes de superficie détruite ».
    « C’est la course contre la montre », s’exclame également El Pais à Madrid. « Les prochaines 24 heures sont critiques avant la vague de chaleur qui devrait durer jusqu’à dimanche. (…) Le Premier ministre, Pedro Sánchez, a averti : "des heures difficiles nous attendent". (…) D’ores et déjà, les incendies à Madrid, Ávila et Tolède ont contraint plus de 90 000 personnes à quitter leur maison ou à se confiner ».
    Quand la politique s’en mêle…
    En France, le débat sur les incendies prend une tournure politique…
    Avec Le Figaro qui dénonce les injonctions de l’État et qui en appelle à la responsabilité individuelle : « trop souvent, affirme le quotidien de droite, les pouvoirs publics et les législateurs découragent ceux qu’ils devraient soutenir à coups d’interdits, de règles et de normes, jusqu’à produire des injonctions contradictoires : ici, il faudrait débroussailler pour prévenir les incendies ; là, une autre règle vient interdire ce même débroussaillage au nom de la biodiversité… À force de vouloir tout contrôler, de ne jurer que par l’assistanat, on finit par décourager ceux qui veulent agir. N’est-il pas temps d’inverser cette logique ? », s’exclame Le Figaro. « De faire confiance avant de contraindre, d’encourager avant d’assister, de responsabiliser plutôt que de tenir chacun par la main ? » 
    Effort national et européen ?
    Autre point de vue pour Le Monde qui estime qu’une « réponse nationale et européenne » est « indispensable. (…) Les événements climatiques extrêmes qui se répètent à un rythme de plus en plus soutenu obligent à une adaptation accélérée des politiques publiques, affirme Le Monde. Ces dernières doivent porter leurs efforts sur la planification écologique. (…) Créer, par exemple, une structure capable de gérer l’ensemble d’une crise, y compris ses conséquences sanitaires, et inciter l’industrie aérienne européenne à produire ses propres avions bombardiers d’eau. Car tous les scientifiques l’affirment : les catastrophes qui scandent l’été 2026 sont amenées à se répéter et à s’intensifier ».
    Repenser…
    Pour Libération, « il faut écouter avant de repenser » : « il faut écouter, et entendre, ce désespoir diffus qui perce dans les nombreux témoignages en Gironde. (…) Il faut les entendre, ces spécialistes qui répètent que la gestion des crises, aussi bonnes soient-elles, ne suffit plus. (…) Il faudra sans tarder repenser la protection des massifs boisés, qui représentent plus d’un tiers de notre territoire. Penser aux pare-feu comme des outils de prévention, et non de réaction, reconsidérer le pastoralisme, le maraîchage, l’instauration de ceintures vertes autour des habitations pour les protéger. Il faudra écouter ceux qui savent, ceux qui vivent dans ces lieux, et engager une réflexion profonde sur nos paysages en lien étroit avec la collectivité humaine ».
    « Les voix les plus critiques du moment auraient-elles fait mieux si elles avaient été au pouvoir ? »
    Enfin, Le Temps à Genève, estime que « le débat en France sur les feux vire au populisme. (…) La violence des critiques tranche avec le besoin d’unité que devrait provoquer ce genre de drame », affirme le quotidien suisse. Certes, reconnait-il, « l’exécutif a des comptes à rendre. Il doit organiser à l’avance sa réaction face à de telles situations prévisibles au vu du réchauffement climatique. Mais, s’interroge Le Temps, les voix les plus critiques du moment auraient-elles fait mieux si elles avaient été au pouvoir ? Auraient-elles fait ou ne serait-ce que permis d’autres arbitrages budgétaires avec les finances publiques en crise qui sont celles de la France ? (…) Parions qu’à l’automne, quand les chaleurs estivales seront oubliées, ces politiciens seront passés à autre chose. Et que quand les débats budgétaires arriveront, ils seront de retour à la défense bornée de leurs stricts intérêts électoraux immédiats, qu’ils soient sociaux ou fiscaux ».
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    À la Une: comment lutter contre les méga-feux?

    27/07/2026
    Forêts en flammes, ruines noircies, pompiers en action, habitants hagards… Les photos se suivent et se ressemblent ce matin dans la presse européenne.
    C’est « le plus grand incendie de notre histoire », s’exclame El Pais à Madrid, et « il continue de faire rage. » Le feu qui embrase la province d’Avila aux portes de la capitale espagnole a déjà ravagé 50 000 hectares.
    En France, relève Le Parisien, « plusieurs incendies massifs sont toujours en cours dans le sud : dans les Landes, le Var et surtout en Gironde où le feu continue de se diriger vers Bordeaux. Plus de 250 000 personnes ont, pour l’heure, été évacuées dans l’Hexagone ».
    Impuissants ?
    Alors, « le feu fascine et terrorise, pointe Le Figaro. Devant le spectacle des flammes immenses qui forment une danse macabre entre les arbres, chacun se sent tout petit et hypnotisé à la fois. L’homme a conquis l’espace, vaincu bien des maladies, il a créé une intelligence plus efficace que la sienne. Mais devant cet élément, le feu, comme devant l’eau (les inondations), ou la terre (les séismes), il est soudain ramené à sa simple mesure : que pèse-t-il devant la nature déchaînée ? Il n’est pas de taille, au moins à court terme. Alors sommes-nous impuissants ? », s’interroge Le Figaro. « Les incendies de l’été ont de quoi faire réfléchir : 90 % des départs de feu sont d’origine humaine : imprudence, inconséquence et, hélas, aussi parfois acte volontaire d’un pyromane. Les conséquences écologiques, économiques, humaines sont dramatiques. Tous les coupe-feu et tous les accès à l’eau resteront dérisoires si chacun ne prend pas conscience d’une chose : la beauté et la richesse des régions françaises sont entre nos mains. Pas seulement celles des pouvoirs publics : les nôtres ».
    Pessimisme ?
    « Que se passera-t-il après ? », s’interroge justement Libération. Saurons-nous prendre la mesure de cet événement estival 2026 ? Ou est-ce que le chœur qui entonnera comme d’habitude un "plus jamais ça" sera vite étouffé par les chants des sirènes qui préféreront repartir comme en 40. (…) L’humeur politique n’incite pas à être optimiste sur la capacité de nos dirigeants à penser les évolutions rendues nécessaires par un tel événement, soupire le journal. L’humeur est plutôt à la conservation, voire à la réaction et au repli. Pas top pour penser un avenir différent ». Et une « deuxième question enfonce ce clou un brin pessimiste, poursuit Libération : elle concerne justement ce savoir-faire français quand il s’agit de gérer l’urgence. Cette même machine administrative, ce même appareil d’État, si efficaces depuis quatre jours dans la gestion de l’urgence, seront-ils aussi précieux quand il faudra penser le changement ? »
    Refondation ?
    Un changement qui est absolument nécessaire, vital, même, estiment dans les colonnes du Monde, la philosophe Cynthia Fleury et le maire de Saint-Médard-en-Jalles près de Bordeaux, Stéphane Delpeyrat-Vincent : « les incendies qui frappent aujourd’hui le massif des Landes de Gascogne ne sont pas seulement des accidents climatiques, écrivent-ils. Ils interrogent un modèle historique. Cette immense forêt, la plus vaste forêt plantée d’Europe, est une œuvre humaine autant qu’un paysage naturel. Elle est le produit d’une histoire économique, d’un choix d’aménagement, d’une manière de concevoir le territoire. Ce qui brûle aujourd’hui n’est donc pas seulement une forêt, pointent les deux auteurs, mais une manière d’habiter le territoire qui n’est plus possible. Parce qu’elle a été construite, cette forêt peut être repensée. Les mégafeux nous rappellent que la question n’est plus seulement celle de la reconstruction après l’incendie, mais celle de la refondation : quelles essences sont à privilégier pour résister au réchauffement climatique, quelles interfaces entre les espaces habités et les espaces forestiers faut-il préserver, quelles continuités écologiques renforcer ? »
    « Le feu, un problème d’État », renchérit El Mundo à Madrid. « Le climat évolue rapidement et les pays méditerranéens sont particulièrement vulnérables à cette transformation, ce qui nous oblige à nous préparer à un nouveau type d’incendie jusqu’alors inconnu. Cela exige une action sur plusieurs fronts, estime le quotidien espagnol, de la gestion des terres à l’utilisation de technologies de pointe, action qui ne peut être menée à bien qu'avec un leadership étatique efficace et une coopération sans faille entre tous les niveaux gouvernementaux ».
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    À la Une: la France et l’Espagne frappées par des feux gigantesques

    25/07/2026
    Quasiment toute la presse européenne se fait l’écho de ces incendies hors de contrôle. « Plus de 200 000 personnes fuient ou se confinent face aux incendies qui ravagent la France et l’Espagne », titre le Guardian. Le quotidien britannique souligne que « les deux pays ont sollicité l’aide de l’Union européenne ». Le Soir, à Bruxelles, explique « que le sud de l’Europe se bat contre des méga-feux et que les autorités locales et les pompiers semblent débordés par l’ampleur de ces incendies liés à la sécheresse et aux fortes chaleurs ».
    En Espagne, El País a suivi un couple de personnes âgées, Mohamed Chara et Asia Bakuri. Ils ont attendu « la dernière minute » pour quitter leur maison, à Chapineria, car ils ne trouvaient pas leur chat pour l’emmener avec eux. Ils ont pourtant reçu un message d’alerte sur leur téléphone : « En raison des incendies de forêts qui ravagent la Communauté de Madrid, tous les habitants de Chapineria doivent évacuer la commune ».  Mohamed Chara et Asia Bakuri sont finalement les derniers à quitter leur village, non sans avoir rempli une gamelle d’eau et laissé de la nourriture pour le chat.
    En France, Libération a rencontré Nathalie, une jeune femme évacuée du Cap Ferret par bateau, qui « serre fort son bébé contre elle ». « Émue, raconte le journal, elle promet que si ses enfants vont bien, le pire sera évité ». Mais elle ajoute : « Je pense aussi à la nature et à tous ces animaux qui vont périr dans les flammes ».
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    « Situation cataclysmique »
    L’inquiétude est montée d’un cran ces dernières heures en France. « Les flammes s’approchent de Bordeaux [grande ville du sud-ouest du pays], de nouvelles évacuations sont ordonnées dans des communes proches », titre le Monde. « Il aura suffi que le vent tourne pour faire basculer la crise, explique le quotidien français. L’incendie a commencé à progresser vers Bordeaux. Une vingtaine de kilomètres et plusieurs communes le séparent encore de la métropole et ses plus de 850 000 habitants », un pompier parle de « situation cataclysmique ».  
    Emmanuel Macron a annoncé le renfort de deux Canadairs croates et de deux Air Tractor portugais. Qu’en est-il des moyens français ? Le Monde révèle que « selon un document de la sécurité civile qu’il a pu consulter, faisant la synthèse de la lutte contre les incendies sur le territoire, au matin de vendredi, seuls cinq des douze Canadairs de la flotte française étaient opérationnels pour la journée ».
    Quant aux prévisions des spécialistes, elles ne rendent pas optimiste. Libération a interrogé Julien Ruffault, chercheur à l’INRAE, institut de recherche sur l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Il nous explique que « 2026 nous fait rentrer dans un nouveau référentiel face aux incendies. Il est tout à fait possible, dit-il, que les conditions exceptionnelles de 2022 et 2026 ne soient rien par rapport à ce qui nous attend en 2050 ». 
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    Vu de loin
    Cette situation cauchemardesque attire aussi l’attention loin de la France et de l’Europe. Le New York Times annonce en Une que « les incendies de forêts en France et en Espagne, forcent des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers ». Annonce accompagnée d’une vidéo montrant un pompier qui tente, avec sa lance à eau, d’éteindre des flammes qui ravagent la forêt.
    En Inde, c’est le Times of India, qui s’intéresse à la situation en France et en Espagne. Concernant la France, le journal, détaille, commune par commune, les évacuations en cours. Il faut dire que l’Inde est particulièrement concernée par les chaleurs extrêmes et le changement climatique. Le Times of India remarque toutefois que l’Europe n’est pas très bien lotie non plus. Il nous rappelle en effet que « l’Europe se réchauffe à un rythme presque deux fois supérieur à la moyenne mondiale ».
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    À la Une: la guerre continue à Gaza, malgré le cessez-le-feu

    24/07/2026
    La guerre continue à Gaza, mais elle ne fait plus les gros titres de la presse internationale. Alors des Palestiniens se mobilisent : « Ils lancent une campagne en ligne pour rappeler au monde que le cessez-le-feu à Gaza est une illusion », titre Haaretz. Le journal d’opposition israélien rappelle ainsi que « depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre dernier, environ 1 127 personnes ont été tuées ».
    Des journalistes et des militants palestiniens ont donc lancé une campagne intitulée « Ils vous ont menti », « apparue pour la première fois sur les réseaux sociaux en anglais et en arabe, le 16 juillet ». Depuis, précise Haaretz, « des milliers de publications ont inondé les réseaux sociaux, notamment des vidéos et des témoignages de journalistes, de travailleurs humanitaires, de créateurs de contenu et d’habitants de Gaza ».
    Parmi ces témoignages, celui de Renad Attalah, une fillette de 12 ans, qui lance un appel sur Instagram : « La Coupe du Monde est terminée. Il y a de la place pour parler des choses importantes ». Autre témoignage, celui de Sujood, une mère de quatre enfants, âgée de 32 ans qui, le 14 juillet dernier, se trouvait « dans la tente familiale (près de Rafah) lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sur les tentes voisines ».
    « Nous avons entendu des coups de feu, raconte-t-elle. J’ai serré mes enfants contre moi et les gens ont commencé à crier et à chercher un endroit où se cacher ». Ce jour-là, précise Haaretz, « quatre Palestiniens ont été tués, dont Mu’taz Abou Sha’ar, un garçon âgé de dix ans, abattu dans la tente de déplacés de sa famille. Son père et son frère avaient déjà été tués, la mère est endeuillée par la perte d’un autre membre de sa famille ». 
    Donald Trump perd patience
    C’est à la Une du Wall Street Journal : « Trump perd patience face à la guerre contre l’Iran, une guerre sans perspective de fin ». « Le président, explique le quotidien américain, est devenu sceptique à l’égard de la diplomatie. Il est en mode "vengeance" contre Téhéran ». C’est en tout cas ce qu’affirme un haut responsable de l’administration américaine.  
    « Donald Trump était tellement "enthousiaste", le mois dernier, à l’idée de signer un accord avec Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, qu’il a balayé d’un revers de main les arguments de ses alliés républicains qui affirmaient que les Iraniens ne respecteraient jamais cet accord », dit encore un haut responsable de l’administration.
    Résultat, remarque le Wall Street Journal, « le président est de plus en plus frustré, alors que la guerre entre dans son cinquième mois, et qu’il pensait la terminer en quelques semaines ». Et son entourage « craint que la guerre en Iran – qui a entraîné une hausse des prix, une baisse de sa popularité et la mort de plus d’une douzaine de soldats américains, n’accapare sa présidence, et ne compromette les perspectives déjà sombres des Républicains lors des prochaines élections de mi-mandat ». 
    Le cauchemar recommence
    En France, la presse est sous le choc, alors que des incendies gigantesques se multiplient dans le sud-ouest du pays. À la Une de Libération : une photo pleine page d’arbres qui semblent bien fragiles, dévorés par les flammes. « Ça fait peur », titre le quotidien français. Il rappelle qu’il y a quatre ans, le Bassin d’Arcachon avait déjà été durement frappé par les incendies de forêt. « Quatre ans plus tard, le cauchemar recommence », remarque Libération.
    « C’est un peu comme ça qu’on imagine la fin du monde », souligne le journal le Monde, « une chaleur étouffante, mais sans soleil. Ou plutôt avec un soleil pâle, impuissant à percer le rideau de fumée, gris, opaque, qui enveloppe tout ». Autre description, celle fournie par Le Figaro : « Les pins qui brûlent, les habitants évacués, les cendres en suspens, les vacanciers désemparés, les pompiers à bout de forces ».  
    Heureusement, jusqu’à présent, pas de victime. Mais des milliers de personnes ont été évacuées et des milliers d’autres doivent encore l’être.
À propos de Revue de presse internationale
Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.
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