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Art’Canem — Le chien, côté science

Art Canem
Art’Canem — Le chien, côté science
Dernier épisode

69 épisodes

  • Art’Canem — Le chien, côté science

    Queue qui remue = content ?

    19/10/2026 | 2 min
    Une queue qui remue, ça veut vraiment dire qu’un chien est content ? Pas toujours. Et quand on regarde le chien entier plutôt qu’un seul signal, la lecture change complètement.

    Sources
    → Quaranta A., Siniscalchi M., Vallortigara G. (2007), Asymmetric tail-wagging responses by dogs to different emotive stimuli, Current Biology.
    Le battement de queue peut être légèrement asymétrique selon le contexte émotionnel vécu par le chien.
    → Siniscalchi M. et al. (2013), Seeing left- or right-asymmetric tail wagging produces different emotional responses in dogs, Current Biology.
    Les chiens réagissent différemment lorsqu’ils observent un congénère dont le battement de queue est davantage orienté d’un côté que de l’autre.
    → McGreevy P. et al. (2010), The tail of the dog: a review of the functions of canine tail movement and communication.
    La queue participe à la communication visuelle du chien, mais son interprétation doit tenir compte du contexte, de la posture générale et des autres signaux corporels.
  • Art’Canem — Le chien, côté science

    Le cerveau du Golden Retriever

    15/10/2026 | 2 min
    Le Golden Retriever a une réputation de chien facile, presque parfait. Mais derrière cette image se cachent des lignées, des sélections et des profils parfois très différents. Et c’est là que les attentes peuvent sérieusement dérailler.

    Sources

    → American Kennel Club, Golden Retriever History: Where the Breed Originated

    * En 1868, Dudley Marjoribanks croise son retriever jaune Nous avec Belle, une Tweed Water Spaniel. Cette sélection donnera naissance aux premières lignées à l’origine du Golden Retriever moderne, développé comme chien de rapport sur terre et dans l’eau.

    → Gácsi M., McGreevy P., Kara E., Miklósi Á. (2009), Effects of selection for cooperation and attention in dogs, Behavioral and Brain Functions, 5, 31.

    * Les races sélectionnées pour travailler en coopération étroite avec l’humain utilisaient mieux certains signaux humains que les races historiquement sélectionnées pour travailler plus indépendamment.

    → Guide Dogs for the Blind, Breeding Program

    * Les chiens guides sont issus de programmes de sélection spécialisés portant notamment sur la santé, le tempérament, la volonté de travailler et la capacité à évoluer dans des environnements variés. Les Goldens font partie des races utilisées, mais dans des lignées spécifiquement sélectionnées pour ce travail.

    → Guide Dogs for the Blind, Breeder Dogs

    * Environ 95 % des chiens de cette organisation proviennent de son propre cheptel reproducteur, sélectionné à partir d’évaluations comportementales, sanitaires et de critères de tempérament. Tous les chiens ne sont donc pas équivalents simplement parce qu’ils appartiennent à la même race.
  • Art’Canem — Le chien, côté science

    L’Habituation ?

    12/10/2026 | 2 min
    « Il faut qu’il s’habitue.»
Vraiment ? Parce qu’entre habituer un chien… et lui apprendre à subir, la frontière est parfois plus fine qu’on ne le croit.

    Sources
    → Poggiagliolmi S. (2018), Desensitization and Counterconditioning: When and How?, Veterinary Clinics of North America: Small Animal Practice.
    La désensibilisation repose sur une exposition progressive, débutant à une intensité suffisamment faible pour ne pas déclencher la peur, puis augmentée progressivement.
    → Riemer S. et al. (2021), A Review on Mitigating Fear and Aggression in Dogs and Cats in a Veterinary Setting, Animals.
    Une exposition répétée n’entraîne pas forcément une habituation : si le stimulus est trop intense, une sensibilisation peut au contraire apparaître et renforcer la réponse de peur.
    → Riemer S. (2023), Therapy and Prevention of Noise Fears in Dogs — A Review of the Current Evidence for Practitioners.
    La désensibilisation consiste à présenter progressivement le stimulus à un niveau qui ne déclenche pas d’anxiété, afin que le chien puisse apprendre qu’il est sans danger.
    → Merck Veterinary Manual, Behavior Modification in Dogs.
    Le flooding, qui expose l’animal à un stimulus anxiogène à forte intensité sans possibilité d’évitement, est peu recommandé car il peut aggraver la peur plutôt que la réduire.
  • Art’Canem — Le chien, côté science

    Le cerveau du Mastiff

    08/10/2026 | 2 min
    Le Mastiff a souvent l’air placide, presque indifférent. Mais derrière ce calme se cache un chien sélectionné depuis des siècles pour la puissance, la stabilité et la protection. Et non, être une énorme glue familiale ne lui retire rien de tout ça.

    Sources

    → The Kennel Club, Mastiff – Breeds A to Z

    * Le Mastiff est une ancienne race britannique, historiquement utilisée comme chien de garde, chien de garde-chasse, chasseur de loups, mais aussi dans le bull-baiting et le bear-baiting jusqu’à leur interdiction en 1835.

    → American Kennel Club, Mastiff History: Where the Breed Originated

    * Le Mastiff a été utilisé pour la protection des domaines, la chasse au gros gibier et comme chien de guerre. Les récits historiques insistent aussi sur sa loyauté et sa forte proximité avec sa famille.

    → Marion M., Béata C., Sarcey G., Delfante S., Marlois N. (2018), Study of aggressiveness in livestock-guarding dogs based on rearing method, Journal of Veterinary Behavior, 25, 14-16.

    * Chez des chiens travaillant réellement à la protection de troupeaux, ceux élevés presque isolés des humains présentaient un risque significativement plus élevé d’agression envers les personnes que ceux élevés au contact d’une famille.

    → The Kennel Club, Mastiff Breed Standard

    * Le standard moderne décrit le Mastiff comme un chien massif, puissant et digne, avec un tempérament attendu stable plutôt que nerveux ou excessivement réactif.
  • Art’Canem — Le chien, côté science

    Tête de coupable !

    05/10/2026 | 2 min
    Cette fameuse « tête de coupable »… est-ce vraiment ce qu’on croit ?
    Quand on regarde ce que le chien perçoit, anticipe et apprend dans ce type de situation, l’histoire devient beaucoup plus intéressante.

    Sources

    → Horowitz A. (2009), Disambiguating the « guilty look » : Salient prompts to a familiar dog behaviour, Behavioural Processes.

    * Les chiens ne montraient pas davantage de comportements associés à la culpabilité lorsqu’ils avaient réellement désobéi. Ces comportements apparaissaient surtout lorsqu’ils étaient grondés, y compris lorsqu’ils n’avaient rien fait.

    → Hecht J., Miklósi Á., Gácsi M. (2012), Behavioral assessment and owner perceptions of behaviors associated with guilt in dogs, Applied Animal Behaviour Science.

    * L’étude n’a pas montré que les chiens ayant réellement transgressé affichaient systématiquement davantage de comportements interprétés comme de la culpabilité au retour de leur humain.
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À propos de Art’Canem — Le chien, côté science
Art’Canem, c’est un podcast pour comprendre pourquoi les chiens sont comme ils sont. On y parle d’éthologie, de cognition, de génétique, de sélection, d’apprentissage, d’émotions et de comportement canin. Des explications accessibles, sourcées et concrètes pour mieux lire les chiens, comprendre leurs réactions et accompagner leur quotidien avec plus de justesse. Moins de recettes toutes faites. Plus de compréhension. Art’Canem — Alexia Cherifi, éducatrice canine diplômée d’État et formatrice.
Site web du podcast

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