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Revue de presse internationale

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  • Revue de presse internationale

    À la Une: y aura-t-il une nouvelle vague migratoire à Ceuta?

    15/08/2026
    La rumeur court depuis plus d’une semaine. Il serait possible, ce samedi 15 août, de passer la frontière, en grand nombre comme à la fin juillet, entre Le Maroc et Ceuta, la petite enclave espagnole du nord du Royaume. Mais selon le journal Le Temps, la mobilisation s’annonce plus « dispersée ».
    Le quotidien suisse a toutefois lu sur réseaux sociaux des messages laissant penser que certains espèrent encore : « Les gars, en arrivant à Tétouan, prenez un taxi pour Martil, puis un autre pour Fnideq » (à la frontière avec Ceuta), dit l’un de ces messages publiés sur WhatsApp. Un autre demande : « Je voudrais savoir s’il y a une solution ou pas à tout ça ? Est-ce qu’on va entrer à Ceuta ? « Tout le monde va rentrer », affirme un autre interlocuteur du groupe WhatsApp.
    Mais selon Le Temps, « depuis que le Maroc et l’Espagne ont réalisé une démonstration de force au poste frontière de Ceuta, la mobilisation a perdu de son effervescence ». Il faut dire aussi que la vague migratoire de la fin juillet a fait de nombreuses victimes. Près de 130 morts, selon l’Association marocaine des droits humains. Il y a aussi de nombreux disparus. « Et sur les réseaux sociaux, explique Le Temps, parallèlement aux messages évoquant la date probable de la tentative de traversée, des dizaines de personnes publient des photos de proches disparus, lors de la première vague ».
    Interrogations après la mort d'un professeur
    Au Royaume-Uni, une polémique qui agitait les médias depuis plusieurs jours, est devenue un fait divers. Ce fait divers fait la Une du Times et du Guardian. En photo, un homme noir aux longues tresses, Jason Arday « professeur au cœur du scandale de Cambridge a été retrouvé mort », titre le Guardian.
    Le quotidien britannique rappelle que l’homme de 41 ans, accusé de plagiat, avait démissionné la semaine dernière de son poste de professeur à l’Université de Cambridge, celle-ci ayant annoncé l’ouverture d’une enquête interne « suite à la réception de "nouvelles informations" concernant ses qualifications universitaires et ses titres honorifiques ».
    Jason Arday, qui se disait victime de harcèlement s’est-il suicidé ? La police parle d’un « décès inattendu, mais pas suspect », sans plus de précisions. La famille du professeur, elle, fait part de sa colère : « La campagne de désinformation, dit-elle, a été insupportable pour Jason, qui était un homme doux et qui voulait toujours voir le meilleur en chacun ».
    L’affaire intéresse aussi le Wall Street Journal, qui y voit un arrière-plan raciste et qui la présente ainsi : « L’ascension et la chute de Jason Arday dans le milieu universitaire ont déclenché un débat : était-il un plagiaire ou la victime d’une chasse aux sorcières raciales ? » 
    « Une grosse bêtise qui se transforme en cauchemar »
    Cette phrase, c’est celle de Sonia, la mère d’Ibrahim. « Ibrahim, 18 ans, raconte le Parisien, a été séduit par une annonce d’un bon "plan Thaïlande", sur les réseaux sociaux. En contrepartie d’un voyage tous frais payés, le jeune homme devait ramener une valise remplie de téléphones. En réalité, elle contenait plus de 16 kg de cannabis. Il a été arrêté à Hong Kong ».
    C’est sur le chemin du retour, qu’Ibrahim, qui n’avait pas informé sa mère de sa destination, a transporté la fameuse valise et s’est fait prendre. Et il n’est pas le seul à être tombé dans le piège « bon plan Thaïlande ». « À Hong Kong, explique Le Parisien, Ibrahim, que sa mère présente comme "un gentil garçon qui n'a jamais eu d'ennuis", partage sa cellule avec Elias, un autre français arrêté en même temps que lui, et qui a répondu à la même annonce ».
    Selon le journal, « au moins onze Français ont ainsi été interpellés depuis mi-juin : en Thaïlande, au moins deux à Hong Kong et plusieurs en Malaisie, avec plusieurs kilos de cannabis dans leurs bagages ».
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    À la Une: de plus en plus de femmes engagées dans les missions humanitaires en Ukraine

    14/08/2026
    Mission humanitaire ne veut pas dire sans danger, loin de là. C’est le Kiev Post, qui s’intéresse à ces femmes « de plus en plus nombreuses à assumer des rôles humanitaires dangereux, comme la conduite de bus d’évacuation et la distribution d’aide dans les zones de front ». Car, explique le journal ukrainien de langue anglaise, « la guerre qui dure depuis quatre ans, réduit progressivement le nombre de volontaires masculins disponibles ».
    Le Kiev Post a rencontré Alina Holovko, jeune femme souriante qui, pour la photo, pose devant un minibus affichant une croix. « Avec d’autres volontaires, nous dit le journal, elle a fondé Dobra Sprava, une organisation humanitaire qui évacue les civils des zones frontalières ».
    « Depuis un an, explique Alina Holovko, nous n’arrivons pas à recruter suffisamment d’hommes pour les opérations d’évacuation. Lors d’une évacuation, il est crucial de charger rapidement les affaires des personnes et d’aider celles à mobilité réduite à monter à bord. Ce type de travail physique dépasse souvent les capacités des femmes seules ».  
    Malgré tout, les femmes de Dobra Sprava, accomplissent leur mission, et tentent d’éviter les drones russes. Alina Holovko raconte qu’un jour elle a cru mourir, avec les passagers de son minibus rempli de civils visé par un drone. « À bord, dit-elle nous avions tous l’impression que c’étaient nos derniers instants... ». « Le drone a finalement percuté un autre véhicule » 
    Préparer la guerre...
    Loin de l’Ukraine, mais néanmoins inquiète, la Belgique s’interroge sur la préparation de sa population à un éventuel conflit… C’est Le Soir qui se saisit de la question. « Notre pays, explique le quotidien belge, investit massivement dans la Défense face à un contexte sécuritaire mondial dégradé. Mais qu’en est-il de sa population ? interroge le journal. Les autorités veulent développer une "culture du risque", quand d’autres États européens ont déjà préparé leurs citoyens au pire ».
    Le Soir évoque ainsi « la Suisse, et son armée fondée sur le principe du citoyen-soldat », ou encore « la Suède qui, en 2024, a envoyé à tous les ménages une édition de la brochure expliquant explicitement aux citoyens comment se préparer et agir en cas de crise ou de guerre ». En Lettonie, poursuit le Soir, « c’est une formation de défense obligatoire, qui a récemment été intégrée dans les écoles secondaires ».
    Ceci étant, la Belgique n’est pas restée les bras croisés. Le quotidien belge explique ainsi qu’en avril dernier, « le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, a dévoilé en grande pompe une opération intitulée "Prêts. Ensemble" », qui invite les Belges à constituer un "kit d’urgence" leur permettant de vivre en autonomie pendant 72 heures ». Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du Soir, selon lequel « derrière ces initiatives se cache un manque : celui d’une culture du risque encore fragile, voire en retard en Belgique ». 
    Opérations secrètes
    Le Washington Post fait des révélations sur « un programme secret de la CIA ». Un programme qui, selon le quotidien américain, « serait à l’origine d’attaques mystérieuses contre des bateaux des Galapagos. Les données de vol, explique le Washington Post, montrent qu’un avion de surveillance a survolé des bateaux de pêche équatoriens, depuis le Salvador, avant une attaque de drones ».
    Il s’agit, nous dit-on, « d’une opération secrète menée à l’étranger et approuvée par le président mais où le rôle du gouvernement américain n’est pas publiquement reconnu ». Ces opérations, visant en principe les narco-trafiquants ont-elle atteint leurs cibles ? Pas sûr, si l’on en croit les survivants d’un bateau de pêche attaqué par des drones. Huit ressortissants équatoriens de ce bateau ont disparu et les survivants racontent « avoir été emmenés de force dans un navire voisin, cagoulés et menottés par des hommes armés, puis transportés au Salvador, avant d’être renvoyés plus tard en Équateur sans explication ». Les organisations de défense des droits humains en Équateur font par de leur inquiétude…
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    À la Une: l’Europe suffoque à nouveau

    13/08/2026
    Encore un nouvel épisode de chaleur intense à partir de ce jeudi, encore une canicule… C’est l’Europe entière qui est concernée. Le Guardian à Londres s’interroge : « L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement par rapport au reste du monde, pourquoi ? (…) Pourquoi l’Europe est-elle le continent le plus touché par le réchauffement climatique ? »
    Il y a quatre explications, avance le quotidien britannique. Tout d’abord, la proximité avec l’Arctique : « L’Arctique est la région du globe qui se réchauffe le plus rapidement, malgré l’absence de terres émergées. Ceci s’explique par la fonte rapide de la calotte glaciaire polaire, qui réfléchit normalement la majeure partie du rayonnement solaire vers l’espace. De ce fait, l’océan, plus sombre, absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère la fonte des glaces et crée un cercle vicieux. » 
    Autre explication, pointe le Guardian : en 20 ans, l’Europe a perdu un tiers de sa couverture neigeuse. Là aussi, comme au pôle Nord, toute cette neige réfléchissait la lumière du soleil et apportait de la fraîcheur.
    Il y a aussi la modification du courant-jet : cette bande de vents d’ouest puissants qui maintenait l’air frais maritime soufflant de l’Atlantique vers l’Europe. Ce courant-jet est moins régulier qu’auparavant, il se divise, avec des zones de vents faibles où la chaleur peut rester piégée pendant des jours.
    Urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 !
    Enfin, relève le quotidien britannique : la réduction de la pollution atmosphérique observée en Europe a favorisé le réchauffement… En effet, la limitation des émissions industrielles a certes amélioré la qualité de l'air pour les Européens, mais a également réduit la quantité de particules en suspension dans l’air. Or, ces particules peuvent réfléchir les rayons du soleil ou favoriser la formation de nuages. Donc la baisse de la pollution a accentué le réchauffement…
    En tout cas, conclut le Guardian, « le réchauffement observé en Europe entraine une intensification des feux de forêt, des sécheresses, des tempêtes, des pluies torrentielles et des inondations. Tous ces phénomènes affectent profondément les vies et les moyens de subsistance sur le continent et continueront de s’aggraver jusqu’à ce que les émissions nettes atteignent la neutralité carbone. Il est urgent de réduire rapidement les émissions de CO2 et de mettre en œuvre des mesures de protection des citoyens ».
    Comment payer la facture ?
    Sur le plan économique, ces canicules à répétition ont un impact certain. En France, « la facture risque d’être salée : jusqu’à 15 milliards d’euros, selon Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique ». C’est ce que pointe Le Monde. Le Monde qui cite aussi cette étude de la société d’investissement néerlandaise, Triodos Bank qui affirme que « les températures extrêmes pourraient amputer de 1 point et demi la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à − 0,7 % ».
    Attention, prévient pour sa part Le Figaro : « Face à la lourde facture de la canicule, l’État est nu. (…) Endettée jusqu’au cou, croulant sous les déficits, incapable d’enrayer la fuite en avant de la dépense publique, la France n’a plus aucune ressource pour faire face aux circonstances exceptionnelles. (…) 10 milliards ? 15 milliards ? La facture sera salée, pointe encore Le Figaro, et il faudra bien la régler. Les assurances ne combleront pas tout. Les agriculteurs, premières victimes de la sécheresse, réclament déjà des "milliards" à l’État ».
    Changer l’esthétique des villes ?
    Enfin, quelles solutions pour se protéger de la chaleur ? Libération prend l’exemple de Paris. « Avec ses toits en zinc et ses façades haussmanniennes, la capitale a montré son impréparation face aux derniers épisodes caniculaires », pointe le journal. Mais cela n’est pas une fatalité… « Architectes, ingénieurs et artistes ont anticipé des solutions pour rafraîchir la ville, à la condition de voir le paysage parisien transformé » : des toits végétalisés, des panneaux solaires installés à large échelle, des ombrages dans les rues, des auvents, des claustras… et même des double-peaux isolantes pour les tours en verre… Conclusion d’un des architectes cités par Libération : « il nous faut un nouveau Baron Haussmann écologique. Paris est belle en raison de l’homogénéité de son langage. Il faut maintenant la repenser à l’aune du climat qui change ».
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    À la Une: une actualité éclipsée

    12/08/2026
    Relégués au second plan, la canicule, la sécheresse, le séisme en Colombie, l’exfiltration rocambolesque de Trump, le procès de Meta aux États-Unis, ou encore l’abolition de la peine de mort au Liban… Non, ce qui fait la Une dans la presse européenne et parfois même au-delà, c’est l’éclipse solaire qui aura lieu mercredi 12 août au soir. Une éclipse visible sur une grande partie de l’Europe.
    Et c’est l’Espagne qui sera aux premières loges : « L'attente est terminée, s’exclame El Pais à Madrid. L’Espagne va connaître sa première éclipse solaire totale depuis plus d’un siècle. Des millions d’Espagnols et de touristes finalisent leurs préparatifs pour observer la lune recouvrir entièrement le soleil. Ce sera vers 20h30. La nuit tombera en plein jour, de la Galice aux îles Baléares. Ce phénomène sera pleinement visible sur une grande partie de la moitié nord de la péninsule. »
    El País qui relève également que « les autorités centrales, régionales et municipales devront relever les défis logistiques posés par le déplacement simultané de millions de personnes vers un même objectif. Ce sera un véritable exode, concentré sur une seule journée et avec des rassemblements inattendus dans des lieux imprévus. Le gouvernement prévoit entre 400 000 et 1 million et demi de déplacements supplémentaires par rapport à la normale. Au total, plus de 24 000 agents de la Garde civile et 9 400 policiers nationaux seront déployés pour assurer la sécurité. »
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    « Renaissance céleste »
    À la Une de Libération à Paris : une photo et aucun texte, pas besoin de légende. Cette photo, c’est celle d’une éclipse solaire totale : on y voit le disque sombre de la lune qui masque le soleil, révélant le halo circulaire de sa couronne. « Un instant suspendu, commente le journal. L’espace d’une heure hors du temps, tout semble s’arrêter. Nous levons la tête de nos téléphones et de nos soucis quotidiens pour nous rappeler que nous vivons sur un astre flottant dans l’univers. »
    Le New York Times se fait lyrique également : une éclipse « nous rappelle avec force que nous sommes sur un astre qui tourne autour d’une étoile, au sein d’un système planétaire dans une galaxie elle-même incluse dans un univers infini. Mais plus encore, elle nous offre un sentiment primordial de ce que signifie être humain, à travers le désespoir et la joie partagés lors d’une renaissance céleste. Nous sommes tous tellement absorbés par nos problèmes terrestres. Parfois, nous avons besoin d’une raison pour lever les yeux au ciel. »
    Pas rares mais pas toujours visibles
    « Est-ce que les éclipses sont rares ? », s’interroge Le Soir à Bruxelles. Pas vraiment… « Il s’en est produit 228 au XXe siècle (dont 71 totales) et il s’en produira 224 au cours de ce siècle (dont 68 totales). La dernière éclipse totale a eu lieu en avril 2024 et elle était visible en Amérique du Nord. » Mais, relève le quotidien belge, « bémol : les éclipses peuvent se produire au-dessus des océans ou de régions peu peuplées. Et surtout, il est rare que plusieurs éclipses totales soient visibles depuis le même endroit à des intervalles de temps rapprochés. Pour le dire autrement, il y a peu de chances que cela arrive à l’échelle d’une vie humaine. La dernière éclipse totale visible depuis la Belgique s’est produite le 11 août 1999, la prochaine est prévue le 23 septembre 2090. »
    Mauvais présage ?
    Le Temps à Genève est plus prosaïque… Avec ce titre : « L'éclipse solaire aura un impact sur la production d’électricité en Suisse. » En effet, « l’obscurité soudaine, ce soir, devrait réduire la puissance photovoltaïque suisse de 240 mégawatts, l’équivalent de la consommation de 15 000 véhicules électriques. Une donne importante, mais anticipée et de courte durée. » On est rassuré…
    De son côté, le Süddeutsche Zeitung à Munich prévient : « Le soleil sera si bas ce soir qu’un seul arbre pourra gâcher l’expérience. » Autrement dit, tout est question de placement : mieux vaudra être au sommet d’une colline.
    Enfin, Le Monde à Paris nous explique « comment les éclipses solaires sont perçues par les religions, entre mauvais présages et signes annonciateurs de la fin du monde. Judaïsme, christianisme, islam ou hindouisme… Toutes les grandes religions appréhendent les éclipses du Soleil comme des signes divins puissants, à la portée souvent négative. »
    Espérons que ce ne soit pas le cas… Le monde n’a pas vraiment besoin de nouvelles mauvaises nouvelles.
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    À la Une: ruines et désolation en Colombie

    11/08/2026
    Comme des scènes de guerre : maisons et immeubles écroulés, éventrés, béton et tôles enchevêtrés, rues envahies de gravats, impraticables, sauveteurs et rescapés qui tentent de déblayer les décombres, parfois à main nue… Les images terribles se succèdent sur le site du quotidien colombien El Espectador.
    L’un des envoyés spéciaux du journal raconte : « "Silence !", crient les sauveteurs. Ils sont sur un bâtiment effondré dans le quartier de Tequendama à Cali. Les vêtements recouverts de poussière, sous le soleil brûlant. Autour d’eux, des centaines de personnes rassemblées devant un bâtiment qui, quelques heures plus tôt, abritait des boutiques et des maisons. Au rez-de-chaussée, il y avait, entre autres, une pharmacie. À l’étage, il y avait des appartements. Maintenant, tout n’est que décombres et poussière. "Silence." Tout le monde lève les bras en l’air. Tout le monde attend un signe de vie. "Là, un appel", crie alors quelqu’un. Des cris de joie, car évidemment c’est un signe de vie, mais le silence revient. Plus rien… Plusieurs heures passent et plus un bruit… »
    « On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison »
    El Mundo à Madrid a pu joindre des rescapés à Manizales, l’une des villes les plus touchées par le séisme, avec Cali et Pereira. « Horrible, horrible, raconte Estefanía. On avait l’impression que des chevaux galopaient sous la maison. Le bruit était assourdissant. Les fenêtres vibraient. Et même l’eau jaillissait des tuyaux d’évacuation de la salle de bain. » « C’était très fort, vraiment très fort », renchérit Milton César. Des objets tombaient du sol, tout tremblait, tout grondait, mais mon immeuble a résisté. »
    Témoignage poignant également de Juan José, professeur de gymnastique à Cali, recueilli par Le Monde à Paris : « Je donnais un cours collectif dans une salle du deuxième étage quand ça a commencé à trembler », raconte-t-il au téléphone. Les miroirs de la salle bougeaient, j’ai cru que le toit allait tomber, nous sommes sortis mais c’était impossible d’aller vite tant ça tanguait dans tous les sens. (…) J’ai vu des choses terribles, de la poussière partout, des bâtiments sur le point de tomber, des gravats, un immeuble totalement effondré près de l’autoroute, ce n’est que là que j’ai réalisé la magnitude du séisme. Je n’ose pas imaginer combien de personnes sont encore là-dessous. »
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    Des répliques violentes ?
    Le dernier bilan donné par la presse colombienne est de 132 morts et 570 blessés. Mais combien de disparus ? D’autant que c’est sans doute loin d’être terminé. « Il y aura des répliques, le public doit être préparé », affirme en effet dans les colonnes d’El Pais à Madrid Rodrigo León, géologue colombien. « Après un séisme de cette magnitude, on peut s’attendre à une série de répliques assez longue, dit-il, même pendant les six mois suivants. Ces répliques peuvent se produire à tout moment. Il est donc conseillé, poursuit le géologue, de convenir de points de rencontre avec les membres de sa famille. Il faut préparer également une trousse de base contenant les documents d’identité, des aliments non périssables, de l’eau, une lampe de poche – tout ce qui pourrait être utile en cas d’effondrement d’un bâtiment. »
    « Hier, en fin d'après-midi, 47 répliques avaient été enregistrées, selon le service géologique colombien » : c’est ce que rapporte Le Temps à Genève. Déjà, « le 24 juin dernier, rappelle Le Figaro, un double séisme de magnitude similaire avait fait plus de 6 000 morts au Venezuela et causé des destructions massives. Les deux pays sont situés sur la ceinture de feu du Pacifique, précise le journal, zone de forte activité sismique et volcanique due aux mouvements des plaques tectoniques, notamment la plaque de Nazca et la plaque Caraïbe qui plongent sous la plaque sud-américaine. »
    Un test pour le nouveau pouvoir
    Enfin, cette catastrophe constitue « un test décisif pour le nouveau gouvernement », pointe El Colombiano dans son éditorial. « L’État est-il suffisamment préparé pour gérer simultanément une transition politique tendue et une crise d’une telle ampleur ? », s’interroge le quotidien colombien. « Le président De la Espriella a pris la coordination des opérations, et il est encourageant de constater que l’État et les collectivités territoriales sont unis autour d’un objectif commun. Ce n’est pas le moment des querelles politiques, affirme encore El Colombiano : l’État, les collectivités territoriales, les organismes de secours, les forces de l’ordre, le système de santé, l’opposition et les citoyens doivent agir de concert. Nous aurons le temps d’évaluer les réussites et les échecs. »
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À propos de Revue de presse internationale
Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.
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