

À la Une: l’hypothèse d’une intervention états-unienne en Iran s’éloigne
16/1/2026
« On a dit à Trump qu’une attaque contre l’Iran ne garantirait pas l’effondrement du régime de Téhéran », titre le Wall Street journal. C’est ce qu’ont annoncé « des responsables américains », ajoute le quotidien, selon lequel « les États-Unis auraient besoin de davantage de puissance de feu militaire au Moyen Orient, à la fois pour lancer une frappe à grande échelle, et pour protéger les forces américaines dans la région, ainsi que leurs alliés, comme Israël, en cas de représailles iraniennes ». Mais qui a averti les États-Unis des risques que présenterait une opération américaine ? Selon le New York Times, « le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et les pays arabes ont demandé à Trump de ne pas attaquer l’Iran », « par crainte de représailles iraniennes ». Quels sont les pays arabes, qui ont également averti Trump ? il s’agit, selon le New York Times, « du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Oman et de l’Égypte, tous partenaires de Washington ». Le journal libanais l’Orient-le Jour précise même que « l’intervention des pays du Golfe, notamment de l’Arabie Saoudite, a été cruciale pour dissuader Donald Trump d’intervenir et préserver la stabilité régionale ». Ceci étant rien n'est sûr... Le Wall Street Journal reprend en tout cas les propos de Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, selon laquelle « seul le président Trump sait ce qu’il va faire, une équipe très restreinte de ses conseillers est au courant de ses intentions », a-t-elle ajouté. « Le jeu du chat et de la souris » La question du Groenland, convoité par Donald Trump, préoccupe particulièrement la presse française. « Groenland : les Européens tentent de contrer Trump », titre le Figaro, « affichant leur solidarité avec le Danemark, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et d’autres pays, déploient des soldats sur le territoire pour tenter de dissuader les Américains d’un coup de force ». « Une tactique » qui, selon l’éditorialiste Philippe Gélie, « s’apparente au jeu du chat et de la souris ». « A Washington, ajoute-t-il, d’influents conseillers suggèrent à Donald Trump de faire d’une pierre deux coups : s’emparer du Groenland et se débarrasser de cette vieille alliance dépassée », autrement dit : l’OTAN. Le Monde parle lui, « d’une démonstration qui se veut avant tout communautaire, face à l’appétit affiché de Donald Trump pour s’emparer, de gré ou de force, du Groenland ». Le Monde qui reprend également les propos de la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, imperturbable : « Je ne pense pas que le déploiement de troupes en Europe ait un impact sur la prise de décision du président. Cela n’a aucun impact sur son objectif d’acquérir le Groenland ». Donald Trump, « prix Nobel de la paix » On a peine à y croire et pourtant c’est vrai. La prix Nobel de la paix 2025, la vénézuélienne Maria Corina Machado, a remis hier son prix Nobel à Donald Trump (dont on sait qu'il rêvait d'obtenir ce même prix Nobel). Le New York Times publie la photo que le président américain, a diffusé sur son réseau social. On le voit tout sourire, tenant entre ses mains un cadre contenant la médaille de la prix Nobel de la paix. Maria Corina Machado, souriante, se tient à ses côtés. Commentaire du président américain : « C’est une femme formidable, qui a traversé bien des épreuves. Maria m’a offert le prix Nobel de la paix pour le travail que j’ai accompli », rapporte notamment El Païs. L’entretien avec l’opposante vénézuélienne s’est toutefois fait « à huis clos, une exception pour Trump, si friand de de mises en scène », remarque le quotidien espagnol. Il est vrai que le président américain, ne compte visiblement pas sur Maria Corina Machado pour l’avenir : « Il a clairement indiqué qu’il ne la jugeait pas apte à diriger la transition », poursuit qui reprend également les propos de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt (encore elle) selon laquelle « C’est une position réaliste et elle n’a pas changé ».

À la Une: le bras-de-fer américano-européen sur le Groenland
15/1/2026
Dialogue de sourds hier à Washington : « Nous sommes d’accord pour être en désaccord », a affirmé Lars Løkke Rasmussen, le ministre danois des Affaires étrangères devant son homologue américain JD Vance. En effet, pointe le Washington Post, « les deux parties, américaines et danoises, ne sont parvenues à aucun accord hier à la Maison Blanche à propos du sort du Groenland. » Et Donald Trump campe sur ses positions : « les États-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale, a-t-il dit. Le problème, c’est que le Danemark est impuissant si la Russie ou la Chine veulent occuper le Groenland, mais nous, nous pouvons faire tout ce qu’il faut. » Alors, relève encore le Washington Post, « en réponse apparente aux critiques de Trump concernant la sécurité, le Danemark et le Groenland ont annoncé hier un renforcement de leur présence militaire au Groenland et dans ses environs, en coopération avec leurs alliés de l’OTAN. » En effet, précise Le Figaro à Paris, « l’armée française va envoyer des soldats au Groenland. (…) La Suède et l’Allemagne ont annoncé leur participation. (…) Les Européens adressent ainsi plusieurs signaux à Washington : celui de la solidarité entre alliés européens avec le Danemark mais aussi celui de la défense de la souveraineté des États, alors que Donald Trump cherche à mettre la main sur l’île. » Trump l’expansionniste… Le Soir à Bruxelles s’interroge : « les États-Unis, alliés ou ennemis ? Cette question se pose aux Européens, à chaque nouveau geste ou déclaration du président Trump. Comment considérer que les menaces extérieures nous sont communes et que nous pouvons les gérer ensemble au moment où le président des Etats-Unis ne cesse d’afficher son ambition agressive de prendre le contrôle du Groenland, vaste territoire d’un pays… allié ? Et la réunion tripartite à Washington hier n’a rassuré personne, au contraire. » En fait, analyse Le Monde à Paris, « le président américain, qui n’a que mépris pour le droit international et peu de considération pour les alliés traditionnels de son pays, divise le monde entre grands prédateurs, vassaux et proies. Il y a quelques jours, Donald Trump reconnaissait qu’il pourrait être confronté à “un choix“ entre l’OTAN et le Groenland. Il estimait qu’une “propriété“ américaine était importante car, disait-il, “c’est ce que je ressens psychologiquement comme nécessaire pour le succès“. Ce facteur psychologique, pointe encore Le Monde, semble déterminant chez l’ancien magnat de l’immobilier, qui rêve d’une expansion du territoire américain. » UE : oser le rapport de force ? « Jusqu’où l’Europe ira-t-elle pour défendre le Groenland contre Trump ? », s’interroge le Guardian à Londres. « On ignore toujours quel genre de “combat“ les puissances européennes sont prêtes à mener pour le Groenland si la diplomatie échoue. » En tout cas, l’Europe doit se préparer et peut-être même au pire…C’est du moins le propos exprimé dans les colonnes de La Croix par Cyprien Ronze-Spilliaert, chercheur associé à l’Institut Thomas More et enseignant à l’université Paris-Dauphine. « L’Union européenne doit oser le rapport de force, affirme-t-il. Cette crise groenlandaise constitue l’occasion, pour l’UE, de faire respecter le droit international par des actes, et non plus seulement par des communiqués indignés, aussi nombreux qu’inefficaces, poursuit-il. Pour réaffirmer la souveraineté danoise sur le Groenland, les pays européens doivent y déployer rapidement un détachement militaire interarmes de plusieurs milliers de soldats, accompagnés de frégates, de sous-marins et d’avions de chasse. (…) Un tel déploiement rendrait matériellement impossible toute opération éclair américaine, affirme encore le chercheur. Trump n’engage le rapport de force que lorsqu’il est certain de l’emporter à court terme. Or, ouvrir le feu sur des troupes alliées provoquerait immédiatement l’effondrement de l’Otan, une perte de crédibilité majeure de l’Occident, une chute des marchés financiers et une crise économique sévère, des deux côtés de l’Atlantique. (…) En définitive, conclut Cyprien Ronze-Spilliaert, l’équilibre des forces n’est pas défavorable à l’Europe – à condition qu’elle ait le courage, enfin, d’en user. »

À la Une: le bain de sang en Iran
14/1/2026
« Un huis clos sanglant, soupire Le Temps à Genève. Les manifestations qui secouent l’Iran depuis le 28 décembre ont pris une ampleur considérable au cours des derniers jours. Aux abois, le régime des mollahs a intensifié la répression. Les massacres demeurent difficiles à quantifier tant la coupure d’internet et des communications empêche d’avoir une idée précise du nombre de victimes. Mais il ne cesse d’augmenter. Alors que, selon le média Iran International basé à Londres, quelque 12 000 manifestants auraient été tués, d’autres médias sont plus prudents. Selon Human Rights Watch, au moins 730 Iraniens auraient perdu la vie. L’ONG norvégienne Iran Human Rights estime qu’il pourrait y avoir plusieurs milliers de victimes. Et le nombre d’arrestations dépasserait les 10 000 personnes ». Une « barbarie méthodiquement orchestrée » « Embarqué dans une fuite en avant, le régime ne semble avoir plus aucune limite pour mater la contestation », affirme Le Figaro à Paris. Le Figaro qui s’appuie sur des témoignages vocaux qui lui sont parvenus. Des témoignages qui « corroborent cette barbarie méthodiquement orchestrée par le régime iranien : agents de sécurité équipés de fusils d’assaut, miliciens tirant depuis leurs voitures sur les foules, protestataires sciemment visées au visage ou dans la nuque. Des témoignages qui décrivent des flaques de sang sur les trottoirs, la colère et le chaos dans les cimetières, les appels désespérés au don de sang dans les hôpitaux. Un habitant de Racht (Nord-Ouest), qui vient de fuir l’Iran, raconte : "À Racht, ils ont tué tellement de manifestants, au moins 600 entre jeudi et vendredi, que personne n’osait plus sortir samedi dans la rue (…) L’ampleur du massacre est sans précédent. Les familles font la queue à la morgue pour identifier leurs proches" ». Et parfois, les familles doivent même payer pour repérer les corps et les blessés sont traqués jusque sur leur lit d’hôpital. Difficiles prédictions… Alors, « nous sommes entrés dans le moment décisif, relève L’Orient-Le Jour à Beyrouth. Celui où le soulèvement iranien va enfin parvenir à faire plier le régime ou bien va au contraire se briser une nouvelle fois sur le mur de la propagande et de la répression. Prédire la chute ou non du régime est un exercice périlleux et stérile. Pour la simple raison que nous ne savons rien ou bien si peu de chose sur l’essentiel ». Et le quotidien libanais de s’interroger : « quelles sont les dynamiques à l’intérieur de celui-ci ? Qui prend les décisions outre le guide suprême Ali Khamenei ? Quels sont les calculs des gardiens de la révolution et de l’armée ? (…) Si la situation n’évolue pas, le sort de la révolution iranienne est entièrement entre les mains de Donald Trump ». Accentuer la pression politique et économique Que peut décider le président américain ? « Nous allons prendre des mesures très fortes », a déclaré Donald Trump hier soir. Mais quelles mesures ? Pour le New York Times, « Washington peut jouer un rôle crucial dans la prochaine étape de la contestation iranienne, mais ni les frappes militaires ni une nouvelle série de négociations nucléaires ne garantiront un avenir meilleur aux Iraniens ni aux intérêts américains. (…) Au lieu de cela, préconise le journal, Donald Trump devrait intensifier sa campagne de pression sur le régime : lancer des cyber-opérations visant les capacités militaires, inciter les pays entretenant encore des relations diplomatiques avec Téhéran à expulser les diplomates iraniens, saisir la flotte fantôme de pétroliers iraniens, sanctionner les importations chinoises de pétrole iranien et identifier et dénoncer les auteurs de violences. Plus important encore, pointe le New York Times, Donald Trump devrait investir dans le financement et le soutien organisationnel qui permettraient à terme à l’opposition iranienne de l’emporter et de se préparer à la future gouvernance ». Pour l’instant, c’est l’inconnu… « Certains observateurs, souligne Haaretz à Tel Aviv, estiment que le régime iranien a franchi un point de non-retour et que son effondrement est inévitable. D’autres soutiennent qu’il perdurera, comme par le passé, grâce à la loyauté des forces de sécurité. D’autres encore perçoivent la situation en Iran non comme un prélude à un effondrement soudain, mais comme le début d’un long processus d’érosion progressive plutôt que comme un changement radical et immédiat ».

À la Une: l’espoir de la liberté en Iran
13/1/2026
« Azadi » veut dire liberté en persan. Et cette liberté, relève Le Figaro à Paris, « ce droit que nous tenons pour naturel, universel et irrémédiablement acquis, les Iraniens nous rappellent qu’il faut constamment se battre pour le conquérir ou le préserver. Pour gagner cette bataille, poursuit le journal, ils sont prêts à risquer leur vie. Par centaines de milliers, des citoyens ordinaires défient les mains vides une dictature absolue de droit divin nageant dans la corruption. Les mollahs ont achevé de ruiner le pays, économiquement et moralement, malgré sa richesse pétrolière et sa civilisation millénaire. Cette ploutocratie cléricale, s’insurge encore Le Figaro, n’a plus que la mitraille à opposer au peuple, et les morgues se remplissent de linceuls ». Alors, la liberté va-t-elle l’emporter ? « Une éphémère rébellion comme on en a vu tant en Iran, ou alors une révolution en règle ? », s’interroge L’Orient-Le Jour à Beyrouth. « Face à une opposition divisée et à un consensus limité, pointe El Pais à Madrid, il est difficile de prédire si ces manifestations parviendront à se cristalliser en un mouvement capable de renverser le régime. Mais l’indignation populaire démontre avant tout que l’Iran a besoin d’une transformation profonde, à commencer par le respect des droits humains. Les Iraniens ont le droit de décider de leur propre avenir, sans tutelle ni ingérence, qu’elle soit interne ou externe ». D’autant que, relève le Wall Street Journal, « la violence ne permettra pas de redresser la monnaie, de stabiliser les prix, ni de fournir l’électricité et l’eau. Les problèmes de l’Iran sont insolubles tant que ce régime restera en place, et les Iraniens le savent. (…) Les mollahs au pouvoir ont franchi la ligne rouge tracée par Trump ». Quel type d’intervention ? Justement, que peut faire le président américain ? « Ce mardi, pointe Libération à Paris, Donald Trump et son équipe de sécurité nationale doivent examiner les options lors d’une réunion décisive à la Maison Blanche ». Il y aurait « plusieurs cibles potentielles et plusieurs options économiques : des cyberattaques contre des sites militaires et civils, la fourniture clandestine de terminaux Starlink pour avoir accès à internet, de nouvelles sanctions et des frappes militaires. (…) Enhardi par son succès au Venezuela et encouragé par les faucons, Trump doit désormais trancher. Contrairement à ses deux précédentes attaques contre l’Iran, l’élimination du puissant général Qassem Soleimani en 2020 et les frappes contre le programme nucléaire de juin, l’objectif semble cette fois beaucoup plus flou, relève Libération – et l’issue hautement incertaine ». Un « État zombie » Pour le chercheur Farid Vahid, qui publie une tribune dans Le Monde, « plusieurs scénarios sont envisageables. D’une part, une poursuite des manifestations malgré l’intensification de la répression, avec l’apparition de fissures au sein de l’appareil sécuritaire et politique, nécessaires à la chute du régime. Mais la mobilisation ne peut perdurer indéfiniment face à un pouvoir n’hésitant pas à tuer pour se maintenir. Dans ce cas-ci, reste à voir si Donald Trump mettra ses menaces à exécution. À savoir une intervention militaire, qui serait extrêmement complexe à mettre en œuvre, et au résultat incertain : elle pourrait se solder par un affaiblissement considérable du régime, provoquant son effondrement, ou, à l’inverse, causer des effets contre-productifs et non souhaitables. La seule certitude dont nous disposons pour le moment, affirme encore Farid Vahid, est la non-viabilité de la situation actuelle. Un État qui qualifie sa propre jeunesse de "terroriste" ne peut perdurer. Il ne peut éternellement régner par la peur, d’autant qu’elle change de camp, comme le montre l’ampleur des manifestations malgré les menaces, les arrestations massives, les morts et la coupure d’Internet. La République islamique d’Iran entre dans sa phase finale, que l’on pourrait qualifier d’"État zombie". (…) Un État, sans légitimité, défaillant dans toutes ses fonctions vitales, qui se maintient en vie par l’emploi de la force létale. Et cette violence, conclut le chercheur, même si elle la retarde, n’est pas en mesure, in fine, d’empêcher sa mort clinique ».

À la Une: l’Iran presque coupé du monde par le régime des mollahs
10/1/2026
Ce n’est pas la première fois que le régime de Téhéran coupe internet et le téléphone pour tenter d’étouffer toute information en provenance de l’Iran. Il le fait lorsque la situation est tendue, c’est le cas depuis le 28 décembre et le début du mouvement de contestation dans le pays. Même la très officielle agence de presse Irna est inaccessible ce matin. Mais le blocage d'internet ne suffit pas à réduire au silence les manifestants. Les sites des grands journaux, diffusent des vidéos les montrant défiler et crier, on voit aussi des voitures brûler. « La coupure des communications limite la diffusion d’informations en provenance de l’Iran », constate le Washington Post, « mais des informations éparses indiquent que les manifestants sont de nouveau descendus en grand nombre, hier, dans la plupart des villes ». Le quotidien américain reprend aussi les propos de l’ayatollah Ali Khamenei ce vendredi. « La République islamique ne reculera pas devant les vandales » a-t-il assuré, « ajoutant que les manifestants agissaient uniquement pour plaire au président américain ». « Face à la rue, le régime opte pour l’épreuve de force », constate le Figaro, qui pose également la question des « ennemis de l’extérieur d’Ali Khamenei, Israël et les États-Unis ». « Veulent-ils un pourrissement de la situation ou son élimination, y compris physique ? », interroge le quotidien français. « Je ne t'en veux pas » Aux États-Unis, une nouvelle vidéo alimente le débat, après la mort d’une femme de 37 ans, tuée par la police de l’immigration à Minneapolis. Cette vidéo, c’est celle tournée du point de vue du policier qui a abattu la mère de famille, au volant de sa voiture. On y voit Renee Nicole Good, s’adresser à ce policier, calmement. « T’inquiète mec, je ne t’en veux pas » lui dit-elle, avant de faire marche arrière, puis de démarrer. C’est à ce moment-là que ce policier tire sur elle, ce que ne montre pas la vidéo. Au Canada, le journal canadien le Devoir remarque toutefois « que ces images ne dévoilent aucune agression de la part de la mère de famille qui revenait d’aller déposer son fils de 6 ans à l’école ». Donald Trump a pourtant assuré qu'elle avait « renversé violemment et délibérément un agent de l’immigration ». C’est, déplore le Devoir « le rejet pur et simple de la réalité observable ». La mort de Renee Nicole Good, rencontre en tout cas un écho international. Jusqu’en Chine, où le South China Morning Post relate les faits, expliquant « qu’une vidéo filmée par un agent de la police de l’immigration, au moment où il tuait une femme, a été diffusée, exacerbant les tensions ». Trompée par une IA En Belgique, le journal Le Soir nous raconte l’histoire d’une universitaire renommée, piégée par une intelligence artificielle. Elle s’appelle Petra de Sutter. Elle est l’actuelle rectrice de l’université de Gand et ancienne vice-Première ministre belge. Autant dire une personnalité sérieuse, qui a même cité Einstein, « lors de son discours d’ouverture, en septembre dernier ». Mais ce que l’on apprend aujourd’hui, grâce au média belge Apache, dont l’enquête est reprise par le Soir, c’est que « cette citation avait en réalité été générée par une intelligence artificielle ». Petra de Sutter a aussitôt reconnu son erreur, « elle s’est excusée », ajoutant même « c’est une bonne leçon qui relancera sans aucun doute le débat autour de l’utilisation de l’IA ». « C’est en tout cas un épisode très parlant », estime Dominique Verpoorten, professeur à l’université de Liège, cité par Le Soir. « Voilà une universitaire, et non des moindres, qui avait pourtant mis en garde contre une confiance aveugle accordée à l’IA et qui tombe elle-même dans ce travers ». Conclusion de ce professeur : « le contrôle final doit toujours revenir à l'humain ». Il reconnaît, toutefois « qu'il est presque impossible de détecter une erreur de l'IA sur des travaux écrits ».